Buzz Littéraire
Livres intimistes Romans graphiques Satire / anticipation sociale Rhétorique amoureuse Littérature trentenaire / urbaine Buzz littéraire
La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

jeudi 27 novembre 2008

Salon de l'édition indépendante "L'autre livre" : interview de Francis Combes, son président, "Préserver la bibliodiversité française"

"L'autre livre" organise le 6ème Salon de l'édition indépendante du 28 au 30 novembre 2008 de 11h à 20h à l'Espace des Blancs Manteaux, 48 r vieille du Temple, PARIS 4ème. Ce salon permet de découvrir la production littéraire de 165 éditeurs français ou étrangers revendiquant leur "bibliodiversité". Intrigués par ce concept, nous avons voulu en savoir plus avec Francis Combes, son président qui a bien voulu nous éclairer sur la situation et les spécificités de l'édition indépendante en France. Lire la suite

mercredi 26 novembre 2008

Interview de Régis de Sa Moreira : "J'essaie d'écrire des livres, pas de les analyser. Je ne peux quand même pas faire le boulot des journalistes !"

Régis de Sa Moreira, un jeune auteur âgé de 35 ans, qui trace son sillon discrètement mais sûrement au sein de la littérature nouvelle génération, a fait ses débuts au Diable Vauvert, en même temps que son confrère Nicolas Rey avec un premier opus intitulé "'Pas de temps à perdre" en 2000. Toujours fidèle à la maison fondée par Marion Mazauric, il publie en cette rentrée littéraire un nouveau roman, "Mari et femme" (voir chronique), qui faisait partie de la première sélection du prix de Flore 2008. A l'instar d'un David Foenkinos, il y explore le thème du couple et de l'usure du désir, à travers un roman flirtant avec le fantastique. Désormais expatrié à New-York, il a accepté de répondre à quelques questions tant sur son dernier roman que sur son parcours ou encore la dernière rentrée littéraire 2008... Lire la suite

jeudi 20 novembre 2008

L'auteur du Diable s'habille en Prada sort un nouveau livre

Lauren Weisberger, l'auteur à succès du roman de chick lit', "Le diable s'habille en Prada", sort un nouveau roman, "Sexe, diamants et plus si affinités...", aux éditions Fleuve Noir.

Le pitch ? Trois New-Yorkaises se donnent un an pour changer de vie. Emmy, Leigh et Adriana sont meilleures amies depuis dix ans. Belles, sexy, dans le vent, elles connaissent par cœur tous les endroits tendance de Manhattan. Pourtant, un samedi soir un peu trop arrosé, elles font un pacte qui va bouleverser leur existence. Chacune des trois doit changer radicalement de comportement… surtout à l’égard du sexe fort, bien sûr ! Mais transformer la « bomba » en jeune mariée farouche, la grande romantique en libertine et la « workaholic » en séductrice invétérée n’est évidemment pas du gâteau ! Au bout d’un an, laquelle des trois aura répondu au challenge ? Leur amitié est certes éternelle, mais le reste ? Tout est en jeu. Trois meilleures amies. Deux résolutions. Une année pour relever le défi.

POUR EN SAVOIR PLUS:
Rendez-vous sur le site Etplussiaffinites. Vous découvrirez une vidéo de l'auteur, le premier chapitre téléchargeable ainsi qu'un formulaire pour participer au grand jeu-concours Weisberger.
Et gagnez un voyage à New-York pour deux personnes.

A lire : la chronique détaillée de "Le Diable s'habille en Prada" (roman comparé au film) et divers extraits

mercredi 19 novembre 2008

"Mari et femme" de Régis de Sa Moreira, Thérapie de couple de choc !

Régis de Sa Moreira, un jeune auteur qui trace son sillon discrètement mais sûrement au sein de la littérature nouvelle génération, a fait ses débuts au Diable Vauvert, en même temps que son confrère Nicolas Rey avec un premier opus intitulé "Pas de temps à perdre". Toujours fidèle à la maison fondée par Marion Mazauric, il publie en cette rentrée littéraire un nouveau roman, "Mari et femme", qui faisait partie de la première sélection du prix de Flore 2008. A l'instar d'un David Foenkinos, il y explore le thème du couple et de l'usure du désir, à travers un roman flirtant avec le fantastique, amusant mais pas toujours très subtil... Lire la suite

mardi 18 novembre 2008

Thierry Dancourt, prix du Premier roman 2008 pour "Hôtel de Lausanne" et Aude Walker, prix du premier roman du Doubs pour "Saloon"

Le prix du Premier roman 2008 a été attribué à Thierry Dancourt pour "Hôtel de Lausanne" (La Table ronde) au premier tour par six voix contre une à Pierric Bailly (Polichinelle, P.O.L) et une à Christine Brusson (Alexis, la vie magnétique, Le Rocher).

Le prix du Premier roman étranger est allé à James Canon pour Dans la ville des veuves intrépides (Belfond) également au premier tour, par sept voix contre une à Anna Funder (Stasiland, Héloïse d’Ormesson). Le roman avait déjà reçu le Prix des Lecteurs de Vincennes 2008.

Revue de presse, extrait du roman, biographie de l’auteur... : http://www.editionslatableronde.fr/nouveaute.php?id_ouv=I23067

La sélection complète des quatorze romans français :
.Los Angeles 32, de Philippe Moreau-Sainz (Michalon)
.Polichinelle, de Pierric Bailly, (P.O.L)
.Sans elle, d’Alma Brami (Mercure de France)
.Alexis, la vie magnétique, de Christine Brusson (Rocher)
.Le théorème d’Almodovar, d’Antoni Casas Ros (Gallimard)
.L’inachevée, de Sarah Chiche (Grasset)
.Des néons dans la mer, de Frédéric Ciriez (Verticales)
.Hôtel de Lausanne, de Thierry Dancourt (La table ronde)
.Désirée, de Marie Frering (Quidam Editeur)
.La meilleure part des hommes, de Tristian Garcia (Gallimard)
.Place Monge, de Jean-Yves Laurichesse (Le Temps qu’il fait) .Les récidivistes, de Laurent Nunez, (Champ Vallon)
.Mon roi, mon amour, de Robert Pagani (La Table ronde)
.Saloon, d’Aude Walker (Denoël).

Les quatre romans étrangers :
.Stasiland, d’Anna Funder (Héloïse d’Ormesson)
.Dans la ville des veuves intrépides, de James Canon (Belfond)
.Le tigre blanc d’Aravind Adiga, (Buchet-Chastel)
.Bêtes sans patrie, d’Uzodinma Iweala (L’Olivier).

A noter que Aude Walker (Saloon) qui faisait partie de la sélection a été lauréate du “Prix du Premier roman du Doubs” (à ne pas confondre !), au jury présidé par David Foenkinos qui a commenté : “C’est la naissance incontestable d’un écrivain, d’un style à la fois fort et mélancolique”, le samedi 13 septembre 2008 en remettant le “prix du Premier roman du Doubs” (parmi la sélection suivante : "Sans elle" d’Alma Brami (Mercure de France) ; "Saloon" d’Aude Walker (Denoël) ; "Pourquoi pas le silence" de Blanche de Richemont (Robert Laffont) ; "Dans le creux de ta main de Michèle Reiser" (Albin Michel) ; "Abreuvons nos sillons" de Skander Kali (Le Rouergue) ; "La main de Dieu" de Yasmine Char (Gallimard) ; "Un goût de miel" de Dominique Rousset (Le Seuil) ; "Le Fiancé de la lune" d’Éric Génetet (Héloïse d’Ormesson).)

jeudi 13 novembre 2008

"Le livre de Joe" de Jonathan Tropper, Qu'avons-nous fait de nos 17 ans ?

Publié fin 2005 en France, le deuxième roman de cet auteur de la nouvelle génération littéraire américaine, Jonathan Tropper, a connu un beau succès et un excellent bouche-à-oreille lecteurs. Ce new-yorkais n’a pas suivi pour rien des cours de créative writing et cultive un talent certain pour calibrer parfaitement ses chapitres et ses personnages pour un page-turner efficace. Si le côté « ficelles d’écriture » est parfois un peu agaçant, il n’en demeure pas moins une vraie sensibilité qui nous rend très attachante cette histoire de trentenaire de retour dans sa ville de jeunesse, en proie aux fantômes de son passé, sous le signe de Bruce Springsteen... Et pourtant en accumulant bon nombre de clichés de la fiction middle class américaine ce n’était pas gagné. Heureusement on est ici plus du côté de Nick Hornby que de Douglas Kennedy. Un plaisir de lecture divertissante que l’on ne boude pas… Lire la suite

"La pianiste" d’Elfriede Jelinek: Baisers, râclées et sonate en ré majeur

En 2001, sortait sur grand écran l’adaptation ciné du roman « La pianiste » (Grand Prix du Jury lors du Festival de Cannes 2001) de l’autrichienne Elfriede Jelinek, chef de file de la nouvelle génération littéraire germanique dite "pop" (aux côtés de Thomas Berhnard), prix Nobel 2004. Son œuvre controversée a même été qualifié de « vile » et « immorale » par le leader de l'extrême droite autrichienne, Jörg Haider. On a alors beaucoup parlé de ses scènes à sensation dont la fameuse mutilation intime de la professeur de piano, Erika Kohut, dans sa salle de bain (qui ne représente qu’une courte scène du roman), occultant au passage, l’analyse et la tension psychologique, la souffrance abyssale, la solitude qui habitent ce roman et lient la triangulaire de ses personnages principaux. La pianiste, son roman le plus autobiographique, est avant tout un magistral, âpre et violent portrait de femme, de la folie sur fond de grandeur artistique de Vienne et de ses conservatoires chics et feutrés, censés élever les âmes et qui ici les auront au contraire étouffées… Lire la suite

mardi 11 novembre 2008

Nouvelle édition poche d'"American Darling" de Russell Banks, La pastorale américaine... out of Africa (+ extraits)

Depuis plus de trente ans, en une quinzaine d’ouvrages, romans et recueils de nouvelles – Affliction, Continents à la dérive, De beaux lendemains, Trailerpark, Sous le règne de Bone...–, Russell Banks, fils de prolo devenu plombier avant d’embrasser son destin littéraire, s’est imposé parmi les grandes voix des lettres américaines contemporaines. Dans le sillage d'un Faulkner, d'un London, d'un Dos Passos ou d'un Steinbeck (ses références qu’il aime à citer), il s’est affirmé comme le story-teller de l’envers du rêve américain, des laissés-pour-compte et l’observateur pessimiste de la faillite idéologique de son pays. Son œuvre romanesque dénonce la décomposition des familles, les inégalités ou encore l’oppression sociales. Dans son quatorzième ouvrage traduit en France, "American Darling", il s’empare d'un pan de l'histoire américaine - la fin des années 60 - et s'achève un certain 11 septembre 2001…
Son roman « le plus politique » et revendiqué comme tel par l’écrivain dit engagé (et militant politique par ailleurs), qui assigne à la littérature un rôle de « mémoire ». Après un grand succès aux éditions Acte Sud (également publié chez Babel), il vient de sortir en poche chez J’ai lu dans la collection « Par ailleurs » tandis que Martin Scorsese devrait en sortir une adaptation ciné d’ici la fin 2009… Lire la suite

"La pianiste" d'Elfriede Jelinek, prix nobel de littérature 2004 relooké

En cette rentrée littéraire de septembre 2008, les éditions Point ont eu la (bonne) idée de demander aux étudiants arts déco de redessiner les couvertures des Nobel de littérature publiés dans leur collection. Résultat : une belle série de huit livres à la couverture très graphique, en noir et blanc parée d’un simple bandeau orange aux lettres argent, d’Alexandre Soljenitsyne (Le clocher de Kaliazine) à J.M Coetzee (Disgrâce). Parmi eux, nous avons décidé de nous intéresser plus particulièrement à l'autrichienne Elfriede Jelinek auteur du sulfureux "La Pianiste", adapté au cinéma par Michaël Haneke en 2001, (voir la chronique détaillée). Retour sur le making-of de cette couverture new-look et notre avis : Lire la suite

lundi 10 novembre 2008

24 secondes dans la vie de Stéphane Million, éditeur [BUZZ... littéraire Guest] #1

Chers lecteurs, voici donc enfin révélé, après un suspens insoutenable (si, si !) de près d'une semaine, le nom de notre premier invité, dans le cadre de la nouvelle rubrique "BUZZ... littéraire Guest", il s'agit de : Stéphane Million. Personnalité iconoclaste, passionnée et... "bordélique" -créateur de la revue littéraire Bordel-, pour reprendre les indices distillés, dont vous aviez pu lire une interview en septembre dernier.
Il devrait vous donner rendez-vous mensuellement pour une tranche de vie express sur son nouveau métier d'éditeur indépendant et de lecteur impénitent. Pour son premier billet rédigé lors de l'annonce du prix Goncourt 2008 (Atiq Rahimi pour son roman «Syngué Sabour. Pierre de Patience», chez POL.), il revient sur l'actualité littéraire tout en préparant déjà activement la rentrée littéraire de janvier, eh oui déjà ! Lire la suite

jeudi 6 novembre 2008

Prix de Flore 2008 : le jury a voté pour Tristan Garcia

And the winner is... Tristan Garcia avec "La meilleure part des hommes", un premier roman très remarqué de la rentrée littéraire 2008 qui aborde les années sida, dans le milieu homo des 80's, non sans rappeler les thèmes de prédilection d'un autre prix de Flore (1999), Guillaume Dustan. Agé de 27 ans, Tristan Garcia est normalien et termine actuellement sa thèse de philosophie sur «la crise de la représentation». Lire la suite

"Confidences à Allah" de Saphia Azzeddine au théâtre et peut-être au ciné...

Le roman de Saphia Azzeddine (ex de Jamel Debbouze) publié aux éditions Léo Scheer en janvier 2008, a su rencontrer son lectorat, vendu à 15 000 exemplaires.
Adapté en pièce de théâtre pour le festival (off) d'Avignon en juillet dernier, il devrait être joué prochainement au théâtre Montparnasse (voir chronique). Il se chuchote qu'une adaptation ciné se préparerait également pour 2009... Nabil Ayouch (Ali Zaoua, Mektoub) devrait produire, ou réaliser, le film avec l’étroite collaboration de l’auteur, Saphia Azzeddine (son premier roman était d'ailleurs à l'origine un scénario).

Pitch : Lorsque Saphia Azzedine évoque son premier roman, un bouleversant parcours de femme, elle remarque que la première idée ce livre, « c’est cette jeune fille, dans une misère noire, et cette valise ». Une valise Dior tombée d’un car de touristes, dans les montagnes du Maroc, où la bergère Jbara la récupère. Jbara a seize ans, elle se prostitue pour quelques yaourts. Déçue des hommes et de la société qui l’enserrent dans un carcan cruel, elle n’a qu’un seul confident, Dieu, à qui elle s’adresse sans le défier ou le culpabiliser. Dans un monde de désespérance, elle n’a que lui pour recueillir son amour, car malgré tout, elle est capable d’éprouver de l’amour et ne se résigne pas à l’insupportable infamie des hommes, qui parfois même au nom de Dieu, considèrent l’autre comme un animal. Le ton est direct, cru. Gérard Gelas, directeur du théâtre du Chêne Noir, s’empare de cette « mise à nu d’une âme féminine » et confie le rôle de Jbara à la jeune comédienne Alice Belaïdi.

Une phrase : “Sidi ne peut pas baiser sa petite copine, il ne peut que l’enc…, elle doit rester vierge pour le plus beau jour de sa vie. Alors il me baise moi…

L'avis du Figaro sur le livre : "Saphia Azzeddine en est restée au stade de la verbalisation. Les mots grossiers ne lui font pas peur et c'est très bien - mais, dès que les clients, les oppresseurs de Jbara, deviennent quelque peu scatologiques, la romancière emprunte les mots d'une vierge effarouchée. Et l'on n'y croit plus. Lorsqu'elle se confie à Allah, on dirait une Bernadette Soubirous postmoderne : quand l'innocence devient bêtise. Saphia Azzeddine n'a pas su incarner le personnage de Jbara. Dommage. La colère ne suffit jamais en littérature."

Voir la chronique sur la pièce de théâtre "Confidences à Allah"
Extrait vidéo de la pièce de théâtre jouée à Avignon :

Rencontre avec Tristane Banon, auteur de "Daddy frénésie" : La "trapéziste" continue de chercher son équilibre...

"Daddy frénésie", fait partie des romans de la rentrée 2008, racontant la hantise de la figure paternelle et son absence. Son auteur, Tristane Banon, reprend ici l'héroïne de ses précédents romans à succès "Trapéziste" et "J’ai oublié de la tuer", Flore qui part cette fois, sur les traces de celui qui l'a abandonnée à la naissance, son père ou plutôt son géniteur. Nous nous sommes rencontrées le 17 septembre, au premier étage du Rocher de Candale, rue Montorgeuil, suite à l'invitation de LINTERVIEW.fr. Ses fidèles lecteurs l'attendaient et ont pu poser leurs nombreuses questions auxquelles elle a répondu avec concision sur l’absence du père, sa fuite et sa non-quête à elle. Et sur son rapport aux femmes. Tristane est (apparemment !) détendue, très joviale, très souriante, loquace. Elle fait quasiment parler Flore tout au long de la rencontre. Je vous propose donc ce Double-voix où Tristane et Flore semblent se répondre. Lire la suite

Talents à découvrir...

Écrivains

BUZZ...littéraire a été sélectionné par :
Partenaire de