Buzz Littéraire
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La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

mercredi 31 octobre 2007

Interview de Marie Desplechin ("Le sac des filles") / Salon du livre 2007 (5/6)

A l'occasion de l'actualité de Marie Desplechin (la sortie du film Sans moi adapté de son roman éponyme), publions l'interview que l'écrivain, figure phare du roman français, a bien voulu nous accorder à l'occasion du salon du livre 2007 à Paris. Derrière des montagnes de livres estampillés 10/18 ou les éditions de l’Olivier (pour les versions brochées), "Sans moi", "Un pas de plus", "La vie sauve" (écrit avec Lydie Violet) ou encore "Le sac à main", elle nous parle plus particulièrement de ce dernier, à l’occasion de sa parution récente en poche. Entre deux amies de passages, une bouché de sablé et la circulation de sa pétition contre l’expulsion des familles sans papier dont les enfants sont scolarisés en France, elle répond à quelques questions. Lire la suite

mercredi 24 octobre 2007

Interview vidéo d'Aurore Guitry auteur d'un premier roman "Les petites morsures" et de son éditrice Elodie Mandel (Calmann-Lévy)

Avec (beaucoup) de retard, voici quelques extraits de notre rencontre (en mai 2007) avec la jeune romancière Aurore Guitry, auteur d'un premier roman "Les petites morsures" qui vous avait été présenté à l'occasion de la " Tribune libre de sa jeune éditrice Elodie Mandel chez Calmann-Lévy". Elles ont toutes deux eu la gentillesse de répondre à diverses questions aussi bien sur l'écriture de ce premier roman, les circonstances de sa publication ou encore les difficultés pour être publié(e) lorsque l'on est un jeune auteur et le rôle que peut jouer Internet... Voici pour commencer deux extraits de ce long et très intéressant entretien en duo où Aurore Guitry lit un extrait de son roman et réagit sur sa parenté avec l'illustre Sacha Guitry qui a suscité quelques polémiques en ces lieux... De son côté Elodie Mandel, sa jeune éditrice d'à peine 28 ans (!) explique pourquoi elle a eu envie de publier ce premier roman : Lire la suite

mercredi 17 octobre 2007

"Sans moi" de Marie Desplechin : Le "combat ordinaire" au féminin (adaptation au cinéma, sortie : 10 oct.2007)

C'est avec ce deuxième livre "Sans moi", écrit en moins d'un an, que Marie Desplechin a été révélée au grand public (adulte) en 1998, avec près de 150 000 exemplaire vendus en France et une traduction dans une quinzaine de langues : "un roman qui avait su soulager les maux d'une génération" selon l'expression de la presse. Cultivant la fibre intimiste chère à son frère, le réalisateur Arnaud Desplechin, cette free-lance dans le secteur de la communication et mère de 3 enfants (métier qu'exerce aussi son héroïne également maman, que l'on sent très proche de l'auteur) et auteur pour la jeunesse (publiée à l'Ecole des Loisirs), a su toucher son lectorat avec ce qu'on a coûtume d'appeler "une histoire de femmes", une histoire de solidarité et d'amitié féminine dans un monde qui ne les épargne pas beaucoup. Une histoire de sauvetage aussi où l'espoir domine malgré la noirceur. La plume fine et limpide de l'auteur parvient à transcender le quotidien et sa trivialité pour révéler la profondeur des sentiments et des mal-êtres, ces fameux "icebergs" comme elle les surnomme. Crises sentimentales, doutes, solitude, névroses familiales et sociales, crainte de la précarité sociale et professionnelle : avec son humour léger et un sens de la psychologie aïgu, elle tamise les petits riens de la vie pour en recueillir les pépites. On pourrait craindre l'ennui mortel ou le pathos mais il n'en est rien. L'auteur nous accroche, nous attache, sans même nous en rendre compte, à ces deux âmes cabossées, à leur fragilité. Et livre ainsi un portrait émouvant et sans fards d'une certaine féminité contemporaine... Un roman qui devient film en ce mois d'octobre 2007 (affiche ci-contre). Lire la suite

vendredi 12 octobre 2007

L'amitité au temps de mySpace (Facebook, etc)

Depuis quelques temps, une question récurrente m'est posée, avec une petite évolution non négligeable, entre 2006 et 2007, dans sa formulation : "Est-ce que tu as une adresse mySpace ?" devenue aujourd'hui "C'est quoi (koi) ton adresse mySpace ?". Petite nuance toute révélatrice... Eh oui aujourd'hui, au même titre qu'un numéro de portable (que je n'ai pas davantage) ou de MSN (l'avant-dernier instrument de perte de temps et de flicage inventé par Microsoft), la page mySpace (et maintenant la "facebook") devient un must-have. mySpace et ses avatars sont, paraît-il, des nouveaux lieux de "sociabilisation" ("social network" ou "platform" c'est selon) et même plus des "plates-formes d'amis" ! Et quelle amitié ! Lire la suite

mardi 9 octobre 2007

Japon et rentrée littéraire : "Ni d'Eve, ni d'Adam" d'Amélie Nothomb, "Journal d'un étudiant japonais à Paris" de Christophe Léon et "Hoffmann à Tôkyô" de Didier Da Silva...

Le Japon et plus particulièrement Tokyo fascinent les écrivains. En cette rentrée, le nom d'Amélie Nothomb a bien sûr été incontournable : la suite de ses (excellentes) tragico-burlesques mésaventures dans les bureaux tokyoites ("Stupeur et tremblements") a créé, une fois de plus l'évènement d'autant plus que ce tome 2 intitulé "Ni d'Eve, ni d'Adam" (voir extraits ci-dessous) a bénéficié d'un excellent accueil critique et s'est même "qualifié" sur les premières listes des prix Renaudot et du Goncourt 2007 avant d'obtenir à la grande surprise le prix de Flore 2007. A signaler également un autre roman qui peut vous intéresser : "Journal d'un étudiant japonais à Paris" de Christophe Léon. Enfin c'est l'occasion de vous recommander chaudement le très sympathique carnet de voyage de Frédéric Boilet, L'apprenti-japonais, à Tokyo qui fait écho aux remarques de la romancière belge et de (re)lire "Stupeur et tremblements" (voir ci-dessous). Même si nous sommes ici loin du Tokyo d'un Haruki Murukami ou de son confrère Ryu Murakami... Bonne lecture ! Lire la suite

"L'apprenti japonais" de Frédéric Boilet, Carnet de voyage sensible et intimiste sur le Tokyo moderne

On a souvent cité son nom l'an passé car il a été le héros involontaire d’un petit roman graphique sulfureux ayant fait grand bruit l’été dernier. Frédéric Boilet avait en effet inspiré cet amant au « joujou extra » de l’insatiable et délicieuse Aurélia Aurita dans son controversé « Fraise et chocolat ». Mais il est aussi avant tout un talentueux dessinateur et scénariste, seul français (originaire d'Epinal) pouvant prétendre au titre de « mangaka », installé depuis 1994 au Japon, suite à l'obtention d'une bourse. En 2006, âgé de 46 ans, il décide de revenir sur sa découverte riche en surprises et coups de coeur pour son pays d'adoption. Et nous fait partager sa passion pour ce peuple étonnant et ses charmantes habitantes... L’apprenti-japonais retrace donc comme son nom (inspiré de la jolie formule de Dominique Noguez) l’indique douze années « d’apprentissage » au pays des tatamis et de Murakami. Un carnet de voyage vu de l'intérieur, léger mais non superficiel, loin des idées préconçues et des sentiers balisés touristiques... Passionnant et très attachant : Lire la suite

samedi 6 octobre 2007

"Le cri du sablier" de Chloé Delaume, Tempête de sable paternelle

Deuxième roman sismique, après son premier "Les mouflettes d'Atropos" déjà paru en 2000 chez Farrago, "Le cri du sablier" publié en 2001 et lauréat du prix Décembre est le récit d'une expulsion, d'un "avortement parental". Il constitue en quelque sorte la genèse (même si écrit postérieurement) des Mouflettes d'Atropos auquel il est directement relié. Comment dire l'indicible ? Comment raconter l'histoire horrifique du double suicide de ses parents et de sa petite enfance martyrisée dont elle aurait bien pu ne pas guérir ? C'est cette périlleuse et douloureuse entreprise que Chloé Delaume, admiratrice de l'Oulipo et de l'écriture avec contraintes, mène dans ce court roman d'une densité et d'une inventivité incomparables. Un vrai petit chef d'œuvre sur la douleur, le deuil, la figure paternelle, les traumas de l'âme, l'enfance... servi par une mécanique psychosomatique captivante. Lire la suite

Citations d'"Au secours, pardon" de Frédéric Beigbeder

Quelques citations, déjà cultes, d'"Au secours, pardon" ou les tribulations d'Octave Parrango (le célèbre publicitaire de 99 francs) à Moscou ou comment (tenter de) se refaire une virginité, en chapka, au pays de la vodka et des jeunes beautés blondes de 14 ans, à la recherche du visage idéal, pour une marque cosmétique du même nom... Lire la suite

mercredi 3 octobre 2007

"Les anges brûlent" et "Un jeune homme triste" de Thibault de Montaigu : Amour, désillusions et "beautiful people"

On a beaucoup parlé de Thibault de Montaigu à l'occasion de la publication de son premier roman "Les anges brûlent" en 2003 (et sortie en poche en 2005) alors âgé de 26 ans (né en 1979), peu de temps après celui de sa consoeur de l'Ouest parisien, Lolita Pille. Creusant le même sillon que cette dernière, il raconte le quotidien de la jeunesse dorée du XVIe arrondissement parisien, entre excès, apparences et peines de coeur. La génération "Nappy" (no happy) comme l'a surnommé le réalisateur Danakil dans son docufiction du même nom, contraction de Neuilly-Auteuil-Passy ou de "no happy", qui traîne son spleen entre deux rails de coke, de flambe de carte bleue et de dance-floor branché... Thibault de Montaigu faisait d'ailleurs une apparition dans ce DVD en lisant un extrait de son roman dans une baignoire. Cette jeunesse qui a tout pour être heureuse et pourtant... En cette rentrée littéraire 2007, cet auteur, qualifié de "hussard" par la presse, revient avec un nouvel opus où il tente de s'écarter de son milieu tout en racontant de nouveau une histoire d'amour contrariée, qui se veut "Fitzgeraldienne". Cette fois ses personnages ont grandi et doivent dire adieu à leur jeunesse pour entrer de plain pied dans l'âge de la maturité, le temps d'un week-end à Deauville... Lire la suite

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