Buzz Littéraire
Livres intimistes Romans graphiques Satire / anticipation sociale Rhétorique amoureuse Littérature trentenaire / urbaine Buzz littéraire
La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

mardi 30 janvier 2007

Stéphane Audeguy, lauréat du prix des Deux-Magots 2007

L'autre prix du mythique café littéraire de Saint Germain des Prés (après le Prix de Flore) vient d'être décerné à Stéphane Audeguy pour son ambitieux roman picaresque "Fils unique". Lire la suite

Nouveau projet TV transgenre pour Bret Easton Ellis : The Canyons

Récemment -et apparemment toujours en cours- la présentation des trois romans de Céline Curiol, Elise Fontenaille et Céline Minard a suscité un débat inattendu sur les "frontières" (notez bien l'usage des guillemets !) entre littérature générale et SF et plus précisément de "l'étiquette" (re-guillemets) d'anticipation sociale. Une évolution qui semble naturelle au vue d'une littérature de plus en plus transgenre. Bret Easton Ellis en est peut-être le plus représentatif, comme le confirme cette brève qui annonce son nouveau projet de soap opera (développée pour Showtime), à mi-chemin entre l'horreur et la réalité quotidienne d'un groupe de trentenaires californiens... Lire la suite

lundi 29 janvier 2007

Dans l'alcôve des filles : les romans "girly" du moment

Posologie : Si vous avez plus de 35 ans, que la légèreté et le second degré ne font pas partie de vos habitudes, que vous êtes allergique à la presse féminine et/ou que vous appartenez à l'autre moitié de l'humanité, il est recommandé de ne pas aller plus loin dans la lecture de ce billet. Les effets secondaires pourraient être en effet dramatiques ! Pour les autres, bonne nouvelle : les histoires (et déboires) des trentenaires citadines sont de retour ! De Paris à Tokyo... "Sept filles en colère" du collectif de journalistes Sonia Bricout, Claudine Colozzi, Mounia Daoudi, Hélène Piot, Sophie Prévost, Elizabeth Tchoungui et Lucile Vanweydeveldt, "Cabine commune" de Delphine Bertholon (photo ci-contre, RGM), "Le sac de fille" de Marie Desplechin et le poignant "Vibrations" de la japonaise Akasaka Mari : petite sélection de "Chick lit" moderne (pas guimauve)... Lire la suite

jeudi 25 janvier 2007

Le goût des jeunes filles (extrait de "Le goût des femmes laides" de Richard Millet)

Le désir des jeunes filles hante les écrivains et les poètes (voir sur ce thème le dossier : "Les écrivains et la tentation des adolescentes"). La quête d'une beauté gracile qui leur rappelle leur propre jeunesse ? C'est en tout cas la théorie de Richard Millet (déjà auteur en 1993 d'un ouvrage "Le chant des adolescentes", galerie de portraits de jeunes filles dont la beauté fascine et trouble leur professeur) qui tente de s'expliquer son attirance irrépressible même si peu avouable pour ces femmes-enfants : Lire la suite

Spécial "Folie ordinaire" : Régis Jauffret

A l'occasion de la sortie du nouvel opus de Régis Jauffret, le Buzz littéraire vous propose une sélection de ses livres : son nouveau roman Microfictions paru en cette rentrée littéraire de janvier 2007 : un livre-objet en forme de méta-exploration de la fourmilière humaine et deux livres majeurs de l'auteur, précédemment publiés : Histoire d'amour et Fragments de la vie des gens.
A découvrir aussi : Clémence Picot dont on reparlera prochainement. Bonne lecture !

"Microfictions" de Régis Jauffret, Descente impitoyable dans la fourmilière humaine

Le plus obsessionnel de nos grands écrivains nationaux est de retour en cette rentrée littéraire de janvier. Après son Asile de fous (prix Femina 2005), il nous plonge une nouvelle fois au coeur des névroses et psychoses familiales, amoureuses, relationnelles ou professionnelles. Au coeur des microcosmes sociaux et de leur folie confinée.
Fidèle à son matériau d'inspiration préféré : l'humain, à dominante féminine parce que ce sont "les plus complexes" et... "les seules capables de pousser au suicide" (!) confiait-il dans une interview. Il livre en cinq cents polaroïds à la précision chirurgicale, tour à tour étranges, grotesques ou cruels, de nouveaux micro-"fragments de la vie des gens" (un de ses précédents opus à (re-)découvrir aussi par la même occasion). Avec un regard toujours aussi acéré, il explore ces existences qui sentent le renfermé, la mesquinerie ou encore le désespoir de vivre. Une sorte de petite encyclopédie "maniaque" (que Jauffret s'amuse même à classer par ordre alphabêtique) sur la face sombre de la nature humaine, à déguster par petite gorgée (avec un peu de vodka entre chaque rasade)... Lire la suite

"Histoire d'amour" de Régis Jauffret : Radioscopie d'un "noir désir" ou Quand le violeur tombe "amoureux" de sa proie...

Un homme. Une femme. Une rencontre furtive dans un wagon de métro. Un coup de foudre et... le début d'une romance ? Chez Régis Jauffret l'équation est plus complexe et vire plutôt à l'anti-romance. Publié en 1998, ce roman court, dense et hautement troublant imagine une "histoire d'amour" à la fois diabolique, parfois intenable et pourtant intense où le verbe aimer prend les visages les plus pervers jusqu'à la limite la plus extrême. L'un des romans les plus forts et les plus marquants de l'oeuvre de cet écrivain singulier, explorateur infatigable du quotidien, de ses névroses et non-dits, expérimentateur audacieux de la langue et des schémas narratifs, qui partage la noirceur et le cynisme émouvant d'un Michel Houellebecq (sans en avoir étrangement la notoriété ?)... Lire la suite

"Fragments de la vie des gens" de Régis Jauffret : La vie en noir (au goût d'anxiolytique)

Dans ce recueil publié en 2000, Régis Jauffret invente une nouvelle forme de nouvelle (terme qu'il n'aime pas) : le "fragment socio-littéraire" ou encore le "micro-roman". Mille morceaux de vie tranchants et hérissés capturés sur le vif et qui se lisent comme on entrerait par effraction aux domiciles des "gens" : couple, famille ou célibataire en crise... Comme on épierait par la fenêtre de ces immeubles, barres de concentré de vie, de désespoir, ennui ou découragement ordinaires. Les petites et grandes tragédies modernes de l'humanité urbaine en 56 actes. Régis Jauffret, peintre ultra-réaliste des micro-sociétés dans la société brosse ici, à grands coups de pinceau noir, ses angoisses et névroses individuelles. Trajectoires à pic de ces anonymes en souffrance, au malaise insoluble. Une écriture en apnée où jamais l'auteur ne laisse le lecteur reprendre son souffle pour mieux l'engouffrer dans les marécages de l'existence... Lire la suite

mercredi 24 janvier 2007

"Les impasses mortelles du roman français" : Au secours, les bien-pensants de la littérature sont de retour !

Même si l'on tente d'éviter les débats périphériques à la littérature (souvent stériles) sur BUZZ... littéraire, voici tout de même une courte réaction à une nouvelle enquête très intéressante même si sans doute un peu vaine de Télérama. Enquête qui vient une fois de plus apporter de l'eau au moulin à la soi-disante "pauvreté" de la littérature contemporaine française, en dépit de quelques molles réserves... Lire la suite

dimanche 21 janvier 2007

"La Théorie quantitative de la démence" (The Quantity Theory of Insanity) de Will Self

Charles Bukowski disait "Certains ne deviennent jamais fous... Leurs vies doivent être bien ennuyeuses." Will Self, un des auteurs britannique en vogue, sacré par la prestigieuse revue littéraire britannique Granta comme "chef de file de la nouvelle fiction anglaise", a décidé, lui, d'explorer et de mesurer, tel un entomologue, les différentes formes de folie qui peuplent notre quotidien, et plus particulièrement celle des quartiers populaires de Londres, de Camden à Gospel Oak en passant par Crounch End... Une auscultation du "plus sacré des sanctuaires modernes" : l'esprit Avant "Mon idée du plaisir", histoire d'un consultant en marketing aux prises avec son gourou et son Œdipe, et "Les grands singes", tableau d'une société simiesque effroyablement germaine de notre monde humain, il signe ce premier recueil de nouvelles, annonciateur de son univers satirique mâtiné de surréalisme psychédélique. Un prétexte pour laisser libre cours à sa fantaisie et à son humour au gré de six nouvelles mettant en scène un monde loufoque où les morts connaissent une seconde vie dans le Nord de Londres, où les chercheurs scientifiques et autres éminents médecins et psychologue s'avèrent aussi timbrés que leurs patients. Il livre ainsi un catalogue raisonné de tous ces dingues qui ne sont pas toujours ceux que l'on croit... La distanciation crée le malaise: les valeurs se renversent sans qu'on y prenne garde. Le paranormal devient normal, et le quotidien dément. Flirtant avec le fantastique, l'auteur parvient à inquiéter son lecteur tout en le faisant sourire, mais malgré des thèses et trouvailles intéressantes il se perd malheureusement souvent dans des longueurs maladroites qui alourdissent ses récits... Lire la suite

samedi 20 janvier 2007

Coup de coeur des lecteurs : « La Cité des Amants perdus » de Nadeem Aslam

Annie, 54 ans, bibliothécaire en Touraine partage sa lecture enthousiaste de « La Cité des Amants perdus » de Nadeem Aslam (que l'auteur a mis 11 ans à écrire !), une tragédie sur fond de tradition islamique pakistanaine au Nord de l'Angleterre d'aujourd'hui : "J’ai beaucoup aimé « La Cité des Amants perdus » de Nadeem Aslam paru au Seuil début 2006. Le lent déroulement des saisons soutient l’histoire d’une famille pakistanaise emblématique qui vit dans une ville du nord de l’Angleterre, avec, en toile de fond la disparition énigmatique de Jugnu, entomologiste de son Etat et de sa compagne Chanda qui vivaient en couple sans être mariés. Lire la suite

"La vie à deux" et l'obsession des femmes vue par Charles Bukowski (extrait de Women) et Philippe Djian (Zone érogène)

Dans son roman sulfureux intitulé "Women", publié en 1978, le "vieux dégueulasse", figure majeure de la Beat generation, passe en revue ses conquêtes dans l'Amérique des années 60. Mais derrière le prédateur sexuel se cache aussi un grand sentimental... Voici un petit extrait touchant où il évoque ses compagnes sous un jour plus tendre. En écho, un extrait de "Zone érogène", 2e roman de Philippe Djian, paru en 1984, grand lecteur et disciple de Bukowski : Lire la suite

vendredi 19 janvier 2007

Anna Rozen et Internet

En réponse à l'invitation de l'agence Publicis, Anna Rozen a écrit une courte nouvelle "Parler avec le monde" ayant pour thème les rencontres amoureuses sur Internet. Un monde artificiel où le romantisme n'a guère droit de cité... Dialogues hauts en couleur à l'appui ! Elle ne tient pas de blog (car la lecture à l'écran la gêne) mais un journal photos (de clichés sur le vif) en ligne au sein d'une communauté. Lire la suite

Dujardin se glisse dans la peau d'Octave, le publicitaire névrosé de 99 francs (Frédéric Beigbeder)

La très attendue (enfin surtout des lecteurs de Frédéric Beigbeder !) adaptation cinématographique de 99 francs (victime de nombreux rebondissements tant de réalisateur que d'acteurs) qui devrait sortir sur grand écran cette année ( 1er semestre 2007 ) commence à se dévoiler sur la toile... Vous trouverez ci-dessous un petit florilège des premiers clichés disponibles. Avec un Octave/Dujardin en créa parisien intello-branché. Crédible ? A vous de juger du casting... Ajout 19/01/07 : François, le webmaster du flambant neuf site non officiel de Frédéric Beigbeder nous informe du 1e teaser disponible sur le film (très réussi !). Lire la suite

Les influences littéraires de Bret Easton Ellis

L'auteur d'American psycho dévoile les auteurs qui l'ont marqué, donné envie d'écrire et influencé d'une certaine façon... Lire la suite

jeudi 18 janvier 2007

Rentrée poético-folk avec Carla Bruni (No promises)... Quand la guitare de Carla rencontre les vers romantiques du XIXe siècle


Dear Carla,
Je viens de recevoir votre album... et je suis très ennuyée. A cause de vous, je vais devoir tout changer. Oui Carla, à la vue de votre sublime pochette de CD, j'ai compris que c'était là que je voulais habiter. Dans cette chambre hors du temps, ce petit boudoir anglais feutré avec le même coussin en velours vieil or pour lire, posé comme un nuage sur un authentique parquet blond qu'on imagine craquant sous les pieds, les mêmes roses un peu fânées et nappes chamarrées, le transistor sixties, les paniers en osier, la méridienne vintage, la même lumière couleur thé et... et surtout la même chemise de nuit brodée d'héroïne victorienne (avec votre silhouette à la David Hamilton tant qu'à faire !).
Je veux absolument tout ce savant désordre bohême-artistico-chic, ce romantisme surrané du XIXe anglais peuplé de petits trésors kitsh qui invitent aux rêveries, aux veillées douces où l'on se gorge de mandarines et de chocolats sous les patchworks et les plaids irlandais... Un décor, une atmosphère enchantés, parfaits pour écouter votre nouvel album ciselé où vous susurrez les poèmes des plus grands de l'Angleterre et de l'Amérique d'hier, comme autant de secrets précieux et duveteux... Lire la suite

Those dancing days are gone de William Butler Yeats (album "No promises" de Carla Bruni)

Le nouvel album "No promises" de Carla Bruni nous fait (re) découvrir les poètes romantiques anglo-saxons du XIXe siècle.
Le premier single "Those dancing days are gone" (dont l'air ne nous quitte plus une fois écouté !) est l'un des deux poèmes de Yeats choisis par l'artiste qui lui évoque la perte irrémédiable de la jeunesse (son frère et son père sont morts emportant avec eux sa jeunesse sous terre rappelle-t'-elle à ce sujet). Pour vous donner un avant-goût en voici les paroles en anglais avec leur traduction française : Lire la suite

mercredi 17 janvier 2007

"J'ai pas lu mais j'ai adoré" ou De l'art de bien parler des livres que l'on a pas lus...

Tout lecteur qui se respecte aura une fois été confronté à cette terrible angoisse (ou honte avec rougissement phosphorescent à l'appui) du "J'ai pas (encore) lu" alors que votre interlocuteur vous demande hyper enthousiaste ou au contraire catastrophé votre avis sur le dernier "livre dont tout le monde parle en ce moment" ou vous livre son analyse hyper pointue sur ce chef d'oeuvre incontournable que vous DEVEZ avoir lu. Un peu d'improvisation (et de broderie) s'impose donc parfois... Le dernier exemple en date serait probablement "Les bienveillantes". Même ceux qui ne l'ont pas lu en parle très bien : se pâmant ou fustigeant à l'envie (Quoi ? Pourquoi vous me regardez comme ça ?!). Lire la suite

"37°2 le matin" de Philippe Djian : L'amour peut-il sauver de la folie ? ou Itinéraire des amants maudits...

37° 2 le matin paru en 1985 est LE (et troisième) roman de Philippe Djian, celui qui l’a révélé au grand public et l’a transformé en auteur à succès tout en acquérant le titre de «roman culte », écoulé à plus d’un million d’exemplaires (hors traductions). Tout le talent de cet écrivain emblématique des "années 80 rugissantes" se déploie ici avec maîtrise et trouve dés lors une puissance émotionnelle encore jamais atteinte. On retrouve ses thèmes de prédilection : les anti-héros purs et ombrageux en marge de la société, les fêlures qu’ils portent en eux, leur goût de l’absolu, la quête d’un bonheur qui toujours s’échappe, la fuite sur la route et bien sûr… les femmes, ses muses premières et éternelles. Dans ce roman pourtant il s’agit surtout d’une femme : la volcanique et attachante Betty Blue. Contrairement à ses romans précédents, elle n’est pas une simple figurante qui fait « bander » le héros, mais occupe au contraire le devant de la scène. C’est son histoire d’amour extrême et sa destinée tragique qui nous est racontée à travers les yeux de son compagnon. Une histoire d’amants maudits, de « Star-crossed lovers » unis dans une fusion destructrice : un chef d’œuvre et des personnages sur la brèche dignes d’un Tennessee Williams. Lire la suite

mardi 16 janvier 2007

"Gatsby le magnifique" de Francis Scott Fitzgerald, Quand les rêves de cristal et d'amour absolu se brisent...

On ne compte plus les romans ou les auteurs dits "Fitzgeraldiens". Parmi les auteurs "nouvelle génération", Nicolas Rey ou Frédéric Beigbeder (qui a d'ailleurs donné le même titre à son septième roman que celui d'un roman de jeunesse jamais paru du mythique auteur américain : "L'égoïste romantique") héritent souvent du qualificatif, ce qui ne manquera pas d'hérisser les puristes. A quoi tient l'univers et le style du célèbre auteur de "Gatsby le magnifique" et de "Tendre est la nuit" : une certaine élégance, nonchalance, un alcoolisme mondain, un épicurisme, le goût du luxe et des excès ou encore l'illusion des apparences et de la fête permanente sur un air de jazz... Un certain snobisme qui n'est qu'un échappatoire au désenchantement. Une prose légère et brillante comme le champagne, au parfum suave d'une "génération perdue" fascinée par l’acte gratuit, le panache, l’extravagance, la désinvolture enfin retrouvée après la guerre. "Je suis le produit d'un esprit qui ne sait pas ce qu'il veut dans une génération inquiète.", dira d'ailleurs Fitzgerald à son propos.
Lire la suite

lundi 15 janvier 2007

Arnaud Cathrine, La Disparition de Richard Taylor : Portrait en ombres chinoises d'une déroute masculine

Le prolifique Arnaud Cathrine revient en cette rentrée littéraire de janvier avec un sixième roman qui rompt quelque peu avec son style au spleen élégant pour une écriture plus pragmatique voire humoristique. Inspiré d’une nouvelle initialement écrite par l’auteur pour la revue Remix, il fait écho aux premières pages du livre de la romancière écossaise A.L. Kennedy "Le Contentement de Jennifer Wilson" qui en constituent le point de départ. Souvent inspiré par des terres d'ailleurs (le désert texan de "La Route de Midland", le Liverpool "des Vies de Luka", le village perdu d’Estrémadure de "L'invention du père"), il investit cette fois l’Angleterre londonienne au Kent en passant par le Somerset pour mettre en scène la fuite desespérée pour des motifs obscures d’un homme à travers dix voix de femmes. Un roman polyphonique, tendu et noir, qui restitue habilement l'essence d'un homme à travers ses résonnances féminines et où l'on retrouve cette inquiétante étrangeté alliée à ses thèmes de prédilection que sont la perte, la solitude, les non-dits du huis clos familial ou encore l'abandon, qui baignent ses précédents opus. Lire la suite

Extrait de "La fabrication d'un mensonge" d'Audrey Diwan (Flammarion)

Dans ce premier roman, Audrey Diwan entraîne son lecteur dans une plongée, a priori anodine, dans l’univers des boutiques de mariage pour mieux dériver sur un récit en forme de road-movie urbain au féminin. Une amitié profonde entre vendeuses de robes de mariées qui a priori tout oppose se transformera en croisande inattendue, contre le mariage, ce mensonge social et cruel pour les âmes romantiques que sont les jeunes femmes élevées au mythe du prince charmant... Lire la suite

Céline Curiol, Elise Fontenaille et Céline Minard : Trois jeunes romancières à l'assaut du roman d'anticipation !

Dans un genre littéraire qui reste encore un bastion plutôt masculin, trois voix féminines s'élèvent en cette rentrée littéraire de janvier 2007 pour imaginer le monde de demain (plutôt désastreux)... On se souvient d'Anna Rozen qui s'y était aussi risquée et avait créé la surprise à la rentrée littéraire de septembre 2004 avec son Bonheur 230, une fable ironique sur notre futur post-humain où se croisaient clonage, biotechnologies et cybersexe... Cette année, il faudra compter avec Céline Curiol (photo à droite) adoubée par Paul Auster (auteur de "Permission"), Céline Minard (auteur de "Le dernier monde") et Elise Fontenaille (auteur d'"Unica"). Entre cataclysmes universels et danger totalitaire, ces dames sont-elles les nouvelles "George Orwell" ou "Aldous Huxley" modernes ? Présentation en avant-première... Lire la suite

Promenade subjective dans les jardins d'Anna Rozen : "Méfie-toi des fruits", "Plaisir d'offrir, joie de recevoir", "Encore"...

Anna Rozen fait partie de ces romancières particulièrement représentatives de cette littérature "nouvelle génération" qui est l'objet même du Buzz littéraire. Cette quadra épicurienne (génération 60's) possède un charme et une fraîcheur dont on ne se lasse pas de roman en roman et sur ses quelques échappées tels "Le petit garçon qui n'existait pas", un livre illustré avec Dupuy et Berbérian (également auteurs de la couverture de son dernier opus "Vieilles peaux") ou encore une ode à Stevie Wonder ("Encore" chez Naïve éditions). Anna Rozen c'est un spleen acidulé, une loseuse joyeuse, une sensibilité malicieuse d'écorchée. Elle aime la chair, les hommes, les plaisirs, bref la vie la vie même si celle-ci le lui rend rarement. Ces histoires gardent souvent un goût amer où le bonheur se fait discret (ou articificiel comme dans son Bonheur 230)... Une écriture gourmande, provocatrice, tout en rondeur même pour nous raconter le plus acide ou le plus cru. Une plume nue, vraie et pourtant pudique, jamais obscène même si elle est explicite. C'est une grande soeur pétillante et fantasque dont on se sent immédiatement complice et proche. Des romans courts, vifs et denses, sans complexe, dont on se délecte et qui font réfléchir. On ne peut s'empêcher de penser à Bridget Jones quand on lit Anna Rozen, ce qui ne lui ferait sans doute pas plaisir. Mais une Bridget libre, toute en nuance et en subtilité, qui serait filmée par un Claude Sautet ou un Patrice Chéreau (celui d'"Intimité" notamment). Un univers très féminin et sensuel sans aucune mièvrerie ou stéréotypes, bien au contraire. Une certaine violence et lucidité habitent ces écrits avec toujours cet humour si particulier, sa petite musique, en arrière plan. Florilège : Lire la suite

"Tendre est la nuit" de Francis Scott Fitzgerald, l'envers du décor sous le soleil de la Riviera

"Tendre est la nuit", deuxième grand roman qui domine l'oeuvre de Fitzgerald (dont le superbe titre est un hommage à un poème de Keats, "Ode à un rossignol", en exergue du roman), suit de près l'écriture et la publication de "Gastby le Magnifique". Les ventes de ce dernier ayant été décevantes (25 000 exemplaires en un an), l'écrivain avait décidé de travailler sans attendre à un nouveau roman. La première esquisse date de l'été 1925 mais ce n'est qu'en 1934 qu'il put l'achever en raison de nombreux évènements plus ou moins tragiques qui jalonnèrent cette période et qui vont influencer son inspiration : son séjour à Hollywood en tant que scénariste pour United Artists (qui lui fit créer les personnages de Rosemary Hoyt et de sa mère), la première dépression nerveuse de Zelda son épouse qui dut être hospitalisée en Suisse (lieu où se déroule une partie du roman), la mort de son père en 1931 (que son héros Dick Diver connaîtra aussi). Aujourd'hui considérée comme une oeuvre maître de la littérature américaine du XXe siècle, ce témoignage poignant d'un homme trop romantique pour résister aux aubes vives, celui d'une "génération perdue" qui ne peut survivre hors de son "monde d'amour, de beauté, de sécurité sacrifié dans un ouragan de folie amoureuse", ne connut pourtant à l'époque qu'une critique réservée et un public indifférent, avant de disparaître des librairies assez rapidement... Embarquement pour un univers de luxe où miroitent les reflets de frivolité et les illusions amoureuses jusqu'aux aubes cruelles : Lire la suite

dimanche 14 janvier 2007

"La ballade de l'impossible" d'Haruki Murakami : Dérive nostalgique et sensuelle dans le Tokyo étudiant post 68

En cette rentrée littéraire les éditions Belfond ont la bonne idée de ré-éditer "La ballade de l'impossible" (outre la publication de son nouveau roman Le passage de la nuit, drame nocturne à Tokyo) du maître du sentiment, Haruki Murakami. Le livre qui a propulsé l'auteur sur le devant de la scène internationale (paru en 1987 au Japon et vendu à plus de 4 millions et demi, et 8 millions si l’on compte les éditions poche, exemplaires) et qui fait écho au fabuleux conte sur le désir et la nostalgie "Au Sud de la frontière, à l'ouest du soleil". A mi-chemin entre un roman d’apprentissage et un "campus-novel" asiatique, poétique et sensuel, l'écrivain japonais revient sur les traces de sa jeunesse étudiante dans les années 70, les amitiés et surtout les relations amoureuses qui ont jalonné cette époque marquée par l'ennui, l'incertitude et un certain plaisir malgré tout, avec en toile de fond les grèves anti-impéralistes, la vie des foyers de garçons, leurs passions musicales et culturelles et les cours d'histoire du théâtre... Comme souvent dans son oeuvre, l'ombre de la mort plane tout au long de ce récit subtil et aérien, sur lequel on se laisse flotter, étrangement apaisé et mélancolique... Lire la suite

samedi 13 janvier 2007

"La fabrication d'un mensonge" d'Audrey Diwan et "La Mariée mise à nu" de Nikki Gemmell : Deux romancières brisent nos dernières illusions sur le mariage...

La première a 26 ans, parisienne bien connue des milieux "hype" au CV à faire pâlir plus d'un (journaliste pour Technikart puis chef de rubrique du magazine Glamour -où elle ausculte notamment les moeurs amoureuses des trentenaires au féminin - et éditrice free lance pour Denoël - entre autres d'Ariel Kenig et donc désormais romancière !), la seconde est australienne, mariée et "sage" mère de famille et... à l'origine d'un scandale littéraire en 2003. En cette rentrée littéraire de janvier 2007, ces deux romancières portent, chacune à leur façon, sans tabou ni complaisance, les derniers coups au mythe du "Mariage idyllique rose bonbon"... Avec pour sous-titre respectif : "Un bon mensonge est d'abord celui qu'on se raconte à soi" et "Personne n’est totalement honnête en matière de sexe et d’amour." Accrochez vos ceintures (et vos lunettes) ! Lire la suite

jeudi 11 janvier 2007

Claire Castillon : Mais pourquoi est-elle aussi "méchante" ?!

Mère indique, sadique voire meurtrière, couple infect, parents acâriatres, enfant pervers... De roman en roman, la plume de la jeune écrivain se révèle de plus en plus féroce et son univers de plus en plus noir. L'explication de l'intéressée : Lire la suite

mercredi 10 janvier 2007

"Opération manuscrits" Technikart : Avis aux auteurs wanna-be !

Cela faisait longtemps que nous n'avions pas parlé des auteurs wanna-be non ? Le magazine Technikart nous fait suivre son nouvel appel à manuscrits pour la seconde édition 2007. Vous pouvez donc adresser à la rédaction vos textes, accompagnés d'un C.V., d'une note de présentation et une enveloppe affranchie (pour le retour éventuel de votre volume). Lire la suite

La minute presse de Buzz... littéraire (3)

A signaler un petit article sympathique paru dans le nouveau magazine féminin Jasmin de cette semaine (6 au 13 janvier 2007), qui se définit comme "un généraliste contemporain pour les femmes entre 25 et 40 ans" d'actualité et de style de vie. Dans la rubrique "Culture", la journaliste Marie Audran a eu la gentillesse de consacrer un petit encadré présentant le Buzz littéraire. Un article vivant et assez représentatif à quelques petits détails près... Lire la suite

"Monsieur Jean", tome 3 de Dupuy-Berbérian : « Les femmes et les enfants d’abord »

Après avoir passé difficilement le cap des 30 ans dans l’album précédent où la quête de l’amour lui donnait des nuits blanches, ce troisième album constitue un album charnière dans la « saga » Monsieur Jean. Il marque en effet la fin du célibat de notre héros avec la rencontre de son âme sœur. Il aura enfin une réponse (et « quelqu’un à présenter » à donner à ses parents qui lui posent la question rituelle à chaque déjeuner familial s’il a « rencontré quelqu’un ». Mais comme on pourrait s’en douter les choses ne sont pas si simples. Entre problème de logement, femme libérée, voisin suicidaire, jalousie d’un ex un peu nerveux et le souvenir douloureux d’un amour de jeunesse… Lire la suite

mardi 9 janvier 2007

Le serrurier volant de Tonino Benacquista et Jacques Tardi, Enigme à double clé

Il est désormais très "tendance" pour les écrivains de partager leur plume avec celle d'un dessinateur. Des collaborations qui donnent naissance à des œuvres graphico-littéraires combinant la narration texte de type romanesque et la narration graphique (dessin, photographie, collage, gravure…), les rendant solidaires, l'un de l'autre. Après Philippe Jaenada avec le duo Dupuy-Berbérian (Les brutes), bientôt Virginie Despentes avec Dame Darcy ou encore les duos sur des BD plus classiques de Frédéric Beigbeder à David Foenkinos, Tonino Benacquista, l'auteur de Les morsures de l'aube ou de l'excellent Saga..., se lance lui aussi dans l'aventure avec le dessinateur et scénariste Jacques Tardi (Rumeurs sur le Rouergue, la série "Adèle Blanc-Sec" et auteur de nombreuses adaptations...). L'une de ses nouvelles "La boîte noire" avait déjà été transposée en BD mais sans son concours. Il signe ici une histoire inédite et originale, fidèle à son univers à la fois noir, humoristique et émouvant, où les mystères (et les conflits) de la psychée et le poids du passé affleurent à la première occasion... Lire la suite

Coup de coeur éditrice : "Les petites morsures" d'Aurore Guitry, par Elodie Mandel (Calmann Lévy)

Dans le cadre de la rubrique Tribune libre, le Buzz littéraire donne la parole à une jeune éditrice : Elodie Mandel chez Calmann Lévy nous a écrit pour partager son coup de coeur pour le premier roman qu'elle publie, d'une jeune auteure au patronyme remarquable... Une première pour les deux jeunes femmes !
"Une fois n'est pas coûtume, même si je ne suis pas attachée de presse, je prends ma souris pour vous faire partager mon coup d'oeil littéraire pour le premier roman d'Aurore Guitry (photo ci-contre)... Parfois, il est bon que les éditeurs se mouillent... Surtout quand on essaie de se faire remarquer parmi les 400 et quelques romans de janvier ! Lire la suite

lundi 8 janvier 2007

Max Monnehay prépare déjà son deuxième roman...

Interviewée par le tout nouveau Magazine des livres (n° de novembre-décembre 2006) , la jeune romancière Max Monnehay (auteur de "Corpus Christine", prix du premier roman 2006) dévoile les grands thèmes de l'intrigue de son prochain roman qui fait écho à sa conception de l'écriture... Avis aux fans (nombreux) ! Lire la suite

Trente ans vu par Francis Scott Fitzgerald (Gatsby le Magnifique)

"Trente ans – promesse de dix années de solitude, d’une liste d’amis célibataires qui n’ira qu’en s’amincissant, d’une réserve d’énergie qui n’ira qu’en s’appauvrissant, de cheveux qui n’iront qu’en s’éclaircissant. Mais Jordan était à côté de moi. Contrairement à Daisy, elle était assez sage pour ne pas s’encombrer, d’âge en âge, de rêves oubliés. Quand la voiture s’est engagée sur le pont, son visage s’est posé contre mon épaule avec lassitude, et le contrecoup des trente ans s’est apaisé sous la calme pression de sa main. Et dans le crépuscule qui nous apportait un peu de fraîcheur, nous avons roulé vers la mort." Lire la suite

"Gatsby le magnifique" et regard sur la littérature contemporaine par Haruki Murakami (La ballade de l'impossible)

Dans son chef d'oeuvre "La ballade de l'impossible", Haruki Murakami décrit longuement les nombreuses références littéraires (américaines) de son narrateur, double à peine voilé de lui-même, qui ont bercé sa jeunesse. Il exprime aussi un certain état d'esprit face à la littérature contemporaine à travers la voix de l'un de ses personnages... Lire la suite

Le conte de fée de Murielle Renault : Quand Buzz littéraire éveille une idée de roman et une vocation d'écrivain...

La petite histoire derrière l'Histoire : En 2004, nous avions organisé, pour le site non officiel de Nicolas Rey un jeu de nouvelles autour du roman : Courir à trente ans. Son principe ? Se mettre dans la peau de Bénédicte (une des héroïnes du roman) et raconter le premier chapitre de son point de vue alors que le personnage principal (Franck) l'attend nerveusement dans un café. Une idée qui a inspiré de nombreuses belles nouvelles dont celle de Murielle Renault, choisie par Nicolas Rey et donc "lauréate" de ce petit concours informel. Quelques temps plus tard, Murielle, encouragée par ce succès, nous annonce qu'elle a repris ce principe pour ré-écrire, cette fois-ci, l'intégralité du premier roman de Nicolas Rey -Treize minutes-, du point de vue de Marion. A sa demande, nous lui conseillons alors de l'adresser à un éditeur. Ce qu'elle fit, sans aucune recommandation ni de notre part, ni de celle de Nicolas Rey qui ne se doutait pas de cette surprise. Et c'est ainsi qu'en novembre dernier, la nouvelle romancière nous annonce que le Dilettante publie ce premier roman original -Enfin la vérité sur les contes de fées- que Nicolas Rey a préfacé, séduit par sa plume. Un joli conte de fée pour un roman en forme d'histoire de princesse moderne... Lire la suite

vendredi 5 janvier 2007

Un homme d'affaires respectable (extrait de "Le démon" d'Hubert Selby)

Dans son chef d'oeuvre "Le démon", un magistral et douloureux portrait masculin dans l'Amérique puritaine et sclérosée des années 70, Hubert Selby démontre comment un jeune cadre brillant et ambitieux de Manhattan sera victime des modèles dans lesquels la société tente de l'enfermer tandis que le démon gronde en lui... Lire la suite

jeudi 4 janvier 2007

"Le maître des illusions" de Donna Tartt, Folie et décadence sur fond de campus de Nouvelle-Angleterre et de cours de grec ancien

Ecrit en dix ans et publié à l'âge de 28 ans, "Le maître des illusions" est un de ces pavés mythiques que les lecteurs se recommandent, par bouche à oreille, d'année en année. Il est l'oeuvre d'une jeune Américaine, née à Greenwood, Mississippi, écrivain précoce, publiant ses premiers poèmes à treize ans et camarade de lycée d'un certain Bret Easton Ellis à qui elle a notamment dédié ce premier roman. Publié en 1993, ce campus-novel, en forme de faux-thriller, qui entremêle passion intellectuelle, littéraire et sentiments absolus jusqu'à la folie meurtrière, fut un succès mondial. Traduit dans 23 langues, "The Secret History", son titre original, fit de Donna Tartt une star littéraire. En 2007, le roman n'a rien perdu de sa force même si ses 700 pages auraient pu être allégées... Lire la suite

mercredi 3 janvier 2007

"Chien jaune" de Martin Amis, un mauvais cru selon le Magazine littéraire

Les premières critiques de cette rentrée littéraire de janvier 2007, riche de 542 nouveaux romans français et étrangers, commencent à poindre. Le très attendu dernier opus de Martin Amis, le talentueux et corrosif auteur de "Money", "London Field" ou encore de La flèche du temps, considéré par la prestigieuse revue littéraire britannique Granta comme l'un des meilleurs romanciers anglais contemporains, a été, contre toute attente, descendu en flèche par le Magazine littéraire du mois de janvier 2007, qui lui consacre une pleine page… de reproches ! Lire la suite

Les vitamines du bonheur de Raymond Carver, La vie est un long malheur tranquille

D'Arnaud Cathrine à Olivier Adam, Marie Desplechin, Régis Jauffret, Tanguy Viel, Christian Oster ou encore Philippe Djian... pour les écrivains de chez nous jusqu'à Haruki Murakami, Martin Amis, Jay McInerney ou Salman Rushdie à l'international... : ils sont nombreux à s'en déclarer adeptes et à se réclamer de son héritage et de son influence littéraire. Raymond Carver, l'écrivain des rivières et des forêts de l'état de Washington, le "Tchekhov américain" comme l'avaient surnommé les critiques littéraires en raison de la même proximité au peuple qu'ils partageaient. Mort en 1988 à l'âge de 50 ans d'un cancer au poumon, il reste en effet une référence absolue pour de nombreux jeunes auteurs et écrivains contemporains majeurs. Et pour cause, l'écrivain du Montana, fondateur des ateliers d'écriture de l'Université de Missoula (avec Brautigan), avait le génie de la nouvelle limpide aux atmosphères et dialogues ciselés, allant jusqu'à ré-écrire 20 fois le même paragraphe pour l'épurer de la moindre trace de pathos ou de sensiblerie. Robert Altman ne s'y est pas trompé quand il adapta, avec succès, en 1994 ses nouvelles dans son film "Short cuts".
Il nous parle de sa vie, de son monde celui d'un fils d'ouvrier de scierie, obligé de sauter de petit boulot en petit boulot dès la fin de ses études secondaires, alcoolique, fumeur, populaire... Dans "Les vitamines du bonheur", l'un de ses plus célèbres recueils, il nous introduit, sans préliminaires, dans les existences étriquées des américains middle class du début des années 80 où le rêve américain reste un mirage aux vapeurs éthyliques tandis que s'amorce le naufrage spirituel de l'Amérique... Lire la suite

Claire Castillon chronique pour les enfants et publie un nouveau recueil de nouvelles en janvier (On n'empêche pas un petit coeur d'aimer)

Alors que David Foenkinos blogue sur Livres hebdo, l'écrivain Claire Castillon (dernier roman : "Insecte " chez Fayard), après avoir prêté ses mots à Kenzo, joue les chroniqueuses pour une nouvelle boutique en ligne de vêtements de luxe pour enfants : "Little Fashion Gallery". Vous avez dit double vie de l'écrivain ? Elle publie également, lors de la rentrée littéraire de janvier 2007, un recueil de nouvelles dans la veine d'Insecte, dédié cette fois-ci aux relations hommes-femmes. La plume de l'auteur est toujours aussi pessimiste et parfois assez cruelle... Lire la suite

mardi 2 janvier 2007

Résolution 2007 : Devenir "romanesque"...

Quoi de plus revigorant qu'un début ? Une nouvelle promesse, une nouvelle chance de... "repartir du bon pied", se racheter, pardonner, rappeler, dire "Oui" ou pourquoi pas "réussir" (on ne sait pas exactement quoi mais quelque chose !). Bref de devenir enfin "parfait(e)"...
Les grands projets se sont tous bâtis sur des aubes nouvelles. Alors que certains se jurent, peut-être, en ces prémices 2007, d'écrire leur premier roman, j'ai décidé que mon grand projet sera de devenir "romanesque" !
Car après tout, on a tous en nous quelque chose de romanesque non ?
C'est juste une question d'état d'esprit.
Juste une attitude... Lire la suite

Les auteurs se présentent : William Pierre (Samedi soir un DJ m'a sauvé la vie)

Nous inaugurons la nouvelle rubrique "Tribune libre" avec un jeune auteur, passionné de musique (The Carpenters, 2Pac, Donna Summer, MC5, The Neptunes, Prince, Leonard Cohen...) qui nous a écrit pour se présenter : William Pierre, auteur de "Samedi soir un DJ m'a sauvé la vie". Il nous fait savoir qu'il sera de plus l'invité cet après-midi de l'émission de Tewfik Hakem, Le Choix des livres, sur France Culture.
"Bonjour,
Je m'appelle William Pierre, j'ai 30 ans. Samedi soir un DJ m'a sauvé la vie est mon premier roman, aux éditions Françoise Truffaut, trouvable dans toutes les bonnes librairies, paru en octobre 2006. J'ai fait une rencontre fin octobre à la librairie EN MARGE à Paris sous forme d'une lecture avec extraits musicaux (car le livre parle beaucoup de musique). Le 23 novembre, j'ai été l'invité de l'émission "Le Choix des Livres" sur France Culture. Lire la suite

Talents à découvrir...

Écrivains

BUZZ...littéraire a été sélectionné par :
Partenaire de