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La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

lundi 31 juillet 2006

Les bobos vus par Dupuy et Berbérian dans Télérama

Bonne surprise dans le Télérama de cette semaine (29/07 au 04/08), Dupuy et Berbérian, les deux créateurs du trentenaire le plus attachant de la nouvelle bande-dessinée, Monsieur Jean, offrent des planches inédites et hilarantes ayant pour thème : les bobos et le boboland !
Cette carte blanche est l'occasion pour les deux dessinateurs-scénaristes de tourner en dérision leur étiquette "d'auteurs pour bobo".
Ces chroniqueurs pointus et satiristes habiles, formant un binôme créatif depuis 1984, ont croqué avec l'art du détail qui tue, quelques scènes urbaines typiques du boboland parisien. Lire la suite

La rentrée littéraire 2006 vue par Chloé Delaume

L'épreuve de force de la rentrée littéraire angoisse tous les "concurrents" déjà dans les starting-blocks, au nombre de 683... Chloé Delaume sera l'une d'entre eux. 1 sur 683 avec son nouveau roman intitulé "J'habite dans la télévision". Dans son excellent journal en ligne, tenu sur son site, elle décrit avec l'humour qui la caractérise ses impressions avant le jour J... Lucide et sereine :

"J’habite à présent dans un chiffre. Je suis un petit 1 composant le très gros 683. J’habite dans la télévision est un roman à paraître en septembre 2006. Dans la machine comment ça se passe, à présent que mon éditeur est hébergé chez Gallimard, je me demande alors j’observe. Lire la suite

mardi 25 juillet 2006

Roman succès : "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" d'Anna Gavalda, l'Evita Peron des lettres françaises

Publié en 1999, le premier ouvrage de la désormais célébrissime Anna Gavalda, "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part", alors âgée de 29 ans, est ce que l'on appelle un petit miracle de l'édition. Bénéficiant d'un bouche à oreille exemplaire des médias, des libraires et surtout des lecteurs, le manuscrit refusé de tous les éditeurs (hormis Le Dilettante à qui elle est restée fidèle depuis), au prétexte que "les nouvelles ne se vendaient pas", se retrouvé propulsé en tête des meilleures ventes et envahit les rames de métros (impossible de faire un trajet sans croiser un voyageur équipé du précieux recueil !). Anna Gavalda s'en amuse d'ailleurs en revendiquant aimer rédiger des livres courts afin que "ses lecteurs ne ratent pas leur correspondance dans le métro". Même Bernadette Chirac avait fait de ces nouvelles oscillant entre gravité et humour piquant son livre de chevet... Bilan : plus de 200 000 exemplaires vendus (dans ses rêves les plus fous, Anna Gavalda n'imaginait même pas 10000 !), douze réimpressions, traduction dans vingt-sept pays et en prime le prix RTL-Lire en 2000... Une réussite inattendue pour cette diplômée d'une maîtrise de lettres moderne à la Sorbonne, maman de deux enfants, qui survivait de mille petits boulots (caissière, ouvreuse, professeur de français dans une école privée, traduit des romans Harlequin...) et lectrice insatiable. C'est son talent pour observer qui la sauvera : "Je croise des gens. Je les regarde. Je leur demande à quelle heure ils se lèvent le matin , comment ils font pour vivre et ce qu'ils préfèrent comme dessert par exemple. Ensuite, je pense à eux. J'y pense tout le temps. Je revois leur visage, leurs mains et même la couleur de leurs chaussettes. Je pense à eux pendant des heures voire des années et puis un jour, j'essaye d'écrire sur eux.", écrit-elle en exergue de son ouvrage. Débutant par des concours de nouvelles pour donner ses textes à lire (qu'elle écrit la nuit), elle est encouragée par les prix qu'elle gagne régulièrement (en 1992, elle remporte le concours de la plus belle lettre d'amour de France Inter ; en 1998, elle est lauréate du concours "Du sang dans l'encrier" de la Bibliothèque municipale de Melun). Elle décide alors de les envoyer à des éditeurs : "Je n'espérais même pas être publiée. Je voulais juste que l'on m'aide, que l'on me fasse des remarques sur mon travail. J'ai arrosé le Tout-Paris éditorial de mes photocopies. Je n'ai pas reçu un seul mot personnel, que des lettres types (on lui dira aussi. Puis j'ai envoyé mon manuscrit au Dilettante, dont j'aimais les couvertures. Deux jours après, Dominique Gaultier m'a appelée pour signer un contrat. C'est une belle histoire." Pourquoi un tel succès ? Lire la suite

vendredi 21 juillet 2006

Miso soup : un "Tokyo psycho" fascinant et haletant - COUP DE COEUR

Elisons comme "livre d'été" : "Miso soup" de Murukami Ryû, idéal pour quelques sueurs froides avant un plongeon dans la piscine... Sous un titre à la fois mystérieux et trivial "Miso soup" (dont la signification symbolique s'éclaircit seulement dans les dernières pages), se révèle presqu'aussi puissant qu'American psycho de Bret Easton Ellis. L'auteur japonais partage en effet avec l'américain de nombreuses obsessions et un univers communs, même s'il cultive chacun un style bien différent. Paru 6 ans après (en 1988 et préalablement publié sous la forme d'un feuilleton littéraire dans un journal), récompensé par le prix Yomiuri, ce sixième livre de Murakami nous plonge au coeur du célèbre quartier rose de Tokyo, Kabukicho, où nous suivons Kenji, jeune japonais de 20 ans, qui occupe la curieuse fonction de "guide en tourisme sexuel". Sa mission ? Escorter et conseiller les touristes sur les "meilleurs" bars louches de la capitale... Peu de jours avant le réveillon du nouvel an, un étrange client (soi-disant) prénommé Franck le contacte... En acceptant de le guider pendant trois nuits consécutives, il vivra une angoisse croissante aux côtés de cet américain au visage "curieusement artificiel ressemblant à un masque de silicone glacé". De soupçon en indice terrifiant, il découvrira sa vraie nature avant de sombrer dans une épopée sanglante... Lire la suite

mercredi 19 juillet 2006

Roman succès : "Truismes" de Marie Darrieussecq, Les "cochonneries" de la parfumeuse (+ recueil de nouvelles "Zoo")

Mariée à un astrophysicien, passionnée de sciences ("pures" et "fiction") et amie fidèle de Virginie Despentes, la normalienne Marie Darrieussecq alors âgée de 27 ans, publie en 1996 un premier roman - Truismes- que s'arrache les éditeurs (acceptés par POL, Grasset, le Seuil, et la collection bleue de Jean-Marc Roberts, chez Fayard à l'époque) et qui deviendra immédiatement un best-seller mondial (un million d'exemplaires vendu dans le monde, traduit en trente langues pour trente-quatre pays, qui l'affranchissent à jamais des affres de l'écrivain) : « J'ai d'abord eu le choc d'être publiée. Je me souviendrai toujours de ce mois de mai 1995 où j'ai reçu le coup de téléphone de P.O.L. Puis le succès a été en quelque sorte la cerise sur le gâteau et j'ai vécu une année de folie. J'ai connu l'adoration et la haine (l'écrivain Marie Ndiaye l'a même accusée de plagiat : "Ce qui pour un écrivain équivaut à un meurtre. Cela m'a appris que le monde littéraire ressemblait à une jungle, je me suis beaucoup repliée sur moi-même"). Ecrire, c'est être seule. Je me protège beaucoup. Cela m'a débarrassée de la peur ou de l'envie du succès. », se remémore-t-elle. Ecrit en en 6 semaines (!) parallèlement à sa thèse de Doctorat ("Moments critiques dans l'autobiographie contemporaine. Ironie tragique et autofiction chez George Perec, Michel Leiris, Serge Doubrovsky et Hervé Guibert"), Truismes est en fait son sixième roman. Les cinq premiers n'ont jamais été publiés mais avaient reçu les encouragements des éditeurs (notamment des éditions de Minuit à l'occasion de son premier envoi "Sorgina", signifant "La Sorcière" en Basque).
Plus de 10 ans après, quelle lecture peut-on faire de ce premier coup d'éclat, cette fable sombre et dérangeante aux accents fantastique et tragicomique qu'elle qualifie de "manifeste littéraire" et qu'a donc de si exceptionnel ce petit roman au nom étrange ? (A noter qu'en cette rentrée littéraire 2007, l'auteur revient avec un roman relatant la douloureuse expérience de la perte d’un enfant. Dans « Tom est mort », la maman d’un petit garçon décédé à quatre ans et demi raconte l’histoire de l’enfant éphémère et faire perdurer sa mémoire). Lire la suite

Après "le Diable s'habille en Prada", "Fashion Babylon" tourne à son tour en satire le petit monde de la mode...

Nous vous parlions récemment de la sortie en film (prévue pour le 26 septembre en France) du best seller de Lauren Weisberger, "Le Diable s'habille en Prada", sachez que la relève est déjà assurée par un nouveau roman, écrit par l'anglaise, Imogen Edwards-Jones, déjà l'auteur de plusieurs best-sellers (Hotel Babylon, Air Babylon) et journaliste à Londres (notamment pour le Times...) qui devrait bien connaître le même succès.


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Dossier "Ados terribles" : les nouveaux romans de la "Lost generation"

Bad trips, errances urbaines, désillusions, passions amoureuses, ruptures familiales, désoeuvrement, fuite éthylique, paradis artificiels, crises, complexes, mal de vivre... : le "teen novel" (ou "roman d'adolescent" en français), comme le surnomme les américains, est devenu un genre à part entière. Il nous plonge au coeur des tourments et émois à la fois violents, émouvants et emprunts de tendresse de cet âge fragile et fascinant.

Signe particulier du "blé en herbe" version XXIe siècle : plus que jamais en manque de repères et désenchanté, il bouillonne, refuse les compromis et les régles sociales, exhalant parfois un parfum subversif ou sulfureux. Les bluettes romantiques et la légéreté façon "Grease" ont définitivement trépassé... La perte de l'innocence a un goût de souffre, de sang et de trash. Mais derrière la noirceur et le désespoir affleurent toujours une infinie tendresse et une quête de sens, de vie lumineuse. Une "génération perdue" certes, mais qui cherche son chemin...avec obstination et idéalisme. Lire la suite

Serpents et piercings d'Hitomi Kanehara : Fuir le mal psychique par la douleur physique - COUP DE COEUR

Digne héritière de son aîné Ryû Murakami (qui la plébiscite), la jeune romancière Hitomi Kanehara est devenue en l'espace de trois romans, une star littéraire au Japon, et la nouvelle chef de file de la culture nippone underground. Agée seulement de 20 ans, son premier roman, Serpents et piercings (écrit à 19 ans), lui a valu le prix Subaru, puis, plus tard dans l'année, le plus prestigieux prix littéraire japonais, le prix Akutagawa (équivalent du prix Goncourt) !. Pour le New York Times, elle est "l’icône de la culture pop japonaise" (expression passe-partout qui finit par ne plus vouloir rien dire...). Au delà de l'engouement médiatique et de sa réputation sulfureuse, l'auteur explore dans ce roman trouble, qui n'est pas sans rappeler le "Crash" de David Cronenberg (appliqué au monde des tatouages et du piercing), les rapports entre plaisir et douleur, et toute la symbolique qui sous-tend ses actes de barbarie que s'inflige une certaine jeunesse tokyoïte... Lire la suite

******* DOSSIER : Un été à l'ombre des jeunes filles en fleur... ********

Cet été, nous vous proposons un petit dossier sur la relation entre les écrivains et les très jeunes filles. Muse et source d'inspiration, "l'extrême jeunesse" a parfois donné naissance aux plus belles pages de la littérature, tout en exhalant un parfum subversif, plus que jamais transgressif de nos jours, voire prohibé. L'écrivain Gabriel Matzneff en est un digne représentant et son influence touche encore les jeunes auteurs... Nous nous sommes notamment penchés sur deux de ces ouvrages les plus célèbres : son essai "Les moins de seize ans" et son roman "Ivre du vin perdu". Quelle lecture peut-on en faire de nos jours ? Doit-on juger les idées en littérature et y'a t'il des tabous ? Quelques réflexions sur ces thèmes et des débuts de réponses... Bonne lecture ! Lire la suite

Les écrivains et la tentation des adolescentes

"Ce qu'il y a d'implacable dans les amours adolescentes, c'est qu'elles vous dégoûtent à jamais des autres. Lorsque vous avez tenu dans vos bras, baisé, caressé, possédé un garçon de 13 ans ou une fille de 15 ans, tout le reste vous paraît fade, lourd, insipide. Socrate éprouvait comme une secousse électrique au simple contact de l'épaule nue d'un joli gamin. Moi, les yeux fermés, je peux du seul bout des doigts dire si un sein, un ventre, un dos ou un mollet appartiennent oui ou non, à un être d'extrême jeunesse. Cette merveilleuse peau des moins de 16 ans, tiède, veloutée, lisse, parfumée, savoureuse, auprès de laquelle tout autre grain semble ou gras ou rugueux ou desséché." Gabriel Matzneff, extrait de "Les moins de seize ans" Lire la suite

Les lolitas vues par la lolycéenne (Satinella)

Satinella, "la lolycéenne" du web, alias Alexandra Geyser, a écrit sur son blog littéraire presénté précédemment, diverses proses inspirées du mythe de Lolita. Sa plume agile et sulfureuse la réinvente en s'inspirant de ses propres expériences (elle est âgée de 18 ans) ou en imaginant de nouvelles situations... Lire la suite

dimanche 16 juillet 2006

Fraise et Chocolat d'Aurélia Aurita, l'hyperjouissance en toute innocence...

Très controversé, le second album de la jeune Aurélia Aurita (un pseudonyme inspiré du nom latin d'une méduse) est sans aucun doute un "phénomène" dans le petit monde de la BD d'auteur indépendante. Alors que certains ont crié un peu exagérément au génie, d'autres se sont au contraire offusqués en vrac de son "manque de recul ou de finesse", de son "indécence", de son trait "archi-simpliste" ou encore de la "pauvreté de son style racoleur"... Pourtant si l'on essaie un instant de lire ce livre, sans se préoccuper des vagues médiatiques qu'il a suscité, ni de sa dimension "people" (l'amant de l'héros n'est autre que le dessinateur Frédéric Boilet), on passe tout simplement un bon moment où les sens s'éveillent délicieusement au gré des fantaisies de l'épicurienne et intrépide Aurélia, jouisseuse décomplexée s'il en est... Elle ne revendique au fond rien d'autre que cela : le plaisir à l'état pur, voire primaire. Lire la suite

samedi 15 juillet 2006

Remise des Prix du jeune écrivain et Prix du jeune écrivain francophone

Le Centre national du Livre - qui fête en 2006 ses soixante ans d'activité - a décerné le 19 mai dernier à Muret son 22 ème Prix du jeune écrivain et Prix du jeune écrivain francophone. Le jury, composé de journalistes et d'écrivains (dont Philippe Ségur ou Dominique Mainard) a choisi parmi plus de 800 textes (427 textes de jeunes écrivains français âgés de 15 à 25 ans et 423 textes de jeunes écrivains originaires de 64 pays différents, âgés de 15 à 27 ans). Les lauréats seront publiés par les éditions du Mercure de france en octobre prochain. Lire la suite

jeudi 13 juillet 2006

Le petit malheureux de Guillaume Clémentine : Le complexe du trentenaire mal-aimé

On ne peut qu'être intrigué par ce titre qui réveille notre instinct de compassion. Quels sont donc les malheurs de Guillaume ? Ceux d'un trentenaire en mal d'amour, qui, de plus, a opté pour une vie de marginal (érémiste avec chambre de bonne et bouteille assorties) alors que tous ses amis se sont rangés dans une vie petite bourgeoise, conforme à la norme sociale. Seulement voilà, Guillaume ou son double de narrateur est un idéaliste ! Impossible de renoncer à sa liberté, ses soirées de biture entre copains et magré tout sa quête désespérée d'une douce fiancée… Lire la suite

mercredi 12 juillet 2006

La rentrée littéraire 2006 vue par Technikart

Les jeux sont faits !, nous annonce le dernier numéro de Technikart (daté juillet/août 2006) dans son enquête intitulée "La rentrée littéraire a déjà eu lieu". Le magazine dévoile ses pronostics : "les gagnants et les perdants de l'évènement" à coup de stratégies d'éditeurs, de copinages médiatiques, de prix littéraires calculés, de drague des libraires dont le rôle de prescripteur va croissant et de statistiques sur les publications... De quoi encore alimenter le feu de certains ! Baptiste Liger et Jean Perrier décryptent dans cette enquête les rouages de la rentrée littéraire, qui n'est selon eux, qu'un vaste coup monté où tout est joué d'avance. Et de relater le plan comm' lancé début mai auprès des journaux, les dédicaces besogneuses des auteurs aux journalistes ("Hommages de l'auteur", "Bien cordialement" ou "Amitiés"...), avec à la clé la formule type de l'attaché de presse anxieux "Qu'as tu pensé du livre de... ?" qui spamment messageries électroniques et vocales des journalistes en vacances. Lire la suite

mardi 11 juillet 2006

Hors série Le Point : "les textes fondamentaux de l'érotisme" et "Le désir" vu par le magazine littéraire

Pour son numéro estival, le magazine Le Point a eu la bonne idée de proposer un voyage littéraire érotique, dans le temps, à ses lecteurs. De Platon, Lucrèce, Ovide jusqu'à Sade, Georges Bataille, Henry Miller en passant par Apollinaire, Verlaine ou encore Alfred de Musset... Lire la suite

"Feu occulte" (et "Bonté divine") d'Elizabeth Crane : Des contes new-yorkais entre "dates" et états d'âmes au féminin

"Le fait même que tu emploies le mot garçon à ton âge en dit long. Tu pourrais fort justement soutenir que ce sont tous des garçons, ces gens que leur âge définit autrement comme des hommes, mais à dire vrai, tu te sens plus intéressé par des hommes qui ressemblent à des garçons, par ceux qui travaillent dans des magasins de disque ou qui sont livreurs, ou qui se couchent vraiment tard, ou qui fument dés le réveil, ou encore souvent par ceux qui ne sont pas particulièrement grands, que par des hommes qui ressemblent à des hommes, qui travaillent dans des bureaux, des hommes de grande taille cravatés et bien peignés, qui ont l'air responsables, même si tu déclares vouloir un mec qui conduise." C'est pour ce genre de vérité qui ne manquera pas d'interpeller les adulescents qu'Elizabeth Crane, enfant chérie de la critique à Manhattan qui voit en elle "une nouvelle Dorothy Parker", mérite d'être lue (au moins pour comprendre l'engouement médiatique et public !). Lire la suite

lundi 10 juillet 2006

La douce fureur du blog de Lola Lafon

L'écrivain Lola Lafon, auteur d'un premier roman "Une fièvre impossible à négocier", également première publication de Frédéric Beigbeder, éditeur, chez Flammarion en 2003, nous informe de l'existence de son blog, ouvert en janvier 2006, intitulé "Des nouvelles".

Intégré à son site, elle y consigne ses sentiments personnels (la mort de son père, ...) comme des nouvelles (Abdos fessiers pour carême...) ou ses réactions (enflammées) sur l'actualité ou la société en général (les CRS, les sans-papiers...) ainsi que des citations d'auteurs (Raoul Vaneigem...) qui l'interpellent. Lire la suite

mercredi 5 juillet 2006

Scali Graphic et Denoël Graphic : les concurrents d'Ego comme X affûtent leurs pages...

La vogue du roman graphique attire de nouveaux acteurs, sans doute inspirés par le succès d'un Ego comme X. Dernier en date : Scali Graphic lancé par l'éditeur Scali en mars 2006 avec comme première publication le conte punk pour adulte "autobio-fantastique", Eneco signé Jean-Charles de Castelbajac, qui sera suivi de Philippe Jaenada (Les brutes) et Virginie Despentes. L'esprit de cette nouvelle collection ? "Dans la filiation des graphic novels de la fin des années 60 avec Apportez moi de l’amour de Bukowski, illustré par Krumb, cette collection a pour ambition de relancer ce grand principe, mais à l'aulne du XXIe siècle. Rien que pour échapper à la dictature de la " bande dessinée" avec ses ballons obligés et son découpage trop connu. Et avec les plus modernes des écrivains et dessinateurs d'aujourd'hui.", décrit l'éditeur. Lire la suite

L'important, c'est d'avoir connu l'amour, de Christophe Nicolle : Journal intime d'un jeune divorcé entre Nick Hornby et Woody Allen

Ce premier roman (paru chez un tout jeune éditeur Bernard Pascuito, également à découvrir), paru en mars 2006, pourrait bien inaugurer un nouveau Nick Hornby à la française. Cet auteur, totalement inconnu et dont on ne sait presque rien sinon qu'il travaille dans le secteur audiovisuel, nous fait une belle surprise avec ce roman d'époque, drôle, émouvant et sincère sur les tourments d'un trentenaire fraîchement séparé qui s'interroge sur ses relations amoureuses et sur la possibilité de rencontrer de nouveau l'amour quand on avait déjà trouvé "la femme de sa vie"... Des thèmes éternels revisités par l'humour et le ton très personnel d'un auteur prometteur ! Lire la suite

Interview Arnaud Cathrine : "L’émotion n’a pas bonne presse en France, pour moi c’est le plus important ce côté humain."

En quête d’espaces chaleureux et sincères, d’atmosphères épurées et cotonneuses ? Pour vous mettre à l’abri, on ne peut que vous conseiller Sweet home d’Arnaud Cathrine. Les traumatismes y côtoient des intentions douces et les violences de la vie la délicatesse d’un phrasé subtil. L’univers d’Arnaud se tient là, dans ses ouvrages et collaborations -musicales et cinématographiques- sensibles et éclairés. Lire la suite

lundi 3 juillet 2006

La sexualité féminine selon Despentes, Laurens, Delaume, Angot, Darrieussecq, Nothomb... et une journaliste de presse féminine overdosée...

Mantes religieuses ou castratrices, les femmes et leurs corps sont, selon les deux chercheuses Christine Détrez et Anne Simon, encore victimes de représentations régréssives. Et les nouvelles plumes féminines n'arrangent pas la situation, déplorent-elles... Dans leur essai intitulé "A leur corps défendant", aux éditions du Seuil, elles passent au crible leus écrits pour y débusquer les clichés sur la féminité et dénoncer l'appauvrissement du discours sur la femme. Un diagnostic un peu dur, passablement réac voire exagéré, mais non dénué d'intérêt... De son côté Anne Steiger, ex "Madame sexo" pour Cosmo, Marie-Claire et consorts, relate avec un humour désabusé ses tribulations au pays de la libido version presse féminine où la surenchère aura fini par lui donner la nausée... On craint le racolage mais cela s'avère drôle, sincère...et instructif ! Lire la suite

"Classe affaires" de Benjamin Berton : Petites vacances sadiques entre jeunes cadres dynamiques

La littérature "de bureau" met souvent en scène le malaise des cadres sur leurs lieux de travail. La première orgininalité de ce deuxième roman de Benjamin Berton (jeune auteur lauréat du Goncourt du Premier Roman pour "Sauveagons" centré sur la vie des adolescents dans les cités du Nord de la France) publié en 2001 est de nous les montrer pendant leurs congés (ce qui "maintient tout le monde en vie" et fait "tenir trois mois à un rythme inconcevable en abdiquant toute espèce de dignité"...). Une sorte de version haute gamme et cruelle des "Bronzés" sur fond de Riviera avec pour acteurs la jeunesse dorée de filles et fils à papa, élevés en batteries dans les écoles de commerce et propulsés "consultant" chez les Big five du consulting de la capitale... Corrosif et dense, mais inégal. Lire la suite

On l'a repérée : La mystérieuse "Ladywriter"

Chouette, un nouveau blog d'auteur (célèbre) wannabe ou plutôt de romancière plus vraiment novice (elle précise avoir publié une dizaine de livres) mais en attente de reconnaissance ! Elégant et raffiné. Très féminin. Celui de Ladywriter. Littéralement "la dame qui écrit", du nom d'une chanson de Dire Straits. Dame ou demoiselle, on n'en saura pas plus (même s'il y a déjà quelques indices)... Pour l'instant du moins. Et c'est très bien comme ça. La blogosphère manque de mystère ces temps-ci et c'est bien dommage ! Lire la suite

dimanche 2 juillet 2006

"Kitchen" de Banana Yoshimoto, Le goût de la vie vient des cuisines…

Ce premier roman initiatique est l’œuvre d’une jeune japonaise alors âgée de 23 ans en 1988. Emblématique de la nouvelle génération littéraire nipponne, il est rapidement devenu un best-seller au Japon (vendu à plus de 2,5 millions d'exemplaires). A la fois onirique, poétique et étrange, il contient d’ores et déjà les thèmes essentiels de l’univers que la romancière développera dans ses romans suivants (moins marquants que ce premier néanmoins): les pulsions de vie et de mort, la solitude et la fragilité émotive à travers les destinées de plusieurs jeunes à l’aube de leur vie d’adulte dans laquelle ils ont bien du mal à s’engager… Lire la suite

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