Buzz Littéraire
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La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

mercredi 26 septembre 2007

Des nouvelles de Lolita Pille, Max Monnehay et citations de David Foenkinos et Nina Bouraoui... : Bloc-notes

Vous êtes nombreux à nous demander des nouvelles de votre Max Monnehay et de votre Lolita Pille ! Bonne nouvelle : les deux jeunes romancières ne chôment pas et préparent, toutes deux, de beaux projets. De son côté David Foenkinos livre un commentaire intéressant sur Michel Houellebecq dans le cadre d'un entretien accordé au magazine Transfuge tandis que Nina Bouraoui révèle son roman coup de coeur du moment, plutôt étonnant ("Il faut qu'on parle de Kévin" de Lionel Shriver)... Enfin, aujourd'hui sort la tant attendue (et a priori musclée !) adaptation ciné de "99 francs" de Frédéric Beigbeder par Ian Kounen, qui bénéficie d'un très bon accueil critique jusqu'ici. Dur, dur de résister... Lire la suite

vendredi 21 septembre 2007

Extraits choisis "Le moral des ménages" d'Eric Reinhardt (La figure du père, les rapports de filiation, le narcicissime, l'individualisme, le matérialisme, les ambitions artistiques...)

En complément de la chronique sur le troisième roman, "Le moral des ménages", d'Eric Reinhardt, l'ayant révélé en 2002, voici quelques extraits de passages marquants tour à tour poignant, violent et sordidement lucide sur la famille et la société moderne : Lire la suite

jeudi 20 septembre 2007

"Le Moral des ménages" d'Eric Reinhardt, Une vie française "moyen format", antichambre de son roman "Cendrillon"

Eric Reinhardt est une des stars de cette rentrée littéraire 2007 avec son quatrième roman "Cendrillon", un roman polyphonique et ambitieux : "un roman global, roman d'amour, conte social et politique satirique" et "une formidable odyssée mentale dans l'univers d'un homme et d'un écrivain qui s'interroge sur ce qu'il serait devenu s'il n'avait rencontré Margot, sa femme reine, à laquelle il rend un vibrant hommages" selon l'expression du Monde. De nouveau "la classe moyenne" et ses désillusions sont au coeur de ce récit à travers les trois personnages fantasmés d'un trader en fuite, un chômeur dépressif et un géologue insipide. "Un remake labyrinthique du Moral des ménages, publié en 2002", estime Télérama. La classe moyenne ("ces gens-là qui pourissent l'atmosphère, qui entraînent la société tout entière dans leur misérabilisme de pacotille, qui considèrent le paramètre de consommation comme un piège à cons qu'ils sont assez malins pour éviter, on n'en parle absolulement jamais.") est en effet l'obsession de l'auteur qui s'était fait remarquer avec son deuxième roman "Le moral des ménages", roman (disponible en poche) que j'ai donc eu envie de découvrir comme entrée en matière, et partager avec vous mes impressions. Sous une forme iconoclaste, ce réquisitoire sans concession, de veine très autobiographique, s'avère un roman très honorable d'anti-héros, dans une veine Houellebecquienne (référence devenue galvaudée et qu'il renie d'ailleurs mais bon...) et de Jauffret (on y trouve aussi un peu de l'ambiance de "Tempête de glace" de Rick Moody mais en mieux, n'ayant pas aimé ce dernier). Un roman au vitriol sur un air de "famille je vous hais" mais aussi sur la solitude, la misère affective, la frustration sexuelle et sociale. Une réflexion tranchante, hypnotique et poignante, avec quelques fulgurances, qui se lit d'une traite, même si quelques répétitions alourdissent parfois le récit. Lire la suite

mardi 18 septembre 2007

Des livres pour l'anniversaire de ma voisine..., 15 ans "en mode B.G"...

Toute sortie ou entrée demande une soigneuse préparation. Plus précisément toute une orchestration. Une "symphonie" de bruits aussi variés que des claquements bien marqués de talons, de râclements de gorge, de tintements de clés, de grincement de marches, de porte qui tremble... Bref, de sonores et sympathiques signalements de son irruption imminente sur le palier... Palier devenu désormais le love hotel particulier de ma charmante voisine de 15 ans. En principe, ce petit grabuge les aura fait déguerpir à l'étage au-dessus ou dans un quelconque recoin sombre... : le champ sera donc libre pour atteindre la porte, en évitant regards noirs et salutations gênées suivies du semblant de conversation que l'on se sent obligés d'entamer alors qu'elle sort en vitesse la langue de son french kiss et baisse sa mini-jupe sur son mini-postérieur, et que l'on fait semblant de n'avoir rien remarqué... Lire la suite

mercredi 12 septembre 2007

"Retour au collège" de Riad Sattouf, Bienvenue dans l'âge ingrat !

Petit retour dans le temps à l'époque du collège... Ah, le collège, les premiers émois, les premiers "rateaux", sa cohorte de hontes et de complexes, l'ébullition des hormones (et des pustules !), les mecs lourdingues et autres joyeusetés de l'âge ingrat que beaucoup rêvent d'oublier... Riad Satouff, le jeune dessinateur remarqué par "Les pauvres aventures de Jérémie" récompensé du prix Goscinny, passé maître des anti-héros, loosers sexuels et sociaux de sa génération (et auteur d'une série pour Charlie Hebdo « La vie secrète des jeunes », où il épingle les us et coutumes de la jeunesse dite « de banlieue »), décide, lui, à 27 ans, d'affronter son passé traumatisé de collégien. Sous couvert d'un reportage dans une classe de troisième d'un collège huppé parisien, il vise officiellement à comparer la jeunesse des beaux quartiers à celle des milieux plus modestes. Objectif officieux : exorciser ses vieux souvenirs et se réconcilier avec ses dures "années collège". Il inaugure ainsi la nouvelle collection de romans graphiques d'Hachette, "La fouine illustrée " en 2005. Une expérience décapante et émouvante qui ne manquera pas de réveiller quelques vieux souvenirs chez tous les (ex-)collégiens... Lire la suite

mardi 11 septembre 2007

"N'oubliez pas de vivre" de Thibaut de Saint Pol, L'enfer des prépas vu de l'intérieur

Premier roman d'un élève de 23 ans de l’Ecole Normale Supérieure et de l’ENSAE au moment de son écriture en 2004, lauréat du prix France Bleu puis paru en poche en septembre 2006, "N'oubliez pas de vivre" est un roman qui nous dévoile les coulisses sans pitié des prépas (hypokhâgne et khâgne) aux grandes écoles : un monde à part où se forme "l'élite de la nation". Un monde qui voue un culte et place les connaissances et les livres au-dessus de tout y compris de la vie. Un thème qui rappelle le film " Le plus bel âge" avec Elodie Bouchez ou encore dans une moindre mesure "Le cercle des poètes disparus". A travers ce roman d'apprentissage moderne, sorte de campus novel à la française, il raconte ses rites, le stress intense, la cadence infernale des examens et des "khôlles", les programmes et les lectures gargantuesques à bachoter nuit et jour, la compétition mêlée de solidarité et parfois d'amitié entre les élèves dans cet univers quasi carcéral et monacal... Un véritable parcours du combattant, "une chute vers le haut", un choix qui "dévore" sa jeunesse mais qu'il assume. Si l'on peut regretter parfois la pauvreté de son style, Thibaut de Saint Pol réussit à nous emporter dans cette ambiance sous pression où les sentiments peuvent parfois s'exacerber... Lire la suite

vendredi 7 septembre 2007

"Moi Christiane F., 13 ans droguée, prostituée" : Requiem for a dream...

Livre culte des eighties, "Moi Christiane F., 13 ans droguée, prostituée" est un roman d'adolescence qui continue de se lire, sans discontinuer, avec la même ferveur de génération en génération. Entre le document et le récit autobiographique, il est l'œuvre de deux journalistes allemands, Kai Hermann et Horst Rieck, sur la base d'une interview de plus de deux mois de la jeune Christiane, alors âgée de 15 ans, rencontrée dans un tribunal de Berlin en 1978. A l'origine, simple entretien dans le cadre d'une enquête sur les problèmes de la jeunesse, il est devenu au fil des révélations de la jeune-fille, un livre sur son histoire bouleversante. Mêlant également les témoignages de son entourage (sa mère notamment), il s'apparente davantage au "non fiction novel" selon l'expression de Truman Capote que du simple "cas vécu" ou "confession choc", trop réducteurs... En dépit de son titre français qui ne fait pas dans la finesse (en V.O "Wir Kinder Vom Bahnhof Zoo" soit "Nous, les enfants de la station Zoo" en référence aux jeunes prostitués toxicos de la station de métro berlinoise "Zoo"), ce livre est bien plus qu'une peinture du monde de la drogue. Si la toxicomanie est bien sûr au cœur du récit, elle n'en constitue pas le seul intérêt car à travers cette dérive, ce sont surtout la détresse, le désespoir et la solitude d'une jeune-fille qui se cherche et se trompe d'idéal qui nous sont dévoilées. Un thème universel dans lequel tout adolescent pourra se retrouver et qui interpelle quelque soit son âge. Un livre dont la répercussion est peut-être encore inégalé sur ce sujet... Lire la suite

Quand les profs de français utilisent le blog pour enseigner !

Dans ce contexte de rentrée des classes, signalons également l'initiative intéressante d'un prof de français (M. Eric Négrel), qui, dans le cadre des dernières "Assises Internationales du Roman" a utilisé le blog (Skyblog) avec ses élèves (en 1e littéraire au Lycée Jean-Paul Sartre, Bron) à l'occasion de l'étude du roman "La douceur" de Christophe Honoré : un outil et un choix littéraires plutôt audacieux ! A tour de rôle, les élèves ont livré leurs impressions, réfléchi sur certains thèmes du roman, échangé leurs opinions ou effectué des recherches documentaires sur la bio et biblio de l'écrivain. Ils ont également comparé leurs interprétations, dans un esprit "café littéraire", de l'un ou l'autre passage (la confrontation douleur/douceur, le coté dérangeant du roman ou encore les rêves et fantasmes du jeune protagoniste...). Un bel exercice riche et créatif qui a su tirer parti d'un média que les jeunes affectionnent tout particulièrement. Bravo au professeur pour sa modernité et son approche innovante ! Lire la suite

Courrier des lecteurs (2) - mise à jour sept07

Voici quelques annonces ici relayées à la demande de leurs expéditeurs, suite à un premier tri du courrier reçu cet été. Attention, suite à des problèmes de saturation réguliers l'adresse e-mail du Buzz littéraire (évitez les pièces jointes svp) a changé depuis le 1e juillet 2007. Mettez à jour vos tablettes ! Au programme, des messages reçus sur : la sélection des blogs littéraires du blog Femina, "En attendant l'or volume 2", "Strictement confidentiel", "Fluctuat", "Babelio", ou encore un nouveau blog "Je résiste à tout"..., parfois un peu anciennes mais qui peuvent tout de même vous intéresser. Bonne lecture et découvertes ! Lire la suite

mercredi 5 septembre 2007

"Sous le régne de Bone" de Russell Banks : Fugue initiatique d'un ado "sans foi, ni loi"

Florian Zeller a repris en cette rentrée littéraire, le principe de la fugue initiatique adolescente dans son roman Julien Parme. Un genre dont les américains ont inventé les codes. Outre Salinger et son fameux "L'attrape-coeur", "Sous le régne de Bone" de Russell Banks en est aussi une magistrale illustration. A travers le destin chaotique du jeune Chappie rebaptisé Bone, en référence à son tatouage, il dépeint avec une justesse et un rythme infaillible la condition des enfants de l'Amérique laissés-pour-compte et en filigrane, la déliquescence du rêve et de la famille américains... Un roman de formation dans la pure tradition américaine culte ! Lire la suite

lundi 3 septembre 2007

"La Physique des catastrophes" de Marisha Pessl, un campus novel dans le buzz de la rentrée littéraire...

Comme le veut la tradition, la rentrée littéraire révèle quelques (jeunes) "stars" des lettres américaines. L'an dernier c'était Benjamin Kunkel que l'on portait aux nues avec "Indécision" ou Nicole Krauss avec "L'histoire de l'amour" et cette année les médias bruissent tous du nom de Marisha Pessl, une jeune américaine de 28 ans (au moment de la sortie du livre US), venue de Caroline du Nord et diplômée de l'université de Columbia, auteur (qualifiée d'"enfant prodige") du très remarqué « La Physique des catastrophes » (en VO : “Special Topics in Calamity Physics”). Au jeu des comparaisons, on a déjà droit à "l'orgie romanesque" d'un John Irving ou encore le volumineux Donna Tartt, "Le maître des illusions". Son premier roman, sélectionné par le «New York Times Book Review» parmi les cinq meilleurs de l'année 2006, a déjà reçu de nombreux prix littéraires. Si vous aimez les campus novels matinés d'érudition universitaire et de suspens typique des "storytellers" américains, alors vous pourrez ajouter ce roman à votre P.A.L (pile à lire) ! Lire la suite

"Entre les murs" de François Bégaudeau sort en poche (et se tourne au cinéma...) : Another brick in the wall...

A l'occasion de la rentrée des classes, revenons sur le roman (troisième de François Bégaudeau, remarqué avec "Jouer juste") star de l'année 2006, 1er Prix France Culture-Télérama, publié récemment en poche (mars 2007), suite à son succès d'édition (plus de 100 000 exemplaires vendus lors de sa parution). Il fait aussi l'objet d'un tournage actuellement avec François Begaudeau (également critique de cinéma) dans son propre rôle, sous la direction de Laurent Cantet, à qui l'on doit notamment le poignant "Ressources humaines". Le réalisateur souhaite en faire non pas un film "sur l’école mais un film dans l’école"*. Salué et plébiscité aussi bien par les médias que par le public, ce roman retrace l'histoire d'une année (2002-2003) passée face à des classes de quatrième et de troisième (en cours de français) dans un collège parisien du XIXe arrondissement, "en zone sensible". Une sorte de docufiction, que l'on pourrait rapprocher du nouveau journalisme américain inventé par Wolfe, Mailer ou Thomson... dans les années 60, entre fiction et reportage, basé sur des saynètes croquées sur le vif où la parole des adultes et des adolescents s'affronte. Deux langues (parfois de bois), deux cultures qui s'opposent, se contaminent et tentent de cohabiter malgré les incompréhensions et malentendus. A son sujet le journal Les inrockuptibles commentait : "Bégaudeau s'affirme comme l'un des meilleurs dialoguistes du français contemporain, celui qui se parle à Paris dans les salles de classe ou cours de récré." Si la restitution de la langue semble en effet assez fidèle jusque dans l'omission des particules de négation est-elle pour autant signe de talent ? Telle est la question que l'on peut se poser face à ce livre effectivement très réaliste mais qui apparaît aussi bien pauvre, en dépit de quelques trouvailles et d'une forme narrative originale, et ne nous apprend finalement rien de bien nouveau... Lire la suite

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