mardi 30 mai 2006
Florian Zeller et David Foenkinos : deux auteurs suractifs !
Parler de Florian Zeller juste après Nicolas Rey risque d'en faire rugir quelques-uns mais ravira ses lecteurs. Signalons donc par cette petite brève que le jeune auteur ne se repose pas sur ses lauriers. A venir : après le succès de ses deux pièces "Le Manège" et "l'Autre", une nouvelle pièce de théâtre "Si tu mourais"* dans laquelle jouera Catherine Frot entourée de Robin Renucci, Bruno Putzulu et Chloé Lambert, à la Comédie des Champs-Elysées sous la direction de Michel Fagadau.
L'histoire d'une femme en deuil de son mari brutalement disparu, qui s'aperçoit qu'elle ne le connaissait pas vraiment, en revoyant son passé. "Florian Zeller, qui n'a qu'une trentaine d'années, fait un beau portrait de femme, à un moment où elle est un peu perdue", a confié Catherine Frot au Figaro Magazine. A la rentrée littéraire 2006, il publiera son quatrième roman qui devrait faire l'évènement aux côtés de celui de Christine Angot.
De son côté le très prolixe David Foenkinos dont nous vous parlions à l'occasion de la sortie du recueil "Plumes et dentelles", publie ce mois-ci un nouveau roman "Les cœurs autonomes", chez Grasset. Lire la suite 



Le magazine littéraire trimestriel Transfuge publiait l'an passé un dossier sur la littérature anglaise "nouvelle génération". Objectif : présenter les auteurs anglais de 25-30 ans représentant la littérature de demain. En se fondant sur la sélection Granta (un des magazines littéraires les plus prestigieux au monde, voir ci-dessous), ils se sont plus particulièrement intéressés à trois jeunes auteurs phare : Robert Mc Liam Wilson (Ripley Bogle, Eureka Street…), Adam Thirlwell et Toby Litt, au travers de deux entretiens fleuve.
Au fil de mes pérégrinations, j'ai découvert une faune grandissante dans le petit monde merveilleux des livres et de l'édition : celle des "Ecrivains-vengeurs". Leur hobby favori ? Le lynchage forcené des écrivains qui auraient le malheur de rencontrer un certain succès médiatique ou pis publique… Mais pourquoi sont-ils aussi "méchants" (qui a dit aigris !) ?
A l'occasion d'une rencontre avec la chroniqueuse littéraire et romancière Tania de Montaigne, nous avons recueilli ses impressions (voir vidéos) sur les romans de filles et la "chick lit" (suite à notre
Si vous croyez encore que les BD sont réservées aux ados boutonneux qui fantasment sur les super-héros terrassant des monstres intergalactiques pour sauver le monde, vous avez tout faux ! Un nouveau genre, le roman graphique, a changé la donne et propose des histoires dessinées comme on écrit des romans. Un nouvel éditeur baptisé "Cà et là", fondé par Serge Ewenczyk vient enrichir la production française en faisant découvrir des talents étrangers inédits. Zoom sur cet éditeur passionné par l'art narratif sensible et retour sur l'histoire du roman graphique avec un expert du genre !
Après les blogauteurs, un blog dédié aux blogs littéraires et blogs d'auteurs, voici venu
Il aura été la bible de toute une génération d'adolescentes juste à côté de "
L'épicurienne et gironde Lily s'adonne aux plaisirs du bain sous la plume sensuelle de l'écrivain israëlienne Alona Kimhi. Une ode au corps et aux plaisirs aquatiques propices aux souvenirs érotiques (roman paru en janvier 2006)... :
"J'ôte le bouchon du flacon de cristal et en verse le contenu dans la baignoire qui se remplit lentement. Dans la transparence de l'eau, le violet foncé des cristaux de sel vire au lilas clair. Des particules élémentaires se détachent puis s'accolent. Transparence et couleur. Ecoulement et stase. Je me déshabille avec plaisir. Chaque partie de mon corps a subi aujourd'hui un traitement qui lui donne droit à ce bain.
Près d’un roman sur deux (42,7%) publiés en 2005 en France est une traduction, selon une enquête parue vendredi dans le magazine Livres Hebdo. En 2005, 8.512 traductions ont été publiées en France, soit 15,9% du total des 53.462 parutions tous genres confondus (Roman, jeunesse, pratique, BD...). L’anglais domine largement l’ensemble, avec 58% des titres traduits, devant l’allemand (7,2%), le japonais (6,5%), l’italien (5,2) et l’espagnol (3,4%). En littérature, la part de l’anglais est écrasante avec 2.343 romans traduits publiés en 2005 en France, soit 73,8% du total des romans traduits. L’espagnol représente 3,6% des romans traduits (115 titres) et l’allemand 3,5% (111 titres). Soixante-dix sept romans ont été traduits du russe (2,4%). En bandes dessinées en revanche, le phénomène mangas place le japonais en tête (61% des traductions), devant les manhwas coréens (20,6%).
Signalons la sortie en poche (J'ai lu/ Nouvelle génération) du 4e roman de Nicolas Rey paru en 2004
Le mystérieux et atypique Stéphane Million, co-créateur (avec Frédéric Beigbeder) de la sulfureuse et tapageuse revue littéraire
Ils étaient sans doute faits pour se rencontrer : le créateur du génial "Halvard Sanz" tout en maladresses et en sensibilité et les papas de "Monsieur Jean", l'éternel trentenaire idéaliste et hésitant. Ces figures masculines incarnant à merveille les paradoxes et les fragilités de la nouvelle génération uniront prochainement leurs talents, pour notre plus grand plaisir...
Il a quel goût le nouveau Nicolas Rey ? Un goût moite, brûlant, un goût de perdition dangereuse, d'eau trouble salée et de sensualité. Pour son cinquième et très attendu roman "Vallauris plage", l'écrivain a tenu sa promesse : s'échapper de l'autofiction de trentenaires pour livrer un roman noir mêlant le sang aux passions destructrices... Pour autant, il ne décevra pas les fidèles de la première heure qui retrouveront avec plaisir son talent délicat et subtil pour décrire les bas-fonds du désir, les impasses sentimentales et la quête d'absolu...
Peut-être avez-vous eu l'occasion de regarder hier soir, l'émission "Tout le monde en parle" du 13 mai 2006 ? Thierry Ardisson y recevait notamment la romancière Amanda Filipacchi (à ne pas confondre avec
Parfois, j'ai le vertige voire la nausée en pensant à tous les livres qu'il me reste à lire... Je fais des listes. J'essaie d'organiser, de retenir les titres, les auteurs. Les "indispensables", les "pour le plaisir", les "chefs d'oeuvre", les "premiers romans", les "à découvrir même si c'est pas mon style", les "insolites", les "coups de coeur", les "primés"... J'achète, j'emprunte, je stocke, j'empile, je feuillette, j'ingurgite... Et parfois j'ai des hauts le coeur... en pensant à tout ce que je n'ai pas encore lu. Mais comment font ceux qui lisent un livre par jour ?
Dans ce deuxième roman paru en 2003 (à la suite de l'obtention de la Bourse écrivain de la fondation Hachette), le jeune Florian Zeller alors âgé de seulement 23 ans, démontre déjà une vraie maîtrise littéraire et romanesque.
Il laisse ici s’exprimer toute sa sensibilité sur les thèmes qui le hantent : la quête amoureuse « de ce visage à aimer », l’illusion, la nostalgie de l’adolescence « cet été qui se termine », les tiraillements du désir, la séduction éphémère ou "la souffrance de l'engagement devant l'infini des possibles", à travers l’histoire éternelle d’un jeune couple moderne. Avec « Les amants du n’importe quoi » (traduit en anglais joliment par « Lovers or something like it »), il compose « une partition cynique et cruelle mais finalement comique » selon ses propres termes. Il livre surtout avec une grande justesse le portrait touchant d’un jeune-homme pris au piège de ses sentiments et de ses désirs paradoxaux et d'une jeune femme fragile et romantique, qui s’interrogent sur la difficulté d’aimer ou d'être aimée tout simplement… mais magnifiquement.
Poursuivant les rencontre des auteurs de
Les beaux jours reviennent... et avec eux les traditionnelles révisions. Et nos amis lycéens se tordent de douleur devant leur dissertation ou commentaire composé du Bac français. Souvenir, souvenir... (ou peut-être dure réalité du moment !) ? A moins d'avoir poursuivi ses études en khâgnes ou en fac de lettres, le fabuleux jargon "des figures de style", cher aux examinateurs, aura rapidement déserté les programmes... et notre mémoire. Hormis la "métaphore" (employée à tout va et qui trouve vite ses limites...), difficile de formuler une analyse digne de ce nom ! Petites cyber-révisions pour briller au bureau ou lors de votre prochain dîner mondain...


