vendredi 30 mars 2007
Talents littéraires wanted : les concours de nouvelles et de romans du printemps
48 avis -


vendredi 30 mars 2007
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jeudi 29 mars 2007
23 avis -
Salons du livre - Littérature trentenaires & urbaine
Du 23 au 27 mars, se tient la grand messe anuelle des livres : le Salon du livre à Paris, placé cette année sous le signe de l'Inde. Pour une fois, ce n'est pas pour ses bataillons d'ingénieurs à "prix cassés" que le pays sera mis à l'honneur mais bel et bien pour sa littérature qui témoigne d'une modernité et d'une belle audace !
Outre Salman Rushdie, c'est l'occasion de découvrir de nouveaux talents, trentenaires pour la plupart, qui nous entraînent dans le Bombay (Mumbai) et le New-Delhi d'aujourd'hui. Une littérature urbaine et décomplexée qui nous raconte le quotidien de jeunes indiens et indiennes, sans tabou bien loin des films de Bollywood (photo ci-contre, Kajol dans "La famille indienne", un incontournable Bollywoodien !). Florilège : Lire la suite 7 avis -
mardi 27 mars 2007
Publié à la rentrée littéraire 2005 par Richard Millet, par ailleurs membre du comité de lecture de Gallimard et entre autres éditeur des « Bienveillantes », "Le goût des femmes laides", contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser, est au contraire un plaidoyer, aux accents misogynes, en faveur de la beauté féminine conformément à tous les diktats en vigueur (jeunisme, poitrine proéminente, douceur et bien sûr minceur parfaite). Il est vrai que "Le goût des femmes belles et jeunes" aurait sans doute été un titre moins percutant et vendeur. Sous couvert d'apitoyer par la soi-disante laideur de son narrateur, le livre est surtout prétexte à présenter ses grandes théories bouffies d'orgueil, de certitudes, de préjugés et de discriminations en pagaille. Conservateur, régionaliste (la Corrèze dont est originaire l'auteur est présenté comme un paradis idyllique à longueur de pages), il cumule ainsi tous les traits détestables de cette France profonde qui regrette sans cesse le temps d'avant où tout était tellement mieux et qui considère la femme avant tout comme un joli objet à regarder (et à sauter quand cela est possible)... Lire la suite samedi 24 mars 2007
vendredi 23 mars 2007
Norbert Balcon est un jeune auteur de 28 ans qui publie son premier roman dans une non moins jeune maison d'édition l'Altiplano.
Il nous a écrit pour présenter et faire connaître son travail. A noter que cet auteur sera également présent au Salon du livre les 24 et 25 mars. Allez lui rendre une petite visite ! : "Je vais publier au mois de mars mon premier roman, qui s'intitule En route vers le clochard. Ce n'est sans doute pas moi la personne la mieux indiquée pour en parler. Quelques informations techniques simplement : En route vers le clochard est écrit à la première personne. Le narrateur, 25 ans, raconte son hospitalisation dans un service psychiatrique. Lire la suite 2 avis -
Lorsque l'on s'investit dans un projet et que l'on se donne du mal, il est toujours agréable de recevoir quelques marques de reconnaissance même si on ne sait pas toujours si on les mérite vraiment... Il y a en effet tant de blogs et de sites littéraires de qualité, dans leur diversité et leur personnalité respective. Un grand merci en tout cas au Nouvel Observateur, à France Inter et à Plum'art pour leur attention à l'égard du Buzz littéraire. Cela encourage à aller au bout de ce travail -parfois lourd et douloureux il faut l'avouer-, lancé en mars dernier (eh oui 1 ans déjà !). Souhaitons que cette médiatisation donnera une plus grande visibilité encore aux auteurs présentés en ces lieux... et fera fonctionner le bouche à oreille littéraire ! Lire la suite jeudi 22 mars 2007
Le Grand Prix de l'humour noir a été décerné à Régis Jauffret pour son livre "Microfictions" publié chez Gallimard, le 21 février dernier. Il vient aussi de recevoir le deuxième prix France Culture-Télérama, qui sera remis lors du Salon du livre. Ajout 27/03 : Télérama consacre à son lauréat un riche dossier dont un portrait qui retrace son "œuvre à la narration décapante, à la construction extravagante" qui fait "naître des déflagrations, du brut, de l’authentique". A propos de son art, l'auteur déclare : "Je ne veux pas faire le trottoir (entendez : écrire des livres insipides) pour que les gens me lisent. Si je devais répondre au besoin du lecteur lambda, j’entrerais alors dans l’industrie éditoriale, je répondrais aux études de marketing. La littérature, c’est tout le contraire. L’art ne va pas vers les gens, c’est à eux de faire le pas vers lui. Pour lire, il faut être volontaire." Pourtant l'auteur révèle qu'il ne lit plus aujourd'hui que de la philosophie et dénigre les auteurs qui écrivent leur propre souffrance : "C’est indécent.", juge-t-il. (portrait à lire ici) Lire la suite
Il y a deux manières d’aborder l’œuvre de la poétesse américaine Sylvia Plath, celle consistant à la rapprocher et l’expliquer par le prisme de sa vie et de sa fin tragique (suicide à l’âge de 31 ans) ou bien celle se concentrant sur ses mots, son style, l’histoire distincte de sa personne qu’elle a à nous raconter.
Réduire « La cloche de détresse » à un simple « témoignage autobiographique » sur la folie et la dépression serait une grave erreur.
C’est la deuxième approche que l’on retiendra dans cette chronique de son premier et unique roman « La cloche de détresse », publiée en 1963, roman culte même si un peu underground (elle faisait d’ailleurs partie de la sélection du "
"Dictionnaire de littérature à l'usage des snobs"" ). Roman initiatique, roman de la fin d’adolescence (qui l’a d’ailleurs faite rapprocher d’un Salinger par les critiques de l’époque) et de la difficulté à faire des choix sur son avenir mais encore roman sur la condition féminine (lui ayant même valu l’étiquette de féministe) sur fond d’Amérique d’Eisenhower (baignant dans l’atmosphère trouble des premiers temps du maccarthysme), la condition et la vocation d’artiste, de poète et surtout roman sur le vertige du vide, de la confusion, la folie, la dépression, le suicide... Une passionnante plongée intérieure dans les méandres d’un esprit d’une haute intelligence et sensibilité qui se bat pour supporter la vie, pour accepter de rester en vie… Lire la suite
La vie et l’œuvre de la poétesse et romancière américaine Sylvia Plath, devenue une icône à la suite de son suicide à l’âge de 30 ans, sont étroitement liées. L’une nourrissant l’autre et vice versa, participant de la fascination qu’elle exerce. C’est ainsi que ses journaux des années 1950 à 1962 (le carnet relatant les dernières années de sa vie jusqu’en 1963 ont été détruits par son mari Ted Hughes) nous offre une superbe antichambre de son travail de création littéraire et poétique. Mais aussi de ses années de formation en tant qu’étudiante de Smith College puis de Cambridge, la vie universitaire, ses voyages en Europe puis plus tard ses débuts d’enseignante, sa vie à Boston... Bien évidemment, sa vie amoureuse rythme aussi les pages de cette jeune-fille puis jeune femme avec comme point d’orgue sa rencontre avec le poète Ted Hughes, leur mariage et leurs deux enfants. L’auteur nous livre ses tourments, doutes, attentes, ambitions de jeune écrivain en devenir tout en ne cessant de lutter contre ses démons avant d’y succomber… Pièce fondamentale de son œuvre, les journaux de Sylvia Plath constituent une perspective unique des affres de la création et d’une vie intérieure bouillonnante à la sensibilité rare : Lire la suite mardi 20 mars 2007
Samedi dernier, le romancier Jay McInerney était à la librairie "L'Arbre à lettres" pour une lecture d'un extrait de son dernier roman "La belle vie" et les traditionnelles signatures pour ses lecteurs venus nombreux.
Avec sa légendaire décontraction et humour, il s'est prêté de bonne grâce à cet exercice, échangeant avec chacun "few words" en anglais car son français, a t'-il confié, avec malice, n'est pas si bon que celui de son livre... Surprise : l'assistance était majoritairement masculine. Qui a dit que les hommes ne lisaient pas de romans ?!
Rencontre sympathique avec ce romancier culte, fidèle à l'image que l'on peut s'en faire : élégant, épicurien et toujours cette petite étincelle de charme séducteur, à la fois désinvolte et malicieuse dans les yeux. Lire la suite lundi 19 mars 2007
Humeurs et autres curiosités littéraires - Sélection billets d'humeur
Entre l'avalanche des nouveautés, les critiques presse, les prix littéraires et les recommandations diverses et variées, il est toujours difficile de distinguer "le grain de l'ivraie". Les classements "best-of" (du type Granta…) et anthologies diverses et variées sont dés lors précieux pour aiguiller sur des auteurs ou des œuvres essentiels. Même si un certain recul est toujours nécessaire en fonction de la source ayant établi ledit classement. Un recueil, comme les anglo-saxons en ont le secret, les "1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie" pour la traduction française (et moins morbide que l'original, "1001 Books You Must Read Before You Die") a été publié récemment. Une large sélection plutôt intéressante pour se repérer, classée chronologiquement par grand siècle (depuis 1700 et même un peu avant jusqu'au XXe siècle). Auteurs majeurs mais pas forcément leurs œuvres les plus essentielles… De quoi encore alourdir un peu votre "PAL" (pile à lire) ! Lire la suite samedi 17 mars 2007
Humeurs et autres curiosités littéraires
La délicate et magnétique Lou Doillon redonne vie, avec sa voix sensuelle à la Fanny Ardant, aux lettres intimes de l’apocalyptique Céline en modeste amant qui passe, Apollinaire oublieux de soi, hanté par le vide et l’absence ou encore le réaliste et humaniste Maupassant en syphilitique pervers et cynique... au théâtre de la Madeleine.
Des lettres d'une pudeur - violente - ou encore toute en légèreté et truculence coquine de nos grands écrivains (et grandes figures de l'Histoire) qui célèbrent le corps et l'âme de leur bien-aimé(e). Lou a raison quand elle dit qu'une lettre ne se reçoit jamais de la même façon selon l'heure, le jour ou la nuit à laquelle on la lit.
Mais demain, pourra-t-on encore lire la correspondance des auteurs d'aujourd'hui à l'heure de l'e-mail et des SMS ?
Anna Rozen posait aussi, avec humour, cette question de la postérité littéraire dans la première nouvelle de son recueil "
Vieilles peaux". Lire la suite 3 avis -
vendredi 16 mars 2007
Anticipation, polémique et satire sociale
L'oiseau de nuit de Manhattan, écrivain star de la jeunesse dorée et branchée des années 80, adepte des nuits blanches sulfureuses dopées à la coke aux côtés de son ami Bret Easton Ellis (qui n'a pourtant pas été tendre avec lui dans son Lunar Park où il apparaît sous le pseudo de "Jayster", son alter-ego diabolique !) revient à 52 ans, avec un nouveau et septième roman qui rompt avec son registre habituel.
Présenté comme la suite de son roman "Trente ans et des poussières", l'insouciance hédoniste et les futilités snobs de ses personnages font ici place à un ton plus grave et émouvant, face à la tragédie du 11 septembre. Il en résulte un roman d'amour très fitzgeraldien, à la fois grave et féroce, qui met habilement en perspective les effets de ce drame collectif à l'échelle personnelle. Ou comment les cataclysmes deviennent parfois des allégories et des catalyseurs de nos vies... Lire la suite
« L’infamille », un néologisme qui résume parfaitement à lui-seul la dislocation de cette famille que nous présente Christophe Honoré dans son premier roman difficile, paru en 1997, à l’âge de 27 ans aux éditions Verticales. Une famille qui n’en a que le titre, gonflée de non-dits, d’un malaise étouffant et malsain qui a sali ses enfants et gâché leur vie. Une anti-famille dans laquelle il est bien difficile de trouver sa place et de grandir sereinement. Le romancier livre ici une réflexion âpre et sans concession sur « l’esprit de famille », l’ambivalence des liens de sang et de « l’appartenance familiale »… Avec en filigrane cette question insoluble : Peut-on guérir de sa famille ? (visuel d'illustration à gauche : les deux frères -Louis Garrel et Romain Duris- héros du film "Dans Paris", réalisé par Christophe Honoré en 2006) Lire la suite
Arnaud Gautelier nous a écrit pour vous présenter son "témoignage coloré sur une maladie sombre". Il vient de nous prévenir que samedi 17 mars (demain) à l'occasion de la journée nationale sur les maladies du cerveau, son livre sera présenté au JT de TF1 (Claire Chazal) : "Bonjour, je me présente : Arnaud Gautelier, 30 ans, je suis atteint d’une Sclérose en Plaques depuis 8 ans. Mon principal métier est Directeur Artistique (10 ans en agence de pub). Je vis presque normalement, j'ai une femme et petite fille de 15 mois. J’aimerais vous faire connaître un livre dont je suis l'auteur. "J'te plaque, ma sclérose", aux éditions Philippe Rey. C’est mon premier ouvrage. Lire la suite 27 avis -
mercredi 7 mars 2007
Anticipation, polémique et satire sociale
lundi 5 mars 2007
Actu/Monde du livre - Littérature trentenaires & urbaine
Olivier Berthelot auteur d'un premier roman dans la veine des "politique fictions" très en vogue actuellement, aux éditions Punctum, nous a écrit pour se présenter à vous : "Bonjour, jeune auteur (au sens du buzz, Eden-sur-Seine est un premier roman), je vous invite à découvrir ce qu'un blog (100di) a qualifié d'« O.L.N.I. », (Objet Littéraire Non Identifié). Qu'en est-il exactement ? On peut avoir différentes lectures de ce roman que je pourrai qualifier de « roman d'amour, politique, féministe et pornographique ». Lire la suite 4 avis -
jeudi 1 mars 2007
A l'occasion de la sortie de "Vieilles peaux", le nouveau recueil de nouvelles d'Anna Rozen, le Buzz littéraire est parti à la rencontre de la romancière et de son éditeur Dominique Gaultier, fondateur des éditions Le Dilettante, une maison d'édition indépendante particulièrement novatrice, qualifiée de "laboratoire de la nouvelle littérature française" par la presse (qui abrite notamment Anna Gavalda et qui a entre autres découvert Vincent Ravalec, Olivier Adam, Eric Holder ou encore Serge Joncour...), ayant fêté ses 20 ans en 2004. Lire la suite