Buzz Littéraire
Livres intimistes Romans graphiques Satire / anticipation sociale Rhétorique amoureuse Littérature trentenaire / urbaine Buzz littéraire
La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

lundi 28 avril 2008

La mè(gè)re de Michel Houellebecq écrit son plaidoyer

Cette fois, ce n'est pas une ex-femme qui décide de régler ses comptes avec un écrivain célèbre mais sa propre mère.
La mère de Michel Houellebecq, Lucie Ceccaldi, a en effet décidé à 83 ans de publier le 7 mai «L’Innocente» aux éditions Scali. Ses revendications ? «Avec Michel Houellebecq, mon fils, on pourra commencer à se reparler le jour où il ira sur la place publique, ses «Particules élémentaires» dans la main, et qu’il dira: «je suis un menteur, je suis un imposteur, j’ai été un parasite, je n’ai jamais rien fait de ma vie, que du mal à tous ceux qui m’ont entouré. Et je demande pardon», a-t-elle déclaré.

L’écrivain, élevé surtout par sa grand-mère, n’entretient plus depuis des années de rapport avec sa mère, qui vit à La Réunion. Après l'avoir brocardé dans son roman "Les particules élémentaires" sous les traits d'une mère indigne hippie et démissionnaire, il l’avait même déclarée morte dans une interview aux «Inrockuptibles».
Le fils a-t-il hérité ses talents littéraires du côté maternel (apparemment non si l'on en juge par les extraits circulant sur la toile...) ? La lecture de cet opus vous renseignera au moins sur cela. Un beau coup marketing pour les éditions Scali. En attendant la réaction du fiston plongé dans la réalisation de son film "La possibilité d'une île" qui devrait sortir sur grand écran en octobre 2008...

Lesnouveauxauteurs.com publient les jeunes auteurs sur Internet

Un nouvel acteur de l'édition s'est installé depuis avril 2007 sur Internet et propose aux jeunes auteurs de les éditer (à compte d'éditeur) sur Internet. Lesnouveauxauteurs.com créé par Jean-Laurent Poitevin, ancien directeur marketing de Vivendi Universal, vise à démocratiser l'édition grâce à des comités de lecteurs citoyens (des lecteurs motivés venus de tous horizons, journaliste, etc.). Celui-ci est en effet persuadé que des pépites littéraires échappent aux maisons d'édition, soit 91% d'auteurs refusés chaque année par les grands éditeurs. De quoi ravir les auteurs wanna-be ! Lire la suite

mardi 22 avril 2008

Lucia Etxebarria règle ses comptes avec Bridget Jones ! (extrait de "Je ne souffrirai plus par amour")

En cette année 2008, la pétulante écrivain espagnole auteur de l'excellent "Amour, prozac et autres curiosités" nous revient avec un opus inattendu qui, à première vue, ressemble à un manuel de développement personnel mais qu'elle préfère qualifier d'"essai littéraire". A l'intérieur, l'auteur du pays des telenovelas, décrypte comme toujours les comportements amoureux de ses contemporaines et cherche surtout à répondre à un problème qui la concerne au premier chef : la dépendance émotionnelle liée notamment au manque d'estime de soi. Les "junkies de l'amour" comme elle les surnomme. A l'aide d'une impressionnante bibliographie psycho-sociologique illustrée des vicissitudes sentimentales de ses amies ou des siennes, elle explique donc les racines et les mécanismes de ce fléau qui entraîne souffrance et peut aller jusqu'à l'autodestruction (et la maltraitance). Cette féministe convaincue brocarde au passage les représentations sociales de l'idéal de l'amour romantique occidental notamment véhiculées par notre patrimoine culturel, l'éducation ou le "bombardement médiatique". Et de passer au crible les grandes héroïnes de la littérature : d'Anna Karénine à Emma Bovary jusqu'à Bridget Jones (et la chick lit') qui en prend particulièrement pour son grade. Extrait choisi : Lire la suite

vendredi 18 avril 2008

"Eastwood, Mes femmes et moi" de Christophe Nicolle : La vie comme un western !

La bonne impression produite par le premier roman de ce trentenaire, paru en 2006 "L'important c'est d'avoir connu l'amour", se confirme avec ce deuxième roman ("Eastwood, Mes femmes et moi") toujours aux éditions Bernard Pascuito. Et la filiation avec Nick Hornby se ressent de nouveau, même si la passion pour la pop rock est ici remplacée par une passion cinématographique pour l'acteur et réalisateur Clint Eastwood. Le dilemme reste le même : peut-on tomber amoureux de quelqu'un ne partageant pas nos goûts et nos passions ? L'auteur fait le pari original de nous raconter ses déboires amoureux à travers sa relation au mythique cow-boy de la trilogie Leone... Lire la suite

mardi 15 avril 2008

"L'important n'est pas ce qu'on est mais ce qu'on aime..." (extrait de "Haute fidélité" de Nick Hornby)

En préambule de la présentation du nouveau roman de Christophe Nicolle "Eastwood, mes femmes et moi", voici un extrait du cultissime "Haute fidélité", deuxième roman du britannique Nick Hornby paru en 1995 (eh oui déjà !). Son héros "Rob", adulescent trentenaire passionné de pop music, qui sort d'une rupture douloureuse s'interroge avec ses deux acolytes (Dick et Barry) travaillant dans son magasin de disques, sur l'importance des goûts culturels communs dans un couple. Les films, les disques ou les livres que l'on aime conditionnent-ils ou du moins influencent-ils l'avenir d'un couple et la "durée" de son amour... ? Voici sa petite théorie assaisonnée de son humour habituel : Lire la suite

lundi 14 avril 2008

"La fortune de l'homme" d'Anne Brochet, l'actrice explore la fragilité du désir (+ avis de Nicolas Rey)

La comédienne célèbre pour son rôle de la belle Roxanne dans l'adaptation cinématographique de "Cyrano de Bergerac" en 1990, possède aussi des talents de conteuse qui s'affirment de livre en livre. Son troisième prend la forme d'un recueil de nouvelles intimiste où elle explore le désir, la frustration, la féminité, la fragilité des couples et bien sûr les hommes (qui se révèlent souvent impuissant ou absent)... Lire la suite

jeudi 10 avril 2008

Christophe Paviot refait le portrait de Kurt Cobain et Jérôme Attal raconte sa vie avec les Beatles

La musique, rock, pop ou rap inspirent de plus en plus la nouvelle génération d'écrivains nourris autant de décibels que de manuscrits. A tel point que l'on parle souvent de "roman rock". Malheureusement il ne suffit pas toujours de s'inspirer d'une icône forte pour faire un bon roman, quelque soit son potentiel romanesque. Récemment on se souvient en 2007 du décevant "Boys in the band" de David Brun-Lambert sur Pete Doherty ou encore de Joy Sorman qui signait "Du bruit" en hommage à NTM. Les éditions Naïves ont, elles, fait le pari périlleux de donner la parole à des écrivains pour évoquer un artiste qui les a marqués. Cette collection baptisée « Sessions » a notamment déjà publié Stevie Wonder vu par Anna Rozen, Mick Jagger par François Bégaudeau, les Beatles par Claro ou encore Indochine par Chloé Delaume. Christophe Paviot et Jérôme Attal s'essaient à leur tour au genre: (+ vidéo "Salon du livre") : Lire la suite

lundi 7 avril 2008

Un café au Flore avec Frédéric Beigbeder... (conversation avec Laurence Biava et Anne-Laure Bovéron)

Métro 4, station St Germain des Près. Un certain vendredi 21 mars après-midi. Paris s’anime à l’annonce d’un long week-end. Le soleil, au rendez-vous par intermittence, invite à une pause en terrasse. Le quartier latin fait toujours recette, touristes et passionnés, riverains et étudiants s’y pressent. Un passe-temps s’impose pour tuer la demi-heure d’avance. La libraire La Hune, rendez-vous mythique des amoureux des arts depuis 1949, est ouverte. Occasion idéale pour une plongée en littérature, avant de percer l’univers d’un écrivain contemporain : Frédéric Beigbeder. Sous le soleil les verrières du Café de Flore scintillent. Ce café mythique, repaire de générations d’écrivains tend les bras à qui le veut bien, sur l’autre trottoir. De loin, il se repère dans la foule qu’il fend, léger. Manteau noir, lunettes noires, cheveux en sage désordre et portable à l’oreille. Il avance comme à l’aveuglette, du pas de ceux qui ont trop foulé les mêmes boulevards. Lire la suite

vendredi 4 avril 2008

"Véronica" de Mary Gaitskill et "Rétro" d'Olivier Bouillère, les trash romans dans le buzz littéraire d'avril

Misère et splendeur du rêve new-yorkais : A signaler la parution du second roman "Véronica", de la new-yorkaise Mary Gaitskill (voir la chronique-tribune libre sur ce roman). Souvent rapprochée de Jay McInerney et de Bret Easton Ellis, elle a d’abord été remarquée pour ses talents de nouvelliste dans The New Yorker ou Harper’s Magazine. En 1988, elle publie un premier recueil, Mauvaise conduite (Flammarion).

L'histoire ? Dans les années 80, Alison a connu son heure de gloire comme mannequin à New York. Mais le rêve a tourné court et s’est transformé en ballade de la dépendance. La drogue, l’argent facile et les succès éphémères l’ont détruite. Vingt ans plus tard, Alison subsiste à New York en faisant quelques heures de ménage chez un ancien amant. Elle replonge dans le tourbillon de ses souvenirs. L’enfance, les relations avec son père, l’amitié rédemptrice avec l’excentrique Veronica, morte du SIDA… Tout revient, tout s’entremêle. Alison nous entraîne à sa suite dans ce « conte de fées pour adultes » brillant et pervers.

Frédéric Beigbdeder, qui se revendique adepte de la "trash littérature", est très enthousiaste sur le premier roman "Rétro" d'Olivier Bouillère (voir sa chronique dans le magazine Playboy, avril 08) qui vient de paraître chez P.O.L.
Résumé de l'éditeur : Nous sommes en 1998. Un homme encore jeune, désœuvré, se drogue et boit dans une sorte de compulsion nihiliste. Une aisance financière héritée, qui va s’amenuisant, lui permet de faire à peu près ce qui lui plaît. Mais il semble que rien ne lui plaise plus vraiment. Et puis, parce qu’il l’a souhaité si fort, ou parce que quelque chose s’est détraqué, en lui, hors de lui, ce même homme se retrouve transporté en 1978, enfant, mais avec la connaissance des temps qui vont suivre et de son histoire, comme de celle des autres, avec son esprit et sa sensibilité d’adulte. Années ante-sida, années du Palace, années de fêtes et d’insouciance. Une famille fantasque et désinvolte, Amanda Lear et Roger Peyrefitte et puis aussi de plus dangereux personnages peuplent ce monde suspendu. Un commissaire de police par exemple qui, au prétexte de coincer un organisateur de réseaux pédophiles, commence par abuser du héros avant de le pousser dans les bras de sa proie.
Retour en 1998 où, rêve ou cauchemar, il semble que la réalité se soit dégradée. Le narrateur est mêlé à une affaire de meurtre dont on ne sait plus à ce stade si elle est fantasmée comme il semble que l’a été toute la partie qui se déroule en 1978, ou si elle est réelle. Ce premier roman, entre cauchemar et nostalgie, joue de la confusion des temps et des niveaux de réalité, il impose un univers incertain, profondément troublant.

jeudi 3 avril 2008

"Mrs Dalloway" de Virginia Woolf : « Telles sont les visions qui, sans trêve, flottent à la surface de la réalité... » (1/2)

Un des adjectifs qui revient le plus souvent au sujet de Virginia Woolf est sa modernité. Modernité et liberté créatives. A travers sa vie (de lectrice, d’éditrice passionnée) et surtout son œuvre, elle n’a eu de cesse d’explorer, fouiller de nouvelles approches d’écriture, de sensations littéraires, au croisement de la peinture (impressionniste en particulier) et de la psychanalyse. C’est toute cette recherche et cette réflexion qui sont mises à l’œuvre, avec virtuosité, dans Mrs Dalloway, son roman emblématique. Entrepris à l’automne de l’année 20, sa structure sur une journée est inspirée de celle d’Ulysse de Joyce, qui a aussi fortement marqué l’auteur qui a hésité à l’éditer. Initialement intitulé « The hours » (titre que reprendra Cunningham, adapté au cinéma), le récit est organisé autour de cette idée du temps qui s’écoule, s’enfuit, des heures qui s’égrènent au rythme de Big Ben et de ses cercles de plomb… Autour de son héroïne principale, la très chic et tourmentée Mrs Dalloway, le lecteur est aspiré dans la spirale des pensées d’une myriade de personnages qui tous convergent vers elle. Le temps d’une promenade dans Londres… Un roman précurseur tant sur sa forme innovante que ses thèmes devenus aujourd’hui des classiques de la littérature contemporaine : Lire la suite

"Mrs Dalloway" de Virginia Woolf : « Telles sont les visions qui, sans trêve, flottent à la surface de la réalité... » (2/2)

2e partie de la chronique : Un roman urbain, une esthétique impressionniste… (l'influence de la peinture), Une écriture en forme de visions : « Une allumette brûlant dans un crocus », La folie, l’angoisse qui menace, le spectre de la mort..., Un arrière-plan historico-politique : Lire la suite

mercredi 2 avril 2008

Interview de Nicolas Fargues ("Beau rôle"), Salon du livre 2008 (2/6)

Poursuivons notre série d'interviews réalisées à l'occasion du Salon du livre 2008 avec un arrêt au stand des éditions P.O.L où l'on rencontre Nicolas Fargues qui vient de publier un corrosif sixième roman -"Beau rôle"- en forme de satire sur le monde du cinéma français mais aussi sur la célébrité, les vanités, l'identité au sens large du métissage au sexe... (voir la Tribune libre détaillée à ce sujet). Questions sommaires et périphériques depuis cette dernière parution très remarquée et sa promotion au plus africain des écrivains français, Nicolas Fargues, qui bien que très sollicité par les nécessaires dédicaces, s'est montré très disponible. Un entretien chaleureux et varié où l'on aborde sa passion pour le cinéma ou encore son prochain roman déjà en préparation... Qu’il en soit ici remercié. Lire la suite

Actu

Talents à découvrir...

Écrivains

BUZZ...littéraire a été sélectionné par :
Partenaire de