Injustement trop vite réduite, par certains, à un roman sur les déboires sentimentaux d'une trentenaire, Joy Sorman a su imposer sa voix particulière pour s'élever contre la passivité intellectuelle des femmes et livrer une vision du couple inédite.
L'originalité de ses propos et ses convictions féministes revendiquées ont parfois choqué, surpris ou séduit mais n'ont jamais laissé indifférents. Comme en témoigne ses 11000 exemplaires vendus à ce jour. Un entretien au cours duquel elle explique, sans mâcher ses mots, sa vision de la féminité moderne.
1/ Comment est né "Boys, boys, boys" ? L'idée était-elle en germe depuis longtemps en vous ?
2/ Comment a été accueilli votre livre en particulier par les lectrices ? N'avez-vous pas choqué par la violence de certains de vos propos ?
3/ Dans votre roman, vous développez la thèse que la femme doit prendre le pouvoir et doit pour cela "devenir un homme". Il n'est pas possible de s'affirmer tout en restant femme selon vous ?
4/ La chanteuse Pink chante "I'm not a stupid girl" où elle dénonce le "péril Bimbo", vos idées semblent assez proches mais semblent faire preuve du même manichéisme. Qu'en pensez-vous ?
5/Tout en faisant l'éloge des qualités masculines, vous "avouez" par moment des rêves de féminité de "lolita séductrice" ou de "femme fatale" comme ce passage où vous dites "J'aimerai embrasser comme une américaine de 13 ans". N'est ce pas paradoxal ?
6/ Quelles ont été vos réactions suite à l'attribution du Prix de Flore 2005 ? Avez-vous été surprise ? Que représente ce prix à vos yeux ? Vous sentez-vous une parenté avec les précédents lauréats ?
7/Et enfin quels sont les auteurs femmes dont vous appréciez le style et les romans ?
Merci de votre soutien et de votre intérêt pour ce travail !