Buzz Littéraire
Livres intimistes Romans graphiques Satire / anticipation sociale Rhétorique amoureuse Littérature trentenaire / urbaine Buzz littéraire
La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

jeudi 30 octobre 2008

Interview de Denis Roulleau, auteur du "Dictionnaire raisonné de la littérature Rock" : "Le Rock est un matériau inépuisable"

Denis Roulleau vient de publier aux éditions Scali le "Dictionnaire raisonné de la littérature Rock", un pavé de près de 500 pages recensant et explicitant de nombreuses références mythiques de William S. Burroughs à Hunter S.Thompson jusqu’à Tom Wolfe… Plus méconnus, on y découvre Graham Greene qui a notamment écrit « Le rocher de Brighton » livre fétiche de Pete Doherty (à qui il rend hommage dans sa chanson « Love you but you’re green »), Woody Guthrie (« En route pour la gloire »)… ou encore la définition, un brin moqueuse du jazzy Boris Vian sur le rock’n roll… Par contre on regrette (ou on apprécie c’est selon) de trouver des références pas vraiment littéraires telle que Thierry Ardisson ou Antoine de Caunes et pléthores de magazines/fanzines et groupes mythiques du rock. En complément de notre article sur la littérature rock (litrock), nous avons posé quelques questions à Denis Roulleau sur la littérature rock en général et sur sa démarche éditoriale : Lire la suite

mardi 28 octobre 2008

François Bégaudeau réagit sur les blogs littéraires (Antimanuel de littérature)

Jeudi soir (23/10/08) François Bégaudeau participait très sympathiquement à une rencontre et dédicace lecteurs à la librairie L'Arbre à lettres à Paris, autour de son Antimanuel de littérature. Un échange riche sous le signe de l'humour et de la décontraction qui a donné lieu à de nombreuses analyses sur la littérature (aristocratie versus démocratie), mais aussi l'écriture, le "style" ou encore la critique littéraire. Au sujet de cette dernière, cet ancien critique aux cahiers du cinéma (et toujours critique par ailleurs notamment pour le magazine Transfuge) a déploré un certain manque de "travail" en prenant pour exemple la (désormais fameuse) observation de Pierre Assouline déclarant notamment que son livre "n'était pas drôle" sans argumenter davantage. Il a aussi évoqué le malaise en France sur l'alliance entre la théorie (qui sous-tend la critique) et l'acte de création artistique qui pour lui sont liés tandis qu'on s'efforce de les dissocier en général ("Flaubert était un immense théoricien", a-t-il notamment rappelé en citant La Correspondance). Il a lui-même expliqué comment certaines "techniques" repérées lors de ses lectures, comme l'usage des adjectifs chez Echenoz, pouvait l'aider dans son travail d'auteur. Bref c'était le moment idéal pour lui demander son avis sur la blogosphère littéraire qui tend à s'ériger comme critique littéraire alternative. Voici sa réponse :

Lire la suite

jeudi 23 octobre 2008

Rock et littérature (Litrock) : Vrai genre littéraire ou (im)posture ? (2/2)

2e partie de notre article : La 3e catégorie de roman rock "les romans mêlant explicitement paroles/titres de chansons à leur prose", les réussites et la dérive actuelle, une revue littéraire rock (Minimum Rock'n roll), vers l'avènement d'une nouvelle génération de romans "musicaux"... Lire la suite

mardi 21 octobre 2008

Rock et littérature (Litrock) : Vrai genre littéraire ou (im)posture ? (1/2)

Après avoir protesté contre le mariage de la littérature et de la politique, il est temps de s’attaquer à l’union du rock et de la littérature ayant enfanté d’un nouveau genre baptisé « litrock ». A son apogée (90’s), on s’amusait des réflexions de Rob Fleming ("Haute fidélité", Nick Hornby) sémillant disquaire trentenaire de Londres, fan adulescent de pop-rock s’étripant avec ses deux acolytes sur des questions aussi cruciales que les « cinq meilleures faces A de tous les temps » (le charme vintage de la cassette en prime), hésitant entre The Clash et Marvin Gaye, ou rêvant que sa vie ressemble à une chanson de Bruce Springsteen… On trouvait original et rythmé ces romans de Bret Easton Ellis, Poppy Z. Brite, Murakami (Haruki et Ryu), Virginie Despentes, Philipe Djian, Vincent Ravalec, Ann Scott… qui mêlaient habilement les « lyrics » à l'histoire de leur roman. Problème : Quand cette alliance musico-littéraire vire à la récupération et au procédé artificiel comme l’ont illustré les publications récentes, en particulier en cette rentrée littéraire, on commence à y devenir allergique… (illustration : sortie poche de "Viens là que je te tue ma belle" de Boris Bergmann) Lire la suite

mardi 14 octobre 2008

Concours Nouveaux auteurs de polar, parrainé par Frédéric Beigbeder

Vous rêvez d’être publié ? La magazine “VSD” en partenariat avec le site des éditions "Lesnouveauxauteurs.com" donne leur chance à tous les amateurs avec un Grand Prix qui verra deux polars édités en mars 2009.
2 auteurs inconnus seront révélés au grand public en mars 2009, édités et lancés comme des best-sellers (lancement France, Belgique, Suisse et Canada).
L'un se verra attribuer le "GRAND PRIX VSD" grâce au vote d'un jury grand public, l'autre sera récompensé par le président du Jury Frédéric BEIGBEDER qui lui décernera son prix "COUP DE POING". CLOTURE DES ENVOIS DE MANUSCRITS : DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2008

Frédéric Beigbeder, qui n'est pourtant pas un maître du genre..., a donc été choisi pour parrainer ce concours et livre à cette occasion sa vision du roman policier dans le cadre d'une interview au magazine VSD :
Il souligne en particulier le succès remporté par les romans policiers tels que La saga Millenium de Stieg Larsson et le nouveau Fred Vargas.
"Je pense que, si les gens aiment autant le polar, c’est que la littérature contemporaine néglige depuis des décennies de leur raconter des histoires.", estime-t-il.
Il reconnaît ne pas être lui-même un grand lecteur de romans policiers mais rappelle tout de même que "l’inventeur du polar, c’est Edgar Poe, avec son Double Assassinat dans la rue Morgue, traduit à l’époque par Baudelaire. Le flic, le chevalier Dupin, est un peu l’ancêtre de Sherlock Holmes, et il enquête sur des meurtres atroces ; c’est déjà le canevas d’un thriller. Même chose avec Crime et châtiment de Dostoïevski. Bref, le genre est historiquement et éminemment littéraire." Il ajoute que personnellement, il plébiscite des auteurs comme James Ellroy, Elmore Leonard ou Carter Brown, qu'il lisait ado et admire aussi San Antonio, depuis toujours.

A propos des manuscrits qui seront reçus par le biais de ce concours, l'ancien éditeur chez Flammarion confie qu'il sera sans doute plus sensible aux textes trash "qui parlent de notre époque avec les mots d’aujourd’hui et qui soient, si possible, originales, modernes."

Il décernera d'ailleurs un prix "Coup de poing" plus personnel qu'il décrit en ces termes : "un texte beaucoup plus radical, bizarre, malsain, angoissant, imparfait, bancal, étrange. Pour moi, le roman noir doit avoir un aspect scandaleux. C’est quand même la description des turpitudes, des bas-fonds et de la part obscure de l’être humain. Lorsque Grangé décrit un meurtre, par exemple, on atteint la limite du supportable."

Son conseil : "Le style ! Beaucoup trop d’auteurs de polars semblent tellement obnubilés par leur histoire qu’ils en oublient le style. N’oubliez jamais le style !"

A vos Remington !
Plus d'infos sur le site "Les nouveaux auteurs"

"Comment je suis devenu stupide" de Martin Page, La poursuite du bonheur... par la stupidité ? 2/2

Après la présentation du dernier opus de Martin Page "Peut-être une histoire d'amour", un petit flash-back sur le premier roman qui l'a révélé, le fameux "Comment je suis devenu stupide", petit succès de 2001. Un récit initiatique aux accents philosophiques... (et regard rapide sur ses autres romans : "Une parfaite journée parfaite", "On s’habitue aux fins du monde"...) Lire la suite

jeudi 9 octobre 2008

"Peut-être une histoire d'amour" de Martin Page : Allégorie poétique ou verbiage prétentieux ? (1/2)

Repéré en 2001 avec un premier roman prometteur "Comment je suis devenu stupide" (voir chronique), Martin Page tente depuis de construire une œuvre suivie avec attention mais qui peut dérouter.
Problème: si le trentenaire tient souvent des idées de départ inventives et alléchantes, il peine à tenir la longueur en essayant d’étirer en roman ce qui ferait surtout une bonne nouvelle…
On salue pourtant sa « tendresse insolente » ou encore son « impertinence mêlée de gravité » même si on lui reproche en parallèle d’être « prétentieux, élitiste ou scolaire » ! Chronique à deux voix (énergiques !) pour faire le tour de ce drôle d’oiseau littéraire à l'occasion de la sortie de "Peut-être une histoire d'amour", en cette rentrée littéraire : Lire la suite

lundi 6 octobre 2008

"Cliente" (J. Balasko), "Plateforme" (Houellebecq) et "L’école de la chair" (Mishima) : la prostitution vue par la clientE

Le thème de la prostitution (des femmes auprès des hommes) constitue désormais un "classique" de la littérature qui ne scandalise plus personne. On ne compte plus les romans, trash et/ou dramatiques, qui ont abordé ce thème, mettant en scène les « filles de joie » depuis la « Nana » de Zola jusqu’aux confessions intimes ou romans de ces (ex) professionnelles (de "Putain" de Nelly Arkan à "King-Kong théorie" ou "Les chiennes savantes" de Virginie Despentes). Plus récemment on a eu droit au récit des « call girls » censées en être la version luxe. Pour autant, peu de romans ont jusqu’à présent abordé la prostitution masculine et sa « consommation » vue du côté des femmes : les « clientes ». En effet si la prostitution masculine a déjà été abordée, elle l’a souvent été par le prisme encore une fois des clients, puisque l’on s’en doute les premiers clients sont les hommes (gay). Plus marginale, la clientèle féminine existe néanmoins mais reste encore très taboue. Lire la suite

vendredi 3 octobre 2008

Un nouveau rendez-vous : "BUZZ... littéraire Guest"

Chers lecteurs, un petit billet pour vous annoncer la création d'un nouveau rendez-vous : BUZZ... littéraire ouvre ses colonnes à un "Guest" soigneusement choisi par nos soins.
Le principe ? Un acteur du monde du livre et de l'édition viendra ainsi vous parler de son univers, des coulisses et des anecdotes sur son métier ou encore de son regard sur l'actualité littéraire à travers un petit billet décalé. Lire la suite

jeudi 2 octobre 2008

Que lit-on... au Jardin du Luxembourg ?

Après le "Que lit on..." à Paris plage, voici la deuxième édition de ce petit photo-reportage en direct du Jardin du Luxembourg. Non loin des statues de Baudelaire ou de Flaubert, au cœur du quartier des éditeurs et des écrivains, c'est le lieu idéal pour savourer un roman, confortablement assis sur l'une de ses fameuses chaises-transat vertes, en particulier quand le soleil est au rendez-vous. La rentrée littéraire 2008 s'est-elle mise au vert ? Lit-on davantage les classiques ou les contemporains, les poches ou les brochés, les français ou l'étranger... ? Découvrez une sélection des choix des lecteurs et lectrices, de tous âges, venus bouquiner, le temps d'un we ensoleillé d'automne, au "Luco"...

romans lus au Jardin du Luxembourg

Lire la suite

Claudie Gallay (Les déferlantes), sur les pas de Muriel Barbery : histoire d'un buzz littéraire

Agée de 47 ans, Claudie Gallay, écrivain méconnue et discrète publiée par la petite maison d'édition du Rouergue (où officie notamment Olivier Adam), est le best-seller surprise de cet été avec son cinquième roman "Les déferlantes"... et de la rentrée littéraire 2008. Celui sur lequel personne n'avait parié et qui une fois de plus, par le miracle du buzz littéraire, ce fameux bouche à oreille des lecteurs (et des libraires), a su se hisser au sommet des ventes avec près de 80 000 exemplaires vendus à ce jour ! Quel est donc le secret de cette paisible institutrice à temps partiel dans le Vaucluse, amoureuse de la nature ? Lire la suite

Talents à découvrir...

Écrivains

BUZZ...littéraire a été sélectionné par :
Partenaire de