mercredi 25 avril 2007
"La maison de Claudine" de Colette, "Tout est encore devant mes yeux, le jardin aux murs chauds, les dernières cerises sombres pendues à l'arbre..."
- Colette 


mercredi 25 avril 2007
- Colette 
mardi 24 avril 2007
4 avis -
lundi 23 avril 2007
Rendez-vous sur le stand des éditions de Denoël à la rencontre d'Ariel Kenig, un jeune auteur de 23 ans qui a déjà publié les très remarqués "Camping Atlantic" (2005, Denoël) et "La pause" (2006, Denoël). Avec "Quitter la France" (paru le 29 mars), il approfondit encore son travail littéraire sur le thème de l’imbrication du social et de l’intime. Dans ses deux premiers ouvrages, il était question de l’ennui des adolescents, des relations fraternelles, de la révolte de la jeunesse, contre le monde du travail (et notamment du travail en usine), contre un certain formatage de l’identité en raison de ses origines, de son lieu de vie, de son héritage familial. A travers cet essai pamphlétaire virulent, il tente d’analyser ce qu’il reste du sentiment d’être français, "sous le forme d'une lettre de rupture amoureuse à notre pays" et signe du même coup ce qu'il qualifie d'un "acte personnel de désobéissance civile". Lire la suite dimanche 22 avril 2007
vendredi 20 avril 2007
A l"occasion du salon du livre qui s'est tenu en mars dernier à Paris, le Buzz littéraire est parti à la rencontre de quelques auteurs représentatifs de "la littérature nouvelle génération". Première à avoir répondu à quelques questions rapides entre deux dédicaces : Joy Sorman dont nous vous présentions deux extraits de son dernier opus "Du bruit" : Une grande brune arrive sur le stand bondé de Gallimard. Casque de moto rouge, manteau avec un col en fourrure et sac noir à paillettes, Joy Sorman entre en scène. Après Boys, Boys Boys, qui a reçu en 2005 le prix de Flore, son dernier roman "Du bruit", nous plonge dans les années NTM...
jeudi 19 avril 2007
6 avis -
lundi 16 avril 2007
Inconstant, insolent, indécent, trash, anticonformiste, provocateur... autant de qualificatifs employés pour désigner cet enfant terrible des lettres parisiennes : Guillaume Dustan. Tout en s’autoproclamant « l’écrivain l’plus doué d’sa générosité », il déplorait amèrement son manque de visibilité dans les médias. Du moins dans « ceux qui comptent », répétait-il.
Mais Guillaume Dustan, décédé à l’âge de 40 ans en 2004 d’une intoxication médicamenteuse, a-t-il été réellement un "oublié des médias" ? Beaucoup d’auteurs contemporains auraient sans doute aimé bénéficié de l’attention qu’il a reçue... Et du bouche à oreille entre lecteurs qui continue de faire connaître son oeuvre.
Mais l’homme, écorché, énarque ayant abandonné la magistrature après avoir appris sa séropositivité, cultive sa soif de pouvoir et de reconnaissance qui s’exprime d’ailleurs dans ses livres. Une soif liée à la discrimination homosexuelle subie avec plus ou moins de violence tout au long de sa vie et de ses anciens complexes. Personnalité controversée pour ses prises de position sur le sexe à risque (en 2000 il est la cible d'une polémique contre Act' Up après avoir déclaré que "la capote, ça ne sert plus à rien" et pour défendre le bareback, relations sans préservatif) ou la drogue, il ose parler, sans faux-semblant, de sexualité, de désir et de fantasme homosexuels, inaugurant par là-même une "littérature gay" (étiquette qu'il revendique) non plus douloureuse ou honteuse mais épicurienne et joyeuse sans pour autant verser dans l’idéalisme.
Il crée même aux éditions Balland une éphémère collection de littérature gay et lesbienne : "Le Rayon gay". Avec sa langue minimaliste, hyper-réaliste et nerveuse, l'auteur a sinon inventé tout du moins renouvelé l'écriture et apporté ainsi une voix singulière à la littérature française. "Venant de Warhol, de Duras, de Céline, il a expérimenté et inventé des formes. Des formes littéraires, des formes de vie, des formes où littérature et vie s'entremêlent." , analysent les spécialistes de son travail.
Découverte d'un blog remarquable créé en février dernier par un jeune parisien, Samo, fervent lecteur de Gary ou de Sartre, sous-titré "Confessions, états d'âmes et blablas d'un parisien" via le blog de la Bobo parisienne. Une plume d'une sensibilité et d'une justesse inouïes, un style sobre, aérien, feutré et magnétique, une grâce, une vraie voix qui vous embarque immédiatement, entre Carver, Selby, Djian, Houellebecq et Haruki Murakami (oui, rien que ça !). Lire la suite 45 avis -
vendredi 13 avril 2007
jeudi 12 avril 2007
Anticipation, polémique et satire sociale
Environ 400 000 exemplaires vendus en France, près de 30 traductions dans le monde (Etats-unis, Angleterre, Allemagne, Espagne, Italie, Hollande, Croatie, Roumanie, Serbie, Chine, Ukraine, Bulgarie, Slovénie, Finlande, Corée, Tchéquie, Grèce, Portugal...), des fans de Paris à Sofia... : 99 francs, paru en 2000 (écrit entre 1997 et 2000, lorsque Frédéric Beigbeder travaillait comme créatif dans l'agence de publicité Young & Rubicam), et rebaptisé depuis 2002 en "14,99€", est incontestablement devenu culte. Et les explications des grincheux selon lesquelles il s'agirait d'une histoire de copinage, d'effet de mode, de plagiat d'un obscure auteur québécois (Marc Gendron) ou d'une pâle copie de Bret Eston Ellis, n'y pourront rien y changer. Il faut oublier le chroniqueur mondain, l'animateur TV, le people dans "Voici" ou dans "Gala", l'image du dandy fêtard et opportuniste pour se concentrer sur l'essentiel : ses mots, son style et son art inimitable pour nous raconter avec un humour décapant les dessous des grandes agences de publicité parisiennes ! Inventif, corrosif, déjanté, cette dénonciation "un pied dedans, un pied dehors" du coeur du système consumériste, éblouit à chaque relecture. Près de 6 ans après, le livre est en effet toujours aussi savoureux, drôlissime, inattendu et percutant. Et bientôt le film (qui devrait sortir au 2e semestre 2007 selon Pathé Distribution)... Lire la suite mardi 10 avril 2007
Vincent Bernière est journaliste (Technikart, Beaux Arts, France Culture, Double), éditeur de BD pour les éditions du Seuil, et créateur du magazine "Bang", Shoot again est son premier roman inspiré de ses années universitaires baignées par le son des Dirk Polak, Polyphonic Size, Wall of Voodoo, Lili, Drop, Tuxedomoon... et surtout l'enfer de la drogue : sa descente désespérée dans un univers de plus en plus autiste où plus rien n’existait sinon la musique. "Un procès-verbal glaçant et fascinant", selon son éditeur les éditions du Panama. Il vous livre sa tribune libre originale sous forme d'une mini-nouvelle qui vous plonge, avec humour, aux prémices de cette aventure : Lire la suite 23 avis -
Plus de 2,3 millions de personnes, soit 9 % de la population âgée de 18 à 65 ans, souffrent d’illettrisme en France. Une opération en faveur de la lutte contre l’illettrisme est organisée par l'enseigne culturelle "Cultura" en partenariat avec la Croix-Rouge française et ses 160 délégations locales qui, tout au long de l’année, luttent contre l’illettrisme. Du 28 mars au 29 avril 2007, cette vaste opération consistera à mobiliser petits et grands en les conviant à échanger leurs livres déjà lus contre des bons d’achat dans l’un des 34 magasins Cultura. Lire la suite Littérature trentenaires & urbaine
On connaît Yann Moix principalement comme l'auteur de "Podium", son livre à succès sur le monde des sosies et de Claude François en particulier, adapté au cinéma avec Benoît Poelvoorde. Un comédie dite "commerciale" qui creuse le sillon du "ringard" et du "lourd", n'hésitant pas à revendiquer même un certain mauvais goût.
De quoi faire naître quelques préjugés et oublier que son auteur est avant tout doué d'une plume ciselée à la sensibilité rare. Son troisième roman, Anissa Corto, qui l'avait déjà fait connaître du grand public en 2000, fait partie de ses meilleurs livres, l'un de ses plus "violents" selon ses propres termes, écrit en trois ans, dans la droite lignée de ses deux précédents "Jubilations vers le ciel" et "Les cimetières sont des champs de fleurs" (qui forment une trilogie sur l'amour fou : un de leurs chapitres respectifs reprend d'ailleurs à chaque fois le titre du roman précédent). Et à bien y réfléchir, il n'est pas finalement pas si antithétique aux mésaventures de Bernard Frédéric (dit Nanard), le héros de Podium. Il cultive aussi, dans un autre genre, le thème de la nostalgie, la solitude, la vie par procuration et d'un romantisme extrême qui tourne à la névrose : des obsessions récurrentes de l'auteur qu'il décrit avec virtuosité. S'il est vrai que le roman pêche un peu par sa construction bancale et ses longueurs, la superbe de sa langue et de son style envoûte le lecteur au point de pardonner ses digressions et fausses pistes qui ne convergent pas forcément ou difficilement... Anissa Corto c'est à la fois le portrait d'un homme, un trentenaire, qui ne parvient pas à guérir de son enfance et de ses chimères tout en livrant une ode éblouissante et déchirante aux femmes et à la difficulté d'aimer. De 1972 à nos jours... Lire la suite lundi 9 avril 2007
jeudi 5 avril 2007
Suite à l'interview qu'il avait donné au Courrier de Russie, dévoilant qu'il préparait un roman ayant pour cadre Moscou, Frédéric Beigbeder annonce dans le Figaro littéraire la parution de son nouveau roman, "Au secours pardon", qui sera la suite de 99 francs. On y retrouvera l'ex publicitaire Octave (qui devrait bientôt être interprété sur grand écran par Jean Dujardin), âgé désormais de 40 ans, propulsé cadre dans une multinationale de cosmétique nommée "L’Idéal"… Sa mission ? Caster le mannequin qui deviendra l'égérie de la marque et part donc en Russie pour dénicher l'oiseau rare. En fait de top-modèle, il fait la connaissance d'un pope à qui il entreprend de se confesser... Lire la suite
Harold Cobert vient de publier un étonnant roman entre thriller et réflexion générationnelle qui ne manquera pas de piquer votre curiosité. Il vous livre sa tribune libre et partage ainsi sa vision de la littérature dite des trentenaires avec une analyse qui n'est pas étrangère à celle développée précédemment en ces lieux... A noter que l'auteur sera ravi de vous rencontrer demain (23 mars) au Salon du livre, de 17h30 à 19h, pour une séance de dédicaces au stand Lattès.
Mais laissons la parole à l'auteur : "Bonjour à toute la communauté du Buzz littéraire. Je suis né en 1974, à Bordeaux, j’appartiens à cette étrange catégorie que sont les trentenaires. Le Reniement de Patrick Treboc est mon premier roman.
Il met en scène un trentenaire, Patrick Treboc, qui est devenu malgré lui un petit prof dans un petit lycée technique d’une banlieue de province.
Plus jeune, il rêvait d’écrire, mais, monté à Paris, il s’est fait balader de faux espoirs en désillusions. Jusqu’au moment où un trio influent l’avait pris sous son aile avant de lui fermer toutes les portes qu’il avait réussi à entrouvrir. Lire la suite 43 avis -