Alors que Jacques Audiard adapte son premier recueil de nouvelles (voir ci-dessous), retour sur notre chronique publiée en 2006 à l'occasion de la venue de Davidson au Festival America :
Lecteurs (conquis) de Chuck Palahniuk, vous ne pouvez pas passer à côté de Craig Davidson ! Ce solide gaillard de 29 ans originaire de Toronto et exilé dans l'Iowa (où il a suivi un atelier d'écriture), à la fougue encore adolescente, s'annonce, non pas être son digne successeur (l'aîné est loin de prendre sa retraite fort heureusement !) mais son disciple talentueux, avec sa touche propre.
Même si dés les premières lignes le style et l'ambiance rappellent immédiatement la prose de l'auteur de Fight Club ou de Choke, l'influence, jamais cannibalisante, finit par s'effacer au profit d'une voix singulière, particulièrement captivante.
Des personnages marginaux, en souffrance, en proie à leurs démons familiaux, sentimentaux ou existentiels, à leurs obsessions ou leurs rêves inachevés..., repoussent leurs limites pour enrayer leurs angoisses. Avec la même faculté à faire cohabiter la farce burlesque aux situations les plus noires, l'auteur fait preuve d'une imagination étourdissante et d'un sens du détail très graphique, percutant (dans tous les sens du terme !).A la Une...
mercredi 16 mai 2012
"Un goût de rouille et d'os" de Craig Davidson, des nouvelles bien frappées aux accents Palahniukiens (adaptation ciné Audiard, mai 2012)
Anticipation, satire, thrillers
Alors que Jacques Audiard adapte son premier recueil de nouvelles (voir ci-dessous), retour sur notre chronique publiée en 2006 à l'occasion de la venue de Davidson au Festival America :
Lecteurs (conquis) de Chuck Palahniuk, vous ne pouvez pas passer à côté de Craig Davidson ! Ce solide gaillard de 29 ans originaire de Toronto et exilé dans l'Iowa (où il a suivi un atelier d'écriture), à la fougue encore adolescente, s'annonce, non pas être son digne successeur (l'aîné est loin de prendre sa retraite fort heureusement !) mais son disciple talentueux, avec sa touche propre.
Même si dés les premières lignes le style et l'ambiance rappellent immédiatement la prose de l'auteur de Fight Club ou de Choke, l'influence, jamais cannibalisante, finit par s'effacer au profit d'une voix singulière, particulièrement captivante.
Des personnages marginaux, en souffrance, en proie à leurs démons familiaux, sentimentaux ou existentiels, à leurs obsessions ou leurs rêves inachevés..., repoussent leurs limites pour enrayer leurs angoisses. Avec la même faculté à faire cohabiter la farce burlesque aux situations les plus noires, l'auteur fait preuve d'une imagination étourdissante et d'un sens du détail très graphique, percutant (dans tous les sens du terme !).






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