Buzz Littéraire
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La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

jeudi 29 mai 2008

L'écriture et la littérature selon Philippe Djian (Doggy bag 6)

Philippe Djian, le plus américain des écrivains français, inventeur de cette langue poético-pop et de ce héros trentenaire aérien et looser de la littérature des années 90/2000, auteur à succès de "37.2 le matin", "Zone érogène" ou plus récemment "Impuretés" et sa série "Doggy bag" (dont il sort la "6e saison" actuellement) qui s'inspire du principe des séries TV américaines de type "Les sopranos" ou "Six feet under", confie au magazine Télérama sa conception de l'écriture et son obsession de la phrase parfaite comme un musicien (rock) cherche sa mélodie. Il revient également sur sa carrière (sans oublier de rappeler la petite phrase assassine de Gallimard qui lui avait notifié, à ses débuts de wanna-be, qu'il "se plaçait délibérément hors de la littérature"...), l'évolution du paysage littéraire français et évoque les auteurs contemporains, de Bret Easton Ellis à Don Delillo en passant par Jean Echenoz qu'il admire. Quelques citations choisies de cette interview intéressante : Lire la suite

mardi 27 mai 2008

Rencontre vidéo avec Lolita Pille et son éditeur Manuel Carcassonne (nouveau roman : "Crépuscule Ville"/Grasset)

(Les commentaires de ce billet sont fermés par souci pratique. Merci)
Jeudi dernier (22 mai 2008), Lolita Pille nous accordait un entretien vidéo accompagné de son éditeur Manuel Carcassonne, à l'occasion de la publication de son troisière roman "Crépuscule Ville". Rendez-vous dans les locaux mythiques de Grasset, rue des Saints pères en plein cœur de Saint Germain des prés, à deux pas du Café de Flore et de Sciences-po (annexe). C'est dans la salle de réunion où siège le fameux Comité de lecture, une fois par semaine, que nous avons choisi de nous installer pour cette rencontre en toute décontraction. Lire la suite

lundi 26 mai 2008

Internet, une librairie qui gagne du terrain...

Les ventes de livres sur Internet auraient augmenté de 6,1% par rapport au premier trimestre de l’an passé, selon une étude de l'institut GFK, en collaboration avec la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD). Les chiffres sont en progression constante: +3% en 2005, +3,6% en 2006 et +4,7% en 2007. (source Lire.fr)

dimanche 25 mai 2008

"Entre les murs", l'adaptation du roman de Bégaudeau Palme d'or au Festival de Cannes ! (+ vidéo)

C'est un beau succès qui s'annonce pour Laurent Cantet, le réalisateur d'"Entre les murs", film adapté du roman éponyme de François Bégaudeau (qui y joue son propre rôle).
Vivement applaudi au Festival de Cannes, il a notamment été plébiscité pour sa capacité à jouer finement entre le documentaire et la fiction avec des jeunes acteurs (non professionnels) plus justes que nature. François Bégaudeau a insisté sur la nécessité d'éviter toute sentimentalité : "La meilleure façon de l'éviter est d'essayer de recréer les situations dans leur complexité", a-t-il dit, ajoutant: "Il me semble que le film n'est jamais caricatural". (source : Reuters)
C'est ce qui lui aura valu la Palme d'or (mise à jour 25/05/08) ! La sortie sur grand écran est prévue pour le 15 octobre 2008.

L'histoire (fidèle au roman) : On suit la vie intramuros d'un collège du 20e arrondissement de Paris où François Marin (Bégaudeau himself) y enseigne le français. Le parti pris est de ne montrer qu'une seule des classes de l'enseignant, une quatrième, de septembre à juin. L'essentiel du film est consacré à des cours qui prennent un tour comique, violent ou polémique. Ces heures de classe sont ponctuées de réunions (de conseils de classe, entre professeurs, entre enseignants et parents).
Au fil des scènes, se dessinent les contradictions de l'école en France : le souci de ne pas exclure et la volonté de maintenir la discipline ; la reconnaissance de la diversité et l'enseignement d'une culture unique... Jusqu'à ce qu'éclate un conflit opposant le jeune professeur à sa classe dont l'issue sera dramatique.
Un film sans concession qui pose des questions et ne manquera pas de faire réagir.
A lire en complément : la chronique sur le roman "Entre les murs"
et les réactions sur le film "Entre les murs"

vendredi 23 mai 2008

Christine Angot s'inspire de sa relation avec Doc Gynéco pour son nouveau roman 2008

Comme certains le pronostiquaient avec ironie, le prochain roman de Christine Angot, intitulé "Le marché des amants", à paraître dans la collection "Fiction et compagnie" du Seuil (après Stock et Flammarion), s'inspire, entre autres, de sa relation avec Doc Gynéco, rencontré à la Foire du livre de Brive en 2006. Au-delà des questions sentimentale, ce livre viserait aussi à dénoncer une forme de racisme de certaines élites culturelles, comme l'annonce Livres Hebdo... Elle va présenter le chanteur sous un jour nouveau, et, à travers lui, stigmatiser les préjugés. Alors livre people ou politique (hélas l'actualité récente nous montre que les deux tendent à se confondre...) ?

"Vivre de sa plume" (divers chiffres/infos de l'édition, hors actu)

Après le petit débat sur le système Lulu et de son mode de répartition en faveur de l'auteur (80% des bénéfices des ventes lui sont reversés contre 8 à 10 dans l'édition traditionnelle), certains d'entre vous qui écrivez ou souhaiteraient être édités sont peut-être intéressés de savoir s'il est réellement possible de "vivre de sa plume" en tant que romancier. Lire la suite

mercredi 21 mai 2008

"Dictionnaire égoïste de littérature française", "Dictionnaire de littérature à l'usage des snobs", "La littérature française pour les nuls" : que penser des bibles littéraires ?

Les ouvrage de "vulgarisation littéraire" peuvent susciter quelques réticences par leur aspect forcément superficiel mais permettent aussi d'avoir quelques repères et pistes afin de découvrir ou creuser l'un ou l'autre pan de notre vaste littérature. Les guides, études et autres bréviaires ne manquent pas mais ils ont le défaut d'être souvent un peu scolaires et rébarbatifs. Récemment trois nouveaux opus (plus ou moins réussis) ont été publiés pour initier le profane ou le curieux mais aussi proposer de nouvelles perspectives des grands écrivains, des classiques aux confidentiels sans oublier les contemporains... Entre anthologie, guide pédagogique ou manuel érudit et anticonformiste : Lire la suite

vendredi 16 mai 2008

Comment ne pas vexer un écrivain ? ("Le Carnet du Savoir-vivre")

Petit extrait amusant d'une interview du magazine Elle (du 12 mai 2008) auprès de Laurence Caracalla co-auteur d'un ouvrage de savoir-vivre (Le Carnet du Savoir-vivre) avec la Baronne Staffe. Lire la suite

jeudi 15 mai 2008

"11 femmes, 11 nouvelles" (Camille de Peretti, Jessica L. Nelson, Audrey Diwan, Anna Rozen...) : Variations sur l'identité féminine

A l'occasion de leur cinquante ans, les éditions "J'ai lu" qui se revendiquent comme "la plus féminine des maisons d'édition de poche" choisit de donner exclusivement la parole aux femmes, "héritières et filles des féministes" et de les interroger sur l'identité féminine, dans un beau recueil de nouvelles "11 femmes, 11 nouvelles". Et de répondre plus particulièrement à la question : Etre une femme aujourd'hui, est-ce seulement avoir un corps de femme ? En parallèle, le photographe portraitiste Olivier Roller illustre par des portraits intimistes voire naturalistes (voir ci-dessous) des 11 auteurs (écrivain, journaliste, éditrice...) leurs onze nouvelles inédites qui explorent la féminité à travers des situations tour à tour douloureuse, surprenante ou cocasse. Un tour d'horizon qui se lit avec intérêt même si l'on pourra regretter une vision finalement bien traditionnelle de l'identité féminine qui reste cantonnée à son rôle de séductrice ou de victime des hommes... Pour ces romancières, il semble que oui, être femme passe avant tout par le corps. Lire la suite

mardi 13 mai 2008

Interview de Florian Zeller (dernier roman : "Julien Parme"), Salon du livre 2008 (4/6)

Suite de nos rencontres avec les écrivains à l'occasion du Salon du livre 2008 à Paris... Cette année encore Florian Zeller prend place sur le stand Flammarion du salon du livre. Un comité d’accueil attend son arrivée. Pourtant, le jeune auteur de 29 ans, n’a pas de nouvel opus à dédicacer. Son actualité ? La sortie en poche de Julien Parme et sa participation au recueil de nouvelles "10 ans 10 auteurs 10 nouvelles" (à l'occasion des 10 ans de la collection "Nouvelle génération" des éditions "J'ai lu"). L'occasion de prendre de ses nouvelles et d'analyser avec lui ce mouvement de "littérature nouvelle génération" dont il est l'un des auteurs phare, mais aussi de papoter de Jean-René Huguenin, de Shakespeare, de sa passion du théâtre ou encore de son rapport ambivalent à Internet... Un grand merci à Florian Zeller pour avoir pris le temps de répondre à nos questions avec précision et richesse (+ Tribune libre sur Florian Zeller à lire en complément, en commentaire ci-dessous) : Lire la suite

vendredi 9 mai 2008

Pourquoi j'ai calé à la 150e page (sur 640) de "La consolante", le dernier roman d'Anna Gavalda...

Le dernier gros buzz littéraire de ce début d'année 2008 était incontestablement le dernier et quatrième roman signé de l'auteur star de "Ensemble c'est tout" et "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part", Anna Gavalda qu'on ne présente plus. Tiré à 300 000 exemplaires, "La consolante" était le roman le plus attendu de l'année selon Livres Hebdo. Une histoire fidèle à l'univers de l'auteur passionnée par les "êtres fêlés" parce qu'"ils laissent passer la lumière" comme elle aime les qualifier en citant Audiard. Un roman comme une sorte de chorale de deuil autour d'un personnage, Charles Balanda, architecte à Paris de 47 ans coincé dans un mariage qui n'en porte plus que le nom, dont la vie bascule quand il a apprend qui incidemment le déces d'une femme, la mère d’un de ses amis d’enfance qu'il a connue dans sa jeunesse. Cherchant à occulter cette douleur comme il occulte le reste de sa vie, il devra malgré tout lui faire face et entreprendre un travail de deuil qui le poursuit. Il en perd l'appétit, le sommeil, abandonne plans et projets tout en essayant de comprendre pourquoi tout se fissure autour de lui... A travers une forme également fissurées entre puzzle et patchwork, qui assemble les scènes de sa vie, ses peurs sur fond de crise de la cinquantaine, mais aussi les confessions d'une mystérieuse femme, Gavalda tente de montrer que malgré tout la vie peut être reconstruite et s'avérer belle (un gavaldisme par excellence !). Pourtant l'accueil du roman s'est avéré pour le moins mitigé et ce nouveau rendez-vous ressemble à un rendez vous manqué... Lire la suite

mercredi 7 mai 2008

"Crépuscule Ville" le nouveau roman de Lolita Pille : premier aperçu et extrait choisi

Comme nous vous l'annoncions en septembre dernier, le prochain et troisième roman de Lolita Pille, "Crépuscule Ville", à paraître le 13 mai 2008 se place sous le signe de l'anticipation sociale. Un thriller d'action qui répond aux codes du genre et qui tente malgré tout d'apporter sa propre originalité, ce qui reste périlleux dans un genre fortement marqué par des références poids lourds (Orwell, Huxley, Gibson, K.Dick ou même un Dantec en littérature ou des films comme "Minority report", "Bienvenue à Gattaca" ou encore "Brazil" pour ne citer qu'eux...). Références qui hantent l'imaginaire des lecteurs dés que sont abordés les thèmes du totalitarisme, de l'eugénisme, de la désinformation, de l'apocalypse, la surveillance "big brother" ou encore les cyber-technologies. Ces deux dernières années ont d'ailleurs été marquées par plusieurs tentatives plus ou moins réussies des jeunes romanciers (Céline Minard, Céline Curiol, Anna Borrel, Elise Fontenaille, Benjamin Berton, Antoine Bello, Julien Capron, Mathieu Terence...) de créer la "french touch" de l'anticipation. La petite Pille (qui devient grande assurément), n'en déplaise à ses détracteurs, ne s'y casse pas les dents, et fait même preuve d'une belle imagination... (couverture ci-contre non officielle) Lire la suite

"Libre échange" 2e roman de Bernard Mourad, Entre "Vis ma vie" et "Second life"...

Après Lolita Pille et son "Crépuscule Ville", un autre roman, "Libre échange" signé de Bernard Mourad, tente à nouveau le genre de l'anticipation. A l'image de cette première, il aborde aussi la question du suicide et fait référence à Melville (Pille citait "Moby Dick", il cite "Bartleby"). La comparaison s'arrêtera ici. Deux ans après son premier roman très réussi "Les actifs corporels", le jeune auteur (toujours vice président du département "Investment Banking" chez Morgan Stanley à ses heures perdues... ou l'inverse !) revient avec ce deuxième opus qui s'inscrit dans la droite lignée du premier dont il semble être, non pas une prolongation, mais un frère, une nouvelle variation cohérente qui explore, avec intelligence et subtilité, une autre facette des dérives de nos sociétés libérales et de l'économie de marché. Il en tire une intrigue inattendue et assez originale tout en tissant en filigrane une nouvelle parabole. On regrettera hélas les longueurs qui alourdissent le rythme du récit... Lire la suite

vendredi 2 mai 2008

"100 romans de première urgence pour (presque) tout soigner" : la littérature au secours des maux de l'âme... (+ Interview de S.Janicot)

"Le désir d'une trêve, (...), aucune lecture ne l'exauce jamais. On avale les potions de l'encre, chaque jour un peu, pour faire tomber la fièvre, on l'aggrave en fait." écrivait Christian Bobin qui manifestement ne croit guère aux vertus thérapeutiques de la littérature. D'autres pensent au contraire que la poésie a par exemple des vertus d'"antidépresseur" ! Et Montesquieu notait dans ses Pensées diverses : "Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé."
Stéphanie Janicot, responsable des rubriques littéraires du magazine "Muze" (Bayard presse) et par ailleurs auteur d'une dizaine de romans ('Les "Matriochkas", "La Constante de Hubble"...), livre, elle, une sorte d'ordonnance littéraire, "100 romans de première urgence pour (presque) tout soigner". Ou comment trouver remède avec la littérature... Après Lucia Etxebarria (qui fait d'ailleurs partie de sa sélection) qui nous livrait ses réflexions pour "ne plus souffrir par amour", elle s'amuse ici à prescrire pour chaque "symptôme" (enfance difficile, amour malheureux, handicap, pauvreté, maladie, etc.) un roman permettant de le traiter. Un livre concept (et un site qui l'accompagne intitulé de l'éloquent "Lire guérit") qui, s'il a le mérite de l'originalité sur sa forme déçoit un peu sur le fond. Lire la suite

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