Buzz Littéraire
Livres intimistes Romans graphiques Satire / anticipation sociale Rhétorique amoureuse Littérature trentenaire / urbaine Buzz littéraire
La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

vendredi 29 septembre 2006

Jeunes romanciers français à l'international

Alors que le New-Yorker publie les jeunes romanciers américains et leur assure ainsi un rayonnement international, il n'existe pas d'équivalent français de ce prestigieux magazine. La barrière de la langue en est l'une des premières raisons évidentes. CulturesFrance, l'association dépendant des ministères de la Culture et des Affaires étrangères, a décidé de pallier cette lacune. Une nouvelle chance d'émerger pour les jeunes talents littéraires français ? Lire la suite

mercredi 27 septembre 2006

Les jeunes auteurs brûlent les planches !

La scène tente de nombreux jeunes romanciers et auteurs. Florian Zeller, le plus médiatisé d'entre eux, joue par exemple depuis le 15 septembre (après "Le manège" et "l'Autre") sa troisième pièce "Si tu mourais" à la prestigieuse Comédie des Champs Elysées tandis qu'Amanda Sthers (en photo ci-contre) dont on a beaucoup parlé récemment, a rencontré un grand succès avec sa première (et difficile) pièce "Le vieux juif blonde". Ariel Kenig interviewé récemment développe lui aussi plusieurs projets au théâtre (adaptation sous forme de lecture de son roman Camping Atlantic, "Elle t'embrasse", "Pas ce soir"...). A côté des classiques de Molière à Shakepeare..., il y a donc une place à prendre pour les plumes contemporaines. Une conférence de la SACD a livré à ce sujet quelques réflexions intéressantes dans le cadre d'un vaste état de lieux intitulé "Soutenir la création théâtrale : quels enjeux pour les auteurs ?". Lire la suite

"En panne de spirituel" (Doukhless) par Sergueï Minaev, le nouveau Beigbeder russe

Paru au printemps dernier et vendu en quatre mois à plus de 200.000 exemplaires, Doukhless (mélange de russe et d'anglais) signifiant "En panne de spirituel" ou "Un homme sans substance" en français, est le roman best-seller de Sergueï Minaev (photo ci-dessous), un trentenaire moscovite jusqu'alors inconnu, qui livre ici une satire de la nouvelle caste de cadres supérieurs russes, à l'heure du capitalisme : snobs, camés et passablement dépressifs... A travers ce portrait au vitriol, dédié à la génération des années 70, il dénonce la perte de valeurs et de repères dans le chaos économique de la Russie post-soviétique. Ca vous rappelle quelque chose ? Lire la suite

"U.V" de Serge Joncour, Péril en la demeure (avec piscine...)

Récompensé par le prix France Télévision, ce quatrième roman de Serge Joncour, remarqué avec son roman "Vu" en 1998 (qui n'a rien à voir avec le thème d'U.V si ce n'est le jeu de mot sur leur titre respectif) est paru en 2003 aux éditions Le Dilettante, et adapté au cinéma par un jeune réalisateur Gilles Paquet Brenner en mai 2007 (le scénario a été co-écrit par Lolita Pille). L'auteur en entomologiste poursuit ici son exploration d'univers sombres où règnent une inquiétude sourde, une mélancolie et une angoisse diffuse, toutes ces "situations délicates" qui le passionnent (et qui seront aussi le titre de son recueil de nouvelles) et qu'il cisèle avec une cruauté subtile et ambigüe, enserrant ses personnages dans l'étau de leur solitude... La critique a notamment saluer son "humour froid" et "sa créativité métaphorique et langagière". Il crée ici un nouveau genre de "roman noir" où la psychologie des personnages est au coeur de ses récits. U.V joue ainsi la carte du "faux" thriller psychologique et de la satire sociale, en imaginant une intrigue familiale autour d'un mystérieux convive sur fond de villa luxueuse en bord de mer... Lire la suite

mardi 26 septembre 2006

"Stupeur et tremblements" d'Amélie Nothomb : De cadre sup' à dame pipi, l'enfer des bureaux japonais vue par une jeune belge

Ce huitième roman (au titre emprunté à l'ancien protocole impérial nippon où l'on doit s'adresser à son supérieur avec un respect surhumain), paru en 1999, grand prix de l'Académie française, est une oeuvre charnière dans la bibliographie de la célèbre romanière belge Amélie Nothomb. Alors que jusqu'à présent elle signait des romans en forme de contes allégoriques plutôt noirs aux accents baroques voire scabreux, elle s'inspire ici de sa propre expérience pour livrer "un témoignage" qui reste bien sûr très littéraire, sur le monde du travail japonais, à l'occasion d'un stage au sein d'une méga-société d'import-export. Si le sujet reste sombre et dérangeant par la cruauté des actes décrits, le traitement lui n'avait jamais été aussi réaliste. Le succès (400 000 exemplaires vendus) n'était donc pas assuré d'autant que l'auteur a fait le choix risqué de se concentrer uniquement sur ses journée de travail, sans jamais emmener le lecteur de l'autre côté des baies vitrées dans le trépidant Tokyo. Une sorte d'enfermement volontaire avec la victime et ses tortionnaires cadres japonais ! Un pari qui fonctionne très bien contre toute attente, et permet d'aller au fond du sujet en creusant toutes les facettes de ce système où elle est prise peu à peu au piège. Adapté en 2002 par Alain Corneau avec Sylvie Testud dans le rôle titre, ce roman captivant trouve une nouvelle résonnance fidèle à l'esprit du livre à la fois onirique et anxiogène, à l'humour ludique (on retrouve une lecture off en français de passages du roman et les dialogues sont joués en japonais !).
Ce n'est pas la première fois qu'elle utilise ses souvenirs puisqu'elle avait déjà abordé son enfance dans "Le sabotage amoureux" (1993), pourtant elle trouve dans ce court récit, mené avec rythme et un style plus vivant que jamais, une puissance narrative nouvelle. Puissance qu'elle retrouvera, dans une moindre mesure (le sujet étant moins fort) dans son "Métaphysique des tubes" (une parodie de biographie de sa petite enfance de 0 à 3 ans au Japon). Lire la suite

lundi 25 septembre 2006

"Le festin nu" de William S. Burroughs, Voyage au bout des monstres intérieurs...

A l'occasion des 30 ans de sa collection "L'Imaginaire" (et des 10 ans de la mort de l'auteur), les éditions Gallimard ont ré-édité en tirage limité le roman de William S. Burroughs, "Le festin nu", accompagné du DVD de Cronenberg. Chef de file de la "Beat generation" aux côtés de Kerouac (avec "Sur la route") et du poète Ginsberg (avec ""Howl et Kaddish") et symbole de la contre-culture américaine, le "Festin Nu" est le livre le plus emblématique et légendaire de cette littérature "maudite" sous le signe du sexe sans entraves ni tabous, de la marginalité, des drogues et de la violence... Mais aussi une réflexion sur les moeurs modernes, la morale, ou encore le flicage et la culture (de consommation) de la société occidentale... Ecrit à la suite de "Junkie" et de "Queer", ses confessions douloureuses sur sa vie de drogué et son homosexualité frustrée, "Le festin nu" a été rédigé à l’époque la plus sombre – ou la plus heureuse de sa vie ? – lorsqu’il vivotait de came plus ou moins coupée dans un bouge infect de Tanger. C'est à Paris en 1958, qu'il met en forme ses notes éparpillées, dont le titre a été soufflé par Kerouac. Le festin nu est "cet instant pétrifié et glacé où chacun peut voir ce qui est piqué au bout de sa fourchette.", selon son explication. L’éditeur français Olympia Press l’imprime en 1959. Après un débat houleux sur sa violence et sa soi-disant pornographie, "Naked Lunch" paraît aux Etats-Unis en 1962, mais s'attirera les foudres de la censure américaine puritaine et sera même condamné en 1965. Qualifié de "visionnaire de la littérature moderne", il est l'un des premiers, dès les années 60, à dénoncer les méfaits du capitalisme et l’utilisation des hommes comme des objets économiques mais aussi des applications de la science et de la génétique sur l'humain.
S'attabler à ce "festin nu" c'est pénétrer les arcanes hallucinées de l'écrivain camé, fou, dangereux, pénétrer ses fantasmes et délires tour à tour grotesque, surréaliste, horrifique, absurde ou au contraire miraculeusement et incroyablement lucide et juste.
C'est en tout cas une expérience éprouvante et déroutante, parfois fastidieuse si l'on ne parvient pas à lâcher prise et à accepter de suivre, voire de se perdre, dans ses convulsions et cauchemars paranoïdes, sans en rechercher à tout prix un lien ou une interprétation logique... Lire la suite

"La vie sexuelle de Catherine M" de Catherine Millet, Histoire de C

En 2004, 3 ans après sa parution en France un petit livre devance de 3 longueurs des poids lourds tels que Mary Higgins Clark ou Patricia Highsmith au box-office anglo-saxon. Son nom ? « The sexual life of Catherine M. » En français « La vie sexuelle de Catherine M », le récit explicite de l’éducation sexuelle et des nombreuses aventures (en particulier « sexualité de groupe ») de la très respectable et intellectuelle directrice du magazine Art Press (une référence dans le milieu de l’art moderne), ouvrage souvent comparé à "My Secret Life" d'Henry Miller (anonyme initialement). Lauréat du prix Sade 2001 et traduit dans 36 pays. 300 000 exemplaires vendus en Allemagne en quelques mois, 100 000 en Hollande, 260 000 en Angleterre, en Australie et surtout aux Etats-Unis (voir les différentes "reviews" anglo-saxonnes), fait rarissime pour un livre français. Pas mal pour un livre qui n’avait été tiré qu’à 2000 exemplaires… avant de se vendre à 1 million dans son propre pays ! Près de 2, 5 millions d’exemplaires auraient été aujourd’hui vendus tout pays confondu. Porté par un énorme buzz lié à son aura sulfureuse d’une part, et l’identité de son auteur d’autre part, ce livre a comme d’habitude été victime de bon nombre de préjugés et raccourcis réducteurs. 7 ans plus tard, loin du scandale médiatique, redonnons sa juste valeur à ce précis d’exploration intime, véritable ovni érotico-littéraire : Lire la suite

dimanche 24 septembre 2006

Prix du premier roman pour jeunes auteurs wanna-be...

Les Éditions Le Manuscrit, en partenariat avec le journal Métro, lancent la 4e édition de leur Prix du Premier Roman. Ce prix, a pour vocation de découvrir des auteurs talentueux. Lire la suite

Après les blogs d'"écrivains mystère", le blog d'"éditeur mystère"...

Depuis le 3 juillet, un blog dévoile de manière cryptée les secrets et les coulisses du métier d'une maison d'édition, nous apprend le blog de Livres hebdo. Le feuilleton n’est pas signé, mais le jeu pourrait, plutôt, consister à deviner de quelle société il s’agit. « Un feuilleton dont l'intrigue se déroule dans une maison d'édition parisienne », voici comment "Les éditeurs" se définit Lire la suite

Les talents de la rentrée à découvrir par les librairies Cultura

Depuis 4 ans, à l'occasion de la rentrée littéraire, Cultura apporte son soutien à des auteurs débutants, publiant leur premier ou second roman. Découvrez le détail de la sélection 2006 réalisée par ses libraires : Lire la suite

jeudi 21 septembre 2006

"Adultères" de Woody Allen, le génie des névroses et autres trahisons amoureuses new-yorkaises

D'abord il y a eu le choc de Manhattan, ensuite d'Annie Hall, d'Hannah et ses soeurs ou encore d'Interiors et tout récemment celui de Match point (même si le plaisir est légèrement rogné quand on a déjà vu Une place au soleil). La découverte d'un monde doré et cultivé où derrière chaque histoire d'amour, chaque marivaudage, il y a un poème de Keats, un livre de Shakespeare ou un morceau de John Coltrane. Un monde où l'on se fait de grandes déclarations dans une expo d'art moderne, chez un bouquiniste, sous un pont face à l'Hudson ou dans la salle d'attente de son psy... Woody Allen et moi, une grande histoire. Un père spirituel, un idéal masculin, un pygmalion, une muse, un modèle, un sauveur, un mythe... Le seul capable de vous parler aussi bien de l'oeuvre de Verdi que du dernier match de base-ball qu'il vient de voir... (re)Voir un de ces films, c'est s'émerveiller, engranger chaque fois une nouvelle énergie, c'est retrouver l'espoir, la confiance. Se dire que rien ne va, mais tout roule quand même. C'est déprimer dans un grand éclat de rire. Toujours avec une élégance folle. Mais avant d'être réalisateur, l'homme est auteur. Et même "auteur de sketch pour le music-hall" comme il se qualifie quand il évoque sans honte ses débuts. Il en a gardé un talent incroyable pour les répliques qui font mouche, à l'humour incisif et un goût pour les situations théâtrales. C'est donc tout naturellement qu'il a aussi écrit pour la scène. Adultères (« Three One-Act Plays » en VO) est une fantaisie dramatique : trois courtes pièces (Riverside Drive, Central park West et Old Saybrook) en un acte, indépendantes les unes des autres, avec pour fil conducteur l'adultère donc. Cette oeuvre de jeunesse, montée pour la première fois en 2003 à l'Atlantic Theater de New-York, se joue actuellement à Paris. J'ai eu la chance de les voir. Jubilatoire ! Lire la suite

lundi 18 septembre 2006

Peter-Pan II : le héros de notre enfance va t'il devenir "grand" ?

Il y a des sacrilèges littéraires qui ne se pardonnent pas... La suite d'"Autant en emporte le vent" ou celle des "Misérables" en font partie. Il faudra désormais sans doute ajouter celle du célébrissime chef d'oeuvre de l'écossais James Matthew Barrie "Peter Pan or the boy who would not grow up " ("Peter Pan ou le garçon qui ne voulait pas grandir"), imaginé en 1902... Les aventures mythiques de l'enfant éternel volant devaient tomber dans le domaine public en 2007, c'est donc avec empressement que l'hôpital pour enfants malades, héritier de James Matthew Barrie, a négocié ce contrat... "Peter Pan in Scarlet", le nom de l'ouvrage, sera donc en vente le 5 octobre prochain... Un site Internet flamboyant accompagne cette sortie. Lire la suite

samedi 16 septembre 2006

Le potentiel érotique de ma femme : La vie conjugale revue et corrigée par la fantaisie décalée de David Foenkinos

Grand succès de David Foenkinos, récompensé par le prix Roger-Nimier, ce troisième roman, publié en 2004, aura été celui qui l'aura révélé au plus grand nombre. Et pour cause, il parvient ici à maîtriser son style burlesque et lui donne enfin toute son ampleur. On y retrouve son univers familier peuplé de héros atypiques, aux névroses obsesionnelles inhabituelles, en proie à l'angoisse de la solitude... Il revisite ici les thèmes universels de la quête amoureuse, du couple et de l'usure du désir, sous un jour complètement inédit et ludique. Entre conte délirant, roman d'amour et d'aventures décalé et parabole sur les sentiments... Faire rire est une mission bien difficile pour un roman, privé des mimiques ou des inflexions de la voix. En général, un roman qualifié de "drôle" peut au mieux faire sourire ou amuser intérieurement mais rarement susicter de francs éclats de rire. "Le potentiel érotique de ma femme" relève pourtant le défi et parvient par sa seule narration, à faire s'esclaffer ! Une seule condition : accepter de laisser tout rationalisme au vestiaire ! Lire la suite

"Un pur moment de rock'n roll" de Vincent Ravalec : Nouvelles de zonards à la Hubert Selby, version titi parisien

Premier recueil de nouvelles de Vincent Ravalec, "Un pur moment de rock'n roll", paru en 1992 est un concentré d'humanité à la fois fragile et pittoresque, émouvante et pathétique : celle des cancres, des zonards, voyous, taulards junkies ou des "petites putes"... Un microcosme interlope dans lequel il a toujours évolué, lui le banlieusard de Clamart qui a échoué à son CAP menuiserie ! "Ce milieu, j'évolue dedans depuis mon adolescence. Les héros de mes bouquins ce sont mes potes, ceux avec lesquels je vis tous les jours.", dit-il. Dans le genre qu'il maîtrise à la perfection (la nouvelle) et qui se prête le mieux à sa langue orale, nerveuse et vivace, il brosse leurs portraits avec humour et tendresse, évitant tout cynisme ou sordide et dépeint des situations toutes plus cocasses les unes que les autres... Un film (resté assez inaperçu), adapté de ce recueil (et de "Les Clefs du bonheur") a même été réalisé par Manuel Boursinhac (avec Vincent Elbaz et Samy Naceri). Lire la suite

vendredi 15 septembre 2006

Bruit de fond de Don DeLillo, Un monde de morts en sursis...

Dans le confort de notre monde moderne aseptisé et parfaitement organisé, difficile d'imaginer qu'une catastrophe pourrait ébranler en quelques secondes cette vie surprotégée. Ce genre de chose n'arrive qu'à la télévision, provoquant une petit pic d'adrénaline par procuration et une certaine fascination morbide... Mais quand cela se produit "en vrai", comment réagir face à la menace et au "désordre" ? Tous les repères et l'illusion "d'être intouchable" basculent. Et c'est la conscience aigue voire intolérable de notre fragilité humaine et de notre fin inéluctable qui se réveillent pour nous hanter... Ecrit deux ans avant Tchernobyl et paru en 1984, date très orwellienne, ce roman aux accents d'anticipation à la fois technologique, biologique et psychologique, a reçu le National Book Award. Lire la suite

"Lignes de faille" de Nancy Huston, l'innocence perdue en héritage

A travers les voix de quatre filliations d'enfants, d'un jeune californien à une fillette allemande, Nancy Huston restitue la vision d'une époque (du IIIe Reich à notre ère moderne juste après le 11 septembre) vue par les yeux de "l'innoncence"... Mais déjà si jeunes, leur être est abîmé et trahi par leur environnement. Endolori par leurs lignes de failles (familles) internes, héritées du passé. Le poids de l'histoire et des origines vers lesquelles le roman remontera peu à peu jusqu'au coeur du "noeud". Dans ce superbe et douloureux roman, Nancy Huston célèbre, avec virtuosité, la mémoire, la fidélité, la résistance et la musique comme alternatives au mensonge. Qu'il émane de la guerre, du terrorisme des extrémismes de toutes sortes ou même des mères absentes ou étouffantes… Et nous montre que l’enfance n’est pas le paradis perdu auquel on veut nous faire croire... Un roman récompensé par le prix Femina 2006. Lire la suite

jeudi 14 septembre 2006

"Le démon" d'Hubert Selby Jr, Harry un ami qui vous veut du mal... malgré lui

Publié en 1976, ce troisième roman (après Last Exit to Brooklyn et La Geôle) du génie littéraire américain qu'était Hubert Selby est souvent considéré comme son chef d'oeuvre absolu. Bien différent de l'univers sordide habituel de ses écrits, il a choisi dans ce roman de mettre en scène un jeune yuppie, un jeune cadre dynamique, dont seul le prénom résonne comme un signe de mauvaise augure, Harry (prénom que l'auteur reprend systématiquement de roman en roman pour incarner son héros souvent condamné d'avance : du Harry primaire et violent de "Last Exit To Brooklyn" au Harry fantasque qui hallucine dans "La Geôle" en passant par le Harry dévasté par la drogue de "Retour à Brooklyn"). Promis à une destinée dorée, il sera pourtant la proie de ses obsessions mentales qui le conduiront petit à petit à une autodestruction irréversible... Un magistral portrait masculin en lutte contre lui-même dans la société puritaine et étouffante du rêve américain. Lire la suite

Faut-il brûler la littérature "nouvelle génération" (bon et pis c'est quoi ce concept bidon d'abord ?) ?

Comment mettre un peu d'animation à un dîner entre fins lettrés sans pour autant semer la zizanie ? Facile... Lancer le sujet éternel mais ô combien fédérateur du "La littérature contemporaine c'est de la merde et du c'était mieux avant..." Vous verrez immédiatement les têtes acquiescer, s'enthousiasmer, se gargariser, abonder dans votre sens et se lancer dans des tirades enflammées "C'est une honte...", "Tous ces pseudo-auteurs de merde...", "Il n'y a plus de vrai écrivain en France... (à part peut-être moi ?)". Patati et patata. C'est bien connu : "Un bon écrivain est un écrivain mort". Tout le monde s'auto-congratulera de cette saine prise de conscience. Et c'est là que le Buzz littéraire entre en scène (sous les tomates, la poire et le fromage)... Lire la suite

mercredi 13 septembre 2006

Quand publier un premier roman mène au suicide: "Parano" de Jan Lars Jensen

Un titre qui peut effrayer les auteurs wanna-be, qui préparent leur premier roman ou attendent fièvreusement sa publication. C'est pourtant le thème original du roman "Parano" de l'écrivain canadien Jan Lars Jensen qui raconte ici sa propre histoire. Celle d'un auteur qui, après la publication de son premier roman, tombe en dépression et tente de se suicider.
"Allongé dans mon lit, j'attendais mon tueur. Je ne doutais pas qu'il viendrait durant la nuit mais fus déconcerté par la manière dont il choisit de révéler sa présence." Le début de Parano, met immédiatement le lecteur dans l'ambiance (noire) de ce livre où l'auteur décrit sa descente aux enfers avec une sincérité saisissante. Lire la suite

lundi 11 septembre 2006

Hommage à Joan Didion, muse de Bret Easton Ellis, Jay McInerney ou encore Donna Tartt...

Bret Easton Ellis, Jay McInerney ou encore Donna Tartt la vénèrent. La romancière, scénariste et journaliste, Joan Didion, figure de proue des intellectuels américains s'est faite remarquer dans les années 60 et 70 avec ses romans à la cruauté épurée et stylisée sur la faune dorée (et déchue) d'Hollywood ou de New-York ou encore de la jet set littéraire... Retour sur le parcours d'une grande dame des lettres américaine, référence et inspiratrice de la littérature américaine d'aujourd'hui. Lire la suite

Photographie d'un hamburger, de Lucien Cerise : les tribulations d'un névropathe parisien, sur fond de guerre des sexes mondialisée...

Ce nouveau roman paru chez Scali (sous l'impulsion de Stéphane Million) et signé de l'illustre inconnu Lucien Cerise, (jeune philosophe et co-fondateur de la revue Philosophie, également auteur de plusieurs Rebonds dans Libération pour défendre son ami Michel Houellebecq lors de son procès sur l'Islam) semble à vrai dire très appétissant ! Humour décalé, analyse des maux de notre société avec une verve corrosive, roman d'époque et de génération... Bref tout ce qu'on aime sur le Buzz littéraire. L'auteur s'est plus particulièrement penché sur la perte des identités sexuelles, avec tous les déchirements que cela suppose, sujet très en vogue et qui sonne très Technikart ! Une sorte de "Conjuration des imbéciles d'aujourd'hui, affreusement réaliste", décrit son éditeur. Rien que ça ! A découvrir donc... Lire la suite

samedi 9 septembre 2006

Des nouvelles de Bénédicte Martin : Une délicate, scandaleuse malgré elle... (nouveau roman : "Perspectives de paradis")

Pour certains (qui n'ont souvent jamais lu une ligne d'elle), elle se réduit à un "coup marketing" et à un sacrilège (une petite culotte à demi-dévoilée avec humour sur la couverture de son premier livre "Warm-up"). Pour d'autres, heureusement plus nombreux (mais plus discrets), elle incarne une certaine fraîcheur et audace. Une nouvelle féminité à la fois piquante, sucrée et pétillante à l'image de son écriture. "La plume de Bénédicte Martin est ronde, croquante et bien loin de la littérature 'trash', genre porno un peu graveleux et sans intérêt", la décrivait très justement la blogueuse littéraire Clarabel. Trois ans après son premier opus (pour lequel elle a obtenu le prix Contrepoint de Littérature Française 2004) et la polémique qui s'ensuivit, beaucoup se demandaient ce que devenait la jeune écrivain. On lui connaissait un nouveau rôle sur TPS Star, celui d'animatrice de l'émission "En attendant minuit", succédant ainsi à Claire Castillon, mais la belle aux yeux d'amande restait très discrète, n'accordant que peu d'interviews. Le Buzz littéraire est partie à sa rencontre. Une jolie rencontre... Lire la suite

Zoom sur Evene : le site littéraire en version intégrale !

Saisissez un nom d'auteur ou un nom de livre dans Google, vous aboutirez dans 99.9% sur le site Evene.fr. Ce site culturel (dont le nom est inspiré des notions d'événement, de nouveauté et de féminité -Eve-), lancé en 2003 est né du site "Citations du Monde", créé par l'éditeur Stricto Senso. Depuis, il a fait du chemin et semble en bonne voie pour atteindre l'objectif qu'il s'était fixé : devenir un site culturel francophone de référence ! Lire la suite

"Indecision" de Benjamin Kunkel : Parcours initiatique d'un adulescent new-yorkais en quête de certitudes

Auréolé des recommandations dithirambiques de Joyce Carol Oates ("un roman drôle, profond, avec un sens aigu de l'absurde...)", de Jay Mc Inerney ("le plus drôle et le plus intelligent des romans sur la crise post-adolescence pré-adulte") et d'une flopée de grands journaux new-yorkais (The New York Observer, Vogue, The New-York Times : "Ce roman post-moderne, post-tout impertinent et drôle semble développer sans ironie aucune une conscience sociale...), le phénomène Kunkel, auteur d'un premier roman "Indecision" ne peut qu'intriguer (et alimenter de grandes espérances...). Mais les mésaventures de ce trentenaire new-yorkais et globe trotter, en proie à une indécision maladive tiennent-elles vraiment leurs promesses ? Lire la suite

"Sang et stupre au lycée" de Kathy Acker, le conte cauchemardesque et punk d'une adolescente damnée

Avant-gardiste disjonctée new-yorkaise des années 70, aujourd'hui étudiée par les universités anglo-saxonnes qui en font l'emblème de la radicalité, Kathy Acker revendiquait l'héritage de Kerouac ou de Burroughs, et comme eux subit controverse et censure. Représentante de la seconde vague de la Beat generation, cette féministe acharnée morte en 1997 (année de la mort de ses maîtres Allen Ginsberg et William S. Burroughs) à Tijuana (elle n'a pas eu droit aux hôpitaux gratuits), est l'auteur d'une oeuvre subversive voire osbcène, novatrice tant sur le fond que sur la forme. C'est dans les années 80 qu'elle connaît le succès avec la publication de "Sang et stupre au lycée". Dans cet ovni graphique et littéraire, elle confesse ce terrible constat qui résume en quelque sorte son oeuvre : "Les écrivains créent ce qu'ils créent à partir de leur souffrance pleine d'effroi, de leur sang, de leurs tripes en bouillie, du magma horrible de leurs entrailles. Plus ils sont en contact avec leurs entrailles, plus ils créent. (...) La vie d'un écrivain est horrible et solitaire. Les écrivains sont bizarres alors gardez vos distances." Ecrit à l'âge de 30 ans, cette oeuvre inclassable est qualifiée de chef d'oeuvre punk, picaresque et expérimental. Et surtout profondément amoral. Il fut d'ailleurs condamné par l'Office Fédéral Allemand de contrôle des médias pour la protection de la jeunesse en 1986, pour outrage aux bonnes moeurs... Lire la suite

"Marge brute" de Laurent Quintreau : Plongée intérieure dans l'enfer des comités de direction

Cru de cette rentrée littéraire 2006, ce "roman de bureau" rédigé par Laurent Quintreau qui se présente spontanément comme "cadre et syndiqué", (plus précisément créatif chez Publicis : tiens encore un publicitaire !) et fondateur de la revue d'avant-garde Perpendiculaire, nous plonge dans une comédie humaine corrosive, celle des fameuses réunions dont les entreprises raffolent. Et plus particulièrement le comité de direction d'une multinationale publicitaire. Haut lieu des réglements de compte, des hypocrisies et autres stratégies du pouvoir, elle s'avère, dans ce récit, un passionnant révélateur de personnalités à travers les monologues intérieurs de 11 cadres. Lire la suite

vendredi 8 septembre 2006

"Les lecteurs : une race curieuse", par Christian Authier (Une si douce fureur)

Mais qu'est ce qui peut bien motiver les lecteurs à se plonger dans des feuilles imprimées alors que la vie offre tant de sensations autrement plus réelles et tangibles ? Une question à laquelle Christian Authier, auteur sensible, répond. Et rend ainsi un bel hommage au formidable et indispensable pouvoir de la fiction... L'impossibilité de vivre sans "traîner avec des livres dans les poches et des phrases dans la tête"... Lire la suite

"Choke" de Chuck Palahniuk, Odyssée initiatique et métaphysique d'un sex-addict en quête de rédemption...

Troisième roman du maître des "fables acides à l’imagination débridée", Choke nous plonge dans un univers bien différent de celui de Fight Club. Pourtant on se sent immédiatement en territoire "palahniukien". On retrouve ici un duo presque fraternel d'anti-héros, unis dans leur folie respective, tentant de lutter contre leurs démons communs : la sex-addiction (la dépendance sexuelle en français). Mais ce n'est que la partie de l'iceberg émergée, il y a en réalité une multitude de secrets sur eux-mêmes qui leur restent à découvrir soit autant d'énigmes à décrypter pour le lecteur. Et ne comptez pas sur Chuck pour vous les servir sur un plateau ! Au fil de chapitres elliptiques, on fait connaissance avec leur monde dingue, leurs petits stratagèmes de survie et manies, jusqu'à l'incroyable révélation sur les origines de l'un d'eux... Parfois hilarant, souvent angoissant, ce troisième roman, qui, pour certains est le meilleur de l'auteur américain, est sans aucun doute bluffant même si la surenchère (et certaines longueurs) l'alourdissent à quelques reprises... Lire la suite

jeudi 7 septembre 2006

Scénario à quatre mains entre Ariel Wizman et Clémence Boulouque

Cinéma et littérature ne cessent de tisser des passerelles de l'un vers l'autre. C'est ainsi que le trublion de Canal + et "dandy-DJ" Ariel Wizman et Clémence Boulouque, jeune auteure remarquée de "Mort d'un silence", "Sujets libres" ou encore "Chasse à courre", formeront bientôt un duo dans les salles obscures... Lire la suite

mercredi 6 septembre 2006

Le "potin hollywoodien" des éditions du Dilettante signé Johnny Depp

Après l'adaptation récente au cinéma du premier roman d'Olivier Adam "Je vais bien, ne t'en fais pas", actuellement sur les écrans, les éditions du Dilettante nous confirme dans sa lettre mensuelle de rentrée littéraire "le potin hollywoodien" qui alimente les conversations depuis quelque temps... L'occasion de découvrir également le nouveau site Internet de l'éditeur, entièrement remanié, avec quelques vidéos d'auteurs.

Lire la suite

mardi 5 septembre 2006

La bombe Palahniuk : Fight Club, guérilla de cols blancs anti-yuppie, anti-capitaliste, anti-ikea...

Comme beaucoup, peut-être avez-vous vu et apprécié le film choc "Fight Club" adapté en 1999 par David Fincher. Si ce n'est encore fait, découvrez également le livre qui l'a inspiré très fidèlement. Son auteur, Chuck Palahniuk (prononcez "paul-ah-nik"), invente ici un nouveau genre à mi chemin entre la science fiction, la fable philosophique, la farce délirante, le roman noir et l'anticipation sociale. Mais aussi roman d'amour, de fraternité, d'apprentissage... D'une richesse et d'une inventivité hors norme, il donne à voir les impasses de nos sociétés occidentales en imaginant les conséquences extrêmes du "système". Chaque phrase de ce premier roman, à la fois manifeste libertaire et porte-voix d'une génération, est désormais devenue culte. Chacun peut y trouver un écho et l'interpréter à sa façon. Car c'est aussi cela la force de ce livre : les différents niveaux de lecture et de perceptions qu'il comprend (et qui changent à chaque relecture). Nihiliste, faschiste, nazi, anarchiste, nauséabond, dangereux... : tout a été dit sur ce brûlot. Chuck Palahniuk est "un barge amoral", "un dérangé", "un maître du chaos" a t'on aussi souvent entendu et s'il était tout simplement extra-lucide ? Lire la suite

L'ennui est il le vrai hédonisme ? Extrait de 99 francs de Frédéric Beigbeder

Frédéric Beigbeder s'interroge sur la relation entre hédonisme, ennui et vie au présent... Lire la suite

lundi 4 septembre 2006

Promo web en or pour Faïza Guène et "Du rêve pour les oufs" : du mini-site au blog...

Révélation de l'année littéraire 2005 avec son premier roman "Kiffe, kiffe demain" vendu à plus de 230 000 exemplaires et traduit dans 21 langues, la jeune auteure Faïza Guène âgée de 21 ans (surnommée "la Sagan des banlieues" ou "la Sagan des cités" par l'International Herald Tribune et Newsweek), a droit à un traitement de star par son heureux éditeur Hachette Littérature. Au programme un mini-site pour elle toute seule et un blog qui retrace sa success story et informe de son actualité en cette rentrée littéraire. Une réussite ! Lire la suite

Soirée littéraire avec Thomas Lélu, Ariel Kenig et Léonara Miano au Thé des écrivains

Suite à notre interview croisée avec Ariel Kenig, ce dernier m'a gentiment informée d'une soirée littéraire ("Les jeudis littéraires") à laquelle il participait jeudi dernier au "Thé des écrivains". A deux pas de la place des vosges, dans un salon de thé cosy à mi chemin entre une bibliothèque et un appartement bobo, la soirée accueillait trois jeunes auteurs publiant tous en cette rentrée littéraire, un deuxième roman : Thomas Lélu ("Perdu de vue"), Ariel Kenig ("La pause"), Léonara Miano ("Contours du jour qui vient"). Après lecture d'extraits de leurs livres respectifs par trois comédients, les auteurs ont répondu à quelques questions de Hubert Artus et Georges-Emmanuel Morali (les propriétaires du lieu), sur leur travail d'écriture et initié un débat sur la question de la précarité des jeunes. Le caractère bien trempé de Léonara Miano a mis un peu de piment à cette intéressante soirée qui nous a permis de découvrir ou mieux connaître trois jeunes talents de la nouvelle scène littéraire française... Lire la suite

"Une fille dans la ville" de Flore Vasseur : A quoi rêvent les e-business girls quand la bulle Internet éclate ?

Ce premier roman d'une ex- e-buisness girl (une "wonderwoman" comme elle se surnomme) repentie, nous replonge dans l'ambiance survoltée des années 2000 et des starts-up pléthoriques où Internet était le nouvel Eldorado des entreprises et des jeunes diplômés d'HEC, pensant devenir millionnaire en quelques mois... L'héroïne de Flore Vasseur a vécu cette époque au coeur de son système, à Manhattan, à New-York. Mais quand sonne le glas des investissements record des capital risqueurs, la jeune consultante ne sait plus que faire de ses business plans et décide de changer de vie... Ou de vivre tout simplement, justement ? Lire la suite

dimanche 3 septembre 2006

Buzz littéraire invité sur Europe 1 pour "La revue des blogs"

Si vous lisez Buzz littéraire régulièrement, peut-être vous souviendrez-vous que nous avions été sollicités en juin dernier, pour participer à l'émission "Génération Europe 1" afin de réagir sur la littérature des trentenaires. J'avais donc participé avec joie sur ce thème qui me touche particulièrement même si le résultat avait été plutôt piteux ! Cette fois-ci j'ai réagi sur les blogs d'auteurs à la demande de la journaliste Catherine Nivez qui anime un nouveau rendez-vous à l'antenne : la revue des Blogs. Lire la suite

Un éditeur pour le blogueur Brad-Pitt Deuchfalh ?

Nous vous présentions cet été dans le cadre de notre dossier sur les romans d'ados, le blog de Brad-Pitt Deuchfalh, qui connaît un succès croissant. C'est désormais un éditeur qui s'intéresserait à "sa vie rocambolesque". Lire la suite

samedi 2 septembre 2006

Corps à corps : Quand les auteurs illustrent le désir... (à lire à deux !)

Un vent érotique souffle sur les romans graphiques parus ces derniers mois... Désir des "corps impatients" qui s'emmêlent, s'entrechoquent, fusionnent gonflés de plaisir, de jouissance ou s'approchent timides et maladroits, se heurtent... Les plumes sont précises ou floues, les traits de crayons ronds presqu'enfantins ou encore épurés, stylisés ou faussement hésitants. Pudique et/ou sans tabou, la vision de l'amour charnel moderne n'aura jamais été aussi bien rendue, dans toute sa diversité ! Et pour une fois "on vous fait un dessin" : Petite sélection de ces nouvelles BD sensuelles, euphorisantes et aphrodisiaques... à lire à deux (illustration ci-contre : le "Kamasutra du lecteur" )... Lire la suite

Florian Zeller réplique au Figaro

Souvenez-vous... Il y a quelques jours, nous nous étonnions des pratiques étranges du Figaro sur les blogs littéraires. Une citation d'un commentaire émanant d'un manifestement "faux" Florian Zeller avait en particulier été reprise, texto, par le journal, sans l'once d'un doute journalistique. L'auteur apprenant cette méprise s'est apparemment rapproché de la rédaction pour démentir ces propos en indiquant qu'il ne perdait pas son temps à répondre aux internautes émettant "des commentaires oiseux sur ses livres sans les avoir lus". Le Figaro cite enfin sa source (le blog livres de Fluctuat) pour rétablir les faits dans son édition du 31 août. Lire la suite

vendredi 1 septembre 2006

"Fergus" par Adrienne Miller, l'ex-rédactrice en chef branchée new-yorkaise publie un premier roman comparé à Franzen !

Sensation littéraire du moment outre-Atlantique, Adrienne Miller, ex-rédactrice en chef des pages littéraires du célèbre magazine Esquire, a révélé ses talents de romancière dans un premier roman, "Fergus" subtil et sophistiqué tournant en satire le snobisme et les manipulations du milieu de l'art contemporain, mécènes et artistes (égratinant au passage Cindy Sherman et Gilbert et Georges...), à travers une famille américaine du Midwest en pleine crise. Un talent qui l'a faite comparée au prestigieux Jonathan Franzen !
Depuis Akron, Ohio où elle a passé son enfance, Adrienne Miller a fait du chemin. Elle qui se considère toujours comme une vraie « Midwesterner », arrive à New York en 1994 et, à vingt-deux ans, devient assistante à la rédaction de GQ, en charge de la sélection des nouvelles proposées au magazine et de la critique littéraire, jusque-là négligée.. Lire la suite

"Last exit to Brooklyn" d'Hubert Selby Jr : Bienvenue dans les bas-fonds de l'âme humaine...

Il est toujours intimidant d'approcher les monuments littéraires, ces "livres culte" héritiers d'une génération, d'une époque mythique : la "Beat generation" comme elle s'est baptisée. En d'autres termes la littérature américaine des années 50/60, contestataire, immorale et souvent hallucinogène, dont Hubert Selby Jr fut l'une des grandes voix, plébiscité aussi bien par Burgess et Beckett que par Lou Reed ou David Bowie... Tour à tour encensé, haï, censuré par les tribunaux britanniques puis marginalisé de son fait (il a vécu la fin de sa vie seul et quasiment anonyme à Los Angeles), il est une référence incontournable de nombreux jeunes auteurs actuels. Ecrit en 7 ans, Last Exit to Brooklyn paru en 1964, est un premier roman sorti du "bas-ventre de New York", "un boulet de charbon rougeoyant arraché à l'enfer de l'âme humaine" qui lui a valu, dès sa sortie d'être comparé à Céline. Dans ce recueil de six nouvelles, Selby raconte non pas le rêve américain rose et clinquant mais la réalité des quartiers sordides où les déshérités tentent de trouver une issue de secours, une "exit", à l'impasse de leur vie. Et pour cela tous les coups sont permis. Une exploration sans fards de l'âme humaine en perdition et de sa duplicité, servie par une écriture sèche et désespérée d'une rare puissance. On essaie de comprendre, de trouver des raisons mais ce que Selby nous montre, c'est qu'il n'y a justement rien à justifier. C'est le monde, la vérité, tout simplement. Lire la suite

Les samedis soirs vus par le petit malheureux (Guillaume Clémentine)

"Le petit malheureux" est l'unique et mémorable roman de Guillaume Clémentine, écrit à l'aube de sa trentaine. Dans ce livre étonnant, il décrit l'existence d'un érémiste parisien, looser magnifique tout à la fois oisif, ivrogne à ses heures, fumiste et surtout terriblement attendrissant derrière son cynisme de façade. Particulièrement doué en théorie, il nous livre celle des "samedis soir" : "glauque", "calme" ou "agité. Une petite typologie truculente ! Lire la suite

Les clefs du bonheur de Vincent Ravalec : les mésaventures rocambolesques des galériens de la vie...

Publié en 1993, juste après "Un pur moment de rock’n’roll", son premier roman qui l’a sorti de l’ombre (et lui valut le prix de Flore) et avant son célèbre "Cantique de la racaille" en 1994 (adapté au cinéma), "Les clefs du bonheur" est un recueil de nouvelles, le genre où l'auteur excelle, qui confirme tout son art pour croquer les mésaventures rocambolesques des galériens de la société. A travers cinq récits hauts en couleur, il affirme son style tragicomique et une voix unique qui rappe, swingue et décolle, dans le grand terrain de jeu urbain qui lui sert de décor. Entre drôlerie, pathétisme et insolence, il dresse une galerie de portraits qu'il est difficile de quitter une fois la dernière page tournée... Lire la suite

Quelle émission TV fera vendre les écrivains en cette rentrée ? (mise à jour)

Après les départs de Fogiel et surtout d'Ardisson, véritable VRP de luxe pour auteurs en promo, ajoutés à la disparition des plateaux TV dits littéraires (Campus...), qui accueillera le livre en cette rentrée littéraire d'automne 2006 ? Lire la suite

Actu

Talents à découvrir...

Écrivains

BUZZ...littéraire a été sélectionné par :
Partenaire de