jeudi 31 janvier 2008
Anna Gavalda boycotte la presse pour son nouveau roman (03/08)
Anna Gavalda en a également assez de prendre la pose et de se mettre en avant alors que c'est son livre qu'elle souhaite avant tout offrir au public. (A noter qu'elle avait tout de même accepter, exceptionnellement une interview -assez flottante du reste- sur France Inter l'été dernier pour évoquer en avant- première ses nouveaux personnages).
Elle a donc décidé de ne pas rencontrer les journalistes pour la sortie de son prochain roman "La consolante" (l'histoire d'un homme architecte quadra, qui entreprend un long travail de deuil après avoir appris incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, tiré à 200 000 exemplaires). Elle répondra seulement par mail aux questions portant sur son roman et sur son écriture.
Elle s’en explique dans une lettre :
« Avant j’étais jeune et docile, je ne savais pas dire non et voulais faire plaisir à tout le monde, écrit Anna Gavalda. J’acceptais les demandes des photographes et répondais aux interviews alors même que je détestais cela, prendre la pose. Aujourd’hui, je suis vieille et revêche et voudrais n’en faire qu’à ma petite tête (de linotte?), c’est-à-dire continuer d’écrire, mais le plus discrètement possible. Ai-je tort, ai-je raison, je l’ignore, seulement je viens de passer deux ans (trois en comptant les rêveries préliminaires) dans la peau d’un homme qui, pour se réconcilier avec lui-même, décide de prendre le risque de (se) décevoir et me dis qu’il serait bon d’en prendre de la graine. Et puis j’ai toujours pensé que mes personnages avaient des vies plus intéressantes que la mienne...
Les malveillants diront « Elle se la pète », les bienveillants penseront « Elle a de la chance... ».
La chance, ou la faiblesse, de croire que ses personnages justement, sauront bien se défendre tout seuls...
Vieille, revêche et écervelée.
Voilà pour le cru 2008.
Mais attentive cependant.
Assez attentive pour répondre à toutes les interrogations que pourrait éveiller chez vous la lecture de ce nouveau roman.
Sachez donc que je me tiendrai de l’autre côté de l’écran et répliquerai de mon mieux pour me faire pardonner mon “manque de visibilité”...
Bien à vous,
A. G. »
5 avis -



A l'occasion d'une interview pour un autre support, j'ai été amenée à lire le troisième roman d'un jeune auteur de 33 ans encore méconnu (à tort ou à raison ? je vous en laisserais seul(e) juge) : "Les habitants" de Mano (de son vrai nom Manolis Mavropoulos). Publié dans la collection "La Fouine" (créée en 2003/2004) chez Hachette Littérature (qui a entre autres édité l'excellent 

On ne cesse de pronostiquer des nouvelles « Françoise Sagan », tandis que Frédéric Beigbeder* chante ses louanges dés qu’il le peut et regrette qu’elle ne soit pas enseignée à l’école.
Mais à quoi est réellement dû le succès de cet « adorable petit monstre » (expression de François Mauriac), de cette reine du "drame bourgeois" ? Pourquoi son premier roman « Bonjour tristesse » publié en 1954 à l’âge de 19 ans a-t-il été un best-seller et connu un retentissement international (les américains la surnommaient alors « Mademoiselle Tristesse») au point d’être adapté en 1958 par Otto Preminger himself (un film tombé dans l’oubli assez rapidement du reste).
En relisant aujourd’hui ce petit livre, on peut tout de même se demander ce qu’avait « d’extraordinaire » cette prose sans prétention ou sinon « de plus ». La fascination pour son personnage de jeune fille puis de femme libérée et insolente, à la fois émouvante et mondaine, aimant faire la fête à Saint Tropez ou dans les caves de St Germain des près ou rouler à toute vitesse dans son Aston Martin, a beaucoup contribué à sa notoriété. Plus que son œuvre à proprement parler ? Sa vie particulièrement romanesque fera en tout cas l’objet (au printemps 2008 sur France 2) d’un téléfilm de Diane Kurys avec Sylvie Testud (incroyablement ressemblante) dans le rôle de l’écrivain qui sortira ensuite au cinéma sous le titre « Sagan ».
Par ailleurs, deux nouvelles biographies/témoignages sur sa vie viennent aussi d'être publiés en cette rentrée 2008 (
Le nom de 


