La 26e édition du Salon du livre s'est tenue du 17 au 22 mars 2006, sous le signe des« francofffonies ! », véritable festival de littérature francophone. Au programme près de 1200 exposants, 450 rencontres et débats, 3000 séances de dédicaces...
Parmi la foule de visiteurs qui arpente fébrilement les allées, se trouve une faune un peu particulière : celle des aspirants écrivains. Six pour cent des français avouent avoir déjà écrit un manuscrit, soit plus de 2,5 millions de personnes, révèle un sondage du Figaro littéraire en date de 2006. Pas étonnant donc que la conférence intitulée "Comment être publié ?" qui s'est déroulé mardi 21 mars au Forum des auteurs du Salon du livre ait fait salle comble !
Quatre éditeurs majeurs -Anne Carrière (Editions Anne Carrière), Francis Esménard (Editions Albin Michel), Olivier Nora (Editions Grasset), Paul Otchakovski-Laurens (Editions P.O.L)- ont accepté d'expliquer le parcours menant à la publication et de répondre aux questions des "candidats", avant qu'ils ne se jettent sur eux, armés de leur précieux manuscrit...
Nul besoin d'avoir un réseau ou d'être "dans le circuit", affirment les éditeurs. Seule la qualité du texte compte pour être publié. A condition toutefois de correspondre à l'esprit de la maison d'édition (la fameuse "ligne éditoriale"). Les effets de mode jouent peu, assurent-ils. Même si le directeur de Grasset ne nie pas que la personnalité et le style de l'auteur peuvent peser dans la décision (Lolita Pille en est l'exemple le plus marquant). Olivier Nora dénonce le jeunisme qui parasite actuellement le marché du livre...
Tandis qu'Anne Carrière pointe la difficulté de lancer des auteurs nouveaux.
Ces deux derniers sont tous deux d'accord sur l'importance du bouche à oreille dans la promotion et la diffusion d'un livre qui selon Olivier Nora est un phénomène compliqué dans lequel il y a des effets d'écho entre la librairie, les commerciaux, la critique presse, le public. "Le maillon de la chaîne qui a gardé son innocence, selon les lecteurs, c'est le libraire de proxmité ; les prix littéraires, la publicité et le système parisien très incestueux : les lecteurs s'en méfient de plus en plus", affirme Olivier Nora, chez Grasset.
Chiffres : Les éditions Grasset reçoivent quelque 4.000 manuscrits par an, Anne Carrière 5.000 et jusqu'à 7.000 textes arrivent par la poste chez Albin Michel. Entre 1 et 4 manuscrits arrivé par la Poste sont ensuite publiés chaque année (10 à 15 pour Anne Carrière).
1. Que recherchez-vous chez un jeune auteur ?
2. Qu'attendez-vous des romans qu'on vous envoie ?
3. Quels sont les conseils pratiques à suivre lorsqu'on envoie son manuscrit un éditeur (ce qu'il fait faire et ne pas faire) ?
4. Etes vous influencé par l'air du temps quand vous publiez un ouvrage ? Suivez vous les phénomènes d'actualité/les effets de mode ?
5.Le profil/la personnalité de l'auteur jouent t'ils dans la décision de le publier ou non (potentiel médiatique) ?
L'exemple d'Amélie Nothomb commenté par Francis Esménard (Editions Albin Michel)
6. Comment s'effectue la promo d'un livre (l'importance du bouche à oreille).
7. Quels sont les délais, les régles en terme de taille du manuscrit (nombre de signes limite... ?) ?
Merci de votre soutien et de votre intérêt pour ce travail !