mercredi 31 octobre 2007
Interview de Marie Desplechin ("Le sac des filles") / Salon du livre 2007 (5/6)
Salons du livre - Actu/Monde du livre
A l'occasion de l'actualité de Marie Desplechin (la sortie du film Sans moi adapté de son roman éponyme), publions l'interview que l'écrivain, figure phare du roman français, a bien voulu nous accorder à l'occasion du salon du livre 2007 à Paris.
Derrière des montagnes de livres estampillés 10/18 ou les éditions de l’Olivier (pour les versions brochées), "Sans moi", "Un pas de plus", "La vie sauve" (écrit avec Lydie Violet) ou encore "Le sac à main", elle nous parle plus particulièrement de ce dernier, à l’occasion de sa parution récente en poche. Entre deux amies de passages, une bouché de sablé et la circulation de sa pétition contre l’expulsion des familles sans papier dont les enfants sont scolarisés en France, elle répond à quelques questions. Lire la suite 



Avec (beaucoup) de retard, voici quelques extraits de notre rencontre (en mai 2007) avec la jeune romancière Aurore Guitry, auteur d'un premier roman "Les petites morsures" qui vous avait été présenté à l'occasion de la "
C'est avec ce deuxième livre "Sans moi", écrit en moins d'un an, que Marie Desplechin a été révélée au grand public (adulte) en 1998, avec près de 150 000 exemplaire vendus en France et une traduction dans une quinzaine de langues : "un roman qui avait su soulager les maux d'une génération" selon l'expression de la presse.
Cultivant la fibre intimiste chère à son frère, le réalisateur Arnaud Desplechin, cette free-lance dans le secteur de la communication et mère de 3 enfants (métier qu'exerce aussi son héroïne également maman, que l'on sent très proche de l'auteur) et auteur pour la jeunesse (publiée à l'Ecole des Loisirs), a su toucher son lectorat avec ce qu'on a coûtume d'appeler "une histoire de femmes", une histoire de solidarité et d'amitié féminine dans un monde qui ne les épargne pas beaucoup. Une histoire de sauvetage aussi où l'espoir domine malgré la noirceur. La plume fine et limpide de l'auteur parvient à transcender le quotidien et sa trivialité pour révéler la profondeur des sentiments et des mal-êtres, ces fameux "icebergs" comme elle les surnomme. Crises sentimentales, doutes, solitude, névroses familiales et sociales, crainte de la précarité sociale et professionnelle : avec son humour léger et un sens de la psychologie aïgu, elle tamise les petits riens de la vie pour en recueillir les pépites. On pourrait craindre l'ennui mortel ou le pathos mais il n'en est rien. L'auteur nous accroche, nous attache, sans même nous en rendre compte, à ces deux âmes cabossées, à leur fragilité. Et livre ainsi un portrait émouvant et sans fards d'une certaine féminité contemporaine... Un roman qui devient
Depuis quelques temps, une question récurrente m'est posée, avec une petite évolution non négligeable, entre 2006 et 2007, dans sa formulation : "Est-ce que tu as une adresse mySpace ?" devenue aujourd'hui "C'est quoi (koi) ton adresse mySpace ?". Petite nuance toute révélatrice... Eh oui aujourd'hui, au même titre qu'un numéro de portable (que je n'ai pas davantage) ou de MSN (l'avant-dernier instrument de perte de temps et de flicage inventé par Microsoft), la page mySpace (et maintenant la "facebook") devient un must-have. mySpace et ses avatars sont, paraît-il, des nouveaux lieux de "sociabilisation" ("social network" ou "platform" c'est selon) et même plus des "plates-formes d'amis" ! Et quelle amitié !
Le Japon et plus particulièrement Tokyo fascinent les écrivains. En cette rentrée, le nom d'Amélie Nothomb a bien sûr été incontournable : la suite de ses (excellentes) tragico-burlesques mésaventures dans les bureaux tokyoites ("


