"J'ai choisi les mots comme seule arme, j'ai une confiance tout à fait illimitée en leur pouvoir."
(Michel Houellebecq)

Paroles d'auteurs / éditeurs

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mercredi 26 septembre 2012

Interview Bénédicte Martin ("Quelqu'un quelque part est foutu") : "J'ai été animée par une rage qui efface la joliesse de mes premiers écrits patinés par le marketeur Beigbeder..."

Après avoir embrasé la scène littéraire au début des années 2000, avec son célèbre "Warm-up", condensé de sensualité, d'insouciance effrontée et de féminité mutine, puis "Perspectives de paradis", en 2006, qui nous invitait au voyage, tous deux chez Flammarion, Bénédicte Martin revient, après une longue absence, aux éditions Stéphane Million avec un nouvel opus : "Quelqu'un quelque part est foutu". benedicte-martin-roman-stephane-million.jpg Si la féminité et la séduction sont toujours au coeur de son oeuvre, l'ambiance se fait aussi plus sombre voire désespérée... Son style s'affirme aussi. Elle nous explique son évolution, depuis ses débuts avec Frédéric Beigbeder qui l'a découverte, et revient sur son parcours, ses influences ou encore son rapport à Internet et projet... :

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lundi 27 août 2012

"Trop intime" ou "Trop sociologique" : Olivier Adam raconte ses premières lettres de refus...

olivier-adam-interview-ecrivain-rentree-litteraire2012.jpg A l'occasion de la publication de son 10e roman "Les lisières" qui paraît en cette rentrée littéraire de septembre 2012, Olivier Adam revient sur son parcours d'écriture de près de 13 ans. L'écrivain réputé pour sonder à la fois l'intimité de ses personnages et les milieux sociaux, a confié qu'il s'était vu reprocher, par les éditeurs, cette double orientation à ses débuts. Alors que le débat entre littérature "intimiste" et "ouverte sur le monde" continue de sévir, son éclairage de romancier est particulièrement intéressant :

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mercredi 2 mai 2012

Rencontre avec les éditions Calmann Lévy et la Fondation Bouygues Télécom pour le prix Nouveau talent 2012

Les opérateurs télécom (à l’instar d’Orange et sa communauté de Lecteurs ou SFR Jeunes Talents), dont les smartphones se font e-books, investissent, ces dernières années, le créneau littéraire. Mercredi 11 avril 2012 se tenait au Café « Les Editeurs », carrefour de l’Odéon à Paris, la remise du Prix Nouveau Talent de la Fondation Bouygues Telecom en partenariat avec les éditions Calmann-Lévy. prix-litteraire-calmann-levy-bouygue-telecom2.JPG Ce prix distingue depuis 2007 un premier roman en français qui « place au cœur de l'intrigue les nouvelles manières de communiquer liées aux technologies de l'information et de la communication ». (cf : article sur la place d'Internet dans les romans). Pour cette 5e édition, c’est « La mémoire des autres », un récit mi-fantastique mi-policier, d’Annelise Corbrion qui a été couronné. Rencontre en images et interviews :

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lundi 6 juin 2011

Interview de Gregory Nicolaidis (Welovewords.com) : "Je crois à l'intermédiation et à l'importance d'une mise en relation pertinente entre un talent et un partenaire"

Les sites communautaires littéraires se développent de plus en plus en France et attirent les éditeurs qui y voient un nouveau vecteur de promotion. Communautés de lecteurs tels que Babelio (où les internautes peuvent recevoir et chroniquer des services de presse), le nouveau né Newsbook ou plus anciennement le très bon et toujours vaillant Critiqueslibres ou encore réseaux sociaux culturels (Ulike, Senscritique…) et plus récemment des communautés d’aspirants écrivains. Après my Major Company Books, site d’édition participative ou Ebookpulp autour des e-books, Welovewords, axé sur les concours d’écritures (cf :partenariat avec Flammarion), a été lancé en 2010. Interview de son fondateur trentenaire, Grégory Nicolaidis :

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lundi 29 novembre 2010

Virginie Despentes (et Charlotte Roche) vue(s) par Nelly Arcan (et retour sur un Renaudot très chahuté...)

Depuis son arrivée fracassante sur la scène littéraire en 1993 avec le célèbre et tonitruant "Baise-moi", Virginie Despentes n'a cessé d'être tour à tour fustigée ou adulée. Inaugurant une nouveau style (qualifiée de "trash" alliant oralité nerveuse, sulfureuse et réalisme urbain) puisant dans les milieux underground, celle qui aura "donné un coup de pied à la littérature bourgeoise" ne fera jamais l'unanimité. Et ce n'est pas l'obtention du prix Renaudot en cette rentrée littéraire 2010 qui fera changer d'avis ses détracteurs toujours choqués par "sa vulgarité" ou son image trop "négative" de la société... Yann Moix lynchait son travail dans le magazine Transfuge ("Elle bâcle avec effort, dans un souci de plaire déguisé en mépris de crachat, des romans où les hommes et les femmes n’existent que sous forme de femmes, elles-mêmes cadenassées dans de simples figurations schématiques relevant, au mieux, du spectacle de marionnettes.") tandis qu'Edouard Nabe furieux que le prix lui passe sous le nez commentait au Nouvel Obs "Sacrer le couple Houellebecq-Despentes, c'est dramatique". Christophe Ono-dit-Biot, écrivain et directeur adjoint du Point saluait au contraire sa plume qui a "fait entrer la modernité dans la littérature" et signe "l'avènement d'une nouvelle génération" avec laquelle nous avons "réappris à lire".

Souvent rapprochée de l'auteur d'Apocalypse bébé, Nelly Arcan qui se déclarait comme l'une de ses "grandes admiratrices", lui consacrait une de ses chroniques dans un journal de Montréal et interrogeait les valeurs de ses nouvelles héroïnes et les stéréotypes féminins (en la comparant notamment à Charlotte Roche, autre défrayeuse de chronique) :

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lundi 23 août 2010

Rentrée littéraire 2010 : Trois jeunes auteurs racontent leur 1e publication... (Natacha Boussaa, Romain Monnery, Laurence Biava)

A l'approche de la rentrée littéraire de septembre 2010, partons à la découverte de trois jeunes auteurs qui font paraître leur premier roman. L'occasion de revenir sur leur parcours littéraire : de l'inspiration aux difficultés d'écriture jusqu'à la publication. Au menu : radioscopie des maux et des dilemmes de la génération précaire et désenchantée par un monde du travail qui n'offre guère d'épanouissement personnel. Natacha Boussaa revient ainsi sur les manifestations anti-CPE de 2006 tandis que Romain Monnery (alias l'"Intégriste" de Simone de Bougeoir pour les amateurs...) évoque la difficile adaptation d'un Bartleby moderne aux responsabilités d'adulte. Laurence Biava nous plonge quant à elle au cœur de l'amnésie et de la folie dans un "hommage beigbedérien inversé"... :

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lundi 8 février 2010

Interview : Capucine Roche, lectrice d’édition et auteur de « Comment se faire éditer ? »

Bien souvent premier lecteur des manuscrits adressés à une maison d'édition et donc premier "barrage" à passer, le lecteur d'édition travaille dans l'ombre et la plus stricte confidentialité. Un travail rigoureux et méconnu à l'importance fondamentale. Ce sont en effet eux qui choisissent et orientent les manuscrits vers les éditeurs en vue d'une éventuelle publication. Comment travaillent-ils ? Quelles sont les conditions pour qu'un ouvrage soit retenu, les erreurs à éviter ? Comment obtenir un avis argumenté sur ses écrits lorsque l'on est un jeune auteur aspirant à la publication ?

Autant de réponses (et bien d'autres encore) que Capucine Roche, lectrice d'une grande maison d'édition parisienne (dont le nom n'est pas communiqué pour raison de confidentialité), journaliste littéraire et auteur du guide « Comment se faire éditer ? » a accepté de nous dévoiler. A la découverte des coulisses et des rouages de l'édition... :

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lundi 14 décembre 2009

Interview Estelle Durand et Claire Duvivier fondatrices des éditions Asphalte, "Nous ne voulons pas d’un texte arrivé chez nous « par hasard »"

Nous vous annoncions il y a quelques semaines la naissance d'une nouvelle maison d'édition, Asphalte, axée sur la littérature urbaine, le voyage et les contre-cultures. Rencontre avec Estelle Durand et Claire Duvivier, les deux jeunes éditrices, toutes deux âgées de 28 ans, qui l'ont fondée, retour sur leur parcours et leur vision de l'édition indépendante, le rôle d'Internet... :

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lundi 23 novembre 2009

Petite discussion entre écrivains : Quand Frédéric Beigbeder rencontre Nicolas Fargues...

L'un pourrait être le chef de file de la littérature nouvelle génération, tout auréolé du prix Renaudot 2009 et l'autre son petit frère de lettres, sept années les séparant. Buzz littéraire a réuni ces deux écrivains dont les univers et styles nous semblaient converger jusqu'aux titres de leurs derniers romans respectifs qui se font écho, "Un roman français" et "Le roman de l'été". Comme l'a souligné l'auteur de 99 francs : "Nous avons en commun d’appartenir à ce monde que nous tournons en dérision à travers des dialogues comiques, en jouant avec le langage et les codes de notre époque. Je suis peut-être plus cynique tandis que Nicolas est plus lucide avec des nuances."

La conversation a donc été immédiatement fluide entre ces deux auteurs qui se connaissaient, se suivaient de loin. Un entretien riche qui dévoile leurs points communs et où ils échangent sur leur approche de l’écriture, la nostalgie des années 70/80, le name-dropping, leurs voyages, « la chaleur » en littérature, l’émotion, la précision, les générations, la violence mais aussi la société française, l’histoire ou la langue... On ne les arrête plus !

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jeudi 29 octobre 2009

Alexandre Jardin vu (démoli) par Eric Chevillard...

Les polémiques et autres attaques assassines (pour la cible) et souvent jouissives (pour les auditeurs/lecteurs) sont le propre du milieu littéraire. "L'art de la méchanceté" comme l'écrivait le magazine littéraire dans son dossier sur le thème des haines d'écrivains. "C'est l'arme la plus étincelante de la raison contre la puissance des ténèbres et de la laideur. La méchanceté (...) est l'esprit de la critique, et la critique est à l'origine du progrès et des lumières de la civilisation" faisait même dire Thomas Mann à l'un de ses personnages dans "La montagne magique". C'est ainsi qu'Eric Chevillard avait suscité l'enthousiasme avec son pamphlet sur le pauvre Alexandre Jardin qui vient de publier la suite de Fanfan, son grand succès (Quinze ans après). Intitulé "Le tombeau d'Alexandre Jardin" et publié à l'origine dans la revue Hesperis en 2000 (sous la houlette de Pierre Jourde, spécialiste du genre s'il en est !), cet article sarcastique prenait pour prétexte la lecture de son roman "Autobiographie d'un amour". Extraits :

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mercredi 24 juin 2009

Trois jeunes auteurs (et blogueuses !) racontent leur première publication : Sonia Rahal, Sophie Poirier et Emeline Bravo

Trois jeunes auteurs, également blogueuses, Sonia Rahal (auteur de "In and out" et du blog "Identités"), Sophie Poirier (auteur de "La libraire a aimé" et du blog "L'expérience du désordre") et Emeline Bravo (auteur de "L’ombre de ton chat" et du blog "De la sexualité des araignées"), âgées de 26 à 38 ans, nous ont contactés et/ou transmis leur premier livre, romans ou nouvelles. Nous leur avons donc proposé de se présenter et de vous raconter l'aventure de leur première publication chez des éditeurs indépendants : depuis l'écriture jusqu'à la recherche d'un éditeur et l'après-publication. Une expérience qu'elles jugent unanimement positive et riche en émotions, qu'elles souhaitent renouveler ! Témoignages :

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lundi 22 juin 2009

Muriel Barbery réagit aux critiques sur "L'élégance du hérisson"

Alors que Muriel Barbery revient sur le devant de la scène (mais l'a-t-elle vraiment quittée alors que son roman se vend à environ 7000 exemplaires par semaine en France, squatte les palmarès des meilleurs ventes depuis déjà 2 ans et passionne à l'étranger !), avec l'adaptation ciné de "L'élégance du hérisson" qui sort en salles le 3 juillet prochain, il est intéressant de retrouver quelques explications de l'auteur sur certaines "attaques" dont elle a fait l'objet. Entre autres, celles de présenter une vision manichéenne de la société et de véhiculer quelques clichés de classes sociales (bourgeoisie notamment). L'auteur réputée pour sa discrétion médiatique avait tout de même accordé quelques interviews ici et là dont voici quelques extraits :

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jeudi 4 juin 2009

Interview de Douglas Kennedy (Quitter le monde) : "La vie quotidienne c’est un vernis très fragile." / "L'ennui est un pêché mortel !"

Impossible d'échapper au buzz autour de Douglas Kennedy, "le plus français des écrivains américains" (traduit dans 21 langues mais inconnu aux Etats-Unis !) et accessoirement fabriquant officiel de best-sellers. Creusant le sillon du roman dit populaire à tendance intimiste et (pseudo ?-) existentialiste, l'auteur de "La poursuite du bonheur", loin d'être un styliste, bénéficie néanmoins d'une image un peu plus noble qu'un Marc Lévy. A travers ses grandes sagas, il dessine le destin d'hommes ou de femmes en rupture avec leur milieu familial, souvent en fuite et en quête d'eux-même avec au milieu en général un grand rebondissement qui fait s'écrouler tout ce qu'ils avaient tenté de reconstruire... Bref une mécanique romanesque bien huilée et efficace comme on dit. C'est de nouveau son talent de "storyteller page-turner" qui est à l'œuvre dans son dernier opus : "Quitter le monde" (tiré à 200 000 exemplaires ; tirage moyen d'un roman en France: 3000), que la critique n'a pas hésité à considérer comme son meilleur roman, mais aussi l'un des plus noirs. L'écrivain affable donnait une interview intéressante à la chaîne LCI, à ce sujet :

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vendredi 20 mars 2009

Interview de Brice Rocton, éditeur indépendant (Quespire) : "Publier de nouveaux auteurs hors-circuit"

Un jeune éditeur, Brice Rocton, nous a contactés en vue de faire connaître sa structure d'édition originale. En effet ce pré-trentenaire a eu l'idée de publier "de nouveaux auteurs hors-circuit", selon son expression, grâce au financement apporté par un guide pratique à succès "Le Guide des rades les moins chers de Paris". "Quespire", sa maison d'édition, a donc été lancée sur ce principe simple, mais efficace en 2007. Il nous raconte son aventure éditoriale, le rôle qu'Internet joue dans son développement et nous présente ses jeunes auteurs :

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lundi 19 janvier 2009

Interview de Stéphane Guillard éditeur indépendant (arHsens édiTions) : 'Il ne faut voir l’édition indépendante ni comme une planche de salut ni comme un pis aller"

Stéphane Guillard, a lancé, il y a 3 ans, sa maison d'édition (littérature générale), arHsens édiTions, avec son ami Nicolas Kulpa, après une expérience de journaliste et caressé un temps l'espoir de publier son propre roman. A travers 3 collections, il publie de jeunes talents dans des registres variés et contemporains. Il a accepté de nous raconter cette aventure dont il ne mesurait pas l'ampleur de la tâche ! Il nous présente sa ligne éditoriale, comment s'effectue la sélection des auteurs et analyse le rôle d'Internet et des blogs littéraires avant de livrer sa vision de l'édition indépendante : (photo ci-contre : Stéphane Guillard -à droite-, aux côtés de Nicolas Kulpa son associé)

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