Buzz Littéraire
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La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

vendredi 30 décembre 2005

Le titre fait-il le best-seller ?

La littérature se réduit difficilement à une équation mathématique. Et pourtant un groupe de statisticiens américains (qui d'autres pourraient s'atteler à une telle tâche ?!) a travaillé pendant plusieurs mois pour déterminer la recette du succès littéraire.
L’équipe de trois statisticiens dirigée par Alvai Winkler, assistés de programmeurs, a étudié 54 années de hit-parades littéraires du New York Times et les 100 meilleurs romans du classement de l’émission Big Read de la BBC. Lire la suite

dimanche 25 décembre 2005

Le musée de l'homme de David Abiker ou l'extension du domaine de la femme !

La génération des trentenaires n'en finit pas d'inspirer et de faire couler l'encre des claviers numériques. Nouvelle démonstration avec cet essai plus particulièrement dédié aux hommes.
Vous êtes né dans les années 70, élevé au "name droping" et à la Culture télé, ayant lu un peu et beaucoup regardé la télévision puis avez multiplié les expériences sexuelles pour arriver à ce moment fatidique de la vie de couple où l’on devient père et où tous les repères changent ? Ce livre, de David Abiker, est fait pour vous (et pour les autres aussi !)... Lire la suite

mardi 20 décembre 2005

Écrire, une passion (obsession ?) française

Selon un récent sondage La Figaro-Ipsos Culture, un français sur quatre se rêve en écrivain. "Écrire est une passion française" conclut le magazine. En effet, à la question «Avez-vous écrit ou songé à écrire un livre», 23% des personnes interrogées répondent par l'affirmative. Et plus de la moitié d'entre eux désirent voir leur manuscrit publié.
Sophie Martin, directrice générale d'Ipsos Culture, a réagi aux résultats de ce sondage dans le Figaro littéraire : Lire la suite

Ecrire selon Colette

"Ecrire ! Pouvoir écrire ! Cela signifie la longue rêverie devant la feuille blanche, le griffonnage inconscient, les jeux de la plume qui tournent en rond autour d’une tâche d’encre, qui mordille le mot imparfait, le griffe, le hérisse de fléchettes, l’orne d’antennes, de pattes, jusqu’à ce qu’il perde sa figure lisible de mot, mué en insecte fantastique, envolé en papillon-fée…

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Marché du livre en 2004 : un peu plus d'acheteurs


A l’occasion du 25ème Salon du Livre, le département Sésame de TNS Sofres révèle les premiers résultats d’une étude sur le marché français du livre. Toujours dominé par les "petits acheteurs", c’est-à-dire ceux qui achètent moins de 4 ouvrages par an (52%), le marché voit son nombre de "gros acheteurs" (plus de 12 livres par an) progresser en 2004. Ainsi, le marché du livre se concentre encore plus autour d’un cœur de cible d’acheteurs-lecteurs passionnés (ces gros acheteurs) : 18% des acheteurs de livres achètent à eux seuls 6 ouvrages sur 10 et concentrent plus de la moitié des sommes dépensées (53%).

Le procès de Dorian Gray

"J'adore les médisances quand elles concernent les autres, mais celles à mon sujet ne m'intéressent pas. Elles n'ont pas le charme de la nouveauté", lançait espièglement le jeune Dorian au peintre Basil Hallward dans "Le portrait de Dorian Gray". L'auteur, Oscar Wilde, le pensait-il aussi ?
Malheureusement non, étant donné le méchant réflexe qui fût le sien, lorsqu'en 1895, le père de son amant, le marquis de Queensberry, l'accuse publiement de "poser au sodomite". Une accusation très loin de la vérité (Wilde ne se contente pas de "poser"), mais qui pousse l'écrivain à porter plainte pour diffamation. Absurde et tragique, puisqu'il va perdre le procès. Il sera condamné pour homosexualité et outrage aux bonnes moeurs. Lire la suite

Chroniques de l'asphalte de Samuel Benchetrit

Photographe, auteur, réalisateur, Samuel Benchetrit a connu la célébrité avec la sortie de son film Janis et John, sorti peu après le décès de l'actrice principale, Marie Trintignant, dont il a partagé la vie. Il revient avec Chroniques de l'asphalte , un roman sur son enfance. Après "Récit d'un branleur", en 2000, nouveau projet pour Samuel Benchetrit, qui a décidé de raconter sa vie en cinq romans. Le premier volet, Chroniques de l'asphalte, est arrivé fin octobre en librairie. Impossible de savoir comment Benchetrit nous parlerait de son enfance.
Le trentenaire est déjà auteur de deux pièces (Comédie sur un quai de gare , en 2001, et Moins deux, au théâtre Hébertot jusqu'en février 2006) et d'un film, Janis et John . Lire la suite

lundi 19 décembre 2005

Treize minutes de Nicolas Rey : "Certains respectent les églises. Moi, c'est devant l'éphémère que je m'agenouille."

Premier roman de Nicolas Rey, oserait on déjà dire oeuvre de jeunesse ?, Treize minutes est la tranche de vie vertigineuse d'un jeune homme épris d'absolu. Jusqueboutiste dans ses sentiments qu'il s'agisse d'amitié, de désir ou d'amour. Mais à notre époque est ce bien raisonnable ? Lire la suite

samedi 10 décembre 2005

Des nouvelles cousues de Plumes et dentelles : David Foenkinos, Serge Joncour, Jessica L. Nelson, Hélèna Villovitch

Huit écrivains ont reçu chacun une parure différente de Chantal Thomass dans une boîte en forme de coeur rose et noir. Thomas Bouvatier, Geneviève Brisac, David Foenkinos, Serge Joncour, Jessica L. Nelson, Gonzague Saint Bris, Yves Simon, Hélèna Villovitch se sont prêtés au jeu et ont déployé tout leur talent dans l'écriture d'une nouvelle. Lire la suite

jeudi 1 décembre 2005

Bourses d'écrivain d'Hachette

Chaque année, la fondation Hachette du groupe Lagardère récompense de jeunes talents dans les métiers de l'écrit, de l'audiovisuel, de la musique et du numérique. Cette année, compte-tenu de la qualité des dossiers la Fondation Jean-Luc Lagardère a retenu 11 lauréats, au lieu de 8 habituellement, et leur a attribué une dotation globale de 197 000 euros.
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Satinella, une lolycéenne à la plume troublante et sulfureuse

Elle n'avait alors que 17 ans lorsqu'elle commença à tenir ce journal littéraire au titre provoquant de "Slave to love".
Inévitablement on pense à Françoise Sagan (et pour le physique à un mélange d'Anna Thompson et de Brigitte Bardot rien que ça !)... A la différence de son aînée, Satinella alias Alexandra Geyser n'a pas encore été découverte par un éditeur. Mais cela ne saurait tarder car "la lolycéenne", comme elle se surnomme, déploie un verbe et une inventivité qui pourraient faire rougir plus d'un écrivain actuellement publié.
Non pas seulement à cause du parfum sulfureux exhalé par ses écrits mais aussi par leur supériorité. Lire la suite

Chroniques douces-amères de l'édition par Frédéric Ploton

Le nom de Frédéric Ploton ne vous est peut-être pas inconnu. Et pour cause, le trentenaire n'est pas un novice du monde de l'édition et a déjà publié plusieurs ouvrages.

Seulement voilà, il ne s'agissait pas du genre noble littéraire. Mais plutôt d'ouvrages pratiques (comme "Les sex toys", "A quoi rêvent les femmes ?" ou encore "Créer son site web" !) destinés à "nourrir" son homme comme il le dit lui-même dans l'une de ses notes.
Ce complexe est désormais dépassé puisqu'il publie son premier "vrai" livre : un roman intitulé "Son parfum" Lire la suite

Un prix de Flore 2006 sinon rien, par Prixdeflore 2006

Rien que pour son titre provocateur, citons aussi ce blog qui comme son nom l'indique ambitionnait de devenir le Prix de flore 2006 ! On ne sait pas grand chose de cet auteur qui reste très mystérieux. et relate en plusieurs épisodes la soirée du Prix de Flore 2005 : "La Faune on the Flore".

Sorte de fiction-réalité post soirée, il rapporte les anecdotes people du gratin littéraire branché de Saint Germain des prés, en égratignant au passage ses représentants … et en rêvant d'en être la prochaine "star". Lire la suite

Littérature-réalité avec Thomas Clément

CE BLOG N'EST DESORMAIS PLUS UN BLOG LITTERAIRE (mise à jour, nov.2006).
Beaucoup plus pragmatique, Thomas Clément, la trentaine, a déployé tous ses talents marketing dans la création de ce "blog teasing" de son premier roman à paraître en février 2006.

Il confie au micro de Loïc Le Meur que ce blog est destiné à "appâter" les futurs lecteurs et leur donner envie de se ruer le 2 février dans leur librairie se procurer "Les enfants du plastique".

Sur un ton pédagogique décalé, il explique par le menu toutes les étapes de l'aspirant écrivain depuis l'envoi du manuscrit jusqu'à la photo de 4e de couverture ou encore le travail de sa "charmante" attachée de presse pour faire parler en bien de son livre dans les journaux ! Lire la suite

La vie rêvée des écrivains par Dolce

Ce journal tenu depuis novembre 2005 est un vrai régal à lire.

Alerte, lucide et drôlatique, une "ex cadre dynamique" (et accessoirement en recherche d'emploi : il faut bien vivre !), conte ses désillusions et ses espoirs d'être un jour publié, passant "des affres de la création à l'espoir de la publication".

Tout est passé en revue : depuis les lettres de refus dûment commentées de Gallimard ou Laffont en passant par les "conseils" pas toujours très heureux de son entourage ou encore ses doutes, interrogations sur sa vocation d'écrivain… Lire la suite

Chloé Delaume rend hommage à "Boris Vian Boris", son père spirituel

Depuis la parution de son premier livre (Les Mouflettes d’Atropos), Chloé Delaume est en totale adéquation avec son pseudonyme créé en 1999 sous l’égide d’une alliance énigmatique : celle de Vian ("Chloé" est un personnage de L’Écume des jours, elle-même nommée ainsi en hommage au titre homonyme enregistré par Duke Ellington, sous-titré "Song of the Swamp") et d’Antonin Artaud ("Delaume" étant la contraction du titre de son texte L’Arve et l’Aume). Sa créature littéraire récurrente s’introduit dans la littérature sous la forme d’un personnage de fiction qui interpelle narrateur et lecteur dans un dialogue singulier. En novembre, est paru "Les juins ont tous la même peau" (éditions La Chasse au Snark), texte qui pose la relation de Chloé Delaume avec l’œuvre et le personnage de Boris Vian, à qui elle doit sa survie par la littérature. Lire la suite

Extrait de "Les juins ont tous la même peau", par Chloé Delaume

"Je ne sais pas parler aux morts. Enfin, aux morts que je ne connais pas, que je n’ai jamais connus, que je ne pourrais jamais connaître. Parler aux anciens morts tous proches minaudant déjà loin, je sais. Autant qu'aux déjà presque morts. Mais aux corps étrangers, à ces osso-buco filandreux génétiques, à ceux qui ne m’ont jamais parlé, jamais parlé à moi, au moins une fois à moi toute seule.

Là c’est une autre histoire. Je ne sais plus rien du tout. Comment on parle à ces morts-là. Quel ton on se doit d’employer. Sur les cordes vocales amorcer si mineur aigues charmilles, ou plutôt fa profond, le dièse de la distance fourbu de violacé. Je n’en sais rien du tout. Adopter quoi, le vouvoiement le tutoiement. Lino marbré troisième personne du singulier majuscule à pompons, ou le i creusé, au contraire. Personne ne sait. Comment on parle à ces morts-là. Personne n’ose forcer la serrure, en tout cas pas officiellement.

Alors un mort comme celui-là, comme mon mort, mon mort principal, je dois m’y prendre comment avec. Comment avec un mort qui ne m’a jamais parlé et qui pourtant m’a dit. Il ne m’a jamais fait que cela, rien d’autre de visible à l’œil nu. Comment parler à ce mort-là, c’est une question, je me demande. Peut-être que. Je ferais mieux de la fermer, ça règlerait bien des problèmes."

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