Buzz Littéraire
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La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

lundi 31 mars 2008

“L’élégance du hérisson”, le best-long-seller devient un film blockbuster

“L’élégance du hérisson”, roman phénomène publié en 2006 (dépassant les 900 000 exemplaires vendus), sera transposé sur les écrans dès l’année prochaine avec Josiane Balasko en vedette. Sous la direction de Mona Achache, dont ce sera ici le premier long métrage, elle incarnera Renée, la concierge lettrée. Muriel Barbery a bénéficié d’un contrat exceptionnel, tout en imposant ses exigences artistiques.

jeudi 27 mars 2008

Talents Blogs : La relève de la littérature trentenaire est là !

On a vu, il y a quelques temps, que les auteurs de la littérature "nouvelle génération" avaient un peu vieilli. Phénomène bien naturel mais il est temps de trouver un nouveau vivier de plumes sensibles ! Après vous avoir présenté la bobo parisienne, Satinella ou encore Samo, voici 4 jeunes plumes, 4 voix au masculin, 4 blogueurs qui expriment avec justesse leurs doutes, leurs joies, leurs attentes, leur quotidien et bien sûr leur vie amoureuse parfois tumultueuse, parfois douloureuse... Entre Nicolas Fargues, Nicolas Rey ou encore Jérôme Attal avec une pointe de Frédéric Beigbeder influences qu'ils revendiquent d'ailleurs pour certains : Messieurs les éditeurs, à vos contrats ! Ou tout simplement pour le plaisir de lecture et des mots... Lire la suite

mardi 25 mars 2008

Interview de Camille de Peretti ("Nous vieillirons ensemble"), Salon du livre 2008 (1/6) + lecture vidéo de 2 extraits

Camille de Peretti vient de publier en cette rentrée littéraire un troisième roman tour à tour drôle, émouvant ou violent, sur le thème difficile et inattendu des maisons de retraite et du vieillissement, monde qu'elle connaît bien puisque ses parents œuvrent dans le milieu médical. Un sujet sensible à l'heure où l'on dénonce les dérives de certains de ces établissements mais tel n'était pas le propos de l'auteur qui dit s'être avant tout intéressée à ses personnages et à leurs émotions. Merci à la gracieuse et talentueuse Camille de Peretti, que j’ai réellement prise sur le vif, en 5 minutes chrono, pour lui faire parler de son dernier roman "Nous vieillirons ensemble" paru chez Stock. En bonus, une lecture vidéo de deux extraits par l'auteur : Lire la suite

vendredi 21 mars 2008

Conférence Chloé Delaume, François Bégaudeau et Oliver Rohe / Salon du livre 2007 (6/6) : L'acte d'écrire, autofiction et rapport au réel dans le roman...

Sixième étape, enfin !, un an après (mais sans rien perdre de l'actualité de son thème)..., de nos rencontres avec les auteurs du Salon du livre dernier (2007) à Paris, avec le débat « Du plaisir à la rage, du réalisme poétique à l’écriture automatique : romance de la colère ». Ayant un peu dévié de son sujet initial, il s'est tenu le 25 mars 2007 entre plusieurs jeunes auteurs : Chloé Delaume, François Begaudeau et Oliver Rohe, autour de la thématique de l’autofiction et du réel sur le stand de Virgin Mégastore. Au programme, une discussion dense, des prises de positions affirmées et un partiel état des lieux de la littérature française contemporaine. Lire la suite

jeudi 20 mars 2008

Des nouvelles de Virginie Despentes : tournage de "Bye-bye Blondie" et décryptage de Britney Spears...

Quelques nouvelles de votre écrivain fétiche : Virginie Despentes qui ne chome pas ! Lire la suite

Les blogs littéraires auscultés par la presse et Jay McInerney dans Playboy

En ce mois de mars, mois du Salon du livre à Paris et donc particulièrement littéraire, la presse se penche sur le "mouvement" des blogs littéraires.
A saluer la très belle enquête du Magazine littéraire signée Alexis Brocas (un nom qui rappelle celui d'un jeune auteur aux Editions Sarbacane, homonyme ou bien ?) sur le sujet, approfondie et pertinente, intitulée "Que valent les blogs littéraires ?". Vous y retrouverez bon nombre de blogs de la Buzz-list ou encore du dossier "Jeunes auteurs cherchent lecteurs et/ou éditeurs sur leurs blogs" ainsi qu'une mention de votre fidèle serviteur Buzz littéraire.

Citations : "Lorsque journaliste, écrivains et amateurs endossent leur costume de blogueur, c'est pour découvrir l'envers du décor de la vie littéraire, ressusciter les débats et s'essayer à la création. L'air de la blogosphère porte en lui un vent de fronde et de liberté qui, avouons-le, a le don d'agacer le monde feutré des lettrés. Et si jadis, le terme "blog" semait des étoiles dans les yeux des futurologues, il fait désormais jaillir des geysers de vapeur des oreilles de certains éditeurs."

"Désormais les détails, anecdotes et actualité de vos auteurs préférés se lisent sur écran et sur les blogs du "Buzz littéraire", de "Culture Café", de "La lettrine"...

Il pointe aussi certains problèmes : "Difficile en effet de livrer une critique négative d'un roman, quand on entretient depuis des années un dialogue avec son auteur par ailleurs blogueur..."

Merci au Magazine littéraire de cette attention !



Le hors série littéraire de Technikart (avec en couverture le jeune écrivain canadien Craig Davidson qui vient de sortir un nouveau roman "Juste être un homme", dans l'univers de la boxe ) s'interroge, lui, sur la promo des livres sur Internet ("La promo sur le Net ça marche ?"), à travers 3 expériences dont celle du Buzz littéraire. Le journaliste, Alexandre Rosa, a eu la gentillesse de m'interviewer pour son papier. Petite précision : n'ayant pas bien compris l'angle de son article, s'ensuit un léger malentendu. S'il est vrai que le bénévolat (et la passion bien sûr) sont de mise dans l'écriture des articles d'un blog littéraire, c'est un vrai soutien de pouvoir financer l'achat de certains livres et aspects techniques grâce à la publicité Google, etc. La prochaine étape du développement serait bien sûr d'accueillir des annonceurs (auteurs, éditeurs...: avis aux amateurs !). La vocation (décrypter certains courants littéraires contemporains et présenter une sélection d'auteurs "nouvelle génération") du Buzz littéraire est très bien retranscrite. Merci donc à Technikart pour cette attention ! [Alexandra]

Pour terminer cette petite revue de presse, signalons les infos de Yan Céh, rédacteur en chef du magazine Playboy :
"Dans le dernier Playboy (mars 08), avec Lou Doillon en cover, 2 textes inédits ont été spécialement réalisés pour le magazine : Thomas Clerc signe "Le Boulevard de Clichy", sur le même mode que son livre remarquable, "Paris: Musée du XXIème siècle - Le Dixième Arrondissement", sorti récemment chez L'Arbalète - Gallimard ET Jay McInerney signe un portrait de Paul Sevigny, frère de Chloé, DJ et figure du New York d'aujourd'hui. Paul est le sujet de notre série mode Homme du mois."
Extrait du texte de Jay Mc Inerney :
"Paul n'était pas encore là lorsque j'ai commencé à sortir et aller dans les clubs, vers 1979, mais parfois sa façon d'être me renvoie d'une manière surprenante vers cette époque, son énergie et son enthousiasme pour la vie nocturne sont assez vifs pour qu'en un instant, moi, l'ultime garçon des années 80, j'arrive à croire que peut-être les glorieux jours ne sont pas vraiment finis. Quand je tombe sur Paul, inévitablement tard dans la nuit, je sais, à la minute où je le vois, que je suis au bon endroit. Le Beatrice Inn, dont Paul est le co-propriétaire, est définitivement un des meilleurs endroits que New York ait connu depuis des années, le genre de petit endroit, intime, décadent qui est un peu un carré VIP à lui tout seul..."

mardi 18 mars 2008

Les derniers instants de "Cloclo" vus par Yann Moix (extrait de "Podium")

A l'occasion des "spécial Cloclo" qui fleurissent sur tous les écrans pour commémorer le 30e anniversaire de la disparition du chanteur qui aura traumatisé des milliers de fillettes ayant eu le malheur d'être baptisées "Alexandra" dans les années 70 et 80..., voici un extrait du fameux roman "Podium" de Yann Moix (une histoire déjantée au pays surréaliste des "sosies professionnels" de Claude François, succès ciné de l'année 2004 avec Benoît Poelvoorde). Il y imagine notamment avec la minutie et l'humour (noir) qui le caractérise, les "dernières heures de Claude François". Il reconstitue quasiment minute par minute, qu'il étire sans fin, son dernier (mythique) bain avant de se rendre à une émission TV de Drucker... Un bel exercice de style littéraire sur une pop icone hautement romanesque ou quand la fiction dépasse la réalité... Lire la suite

Le goût des femmes laides de Richard Millet

http://www.lelitteraire.com/article1854.html Depuis la parution de son premier livre, en 1983, presse et lecteurs se sont accordés à lui reconnaître une plume magnifique, loin de la littérature française dominante que ce membre du comité de lecture de Gallimard a férocement égratignée dans le brûlot Harcèlement littéraire, paru au printemps dernier. Pour se rendre compte de l'élégance de Millet, il n'y a qu'à lire ses romans Lauve le pur, La voix d'alto et, surtout, l'admirable Ma vie parmi les ombres. Ces ouvrages ont aussi en commun de rendre hommage à la terre du Limousin et de la haute Corrèze, d'où il est originaire. «Attention, je n'ai rien d'un écrivain de terroir. Cette expression me rappelle Vichy, et je déteste ça. J'essaie avant tout de faire vivre un monde qui s'éteint. Les auteurs ont un rôle, celui de retarder le moment où la mémoire va s'effacer.» C'est pour cette raison qu'il s'est intéressé aux corps des très jeunes filles, dans Le chant des adolescentes. «Ce livre m'a valu quelques malentendus. Il n'avait pourtant rien à voir avec ceux de Gabriel Matzneff. Dans un geste d'artiste, j'avais juste voulu rendre hommage à ce moment strictement esthétique, où la beauté des jeunes corps éclôt et tend à disparaître en même temps.» L'adolescence fut-elle, pour Richard Millet, un âge ingrat? «J'ai vécu cette période de ma vie au Liban. Je suis un ancien roux et, dans un pays comme celui-ci, c'est rarissime. Avec ma chevelure et mes taches de rousseur, j'ai compris là-bas ce que signifiait avoir un visage, être regardé d'un drôle d'œil. On ne sort pas indemne d'un tel renvoi à soi.» Si aujourd'hui, à 52 ans, il ne se trouve pas forcément laid, cet ancien professeur de français avoue toutefois ne pas se supporter, physiquement. Au fond qu'est-ce que la laideur? «C'est ce qui ne me plaît pas.» Une réponse subjective à laquelle il réplique instantanément qu' «il existe une beauté objective. Il ne faut pas se voiler la face, même si le "politiquement correct" essaie de nous faire croire que tout le monde est beau... Lire la suite

Jessica.L Nelson analyse son anorexie et Camille de Peretti s'immerge en maison de retraite...

A noter la sortie récente de deux ouvrages de deux jeunes auteurs :
Après un premier roman "Mesdames, souriez" (où déjà le thème de l'obsession de l'apparence et de la maigreur apparaissait à travers le personnage de Louisa), ayant su rencontrer son lectorat, lors de la rentrée littéraire 2005 (et sorti en poche en janvier 2008 ), Jessica L Nelson, âgée de 27 ans (par ailleurs collaboratrice de l'émission littéraire "Vol de nuit", membre du comité de lecture chez Plon et co-créatrice du site "Zone littéraire" ainsi que du prix littéraire exclusivement féminin, remis à la Closerie des Lilas, le "Prix Lilas") livre "un autre regard sur l'anorexie" comme le précise le sous-titre de son livre intitulé "Tu peux sortir de table". Le sujet ayant été déjà en effet donné lieu à une littérature abondante (dont le superbe roman graphique de Ludovic Debeurme, "Lucille").
Entre essai, document et témoignage, c'est une mise à nu de son expérience d'ex-anorexique où pendant 12 ans elle a enduré cette maladie (des extraits de son journal de cette époque sont ainsi retranscrits). Si le livre est un témoignage intime (l'auteur décrit l'arrivée de ce trouble dans sa famille, du regard de ses proches sur elle et de son rapport à la mutation de son propre corps), Jessica L. Nelson a cherché à élargir son propos en mettant son cas en perspective avec d'autres et en interrogeant divers ouvrages sur la question tout en convoquant la psychanalyse (elle a d'ailleurs rencontré quelques médecins tel le célèbre Marcel Rufo).
Elle remonte ainsi aux origines des traditions alimentaires de toutes les civilisations et démontre que certaines pratiques ancestrales avaient associé au jeûne et à l’ascèse des vertus de courage et de maîtrise de soi. Sans occulter les danger de l'anorexie, elle souhaite ainsi mettre en valeur certaines de leurs "qualités" comme "leur volonté hors du commun dans ce qui s’apparente à une quête de pureté". Elle examine les idées reçues, quelques pratiques en vigueur et tente de répondre à certaines questions restées en suspens : les déclencheurs de la maladie (non les mères ne sont pas responsables de tout...), ce qu'elle cache..., tout en dénonçant les discours dominants sur les canons de la beauté féminine. "L'anorexie doit être vaincue. Mais elle ne pourra l'être vraiment que si ceux qui la combattent reconnaissent aux anorexiques leurs qualités spécifiques." écrit-elle.

Extrait "Tu peux sortir de table" (Chapitre "Lente descente aux enfer") :
"Pourquoi me sentir si coupable lorsque je mange ? Pourquoi suis-je persuadée d'être épiée, jaugée, jugée, de passer pour une goinfre quand je suis en public ? Je grappille, je grignote, je me restreins en me disant que je me garde pour une douceur sucrée inhabituelle que je sais pourtant pertinemment être incapable de m'accorder. J'ai peur de lâcher la bride et de tomber dans l'excès inverse, de prendre trop de goût à mes interdits et à mes pseudo-péchés. Je crois que le pire serait de sombrer dans la boulimie, la vraie, pas les trois cornichons et demi que je régurgite parce que je ne sais pas faire autrement. J'ai une telle volonté de contrôle de moi-même, de perfection, que connaître ces excès me serait intolérable, je perdrais le peu de confiance et d'estime qui me reste. Ce souci de perfection, je ne sais pas d'où il vient. J'ai toujours voulu être à la hauteur - mais de quoi ou de qui ? [...] Je suis timide, j'ai envie de disparaître et que les gens ne puissent plus me voir ni rien attendre de moi. Le regard des parents me fait souffrir. Quand ils me regardent avec désespoir parce que j'ai mangé comme un oiseau ; quand ils me regardent avec plaisir parce que j'ai plus d'appétit que d'ordinaire. Qu'on cesse de me voir !"

De son côté sa consœur Camille de Peretti, qui avait également publié il y a quelques années un roman (témoignage romancé) sur sa propre anorexie (Thornythorinx) qui sans prétention littéraire avait le mérite d'un certaine fraîcheur et modernité tout en brossant le portrait initiatique d'une jeune femme d'aujourd'hui, revient en cette rentrée littéraire de janvier 2008 avec un troisième roman "Nous vieillirons ensemble". Après avoir revisité les "Liaisons dangereuses" dans son précédent roman "Nous sommes cruels", l’auteur s'inspire de la matrice algorithmique de « la Vie, mode d’emploi », le célèbre roman de Georges Perec. Choisissant pour cadre une maison de retraite (à l'image de sa consœur Héléna Marienské et son "Rhésus"), elle dépeint son petit monde fait de petites mesquineries et autres conversations insipides où les souvenirs sont tout ce qui reste, dans une atmosphère saturée d’odeurs de poireaux et de désinfectant... Du couple de la dernière chance à cette épouse infidèle atteinte d'Alzheimer (qui fait subir à son mari fou d'elle les souvenirs de ses amants !) en passant par Josy, l’auxiliaire de vie cartomancienne... Un roman chorale tour à tour drôle, grave ou émouvant, aux dialogues efficaces et une immersion insolite dans l’univers singulier "en sursis", des maisons de retraite (voir aussi un long et riche entretien vidéo donné par Camille de Peretti dans la rubrique "Buzz+").

Extraits :
"Alphonse s'en va. Il rentre chez lui, laissant la commère la bouche ouverte s'enfoncer dans le canapé et sa femme se faire mettre des bigoudis. La morale, la médisance... Si seulement les gens étaient un peu moins bête. Toute la cruauté du monde, pour quoi ? Pour un Dieu vengeur ? Pour faire peur ? Pour le pouvoir ? Ou juste pour parler ? Des méchants qui se tiennent compagnie. Des cannes qui font la conversation. Victimes, le baron [... ]"

"Mais qui est-ce qui m’a collé une moule pareille ? Elle est exaspérée, Aline. Elle fait ça pour lui. Après tout, elle n’a pas à s’occuper d’une belle-mère qui n’a jamais pu l’encadrer. Rien n’était trop bien, rien n’était trop beau pour son fils polytechnicien. Alors bien sûr, quand le jeune directeur brillant de Verreco avait épousé sa secrétaire, ça lui était resté en travers de la gorge à la vieille. Elle n’a que ce qu’elle mérite. La mère d’Aline va bien, Dieu merci, elle ne fait pas ses soixante-quinze ans. Elle est autonome, elle ne les appelle pas trente fois par jour. Jean-François lui dit toujours : « Tu ne ferais pas ça à ta mère », il ne se rend pas compte, le pauvre. Complètement aveugle. Enfin, depuis qu’elle s’est cassé le col du fémur, il a bien été obligé d’admettre que ce n’était plus tenable, déambulateur ou pas."

jeudi 13 mars 2008

Rendez-vous au Salon du livre ce week-end du 14 au 19 mars !

Comme chaque année, le grand rendez-vous littéraire du Salon du livre à Paris est attendu avec impatience par de nombreux lecteurs. Les accréditations du Buzz littéraire sont prêtes : Anne-Laure Bovéron (qui vous avait déjà guidé l'an passé, voir ci-dessous et qui sera également sur le stand du magazine Muze auquel elle collabore pour une rencontre lecteurs le samedi à 15h45 sur le stand Bayard) accompagnée de Laurence Biava qui vous a offert 2 belles Tribunes libres récemment, joueront les reporters pour vous qui ne pourrez pas forcément vous déplacer. Hélas de mon côté je crains de ne pas être à Paris ce week-end...

Conférences, dédicaces, échanges avec les auteurs et remises de prix : c'est l'occasion de faire le plein de rencontres et de nouvelles idées lectures (au cas où vous en manqueriez !).
Sous le signe d'Israël, il accordera en 2008 une large place à des auteurs aussi prestigieux qu'Amos Oz, Avraham B. Yehoshua ou David Grossman, figures de la gauche israélienne, mais aussi à de jeunes auteurs qui ont su se faire remarquer chez nous telle qu'Alona Kimhi (qui vient de publier quatre nouvelles, réunies sous le titre « Moi, Anastasia ») et Etgar Keret (également réalisateur), véritable chef de file de cette jeune garde ou encore Eshkol Nevo et Ron Leshem.

Mais l'on retrouvera également avec plaisir de nombreux jeunes auteurs venus dédicacer leur dernier opus ou participer à des animations. Parmi eux citons Claire Castillon, David Foenkinos, Camille de Peretti, Arnaud Cathrine, Serge Joncour, Louis Lanher, Nicolas Rey, Frédéric Beigbeder, François Bégaudeau, Florian Zeller, Nicolas Fargues, Christophe Paviot, Jérôme Attal et bien d'autres encore.
Nathalie Cachin, cette blogueuse qui a publié en janvier dernier son premier recueil de nouvelles "Les trophées de Constance et autres objets de désir", un coup de coeur du Buzz littéraire devrait aussi être présente (renseignez-vous auprès de son éditeur, Les éditions du Bord de l'eau). Surprise : un autre jeune auteur d'un premier roman ("Abreuvons nos sillons") et blogueur discret sera aussi présent : Skander Kali alias un certain Hoplite. Un nom et pseudo qui vous diront peut-être quelque chose si vous lisez attentivement les commentaires du Buzz littéraire... Il sera en dédicace le 14 mars à 17h sur le stand des éditions du Rouergue ainsi que le 18 mars à 20h pour la nocturne. N'oubliez pas d'aller lui rendre visite !

Côté littérature anglo-saxonne, on note la présence de William Gibson qui vient de publier la suite de son roman "Identification des schémas", intitulé "Code source" et qui devrait participer à une table ronde sur les nouvelles technologies le 15 mars.

Cette année, le Salon du livre se met plus que jamais à l'heure du numérique et plus particulièrement des blogs ! Plusieurs conférences sont consacrées à ce thème tel que "Je blogue, tu blogues, nous bloguons..." animé par Karine Papillaud, elle-même blogueuse pour le site de 20minutes.fr ou encore "Blog : un nouveau moyen de se faire connaître". Autre bonne idée : les speed-readings où les lecteurs doivent parvenir en quelques minutes à communiquer leur engouement pour un livre ou un auteur ![Alexandra]

Plus d'infos sur le site du Salon du livre

Retrouvez tous les articles du Salon du livre 2007 (conférence avec Chloé Delaume, François Bégaudeau, Oliver Rohe... à suivre prochainement) :
La littérature nouvelle génération made in India
Interview de Marie Desplechin
Interview d'Ariel Kenig (Quitter la France)
Interview d'Arno Bertina (Anima Motrix)
Interview de Joy Sorman (Du bruit)
Interview Vincent Ravalec

mercredi 12 mars 2008

La littérature "nouvelle génération" fête ses 10 ans (P. Jaenada, N.Rey, F.Zeller, A.Cathrine, Ann Scott, V.Ravalec...): entretien avec Guillaume Robert, éditeur

Impossible de passer à côté de l'anniversaire de cette fameuse collection de livres poche chez "J'ai lu" baptisée "Nouvelle génération", ayant inspiré le sous-titre de ce blog et sa ligne éditoriale ! La gamine, toujours aussi turbulente, impertinente et émouvante, a déjà 10 ans... Et cela se fête ! Pour l'occasion les éditions publient un recueil de 10 nouvelles inédites signées des auteurs (plus ou moins) emblématiques de cette collection. Le principe : commencer sa nouvelle par la première phrase de son premier roman publié dans la collection. Comme l'écrit Vincent Ravalec "Une première phrase est comme un petit gâteau sucré que l'on déguste avec une coupe de champagne rosée. C'est un plaisir inestimable." Les jeunes talents ont un peu vieilli mais leur plume conserve (sauf quelques ratés) toute la sève qui a fait leur succès. Surprise : on retrouve à sa tête désormais, Guillaume Robert, également éditeur chez Flammarion, qui s'est donné notamment pour mission d'ouvrir le catalogue à des auteurs plus confidentiels. Toujours très web-friendly (vous trouverez quelques interviews vidéo intéressantes qu'il a déjà données aux blogueurs sur Dailymotion), il a accepté de répondre à quelques questions : Lire la suite

lundi 10 mars 2008

Les meilleurs jeunes romanciers (et espoirs) américains

Rattrapage : si vous l'aviez manqué la revue Granta, prestigieuse revue littéraire basée à Londres et à New-York, a élu en 2007 pour la 2e fois depuis 1996, la liste des 21 "best young novelists" américains (qui comprenait dans sa première et dernière sélection 35 romanciers tels que Jonathan Franzen, Lorrie Moore, Mona Simpson ou encore Jeffrey Eugenides).

Parmi les six membres du jury, on trouve par exemple le professeur de "creative writing" et écrivain, Edmund White. Pour cette deuxième "moisson", tous âgés de moins de 35 ans (contrairement à la 1e liste qui allait jusqu'à 40 ans), on trouve plusieurs noms connus ayant fait l'actualité des dernières rentrées littéraires tels que Jonathan Safran Foer et son épouse Nicole Krauss ou encore Gary Shteyngart et Gabe Hudson.
Ce dernier, auteur d'un premier recueil de nouvelles sur la guerre du Golfe, paru en 2002 "Dear Mr. President" ("Monsieur le président" paru aux éditions Gallimard en 2004) a été salué par la romancière Joyce Carol Oates comme "one of the most exciting and innovative young American writers today." (dans le texte !).
Sept de ses jeunes auteurs n'ont pas encore publié de roman.

Un choix multi-ethnique et hétéroclite qui révèle un certain panorama de la nouvelle scène littéraire américaine plus préoccupée par la violence, la mort, la perte, les conditions de vie actuelles ou encore les enjeux géopolitiques actuels que par le sexe (comme leurs confrères des années 90), comme le notait le journal anglais Telegraph.

Plus d'infos sur la sélection 2007 des meilleurs jeunes auteurs américains de la revue Granta : voir ici et .

La sélection des auteurs 2007 à suivre de près selon Granta :
Daniel Alarcon
Kevin Brockmeier
Judy Budnitz
Christopher Coake
Anthony Doerr
Jonathan Safran Foer
Nell Freudenberger
Olga Grushin
Dara Horn
Gabe Hudson
Uzodinma Iweala
Nicole Krauss
Rattawut Lapcharoensap
Yiyun Li
Maile Meloy
ZZ Packer
Jess Row
Karen Russell
Akhil Sharma
Gary Shteyngart
John Wray

jeudi 6 mars 2008

"Madame Bovary" de Flaubert vue par Claro (auteur de "Madman Bovary")

Qu'on l'aime ou non, Madame Emma Bovary, épouse frustrée et volage de Charles Bovary brave médecin de province en Normandie, rêvant d'une vie plus romanesque et surtout plus frivole, héroïne du premier roman d'un trentenaire, un certain Gustave Flaubert en 1857, n'en finit pas d'inspirer les auteurs d'aujourd'hui ("Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary" de Philippe Doumenc ou encore "Monsieur Bovary" d'Antoine Billot en 2007), suscitant tour à tour compassion, agacement ou dégoût... Considéré comme le "roman des romans", Madame Bovary est notamment salué par les uns pour "sa transition originale entre Balzac et Zola avec un réalisme ironique qui emprunte au milieu médical de son auteur une impassibilité clinique qui frise le nihilisme et un goût presque maladif pour l'exactitude." et pour d'autres pour "la place absolue attribuée au style, au travail sur la prose comme des vers, les clichés et les savoirs, la technique des "points de vue" et l'indirect libre, l'imaginaire symbolique et la critique de la modernité, le culte du détail et de l'anomalie et une certaine esthétique de la cruauté." * Un texte qui a su débarrasser des interventions d'auteur, de l'omniscience du narrateur, de ses innombrables explications et thèses, des descriptions qui expliquent le personnage par son milieu et des grosses ficelles narratives. Ici l'auteur se contente d'exposer et laisse le soin au lecteur de conclure... Bref, un chef d'œuvre que n'a pas hésité à revisiter Claro, connu pour ses traductions de William T. Vollmann, James Flint, Thomas Pynchon, Marc Z. Danielewski ou encore Dennis Cooper..., et sa collection "Lot 49" (fiction contemporaine de langue anglaise) aux Editions du Cherche-Midi. A l'occasion de la sortie de son roman "Madman Bovary", aux éditions Verticales, il a accepté de nous confier son lien particulier avec "Madame Bovary" : Lire la suite

mardi 4 mars 2008

"Absurditan" de Gary Shteyngart, une fable politique au pays de Poutine dans le buzz de la rentrée littéraire

Un buzz grandissant se fait entendre autour du deuxième roman "Absurdistan", du russo-américain (né à Leningrad en 1972, émigré aux États-Unis en 1979 : oui, oui) Gary Shteyngart, âgé de de 36 ans, 3 ans après le succès de son "Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes Russes" (les aventures loufoques d’un jeune garçon émigré à New York, ses relations problématiques avec ses parents, sa petite amie et une bande de mafieux postcommunistes...), paru en 2005 toujours chez l'Olivier. La presse a notamment salué son humour débridé, son exubérance lyrique ou encore son érudition mâtinée de folie et de fantaisie !

Dans cette fable politique tragi-comique, l'écrivain qui se réclame de Gargantua, dénonce le capitalisme sauvage et les méfaits de la mondialisation à travers les tribulations de Micha, juif russe coincé dans un corps d’Américain obèse aussi naïf que fortuné (son père, un escroc patenté est la "1238e fortune de la Russie" et l'a accessoirement banni du territoire US en raison de ses exactions. Son rêve : (outre jouer au "rappeur gangsta" avec son ami Aliocha-Bob), retourner aux Etats-Unis bien sûr (à la veille du 11 septembre 2001) et y retrouver accessoirement Rouena, sa prostituée de fiancée ! Y parviendra-t-il ? Du Bronx à Saint Pétersbourg jusqu'au fin fond d'une république soviétique imaginaire du Caucase, l'Absurditan, où les mafias pétrolières américaines règnent en maître, il finira par se retrouver piégé au cœur d'une guerre civile !

Et de brocarder au passage les corrompus et corrupteurs de tout poil de la société post-perestroïka, les médias, les religions (aussi bien musulmane que juive), les pétroliers texans, le multiculturalisme, les services secrets du Mossad à la CIA et autres services plus ou moins secrets ou encore les monopoles et autres lobbies... Shteyngart dépeint ici toutes les dérives géopolitiques : « On fait sauter quelques quartiers, on attire l'attention sur notre guerre et ensuite on décroche l'aide de la Banque européenne pour la reconstruction. », calcule ironiquement un personnage de cette sinistre farce arrosée de vodka et d'anxyolitiques. Tandis qu'il commente ainsi les écoliers de Leningrad : « Seule leur institutrice, coite, droite, fière comme seule une Russe qui gagne 30 dollars par mois peut l’être, semblait consciente de l’avenir collectif qui attendait ses ouailles, (…) l’alcoolisme, le tapin, les maladies cardiaques et la dépression. »

Dans sa chronique pour le magazine "Lire" de mars 2008, Frédéric Beigbeder n'a pas manqué de saluer l'auteur comme les "chef d'œuvre romanesques de ce début d'année".

Bret Easton Ellis poursuit sa carrière de scénariste

Après son projet de série TV "The Canyons" évoqué précédemment, Bret Easton Ellis, reprend la plume pour le septième art. Selon Hollywood Reporter, l’écrivain va adapter sous forme de script le roman de Michael Hornburg, «Downers Grove». L’histoire d’une étudiante pas ordinaire dans une ville ordinaire, Chrissie Swanson, qui veut à tout prix obtenir son diplôme de fin d’études. Ce «à tout prix» laisse augurer, connaissant le goût de l'auteur pour les personnages extrêmes et obsessionnels, d'un résultat plutôt décapant !
A noter que l'écrivain a déjà co-écrit le scénario de "The Informers" (emmené par Billy Bob Thornton, Kim Basinger, Brandon Routh, Mickey Rourke et Winona Ryder) écrit et adapté son dernier livre, «Lunar Park», ainsi que celui de «The Frog King», réalisé par Joseph Gordon-Levitt, dont la sortie en salles est prévue cette année.

lundi 3 mars 2008

Juger ses profs sur Internet comme on critique les écrivains en ligne ? (De la difficulté de dissocier un(e) travail/oeuvre de la personne prof/écrivain)

Depuis quelques temps déjà, un site (www.note2be.com) défraie la chronique en proposant aux élèves de noter (anonymement) leurs profs sur la base de critères dits "pédagogiques" : "Le professeur est-il intéressant ? Ses notes te semblent-elles justes ? ou Est-il motivé par son métier ?"..., dans d'autres pays des critères physiques sont aussi proposés... Son jeune fondateur, Stéphane Cola, justifie notamment sa légitimité en citant le rapport Attali qui propose une évaluation des professeurs par les élèves. A noter qu'un site baptisé "Choose.com" avait vu le jour au début des années 2000 pour permettre aux employés d'évaluer leur entreprise (également contraint de fermeture assez rapidement...). Petite réaction suite à l'émission de Paul Amar sur France 5 d'hier (1e mars 08), "Revu et corrigé" qui débattait du caractère polémique de cette initiative attaquée par les syndicats enseignants. Pour sa défense, le fondateur évoquait notamment les sites qui permettent de critiquer en ligne les écrivains par les lecteurs et qui ne sont pas remis en cause. Lire la suite

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