vendredi 29 septembre 2006
Jeunes romanciers français à l'international
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vendredi 29 septembre 2006
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mercredi 27 septembre 2006
La scène tente de nombreux jeunes romanciers et auteurs. Florian Zeller, le plus médiatisé d'entre eux, joue par exemple depuis le 15 septembre (après "Le manège" et "l'Autre") sa troisième pièce "Si tu mourais" à la prestigieuse Comédie des Champs Elysées tandis qu'Amanda Sthers (en photo ci-contre) dont on a beaucoup parlé récemment, a rencontré un grand succès avec sa première (et difficile) pièce "Le vieux juif blonde". Ariel Kenig interviewé récemment développe lui aussi plusieurs projets au théâtre (adaptation sous forme de lecture de son roman Camping Atlantic, "Elle t'embrasse", "Pas ce soir"...). A côté des classiques de Molière à Shakepeare..., il y a donc une place à prendre pour les plumes contemporaines. Une conférence de la SACD a livré à ce sujet quelques réflexions intéressantes dans le cadre d'un vaste état de lieux intitulé "Soutenir la création théâtrale : quels enjeux pour les auteurs ?". Lire la suite Anticipation, polémique et satire sociale
Paru au printemps dernier et vendu en quatre mois à plus de 200.000 exemplaires, Doukhless (mélange de russe et d'anglais) signifiant "En panne de spirituel" ou "Un homme sans substance" en français, est le roman best-seller de Sergueï Minaev (photo ci-dessous), un trentenaire moscovite jusqu'alors inconnu, qui livre ici une satire de la nouvelle caste de cadres supérieurs russes, à l'heure du capitalisme : snobs, camés et passablement dépressifs... A travers ce portrait au vitriol, dédié à la génération des années 70, il dénonce la perte de valeurs et de repères dans le chaos économique de la Russie post-soviétique. Ca vous rappelle quelque chose ? Lire la suite Anticipation, polémique et satire sociale
mardi 26 septembre 2006
Anticipation, polémique et satire sociale
lundi 25 septembre 2006
Anticipation, polémique et satire sociale - Livres classiques modernes
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dimanche 24 septembre 2006
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jeudi 21 septembre 2006
D'abord il y a eu le choc de Manhattan, ensuite d'Annie Hall, d'Hannah et ses soeurs ou encore d'Interiors et tout récemment celui de Match point (même si le plaisir est légèrement rogné quand on a déjà vu Une place au soleil). La découverte d'un monde doré et cultivé où derrière chaque histoire d'amour, chaque marivaudage, il y a un poème de Keats, un livre de Shakespeare ou un morceau de John Coltrane. Un monde où l'on se fait de grandes déclarations dans une expo d'art moderne, chez un bouquiniste, sous un pont face à l'Hudson ou dans la salle d'attente de son psy... Woody Allen et moi, une grande histoire. Un père spirituel, un idéal masculin, un pygmalion, une muse, un modèle, un sauveur, un mythe... Le seul capable de vous parler aussi bien de l'oeuvre de Verdi que du dernier match de base-ball qu'il vient de voir...
(re)Voir un de ces films, c'est s'émerveiller, engranger chaque fois une nouvelle énergie, c'est retrouver l'espoir, la confiance. Se dire que rien ne va, mais tout roule quand même. C'est déprimer dans un grand éclat de rire. Toujours avec une élégance folle. Mais avant d'être réalisateur, l'homme est auteur. Et même "auteur de sketch pour le music-hall" comme il se qualifie quand il évoque sans honte ses débuts. Il en a gardé un talent incroyable pour les répliques qui font mouche, à l'humour incisif et un goût pour les situations théâtrales. C'est donc tout naturellement qu'il a aussi écrit pour la scène. Adultères (« Three One-Act Plays » en VO) est une fantaisie dramatique : trois courtes pièces (Riverside Drive, Central park West et Old Saybrook) en un acte, indépendantes les unes des autres, avec pour fil conducteur l'adultère donc. Cette oeuvre de jeunesse, montée pour la première fois en 2003 à l'Atlantic Theater de New-York, se joue actuellement à Paris. J'ai eu la chance de les voir. Jubilatoire ! Lire la suite lundi 18 septembre 2006
Actu/Monde du livre - Internet et littérature
Il y a des sacrilèges littéraires qui ne se pardonnent pas... La suite d'"Autant en emporte le vent" ou celle des "Misérables" en font partie. Il faudra désormais sans doute ajouter celle du célébrissime chef d'oeuvre de l'écossais James Matthew Barrie "Peter Pan or the boy who would not grow up " ("Peter Pan ou le garçon qui ne voulait pas grandir"), imaginé en 1902... Les aventures mythiques de l'enfant éternel volant devaient tomber dans le domaine public en 2007, c'est donc avec empressement que l'hôpital pour enfants malades, héritier de James Matthew Barrie, a négocié ce contrat... "Peter Pan in Scarlet", le nom de l'ouvrage, sera donc en vente le 5 octobre prochain... Un site Internet flamboyant accompagne cette sortie. Lire la suite 8 avis -
samedi 16 septembre 2006
Grand succès de David Foenkinos, récompensé par le prix Roger-Nimier, ce troisième roman, publié en 2004, aura été celui qui l'aura révélé au plus grand nombre. Et pour cause, il parvient ici à maîtriser son style burlesque et lui donne enfin toute son ampleur. On y retrouve son univers familier peuplé de héros atypiques, aux névroses obsesionnelles inhabituelles, en proie à l'angoisse de la solitude... Il revisite ici les thèmes universels de la quête amoureuse, du couple et de l'usure du désir, sous un jour complètement inédit et ludique. Entre conte délirant, roman d'amour et d'aventures décalé et parabole sur les sentiments... Faire rire est une mission bien difficile pour un roman, privé des mimiques ou des inflexions de la voix.
En général, un roman qualifié de "drôle" peut au mieux faire sourire ou amuser intérieurement mais rarement susicter de francs éclats de rire. "Le potentiel érotique de ma femme" relève pourtant le défi et parvient par sa seule narration, à faire s'esclaffer !
Une seule condition : accepter de laisser tout rationalisme au vestiaire ! Lire la suite Littérature trentenaires & urbaine - Anticipation, polémique et satire sociale
Premier recueil de nouvelles de Vincent Ravalec, "Un pur moment de rock'n roll", paru en 1992 est un concentré d'humanité à la fois fragile et pittoresque, émouvante et pathétique : celle des cancres, des zonards, voyous, taulards junkies ou des "petites putes"...
Un microcosme interlope dans lequel il a toujours évolué, lui le banlieusard de Clamart qui a échoué à son CAP menuiserie ! "Ce milieu, j'évolue dedans depuis mon adolescence. Les héros de mes bouquins ce sont mes potes, ceux avec lesquels je vis tous les jours.", dit-il. Dans le genre qu'il maîtrise à la perfection (la nouvelle) et qui se prête le mieux à sa langue orale, nerveuse et vivace, il brosse leurs portraits avec humour et tendresse, évitant tout cynisme ou sordide et dépeint des situations toutes plus cocasses les unes que les autres...
Un film (resté assez inaperçu), adapté de ce recueil (et de "Les Clefs du bonheur") a même été réalisé par Manuel Boursinhac (avec Vincent Elbaz et Samy Naceri). Lire la suite vendredi 15 septembre 2006
Anticipation, polémique et satire sociale
Dans le confort de notre monde moderne aseptisé et parfaitement organisé, difficile d'imaginer qu'une catastrophe pourrait ébranler en quelques secondes cette vie surprotégée. Ce genre de chose n'arrive qu'à la télévision, provoquant une petit pic d'adrénaline par procuration et une certaine fascination morbide... Mais quand cela se produit "en vrai", comment réagir face à la menace et au "désordre" ? Tous les repères et l'illusion "d'être intouchable" basculent. Et c'est la conscience aigue voire intolérable de notre fragilité humaine et de notre fin inéluctable qui se réveillent pour nous hanter...
Ecrit deux ans avant Tchernobyl et paru en 1984, date très orwellienne, ce roman aux accents d'anticipation à la fois technologique, biologique et psychologique, a reçu le National Book Award. Lire la suite Rentrées littéraires - Littérature intimiste
A travers les voix de quatre filliations d'enfants, d'un jeune californien à une fillette allemande, Nancy Huston restitue la vision d'une époque (du IIIe Reich à notre ère moderne juste après le 11 septembre) vue par les yeux de "l'innoncence"... Mais déjà si jeunes, leur être est abîmé et trahi par leur environnement. Endolori par leurs lignes de failles (familles) internes, héritées du passé. Le poids de l'histoire et des origines vers lesquelles le roman remontera peu à peu jusqu'au coeur du "noeud". Dans ce superbe et douloureux roman, Nancy Huston célèbre, avec virtuosité, la mémoire, la fidélité, la résistance et la musique comme alternatives au mensonge. Qu'il émane de la guerre, du terrorisme des extrémismes de toutes sortes ou même des mères absentes ou étouffantes… Et nous montre que l’enfance n’est pas le paradis perdu auquel on veut nous faire croire... Un roman récompensé par le prix Femina 2006. Lire la suite jeudi 14 septembre 2006
Anticipation, polémique et satire sociale
Publié en 1976, ce troisième roman (après Last Exit to Brooklyn et La Geôle) du génie littéraire américain qu'était Hubert Selby est souvent considéré comme son chef d'oeuvre absolu. Bien différent de l'univers sordide habituel de ses écrits, il a choisi dans ce roman de mettre en scène un jeune yuppie, un jeune cadre dynamique, dont seul le prénom résonne comme un signe de mauvaise augure, Harry (prénom que l'auteur reprend systématiquement de roman en roman pour incarner son héros souvent condamné d'avance : du Harry primaire et violent de "Last Exit To Brooklyn" au Harry fantasque qui hallucine dans "La Geôle" en passant par le Harry dévasté par la drogue de "Retour à Brooklyn"). Promis à une destinée dorée, il sera pourtant la proie de ses obsessions mentales qui le conduiront petit à petit à une autodestruction irréversible... Un magistral portrait masculin en lutte contre lui-même dans la société puritaine et étouffante du rêve américain. Lire la suite Humeurs et autres curiosités littéraires
Comment mettre un peu d'animation à un dîner entre fins lettrés sans pour autant semer la zizanie ?
Facile... Lancer le sujet éternel mais ô combien fédérateur du "La littérature contemporaine c'est de la merde et du c'était mieux avant..." Vous verrez immédiatement les têtes acquiescer, s'enthousiasmer, se gargariser, abonder dans votre sens et se lancer dans des tirades enflammées "C'est une honte...", "Tous ces pseudo-auteurs de merde...", "Il n'y a plus de vrai écrivain en France... (à part peut-être moi ?)". Patati et patata. C'est bien connu : "Un bon écrivain est un écrivain mort". Tout le monde s'auto-congratulera de cette saine prise de conscience. Et c'est là que le Buzz littéraire entre en scène (sous les tomates, la poire et le fromage)... Lire la suite mercredi 13 septembre 2006
Un titre qui peut effrayer les auteurs wanna-be, qui préparent leur premier roman ou attendent fièvreusement sa publication.
C'est pourtant le thème original du roman "Parano" de l'écrivain canadien Jan Lars Jensen qui raconte ici sa propre histoire. Celle d'un auteur qui, après la publication de son premier roman, tombe en dépression et tente de se suicider. lundi 11 septembre 2006
Bret Easton Ellis, Jay McInerney ou encore Donna Tartt la vénèrent.
La romancière, scénariste et journaliste, Joan Didion, figure de proue des intellectuels américains s'est faite remarquer dans les années 60 et 70 avec ses romans à la cruauté épurée et stylisée sur la faune dorée (et déchue) d'Hollywood ou de New-York ou encore de la jet set littéraire...
Retour sur le parcours d'une grande dame des lettres américaine, référence et inspiratrice de la littérature américaine d'aujourd'hui. Lire la suite 12 avis -
Rentrées littéraires - Littérature trentenaires & urbaine
Ce nouveau roman paru chez Scali (sous l'impulsion de Stéphane Million) et signé de l'illustre inconnu Lucien Cerise, (jeune philosophe et co-fondateur de la revue Philosophie, également auteur de plusieurs Rebonds dans Libération pour défendre son ami Michel Houellebecq lors de son procès sur l'Islam) semble à vrai dire
très appétissant ! Humour décalé, analyse des maux de notre société avec une verve corrosive, roman d'époque et de génération... Bref tout ce qu'on aime sur le Buzz littéraire. L'auteur s'est plus particulièrement penché sur la perte des identités sexuelles, avec tous les déchirements que cela suppose, sujet très en vogue et qui sonne très Technikart ! Une sorte de "Conjuration des imbéciles d'aujourd'hui, affreusement réaliste", décrit son éditeur. Rien que ça ! A découvrir donc... Lire la suite samedi 9 septembre 2006
Pour certains (qui n'ont souvent jamais lu une ligne d'elle), elle se réduit à un "coup marketing" et à un sacrilège (une petite culotte à demi-dévoilée avec humour sur la couverture de son premier livre "Warm-up"). Pour d'autres, heureusement plus nombreux (mais plus discrets), elle incarne une certaine fraîcheur et audace. Une nouvelle féminité à la fois piquante, sucrée et pétillante à l'image de son écriture.
"La plume de Bénédicte Martin est ronde, croquante et bien loin de la littérature 'trash', genre porno un peu graveleux et sans intérêt", la décrivait très justement la blogueuse littéraire Clarabel. Trois ans après son premier opus (pour lequel elle a obtenu le prix Contrepoint de Littérature Française 2004) et la polémique qui s'ensuivit, beaucoup se demandaient ce que devenait la jeune écrivain. On lui connaissait un nouveau rôle sur TPS Star, celui d'animatrice de l'émission "En attendant minuit", succédant ainsi à Claire Castillon, mais la belle aux yeux d'amande restait très discrète, n'accordant que peu d'interviews.
Le Buzz littéraire est partie à sa rencontre. Une jolie rencontre... Lire la suite
Saisissez un nom d'auteur ou un nom de livre dans Google, vous aboutirez dans 99.9% sur le site Evene.fr.
Ce site culturel (dont le nom est inspiré des notions d'événement, de nouveauté et de féminité -Eve-), lancé en 2003 est né du site "Citations du Monde", créé par l'éditeur Stricto Senso. Depuis, il a fait du chemin et semble en bonne voie pour atteindre l'objectif qu'il s'était fixé : devenir un site culturel francophone de référence ! Lire la suite 7 avis -
Littérature trentenaires & urbaine - Rentrées littéraires
Auréolé des recommandations dithirambiques de Joyce Carol Oates ("un roman drôle, profond, avec un sens aigu de l'absurde...)", de Jay Mc Inerney ("le plus drôle et le plus intelligent des romans sur la crise post-adolescence pré-adulte") et d'une flopée de grands journaux new-yorkais (The New York Observer, Vogue, The New-York Times : "Ce roman post-moderne, post-tout impertinent et drôle semble développer sans ironie aucune une conscience sociale...), le phénomène Kunkel, auteur d'un premier roman "Indecision" ne peut qu'intriguer (et alimenter de grandes espérances...). Mais les mésaventures de ce trentenaire new-yorkais et globe trotter, en proie à une indécision maladive tiennent-elles vraiment leurs promesses ? Lire la suite Anticipation, polémique et satire sociale
Avant-gardiste disjonctée new-yorkaise des années 70, aujourd'hui étudiée par les universités anglo-saxonnes qui en font l'emblème de la radicalité, Kathy Acker revendiquait l'héritage de Kerouac ou de Burroughs, et comme eux subit controverse et censure. Représentante de la seconde vague de la Beat generation, cette féministe acharnée morte en 1997 (année de la mort de ses maîtres Allen Ginsberg et William S. Burroughs) à Tijuana (elle n'a pas eu droit aux hôpitaux gratuits), est l'auteur d'une oeuvre subversive voire osbcène, novatrice tant sur le fond que sur la forme.
C'est dans les années 80 qu'elle connaît le succès avec la publication de "Sang et stupre au lycée". Dans cet ovni graphique et littéraire, elle confesse ce terrible constat qui résume en quelque sorte son oeuvre : "Les écrivains créent ce qu'ils créent à partir de leur souffrance pleine d'effroi, de leur sang, de leurs tripes en bouillie, du magma horrible de leurs entrailles. Plus ils sont en contact avec leurs entrailles, plus ils créent. (...) La vie d'un écrivain est horrible et solitaire. Les écrivains sont bizarres alors gardez vos distances."
Ecrit à l'âge de 30 ans, cette oeuvre inclassable est qualifiée de chef d'oeuvre punk, picaresque et expérimental.
Et surtout profondément amoral. Il fut d'ailleurs condamné par l'Office Fédéral Allemand de contrôle des médias pour la protection de la jeunesse en 1986, pour outrage aux bonnes moeurs... Lire la suite Anticipation, polémique et satire sociale - Rentrées littéraires
Cru de cette rentrée littéraire 2006, ce "roman de bureau" rédigé par Laurent Quintreau qui se présente spontanément comme "cadre et syndiqué", (plus précisément créatif chez Publicis : tiens encore un publicitaire !) et fondateur de la revue d'avant-garde Perpendiculaire, nous plonge dans une comédie humaine corrosive, celle des fameuses réunions dont les entreprises raffolent. Et plus particulièrement le comité de direction d'une multinationale publicitaire. Haut lieu des réglements de compte, des hypocrisies et autres stratégies du pouvoir, elle s'avère, dans ce récit, un passionnant révélateur de personnalités à travers les monologues intérieurs de 11 cadres. Lire la suite vendredi 8 septembre 2006
Mais qu'est ce qui peut bien motiver les lecteurs à se plonger dans des feuilles imprimées alors que la vie offre tant de sensations autrement plus réelles et tangibles ? Une question à laquelle Christian Authier, auteur sensible, répond.
Et rend ainsi un bel hommage au formidable et indispensable pouvoir de la fiction... L'impossibilité de vivre sans "traîner avec des livres dans les poches et des phrases dans la tête"... Lire la suite Anticipation, polémique et satire sociale
Troisième roman du maître des "fables acides à l’imagination débridée", Choke nous plonge dans un univers bien différent de celui de Fight Club. Pourtant on se sent immédiatement en territoire "palahniukien". On retrouve ici un duo presque fraternel d'anti-héros, unis dans leur folie respective, tentant de lutter contre leurs démons communs : la sex-addiction (la dépendance sexuelle en français). Mais ce n'est que la partie de l'iceberg émergée, il y a en réalité une multitude de secrets sur eux-mêmes qui leur restent à découvrir soit autant d'énigmes à décrypter pour le lecteur. Et ne comptez pas sur Chuck pour vous les servir sur un plateau ! Au fil de chapitres elliptiques, on fait connaissance avec leur monde dingue, leurs petits stratagèmes de survie et manies, jusqu'à l'incroyable révélation sur les origines de l'un d'eux... Parfois hilarant, souvent angoissant, ce troisième roman, qui, pour certains est le meilleur de l'auteur américain, est sans aucun doute bluffant même si la surenchère (et certaines longueurs) l'alourdissent à quelques reprises... Lire la suite jeudi 7 septembre 2006
Cinéma et littérature ne cessent de tisser des passerelles de l'un vers l'autre. C'est ainsi que le trublion de Canal + et "dandy-DJ" Ariel Wizman et Clémence Boulouque, jeune auteure remarquée de "Mort d'un silence", "Sujets libres" ou encore "Chasse à courre", formeront bientôt un duo dans les salles obscures... Lire la suite mercredi 6 septembre 2006
Après l'adaptation récente au cinéma du premier roman d'Olivier Adam "Je vais bien, ne t'en fais pas", actuellement sur les écrans, les éditions du Dilettante nous confirme dans sa lettre mensuelle de rentrée littéraire "le potin hollywoodien" qui alimente les conversations depuis quelque temps... L'occasion de découvrir également le nouveau site Internet de l'éditeur, entièrement remanié, avec quelques vidéos d'auteurs.mardi 5 septembre 2006
Anticipation, polémique et satire sociale
Comme beaucoup, peut-être avez-vous vu et apprécié le film choc "Fight Club" adapté en 1999 par David Fincher. Si ce n'est encore fait, découvrez également le livre qui l'a inspiré très fidèlement. Son auteur, Chuck Palahniuk (prononcez "paul-ah-nik"), invente ici un nouveau genre à mi chemin entre la science fiction, la fable philosophique, la farce délirante, le roman noir et l'anticipation sociale. Mais aussi roman d'amour, de fraternité, d'apprentissage...
D'une richesse et d'une inventivité hors norme, il donne à voir les impasses de nos sociétés occidentales en imaginant les conséquences extrêmes du "système". Chaque phrase de ce premier roman, à la fois manifeste libertaire et porte-voix d'une génération, est désormais devenue culte. Chacun peut y trouver un écho et l'interpréter à sa façon. Car c'est aussi cela la force de ce livre : les différents niveaux de lecture et de perceptions qu'il comprend (et qui changent à chaque relecture). Nihiliste, faschiste, nazi, anarchiste, nauséabond, dangereux... : tout a été dit sur ce brûlot.
Chuck Palahniuk est "un barge amoral", "un dérangé", "un maître du chaos" a t'on aussi souvent entendu et s'il était tout simplement extra-lucide ? Lire la suite lundi 4 septembre 2006
Rentrées littéraires - Internet et littérature
Révélation de l'année littéraire 2005 avec son premier roman "Kiffe, kiffe demain" vendu à plus de 230 000 exemplaires et traduit dans 21 langues, la jeune auteure Faïza Guène âgée de 21 ans (surnommée "la Sagan des banlieues" ou "la Sagan des cités" par l'International Herald Tribune et Newsweek), a droit à un traitement de star par son heureux éditeur Hachette Littérature.
Au programme un mini-site pour elle toute seule et un blog qui retrace sa success story et informe de son actualité en cette rentrée littéraire. Une réussite ! Lire la suite 30 avis -
Actu/Monde du livre - Rentrées littéraires
Suite à notre interview croisée avec Ariel Kenig, ce dernier m'a gentiment informée d'une soirée littéraire ("Les jeudis littéraires") à laquelle il participait jeudi dernier au "Thé des écrivains". A deux pas de la place des vosges, dans un salon de thé cosy à mi chemin entre une bibliothèque et un appartement bobo, la soirée accueillait trois jeunes auteurs publiant tous en cette rentrée littéraire, un deuxième roman : Thomas Lélu ("Perdu de vue"), Ariel Kenig ("La pause"), Léonara Miano ("Contours du jour qui vient"). Après lecture d'extraits de leurs livres respectifs par trois comédients, les auteurs ont répondu à quelques questions de Hubert Artus et Georges-Emmanuel Morali (les propriétaires du lieu), sur leur travail d'écriture et initié un débat sur la question de la précarité des jeunes. Le caractère bien trempé de Léonara Miano a mis un peu de piment à cette intéressante soirée qui nous a permis de découvrir ou mieux connaître trois jeunes talents de la nouvelle scène littéraire française... Lire la suite Anticipation, polémique et satire sociale - Littérature trentenaires & urbaine - Rentrées littéraires
Ce premier roman d'une ex- e-buisness girl (une "wonderwoman" comme elle se surnomme) repentie, nous replonge dans l'ambiance survoltée des années 2000 et des starts-up pléthoriques où Internet était le nouvel Eldorado des entreprises et des jeunes diplômés d'HEC, pensant devenir millionnaire en quelques mois... L'héroïne de Flore Vasseur a vécu cette époque au coeur de son système, à Manhattan, à New-York.
Mais quand sonne le glas des investissements record des capital risqueurs, la jeune consultante ne sait plus que faire de ses business plans et décide de changer de vie... Ou de vivre tout simplement, justement ? Lire la suite dimanche 3 septembre 2006
Si vous lisez Buzz littéraire régulièrement, peut-être vous souviendrez-vous que nous avions été sollicités en juin dernier, pour participer à l'émission "Génération Europe 1" afin de réagir sur la littérature des trentenaires. J'avais donc participé avec joie sur ce thème qui me touche particulièrement même si le résultat avait été plutôt piteux ! Cette fois-ci j'ai réagi sur les blogs d'auteurs à la demande de la journaliste Catherine Nivez qui anime un nouveau rendez-vous à l'antenne : la revue des Blogs. Lire la suite 11 avis -
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samedi 2 septembre 2006
Dossiers littéraires - Romans graphiques - Sélection les dossiers littéraires
Un vent érotique souffle sur les romans graphiques parus ces derniers mois... Désir des "corps impatients" qui s'emmêlent, s'entrechoquent, fusionnent gonflés de plaisir, de jouissance ou s'approchent timides et maladroits, se heurtent... Les plumes sont précises ou floues, les traits de crayons ronds presqu'enfantins ou encore épurés, stylisés ou faussement hésitants. Pudique et/ou sans tabou, la vision de l'amour charnel moderne n'aura jamais été aussi bien rendue, dans toute sa diversité ! Et pour une fois "on vous fait un dessin" : Petite sélection de ces nouvelles BD sensuelles, euphorisantes et aphrodisiaques... à lire à deux (illustration ci-contre : le "Kamasutra du lecteur" )... Lire la suite un avis -
vendredi 1 septembre 2006
Rentrées littéraires - Anticipation, polémique et satire sociale
Sensation littéraire du moment outre-Atlantique, Adrienne Miller, ex-rédactrice en chef des pages littéraires du célèbre magazine Esquire, a révélé ses talents de romancière dans un premier roman, "Fergus" subtil et sophistiqué tournant en satire le snobisme et les manipulations du milieu de l'art contemporain, mécènes et artistes (égratinant au passage Cindy Sherman et Gilbert et Georges...), à travers une famille américaine du Midwest en pleine crise.
Un talent qui l'a faite comparée au prestigieux Jonathan Franzen !Anticipation, polémique et satire sociale - Livres classiques modernes
Il est toujours intimidant d'approcher les monuments littéraires, ces "livres culte" héritiers d'une génération, d'une époque mythique : la "Beat generation" comme elle s'est baptisée. En d'autres termes la littérature américaine des années 50/60, contestataire, immorale et souvent hallucinogène, dont Hubert Selby Jr fut l'une des grandes voix, plébiscité aussi bien par Burgess et Beckett que par Lou Reed ou David Bowie...
Tour à tour encensé, haï, censuré par les tribunaux britanniques puis marginalisé de son fait (il a vécu la fin de sa vie seul et quasiment anonyme à Los Angeles), il est une référence incontournable de nombreux jeunes auteurs actuels. Ecrit en 7 ans, Last Exit to Brooklyn paru en 1964, est un premier roman sorti du "bas-ventre de New York", "un boulet de charbon rougeoyant arraché à l'enfer de l'âme humaine" qui lui a valu, dès sa sortie d'être comparé à Céline.
Dans ce recueil de six nouvelles, Selby raconte non pas le rêve américain rose et clinquant mais la réalité des quartiers sordides où les déshérités tentent de trouver une issue de secours, une "exit", à l'impasse de leur vie. Et pour cela tous les coups sont permis. Une exploration sans fards de l'âme humaine en perdition et de sa duplicité, servie par une écriture sèche et désespérée d'une rare puissance. On essaie de comprendre, de trouver des raisons mais ce que Selby nous montre, c'est qu'il n'y a justement rien à justifier. C'est le monde, la vérité, tout simplement. Lire la suite Littérature trentenaires & urbaine
Rentrées littéraires - Revue de presse et des blogs
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