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Rencontre vidéo avec Anna Rozen
et son éditeur Dominique Gaultier, fondateur des éditions "Le Dilettante"
A l'occasion de la sortie de " Vieilles peaux ", le nouveau recueil de nouvelles d'Anna Rozen, le Buzz littéraire est parti à la rencontre de la romancière et de son éditeur Dominique Gaultier, fondateur des éditions Le Dilettante, une maison d'édition indépendante particulièrement novatrice, qualifiée de "laboratoire de la nouvelle littérature française" par la presse (qui abrite notamment Anna Gavalda et qui a entre autres découvert Vincent Ravalec, Olivier Adam, Eric Holder ou encore Serge Joncour...), ayant fêté ses 20 ans en 2004. L'occasion de mieux connaître Anna Rozen, ses sources d'inspiration, ses thèmes de prédilection, son approche de l'écriture et plus particulièrement celle de "Vieilles peaux", tandis que Dominique Gaultier a rappelé les grandes lignes qui guident le catalogue de sa maison, les critères de choix des auteurs publiés, le travail effectué avec un auteur ou encore sa vision du "copinage" souvent dénoncé... Découvrez les vidéos de ces entretiens :

Questions posées à Dominique Gaultier
Durée totale : environ 38 minutes.
(voir en complément : les entretiens des éditeurs au salon du livre 2006 et aussi : l'entretien avec Elodie Mandel, éditrice chez Calmann Lévy)
Vidéos 1 et 2 :
Plusieurs débats agitent actuellement le monde littéraire, ravivé par le récent essai de Tzvetan Todorov (La littérature en péril).
En premier lieu, il est reproché au roman français de ne pas savoir raconter d’ « histoire » et donc de manquer de "story-tellers" comme on peut en trouver aux Etats-Unis notamment.
Qu’en pensez-vous ?
Ensuite, on critique beaucoup le manque de « vision du monde » du roman français jugé trop nombriliste (l’autofiction est ainsi fustigée). Est-ce aussi votre sentiment ?
(+ réaction d’Anna Rozen)
Comment définiriez-vous la ligne éditoriale des éditions "Le Dilettante" ?
Comment se traduit-elle dans les choix de publication que vous effectuez ?
Quels sont vos critères ?
Puisez-vous dans les manuscrits reçus par la Poste pour votre catalogue ?
Etes-vous encore demandeur de ce type de manuscrits ?
Que recherchez-vous ?
Avez-vous réellement le temps de tous les lire ?
Sur Buzz... littéraire, nous avons repris le terme de littérature « nouvelle génération » pour désigner les auteurs que nous présentons. Ce terme vous semble t’-il correspondre à l’esprit du Dilettante qui a par ailleurs été qualifié dans la presse de « laboratoire de la nouvelle littérature française » ?
Vous publiez 10 livres par an. Avez-vous l’intention d’augmenter votre « production » ?
On parle beaucoup de copinage et de problème de consanguinité du milieu littéraire.
Qu’en pensez-vous ?
(> retour sur son parcours atypique d’éditeur et de son approche "pragmatique" du milieu)
Cela vous est-il déjà arrivé de publier un auteur parce que c’est le fils ou l’ami d’une connaissance ?
(évocation du problème des "à-valoir")
Les lettres de recommandation peuvent-elles vous influencer ou vous être utiles dans votre décision ?
Vous avez la particularité d’avoir des couvertures de livres assez vivantes et expressives d'un point de vue graphique. Etait-ce un choix délibéré à l’heure où certains revendiquent la couverture vierge comme seule digne de la vraie littérature ? (la volonté de désacraliser la littérature)
Comment s’effectue cette création ? Participez-vous ? L’auteur est-il partie prenante ? Quelle est votre couverture préférée ?
(> le cas Ravalec)
Vous venez de quitter votre fief du XIIIe arrondissement (La Butte aux cailles) pour emménager dans le VIe, quartier mythique des éditeurs. Que représente ce changement d'adresse pour les éditions le Dilettante ?
Avez-vous des relations avec vos voisins éditeurs ou est-ce la
« guerre froide » ?
Vidéo 3 :
Pour quelle(s) raison(s) avez-vous décidé de publier Anna Rozen ? Qu’est ce qui vous a plu dans ce roman ("Plaisir d'offrir, joie de recevoir") que vous avez reçu pour la pretite histoire la même semaine (par la Poste) que le recueil "J'aimerais que quelqu'un m'attende quelque part" d'Anna Gavalda en 1999 ?
Comment travaillez-vous avec elle et de façon plus général comment se déroule le travail éditorial avec un auteur lors de la remise du manuscrit finalisé (critique, ré-écriture…) ?
Et plus particulièrement sur Vieilles peaux (intervention d’Anna Rozen)
> il évoque aussi son refus de "Bonheur 230" (édité chez Denoël).
Questions posées à Anna Rozen (à l'occasion de la parution de son recueil de nouvelles : "Vieilles peaux") :
Pourquoi avez-vous choisi de revenir à la nouvelle et non pas au roman ?
Etait-ce un choix délibéré ?
> Elle explique l'écriture de sa première nouvelle "Postérité", son idée initiale et l' évolution au gré de son inspiration.
Pourquoi ce thème et surtout ce terme un peu méchant de "Vieilles peaux" ? Une façon d'exorciser votre peur de vieillir voire de vous en moquer ?
> la genèse de son recueil, elle explique son "problème" avec la vieillesse.
Elle nous parle également de son amour de la vie et de son côté "chien fou".
Avez-vous pensé comme Cressida Bloom, l'héroïne de votre première nouvelle, à la postérité littéraire en tant qu'écrivain ?
> Anna Rozen explique son rapport à son journal intime.
Avez-vous songé à Oscar Wilde (Le portrait de Dorian Gray) pour votre première nouvelle "Postérité" mettant en scène Cressida Bloom qui rappelle Lord Henry par certains côtés ?
> l'influence anglo-saxonne de cette nouvelle ?
Vous glisser dans la peau d'une personne plus âgée a t'-il posé des difficultés particulières ?
Dans la nouvelle Marthe et Fernad qu'avez vous eu envie de démontrer/dénoncer ?
Le thème de l'extinction du désir vous hante t'-il ?
Le désir, l'amour charnel constituent les thèmes récurrents de votre oeuvre. N'avez-vous pas envie d'aborder d'autres sujets ?
Il y a des mots que vous n'aimez pas comme "vagin" ("J'ai horreur du mot vagin très laid et irrémédiablement utilitaire. Vagin sent le bébé, antichambre des vagissements..." écrivez vous dans "Plaisir d'offrir, joie de recevoir") ou "orgasme" (dont vous dites toujours dans "Plaisir d'offrir, joie de recevoir" qu'il ressemble à "organe avec une fuite de gaz au milieu"). Comment cela se traduit-il dans votre écriture ?
Comment écrire et raconter une scène de sexe en littérature ?
Avez vous souffert de la misogynie du milieu littéraire à l'image de Bénédicte Martin qui a comme vous osé parler librement de sexualité et de désir au féminin ?
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Merci de votre soutien et de votre intérêt pour ce travail !
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