Buzz Littéraire
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La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

mercredi 30 mai 2007

Politique et littérature (2) : Arnaud Cathrine, Louis Ferdinand Céline, Richard Millet et Jean-Marc Roberts

Quelques propos intéressants extraits du texte rédigé par Arnaud Cathrine pour le hors série de Technikart "Les 10 écrivains de demain" (mars 2007) qui font écho au billet Politique et littérature précédemment publié. En complément une citation de Céline qui rejoint aussi cette approche en prônant la suprématie du style sur les idées en littérature et un extrait d'une interview sur ce thème donnée par Richard Millet et Jean-Marc Roberts au Figaro en réaction à ces discours inquiétants sur la "littérature-monde" ou l'occupation du terrain politico-politicien des romanciers... Lire la suite

mardi 29 mai 2007

La Nausée de Jean-Paul Sartre, précurseur du roman « dépressif » ?

On a beaucoup parlé (et on s’est beaucoup plaint) ces dernières années du « roman dépressif » français, avec comme bouc émissaire préféré un certain Michel Houellebecq… Pourtant à la relecture d’un classique s’il en est tel que « La nausée »*, le premier (et célébrissime) roman de Jean-Paul Sartre, publié en 1938 et écrit pendant ses années de professorat au Havre, on réalise que ces critiques contemporaines pourraient tout aussi bien s’appliquer à ce désormais grand auteur incontesté (mais aussi à un « Voyage au bout de la nuit » de Céline, roman ayant d’ailleurs profondément marqué Sartre et dont un extrait est cité en exergue). D’ailleurs à l’époque, bien qu’acclamé par la critique, Sartre avait aussi essuyé des attaques comme celles d’avoir écrit un roman qui « pue son professeur de philosophie »
La nausée c’est un autre mot pour le spleen baudelairien, un étrange désespoir et malaise face à l’existence, une « crise existentielle » qui oscille entre dégoût, folie, conscience profonde de soi et tentation de nihilisme, entre pulsion de mort et urgence d’exister. C’est cette expérience intérieure, « cette aventure » de l’ordinaire, de la banalité aussi psychologique que philosophique que nous raconte le héros de la nausée, Roquentin, ancêtre des héros trentenaires (dits) « dépressifs » d’aujourd’hui et du roman désenchanté… Lire la suite

samedi 26 mai 2007

Frédéric Beigbeder : A votre avis ?

Je me permets de solliciter vos lumières si vous avez une petite minute : Comment expliquez-vous les raisons du succès de Frédéric Beigbeder et quelle place/influence occupe-t-il dans la nouvelle génération littéraire ? Cette question m'a été posée par un journaliste (du Nouvel Observateur) dans le cadre d'une enquête qu'il prépare et avant d'y répondre j'aurais voulu avoir votre avis si cela vous inspire bien sûr... Que vous appréciez ou non cet auteur : n'hésitez pas ! Un grand merci à vous. Alexandra.

vendredi 25 mai 2007

"Les lois de l’attraction" de Bret Easton Ellis, Les affinités électives version campus novel

Ce deuxième roman de Bret Easton Ellis publié en 1987, à l'âge de 23 ans, dans la droite lignée de son premier opus "Moins que zéro", poursuit son exploration d'une certaine jeunesse américaine, dorée et décadente. Après avoir planté son intrigue dans la période particulière et flottante des vacances de Noël, l'auteur nous entraîne au cœur même du campus, de ce microcosme universitaire où la principale occupation consiste à tester son pouvoir "d'attraction" et chercher celle ou celui qui comblera la solitude de sa chambre... Bret Easton Ellis le résume comme "le récit détaillé de la vie sexuelle d'un petit groupe d'étudiants riches, égarés sexuellement ambigus, dans une petite université de Nouvelle-Angleterre enseignant les arts libéraux, à l'apogée des années 1980 sous Reagan. Nous les suivons dans leur errance, d'une fête orgiaque à la suivante, du lit d'un inconnu au suivant... le livre était un catalogue de toutes les drogues absorbées, de tous les alcools avalés, mesurait avec quelle facilité ils dérivaient vers les avortements, l'apathie profonde et l'absentéisme..." Lire la suite

Arnaud Cathrine : Entre cicatrices d'enfance et désespoir élégant... (1)

Arnaud Cathrine, 33 ans (né en 1974), fait figure de chef de file de ce courant de "jeunes auteurs impressionistes", aux côtés d'Olivier Adam avec lequel il partage un éditeur ("L'école des loisirs" pour qui il a écrit une dizaine de livres pour enfants et adolescents). Apparu sur la scène littéraire en 1998 à l'âge de 24 ans, avec un premier roman hallucinant "Journal d'un coeur sec", un huis-clos éprouvant sur la peur et l'abandon de deux orphelins en pleine guerre civile, il faisait déjà entendre une voix singulière, à la fois distante et tenue. Huit romans plus tard, un scénario ("Le Passager" récemment sorti au cinéma, adapté de son roman "La Route de Midland"...), la mise en paroles de titres de Florent Marchet ou de Claire Diterzi (il se destinait initialement à une carrière musicale), cet ancien élève de Khâgnes, a tracé son sillon et imposé son style épuré, à la fois fluide et acéré : Lire la suite

"Sweet home" d'Arnaud Cathrine (sortie poche) : Entre cicatrices d'enfance et désespoir élégant... (2)

Sweet home est le cinquième roman du prolifique Arnaud Cathrine qui vient de sortir en poche et publié initialement aux éditions Verticales lors de la rentrée littéraire de septembre 2005. Son éditeur le décrit comme "une saga intimiste, un tombeau lumineux pour une mère défunte, un exercice de deuil et d’émancipation." Et pour une fois on peut faire confiance à la 4e de couv", fidèle à l'oeuvre. Dans ce sweet-home, plus bitter-sweet que réellement sweet comme on peut s'y attendre, l'auteur nous entraîne au coeur d'une famille en voie de décomposition, minée par ses incompréhensions mutuelles et surtout les non-dits, les mensonges, les secrets de famille (en l'occurence ici le doute sur la paternité), thèmes chers à Arnaud Cathrine, autour du personnage évanescent d'une mère désaxée... Lire la suite

mardi 22 mai 2007

Courrier des lectrices : Joan Didion et Guillaume Dustan

Sibylle a ENFIN (je plaisante !) commencé à trier les e-mails du Buzz littéraire, après un repos bien mérité, et me fais suivre deux intéressantes demande et remarque de deux lectrices. A ce sujet, j'aimerais à nouveau solliciter vos avis. La première porte sur Guillaume Dustan et la seconde sur Joan Didion donc si vous êtes un(e) connaisseur(se) de l'un ou l'autre, n'hésitez pas ! Un grand merci à vous. Alexandra Lire la suite

lundi 21 mai 2007

Des éditeurs pas comme les autres : Rencontre avec Mathias et François Richard, fondateurs des "Caméras animales"

Suite à la présentation de l'excellent recueil "Raison Basse" publié par les énigmatiques Caméras animales, le Buzz littéraire a voulu explorer les coulisses du "plateau" en interviewant ceux qui se tiennent derrière les caméras : Mathias et François Richard. Ces deux trentenaires passionnés, basés à Tours (!) et à Montreuil, ont fait l'incroyable pari de créer une maison d'édition iconoclaste qui publie et défend une littérature alternative voire "déviante" selon leurs propres termes, et fait la part elle aux talents littéraires venus du Net (la "net écriture") ou encore aux voix marginales qui renouvellent les "modèles littéraires connus et mortifères"... Une littérature de création en somme. Un projet ambitieux et généreux qui tente aussi de renouer avec l'esprit collectif de la littérature d'antan même si aujourd'hui comme le remarquent, à juste titre, les fondateurs : l'individualisme extrême rend difficile les travaux communautaires... Découvrez leur vision et leur approche de la littérature "nouvelle génération" particulièrement oxygénante et loin des petites jérémiades habituelles ! Lire la suite

vendredi 18 mai 2007

"Voyage au bout de la nuit" de Louis Ferdinand Céline : « Il n’y avait que de l’angoisse étincelante »

« Voyage au bout de la nuit » c’est un voyage au cœur de l’Homme, de l’humanité, dans toute son absurdité et son horreur, quand elle se met en guerre ou quand la haine de l’Autre prend le dessus. Un voyage où planent la mort et la folie, prêtes à surgir et vous assaillir à tout instant.
Ce premier roman paru en 1932, dans l’entre deux guerres, a marqué l'histoire de la littérature. Et suscité scandale et polémiques par l'emploi d’une langue orale (qu’il a été l’un des premiers à introduire dans les « belles lettres » au grand dam du milieu littéraire bourgeois) et la dénonciation d'une société abrutissant et humiliant l'homme. Louis Ferdinand Céline (de son vrai nom Destouches) se révèle ici un formidable portraitiste des caractères, des relations humaines, des hiérarchies stupides militaires, des valeurs faussées, de la lâcheté, de l’orgueil mal placé, des croyances, des doctrines ou du « bourrage de crâne » pour mieux asservir les âmes et les corps que l’on envoie à l’abattoir afin de « verser son sang pour la patrie ». Dans ce chef d’œuvre, il autopsie les mécanismes qui conduisent les hommes à se monter les uns contre les autres, à s’attaquer et se détruire au nom de pseudo causes dites « héroïques », au nom d’une morale factice ou encore par égoïsme ou désœuvrement… Une œuvre majeure sur « la déroute de vivre » qui a influencé tout le genre romanesque des anti-héros à tendance nihiliste qui a suivi et trouve un écho dans la jeune littérature actuelle qu’elle soit française ou anglo-saxonne. Lire la suite

mercredi 16 mai 2007

Les auteurs se présentent : "Romanesque 2.0" d'Olivier Las Vergnas

Olivier Las Vergnas, directeur de la Cité des métiers à la Cité des sciences nous a écrit (avant les élections) pour vous présenter son premier roman, à la fois politique fiction et policier, intitulé "Romanesque 2.0", publié chez Le passager clandestin, une toute jeune maison d’édition qui se qualifie "d'indépendante, curieuse, parfois polémique, toujours engagée et citoyenne". Il imagine un logiciel révolutionnaire d’aide à l’écriture avec lequel n’importe qui peut devenir romancier en une nuit. Un thème qui n'est pas sans rappeler celui du roman de Philippe Vasset intitulé "Exemplaire de démonstration". Mais parole à l'auteur : "Sans doute ne devrais-je pas me lancer dans la publication d'un premier roman à mon âge (voir mon site perso à http://enviedesavoir.org)... D'autant que j'ai déjà concrétisé plusieurs "créations", comme "Les nuits des étoiles" tous les étés, "les Cités des métiers" à La Villette et ailleurs dans le monde, des séries documentaires TV, comme "Le temps des souris"... J'aurai dû en rester là et ne pas m'exposer plus encore, surtout dans un monde aussi difficile à pénétrer que celui de l'édition romanesque. Lire la suite

vendredi 11 mai 2007

La télé (réalité) ne cesse d'inspirer les auteurs : A mater ou à zapper ? ("Torturez l'artiste !" de Joey Goebel, "L’œil de Caine" de Patrick Bauwen, "Cent mètres carrés" de François Henninger)

C'est à croire qu'il n'y a pas de salut hors la télévision ou la fameuse "industrie du divertissement" (l'entertainment américain) dans l'imaginaire des auteurs. Il ne se passe plus un mois sans qu'un roman ne sorte sur ce thème, quelque peu rabattu... Nous avions eu droit à la rentrée de septembre 2006 à une flopée d'ouvrages dans les coulisses du show biz avec notamment "Le script" de Rick Moody, "J'habite dans la télévision" de Chloé Delaume ou encore "A l'estomac" de Chuck Palahniuk... Précédemment Nicolas Fargues s'était aussi penché indirectement sur ce petit monde avec "One man show" ou encore Louis Lanher avec "Un pur roman". Le plus réussi reste peut-être l'initiative de Tonino Benacquista avec "Saga" qui raconte le fabuleux destin de scénaristes foireux parvenant à écrire, contre toute attente, une série à succès au synopsis débridé. Récemment ce ne sont pas moins de 4 romans (dont Le reniement de Patrick Treboc d'Harold Cobert) qui s'attaquent, une fois de plus, à la satire des médias et jeux de télé-réalité. Stop ou encore ? Lire la suite

"Cosmofobia" de Lucia Etxebarria et sortie en poche d'"Un miracle en équilibre"

La tumultueuse auteur espagnole, du poignant Amour, prozac et autres curiosités", best-seller international et roman devenu culte, Lucia Etxebarria, est de retour dans les librairies en ce printemps avec un nouvel opus "Cosmofobia", qui vient nous donner des nouvelles du ventre bouillonnant de Madrid, celui des prostituées, serveuses de bars branchés, petites vendeuses de fringues, téléopératrices ou encore de la faune dorée des actrices et journalistes... Si vous ne connaissez pas encore cette auteur, on pourrait la comparer à une sorte de Virginie Despentes madrilène. Et c'est la France qu'elle a choisie pour lancer son 7ème roman en exclusivité mondiale, aux éditions Héloïse d'Ormesson. Cosmofobia est un roman polyphonique, une comédie humaine labyrinthique, bouillonnante et assez engagée, qui nous entraîne dans le Madrid moderne, gangrené par la peur, la phobie de l'Autre et de la différence, où chacun se débat et tente de s'en sortir, entre petits jobs précaires et relation amoureuse incertaine. Des thèmes qui ne manqueront pas de rappeler l'actualité de ce côté-ci de la frontière pyrénéenne... L'auteur était présente, avec son éditrice Héloïse d'Ormession lors d'une rencontre à la librairie Violette and co (photo ci-contre). L'occasion de recueillir quelques mots au sujet de leur collaboration (vidéo à voir dans Buzz + )... Lire la suite

lundi 7 mai 2007

"Merde à la dictature du Vrai roman" par Guillaume Dustan (extrait de "Nicolas Pages")

Dans son quatrième roman, "Nicolas Pages", récompensé par le prix de Flore 1999, Guillaume Dustan régle son compte aux préjugés sur l'autofiction. Qualifié par un critique "d'alter Angot", il notait alors : avec Christine Angot, "on ne nous aime pas. Parfois si, mais bon, localement, c'est plutôt la haine et le souhait de mort qui prédominent. Bon pourquoi ? Parce qu'on parle de notre vie, je pense. Si j'écrivais de la fiction, je crois qu'il n'y aurait pas ce truc. Je me révèle". D'après lui écrire sur soi est en effet la seule façon d'atteindre une véritable profondeur littéraire. Sa thèse, même si elle peut sembler excessive, reste assez cohérente. Les journalistes (et lecteurs) ne posent-ils pas de façon récurrente la question de "la part autobiographique dans le roman" ? Cette recherche de justesse et de sincérité par l'implication personnelle de l'auteur dans ses écrits se retrouvent aussi dans les blogs qui rencontrent un large succès. Lire la suite

Interview d'Arno Bertina - "Anima Motrix" et "Une année en France" / Salon du livre 2007 (3/6)

Suite de notre tour des stands à la rencontre des jeunes auteurs sur le Salon du livre 2007 :
A côté de Joy Sorman, Arno Bertina patiente. Il attend l’arrivée d’Oliver Rohe et François Begaudeau pour la dédicace collective d’Une année en France (Gallimard). Mais devant le jeune romancier s’alignent également des exemplaires d’Anima Motrix (2006, Verticales). Âgé de 32 ans, l’auteur a déjà à son actif sept publications, dont deux ouvrages collectifs, et collabore à des revues comme Inculte (à noter que François Begaudeau et Oliver Rohe, entre autre, y participent également). Pensionnaire à la Villa Médicis (2004-2005) il déclare « on a travaillé comme des fous, c’était génial ». Car, qu’on se le dise Arno Bertina est un acharné du clavier et orfèvre des mots, de la syntaxe et des fugues narratives. Lire la suite

L'étranger d'Albert Camus, « De toute façon on est toujours un peu fautif »... (2/2)

Suite de la chronique : Les interprétations données à l'Etranger (un roman volontairement ambigu, Roman de la fatalité : mourir pour la vérité, La dénonciation de l’hypocrisie sociale, L’étranger, un roman colonialiste ? L’interprétation politique : une fausse bonne idée…) Lire la suite

Appel aux lecteurs/lectrices de "King Kong Théorie" de Virginie Despentes

Le magazine belge féministe axelle édité par le groupe " Vie féminine" souhaiterait recueillir vos réactions et témoignages suite à la lecture du manifeste de Virginie Despentes : King Kong Théorie. Si vous souhaitez partager et faire connaître votre opinion, veuillez contacter la journaliste Charlotte Vincent joignable sur son e-mail : kloutz (@) wanadoo.fr

A propos du magazine axelle : Société, vie quotidienne, culture, droits, psycho, politique, cinéma, santé, musique, littérature… Chaque mois, Axelle ouvre ses pages à des femmes d'ici ou d'ailleurs, connues ou inconnues, et se penche sur les petites et grandes choses qui font la vie des femmes aujourd'hui. Avec, en filigrane, l'envie de changer le monde… Car, ici et ailleurs, les femmes sont trop souvent encore victimes d'inégalités et d'injustices. En leur donnant la parole, loin des clichés et des stéréotypes, axelle participe à la construction d'une société où l'égalité entre hommes et femmes deviendra enfin réalité.

vendredi 4 mai 2007

L'entreprise, le travail et les "prometteurs" vus par l'écrivain Yann Moix (extrait n°3 d'Anissa Corto)

Traumatisé par ses études de maths (imposées par ses parents) qui se sont soldées par un échec cuisant puis par des études en école de commerce, Yann Moix ne manque jamais, dans ses divers romans, de tourner en ridicule le monde de l'entreprise, l'absurdité de sa hiérarchie ou de son fonctionnement bureaucratique ou encore le bûcher des vanités du monde médiatique. Pour notre plus grand plaisir ! Voici quelques extraits choisis de ces joutes cyniques, extraites de son troisième roman Anissa Corto où le héros a choisi de se cantonner à un job alimentaire de personnage déguisé ("Donald") pour le parc d'attraction Disney : Lire la suite

"Avoir trente ans" par Yann Moix (extrait n°2 d'Anissa Corto)

La trentaine marque certainement un cap, la fin d'une ère, l'adieu à sa jeunesse et une certaine angoisse pour les plus nostalgiques qui refusent de grandir : les fameux "adulescents". La littérature dite "trentenaire" incarne ces paradoxes d'une génération plus "flottante" et indécise que jamais. Dans son troisième sublime roman, Anissa Corto, le portrait terrifiant et fascinant d'un trentenaire prisonnier de son enfance et de ses obsessions d'amour idéal, Yann Moix écrit de très belles lignes sur ce passage à la trentaine qui incarne une nouvelle vision de la vie, du présent, de l'avenir et surtout du passé. Un âge de prise de conscience où les priorités peuvent aussi changer à l'aune d'une jeune expérience et des premières désillusions déjà déterminantes... Lire la suite

Les "mecs", ces rivales insupportables (extrait d'Anissa Corto de Yann Moix)

Voici un petit extrait tragicomique du superbe troisième roman de Yann Moix, Anissa Corto: le portrait poignant d'un trentenaire victime de ses obsessions amoureuses et du monde de souvenirs et d'illusions dans lequel il s'enferme. Au cours d'un des chapitres laissant libre cours à ses monologues et pensées, il livre sa vision des "mecs" alors qu'il craint qu'Anissa Corto, la femme qu'il convoite en secret, soit pourvue de l'un des représentants de cette "caste" qui lui sont si douloureux. Un moment savoureux d'humour noir et caustique dans ce roman tragique (à noter qu'il reprend cette diatribe dans son 4e roman "Podium") : Lire la suite

jeudi 3 mai 2007

"Choke" de Chuck Palahniuk bientôt sur grand écran...

Le maître des fables acides à l'imagination débridée voire déjantée, verra prochainement le troisième de ses romans -foisonnant- "Choke" adapté sur grand écran, après le magistral Fight Club, en 1999 adapté par David Fincher... Lire la suite

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