Buzz Littéraire
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La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

mercredi 28 février 2007

"Elles" de Frédéric Boilet : L'homme qui aimait (et dessinait !) les femmes

Frédéric Boilet, dessinateur français exilé au Japon depuis est l'un des rares passeurs entre les deux cultures d'Orient et d'Occident. On lui doit en France la découverte de mangakas tels que Taniguchi, Tsuge ou Takahama. Il est aussi l'un des rares français à pouvoir prétendre au titre de mangaka et à avoir exploré parmi les premiers les contre-allées de l'autobiographie. Pionnier du travail sur l'intime, il poursuit son oeuvre libre-libertine, ludique et légère, dans laquelle sa quête de l'éternel féminin reste primordiale. Dans un "manifeste de la Nouvelle Manga" il insistait d'ailleurs sur le féminin de "la" manga qui pour lui est la véritable traduction, par opposition "au" manga, terme masculin qui évoque chez nous des BD violentes ou pornographiques pour adolescents. Dans "L'apprenti japonais" (titre de l'un de ses célèbres albums où il retraçait 12 années de sa vie au Japon) il affirmait déjà : « Les Japonaises sont formidables et si ça ne tenait qu'à moi, je ne parlerais que d'elles dans ces chroniques». C'est chose faite avec "Elles ", un recueil de nouvelles graphiques inédites, réalisées entre 1997 et 2003. Après "Love Hotel" ou "36 15 Alexia" qui effeuillaient déjà les "Geishas" modernes, il décrit en neuf histoires, neuf rencontres avec autant de jeunes japonaises modernes, timides, taquines ou impétueuses..., prétextes à une série de variations sur la féminité japonaise et les rencontres amoureuses à Tokyo. Lire la suite

"Vieilles peaux" d'Anna Rozen : Arsenic et vieilles dentelles...

Anna Rozen, l'auteur sensuelle et épicurienne de "Plaisir d'offrir, joie de recevoir" ou encore de "Méfie-toi des fruits", aurait-elle peur de vieillir et du spectre de la mort ? Ce nouvel opus, composé de trois amples nouvelles, pourrait bien lui servir à exorciser ses angoisses. Quoi de mieux en effet que de se projeter, avec l'ironie malicieuse dont elle a le secret, pour éradiquer ! La romancière âgée de 47 ans explore ici à sa manière l'archétype de "la femme mûre" sautillante, égocentrique, anxieuse ou résignée et termine sur un exercice de style non sans rappeler le récent Microfictions de Régis Jauffret. Des variations inégales mais savoureuses qui ne manquent pas de mordant ! Lire la suite

"Les racines du mal" de Maurice G. Dantec, Théorie du chaos et de la prédation humaine

Publié en 1995, grand prix de l'imaginaire et prix Rosny Aîné en 1996, ce roman culte (écoulé à 60 000 exemplaires à l'époque ) a révélé Maurice G. Dantec à un large public, après le succès de son premier ouvrage "La sirène rouge" (la cavale infernale d'une gamine au cœur de l'Europe gangrenée) qui le consacre "prince", "chef de file de l'école du néopolar", "messie du cyberpolar français" ou encore du "polar d'anticipation", "neuropolar" ou "polar technoïde"... Les étiquettes ne manquent pas ! Un roman d'avant sa reconversion au catholicisme, son combat chrétien, sioniste, pro-américain, anti-laïque, fasciste et "contre-révolutionnaire militant"... Déchaînant (déjà !) les passions, ce livre encore qualifié de "black book neuromatriciel" se distingue notamment par la combinaison des genres qu'il réussit à opérer en particulier celui du roman noir policier et de la science-fiction (prospection scientifique), tout en les dynamitant par une myriade de considérations politiques, métaphysiques ou encore philosophiques... Ce qui lui confère des allures de roman à thèse. Foisonnant donc, imaginatif sans aucun doute, haletant parfois mais surtout inégal voir bancal, "Les racines du mal" tente comme leur titre l'indique de remonter à l'origine de la violence et des crimes humains, dans ses tréfonds les plus obscurs et d'en comprendre les mécanismes. Un pari ambitieux qui ne tient hélas pas toutes ses promesses... Lire la suite

lundi 26 février 2007

Les auteurs se présentent : "Pomme Q" d'Emilie Stone

Emilie Stone, auteur d'un premier roman, Pomme Q, paru en cette rentrée littéraire de janvier aux éditions Michalon, nous présente la genèse et l'histoire de son étonnant autoportrait ou autobiographie... d'un ordinateur (Mac donc), à travers son journal intime ! "Une farce originale, drôle et enlevée" selon le blog Lignes de fuite ou "un livre qui se veut un manifeste contre la génération du tout numérique" pour Culture Café. Mais laissons la parole à l'auteur : "La grande différence entre la vie et celle de tous nos ancêtres, c'est l'ordinateur et la place qu'il est entrain de prendre dans notre vie. Cette machine est en train de tout bouleverser : notre façon de nous informer, de travailler et d'entretenir les liens entre humains. Et nous dans tous ça, évoluons-nous vraiment ? Quelle forme nos vies prennent-elles depuis que les écrans sont omniprésents ? Lire la suite

vendredi 23 février 2007

L'art d'écrire et l'engagement politique de l'écrivain selon Paul Auster

Dans un entretien accordé au magazine Lire, de février 2007, à l'occasion de la parution de son dernier opus "Le scriptorium", raté selon le critique Eric Neuhoff au Figaro ("Ca se voudrait kafkaïen, ça n'est que plat, secondaire, radoteur, prévisible et narcissique" écrit-il, colérique à son sujet !) Paul Auster, qui fête ses 60 ans (et publiait il y a 20 ans, en 1987, son premier succès : "Cité de verre"), a confié sa conception de l'art d'écrire, la part sombre de l'écrivain, et a ré-affirmé ses positions politiques notamment son rejet des actions de Bush. Son dernier roman peut aussi être lu comme une parabole politique a t'-il expliqué. Des propos intéressants au regard des interrogations soulevées ici récemment sur les impasses mortelles du roman et la pertinence du mariage littérature/politique. Lire la suite

Appel à nouveaux talents chez Actes Sud (prix de l'Inédit)

Le Festival du livre de Mouans-Sartoux organise en faveur des nouveaux talents la quatrième édition du prix de l'Inédit, prix Actes Sud-Le Monde. Le manuscrit du lauréat sera édité par Actes Sud. Pour 2007, le thème est «Fiction(s) d'ailleurs». Un concours ouvert à tous. Lire la suite

jeudi 22 février 2007

"Le cosmonaute" de Philippe Jaenada, La guerre des Rose

Après avoir suivi sa "vie de jeune-homme", comme il l'appelle, dans ses trois premiers opus dont le célèbre "Le chameau sauvage" (prix de Flore 97), "Néfertiti dans un champ de canne à sucre" et "La grande à bouche molle", c'est dans une toute nouvelle aventure que nous entraîne l'auteur. Celle de la paternité mais aussi et surtout celle de la vie (rangée, dans tous les sens du terme !) en couple, celle de l'engagement, de la fidélité et de la stabilité. Après sa vie de célibataire légère et fluctuante, son nouveau héros est désormais casé... jusqu'aux dents ! Sa case ressemble à une prison, aussi hermétique qu'une combinaison de cosmonaute C'est donc derrière le hublot qu'il nous donne de ses nouvelles et livre ainsi un témoigage poignant sur une vie de couple extrême. Jusqu'à quels concessions/sacrifices peut-on consentir par amour, comment s'aimer sans se détruire ou s'étouffer, quel héritage nous lègue nos parents dans nos propres comportements parentaux... ? Autant de questions que l'écrivain pose dans ce roman très réussi et qui marque un tournant littéraire dans son oeuvre : Lire la suite

mercredi 21 février 2007

American Psycho vu par Bret Easton Ellis... 10 ans après

10 ans après l'immense succès, les attaques et polémiques d'American Psycho, l'auteur âgé de 40 ans pose un autre regard sur son roman explosif... Lire la suite

lundi 19 février 2007

"En attendant l'or" : la revue de la littérature alternative entre en scène ! (2 vidéos : Antoine Dole, Olivia Michel et Max Monnehay)

Ils attendent l'or et nous..., nous les attendions. Avec impatience ! Antoine Dole et Olivia Michel, deux des blogueurs les plus talentueux de l'e-scène littéraire, ont tenu leurs promesses et publient avec les éditions du Cygne le premier volume de leur revue littéraire "En attendant l'or" : le rendez-vous de la scène littéraire alternative. Lire la suite

Régis Jauffret poursuit ses "Microfictions" en vidéo sur Internet

Un grand merci à Arnaud qui a repéré pour le Buzz littéraire, le mystérieux site annoncé par Régis Jauffret. Baptisé "Interview Génération", l'initiative a de quoi intriguer. Entre travail plasticien, expérimental et journalistique, il met en ligne une série de vidéos (une quarantaine pour l'instant) qui donnent la parole à des quidams hauts en couleur : SDF, roumain clandestin, gréviste, adolescente en crise ou encore un jeune homme en deuil de son teckel..., entrecroisés avec quelques personnalités littéraires... Lire la suite

vendredi 16 février 2007

Politique et littérature font-elles vraiment bon ménage ?

Je souhaite réagir à un phénomène qui me gêne : celui de rapprocher littérature et politique. C'est l'initiative du Matricule des anges consistant à "donner aux écrivains la possibilité de s’exprimer sur la campagne électorale" sur un blog spécial "Ecrivains en campagne" qui en est le catalyseur... Lire la suite

Le dilemme de "la bonne éducation"

Dans son chef d'oeuvre "Tendre est la nuit", Francis Scott Fitzgerald s'exprime à travers la voix de son héros Dick Diver, au cours d'une discussion mondaine avec sa belle-soeur Baby Warren sur les inconvénients des gens "bien élevés". Mais réalise ensuite qu'hélas "être bien élevé" est souvent préférable à l'honnêteté pure et directe... Lire la suite

jeudi 15 février 2007

Avoir "l'oreille littéraire" selon Régis Jauffret (vidéo)

A l'occasion du colloque "Enjeux contemporains du roman" qui s'est tenu les 26 et 27 janvier derniers à l'initiative de la Maison des écrivains, Régis Jauffret s'est exprimé sur sa conception du "roman", un genre bien controversé ces dernières années (paraît-il même que "le roman français est nul" ou que "la littérature contemporaine est en péril" minée par ses "impasse mortelles" !). Bref, il a su avec intelligence s'extraire des débats stériles pour se pencher sur le coeur littéraire et éviter les considérations périphériques oiseuses. Je retiens plus particulièrement le passage où il a parlé "d'oreille littéraire" par analogie avec l'oeille musicale des musiciens. Une sorte de "précision absolue" pour reprendre ses termes. Un sujet qui a fait écho à quelques réflexions connexes que je m'étais faites récemment justement. Lire la suite

"Boys in the band" de David Brun-Lambert : La bio fictive fait-elle le roman ?

Récemment les propos de Tzvetan Todorov, auteur de "La littérature en péril" dans Télérama a relancé la polémique sur le soi-disant danger de la littérature nombriliste ou narcissiste (un beau bourrage de crâne !). Si la vie d'un auteur peut souvent être la matière première de son inspiration (et il n'y a rien de répréhensible à cela), il arrive un moment où ce matériau s'épuise bien naturellement. C'est ainsi que nous assistons au boom du "roman biographique" (qui trouve son pendant cinématographique dans le "biopic") basé sur des faits réels. A ce sujet David Lodge (encore un célèbre "nombriliste" mais c'est fou ça !) commentait dans le magazine Transfuge : "Nous vivons dans une société où l'on croule sous les faits souvent extraordinaires. Cela donne l'impression de vivre dans un monde spectaculaire. Vous pouvez recevoir des informations 24h/24 ! Cette surinformation confère une grande puissance au roman fondé sur des faits authentiques, plus séduisants pour le public que la pure fiction."
Et d'ajouter "Trouver le matériau de son oeuvre est un problème capital. Or, avec le temps, pour la plupart des gens, les expériences de vie se raréfient : ils tombent amoureux, se marient, font des enfants, etc. Un écrivain confronté à ses limites va se tourner vers les histoires et expériences des autres." C'est sur cette introduction un peu longue que l'on arrive au roman "Boys in the band" de David Brun-Lambert (ex journaliste de Radio Nova). Une bio "fictive" du cultissime Pete Doherty, rockstar internationale d'origine anglaise du moment, déguisée en roman (dont le titre est celui d'un des morceaux du groupe). Crédible ? Lire la suite

mercredi 14 février 2007

A propos d'un (premier) baiser : Nicolas Rey, Arnaud Cathrine, Niccolo Ammaniti, Anna Rozen, Lola Gruber, Jeffrey Eugenides, Matzneff, Fitzgerald, Bukowski, Djian, Sagan...

A l'occasion de la Saint Valentin, fête des amoureux, commerciale certes mais à laquelle on aime se prendre au jeu, Buzz... littéraire s'intéresse plus particulièrement au (premier) baiser, version littéraire. Celui sur lequel une existence peut basculer. Un homme, une femme, un premier rendez-vous et l'espoir brûlant de lèvres qui se scellent et se goûtent enfin. Mais avant ce baiser décisif, le prélude délicat et sensuel, hésitant, timide, maladroit ou au contraire fougueux, brutal... Des préliminaires qui s'éternisent parfois avant "d'oser" : Les écrivains "nouvelle génération" et leurs aînés nous offrent quelques belles scènes "d'avant baiser" et ses conséquences... Lyrique, blasé, émouvant ou poétique. Florilège : Lire la suite

Romans "Tourments amoureux au masculin" : Entre Nick Hornby et Antoine Doinel...

Les états d'âme, les convulsions du cœur ou la tyrannie des sentiment ne sont pas un domaine réservé aux femmes (voir billet sur : la littérature a t'elle un sexe ?). Les jeunes romanciers savent aussi décrire, avec humour et sensibilité, la difficulté d'aimer, à l'heure des téléphones portables et d'Internet. Célibat, peur de l'engagement ou du passage à l'âge adulte, nostalgie, adulescence, misère sexuelle, frustration, petites misogynies, fidélité ou encore rupture sont autant de thèmes qu'ils abordent, en s'inspirant souvent de leur vécu, à la façon d'un Nick Hornby qui fait figure de précurseur de cette nouvelle littérature masculine. En Angleterre on lui a même donné un nom "lad lit" ("littérature de mecs") par opposition à la "chick lit" ("littérature de nana"). Lire la suite

lundi 12 février 2007

"Neiges artificielles" de Florian Zeller, Que devient la blancheur quand la neige a fondu ?

C'est avec ce court et premier roman que Florian Zeller, figure désormais majeure de la littérature nouvelle génération française, a fait son entrée dans le monde des lettres. Un roman frais, pétillant mais qui révèle aussi derrière sa désinvolture de jeune-homme insouciant, une nostalgie, une fêlure inguérissable :celle de devenir adulte. Car c'est bien ce qui hante le jeune auteur (et que l'on retrouve comme fil conducteur tout au long de son oeuvre de façon plus ou moins marquée) : ce passage inéluctable à l'âge adulte et son cortège de désillusions sur un monde qui ne sait tenir aucune des promesses de l'enfance. Avec humour et poésie, le jeune-homme, alors âgé de 22 ans, à peine sorti de ses études de science-po, signe ici une première oeuvre plaisante, au charme léger et émouvant, pour laquelle il a reçu le prix de la fondation Hachette. Sous le signe de Shakespeare dont la phrase "que devient la blancheur quand la neige a fondu ?" a été le déclic de son inspiration... Lire la suite

mardi 6 février 2007

Podcasts d'écrivains sur Passagedulivre.com

Découverte d'un site intéressant Passagedulivre.com qui, à l'instar de "Lire-est-un plaisir", propose une mine de podcasts d'interviews d'écrivains contemporains (et bon nombre de jeunes auteurs) qui font l'actualité littéraire. Parmi eux, on note plus particulièrement : Cyrille Putman (dont on entend le plus grand bien de son "Bilan provisoire"), Nancy Huston, Stéphane Audeguy, Chloé Delaume Michel, Schneider, Léonora Miano, Flore Vasseur et même Gabriel Matzneff... Et bien d'autres encore. De quoi y passer du temps ! Lire la suite

lundi 5 février 2007

Festival de la création sur Internet : une chance pour les écrivains du Net ? (mise à jour lauréats)

Vu sur le blog de la rue de Beaune, une affichette sur le festival de Romans de la création sur Internet. Talent littéraire, musical, de dessinateur ou de comédien… le festival de la création sur internet est pour vous ! Du 1er au 3 février 2007, le Festival de Romans célébrera les créateurs qui mettent en ligne leurs créations. Les inscriptions sont ouvertes... Mise à jour 05/02/06 : Les lauréats viennent d'être désignés suite au vote des internautes puis du jury. Deux d'entre eux s'apprêtent à être édités. Deux nouveaux blooks/blivres en perspective... Lire la suite

Ecrivains-réalisateurs : Les écrivains sont-ils les mieux placés pour adapter leur roman (de Houellebecq à Yann Moix...) ?

Dans son excellente émission L'Hebdo cinéma, Daphné Roulier s'interrogeait samedi dernier sur la pertinence des écrivains-réalisateurs avec pour témoin privilégié et invité : Michel Houellebecq en personne accompagné de son agent François Samuelson. L'auteur de "La possibilité d'une île" s'apprête en effet à tourner en avril (après sa crise de l'été dernier) l'adaptation de son roman, un conte philosophique qui traite de clonage, de secte et d'immortalité et se déroule entre aujourd'hui et l'an 4000, avec dans le rôle phare de Daniel, un humoriste à succès vieillissant, le comédien Benoît Magimel (qui est représenté par la même agence "Intertalents" que l'écrivain.). Un film produit par Mandarin Films. Lire la suite

vendredi 2 février 2007

Françoise Sagan vue par Frédéric Beigbeder

Leur rencontre : En 1997, l'auteur de "Bonjour tristesse" avait croisé l’écrivain et dandy Frédéric Beigbeder : « Nous avions fait un concours de vodka-tonic. J’avais perdu», précise l’auteur de Windows on the World, qui n’a pourtant rien d’un novice. Il faudra trois ans au jeune homme transi d’admiration avant d’oser l’inviter à dîner. Et quelques vodkas supplémentaires pour qu’il lui déclame «un texte très important» qu’il connaissait par cœur, et ce n’était pas pour l’occasion : «Sur ce sentiment inconnu dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse…» Les mots coulaient comme l’eau du robinet. Sagan découvrait que le blanc-bec, ce héraut branché de la littérature du moi la vénérait, elle et son écriture de soie. Elle a écouté la première page de Bonjour tristesse, la tête penchée, triturant du bout des doigts sa frange d’adolescente timide. Ses deux yeux noirs dessinaient un regard aigu mi-tendre, mi-narquois. Ce soir-là, Sagan avait 18 ans. Ce soir-là, elle est redevenue pour quelques instants le «charmant petit monstre» adoubé par François Mauriac à la Une du Figaro. Lire la suite

jeudi 1 février 2007

Les jeunes auteurs se mettent en scène : Thomas Lélu et Christophe Paviot

Les écrivains... écrivent des romans certes mais pas seulement. Ils n'hésitent plus à jouer avec leur propre image et à se mettre en scène ! Pour promouvoir leur dernier livre et/ou dans une optique artistique. Après tout pourquoi cloisonner les arts en effet ? Alors voilà qu'ils s'emparent de la caméra ou de l'objectif photographique pour livrer d'étonnants objets à mi-chemin entre création littéraire, plastique et (audio)visuelle dont ils sont les héros. Une exploration créative assez innovante même si elle peut parfois dérouter en particulier dans un pays comme la France où l'esprit conservateur domine et où toute tentative de sortir des sentiers battus (ou de mélanger les genres) ne manque pas de faire froncer les sourcils... Lire la suite

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