Buzz Littéraire
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La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

vendredi 27 février 2009

"Les livres ont un visage" (Jérôme Garcin) : pitié, non !

Vous avez peut-être vu passer ce livre "Les livres ont un visage" de Jérôme Garcin dans la marée des livres de la rentrée littéraire de janvier 2009. Beaucoup de critiques laudatives, de plateaux TV pour l'auteur, également Monsieur livres du Nouvel Obs. Bref, je n'ai pas lu, je ne jugerai donc pas de la plume de ce "fin portraitiste" comme le qualifient ses confrères. Je n'en doute pas.

Non, j'ai juste envie de réagir rapidement au titre et au principe du livre, que je n'avais pas immédiatement compris, l'ayant rapproché, machinalement et sans davantage m'y intéresser il est vrai, d'une autre citation, que j'aime bien en revanche, "La littérature est une affaire sérieuse pour un pays, elle est, au bout du compte, son visage" (Louis Aragon).

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jeudi 26 février 2009

"Impardonnables" : Phlippe Djian s'essaie au roman de rédemption... sans réelle émotion

Le meilleur moyen d’apprécier à sa juste valeur un livre, c’est de ne lire que celui-là. Alors ce qu’écrit Yann Moix, dans sa chronique du Figaro « Une jolie daube hivernale », me semble être une différence importante dans notre façon d’avoir lu ce roman. « Le problème avec Philippe Djian, c'est que son dernier roman en date est toujours le pire. À côté du dernier, le précédent serait presque passable, et celui d'avant encore, seulement médiocre. Philippe ne régresse pas dans le moyen : il progresse dans le nul. » Honte à moi de n’avoir pas lu 50 contre 1, 37°2 le matin, Lent dehors ou Friction et de ne pouvoir mesurer la régression de Philippe Djian, mais j’ai donc de belles lectures à effectuer, car si Philippe Djian a perdu Yann Moix, il m’a gagné comme un lecteur. Bon, évidemment, je ne suis pas Yann Moix… Lire la suite

mercredi 25 février 2009

La nouvelle littérature française s'exporte à New York City !

A l'occasion du "Festival of New French Writing", la ville de New York convie quelques écrivains français, heureux élus, à venir se présenter et dialoguer avec quelques autres écrivains américains de renom, de leurs romans et univers littéraire. Objectif : inciter de nouveaux lecteurs américains à découvrir la fiction française et francophone moderne.
Voici la liste des auteurs sélectionnés pour cet évènement (du 26 au 28 février prochain), "illustrant la large diversité des styles littéraires contemporains français", qui pourrait être le pendant du Festival America qui se tient à Vincennes, tous les 2 ans : Lire la suite

Daniel Pennac lit "Bartleby" de Melville au théâtre

Daniel Pennac, l'auteur à succès de la série des Malaussène il y a 20 ans (Au Bonheur des ogres, La Fée carabine, La Petite Marchande de prose, etc.), propose actuellement, une lecture très vivante, au théâtre de la Pépinière, de la nouvelle de Melville "Bartleby le scribe".
Et nous dresse le portrait de cet énigmatique copiste engagé dans l'étude d'un avoué de Wall Street qui "préfère ne pas faire" certaines tâches subalternes qui lui incombent pourtant (voir chronique)
Une ode à la résistance passive jusqu'au 30 mars au Théâtre de la Pépinière

Voir le billet sur Café livres/L'Express

La Pépinière Théâtre Paris
7, rue Louis-le Grand
75002 Paris
Tel : 01 42 61 44 16
Site : www.theatrelapepiniere.com

lundi 23 février 2009

"Des vents contraires" : Olivier Adam face à la tempête de quelques critiques

Olivier Adam a été sans conteste l'auteur phare de cette rentrée littéraire de janvier 2009 avec son dernier roman "Des vents contraires", l’histoire d'un père dont la femme a disparu et qui tente de reconstruire sa vie et celle de ses deux enfants en emménageant à Saint-Malo. Fidèle à ses grands thèmes littéraires (la perte -brutale- d'un être cher, le poids de l'absence, du secret, des non-dits, la famille, la violence sourde de la société, une certaine mélancolie douce-amère, des êtres fragiles et l’ode aux terres maritimes de Bretagne), il explore ici plus particulièrement la question de la paternité. Et donne pour la première fois la parole au père. Une sorte de suite de son superbe roman « Falaises, sept ou huit ans plus tard dit-il.

Plébiscité pour ce récit familial touchant et juste sur fond de Côte émeraude magnifiquement décrite, il a aussi été la cible de critiques acerbes qui lui reprochent sa « gentillesse mièvre » ("C'est écrit face à la mer, mais ça ne fait pas de vagues."), son style trop scénaristique ou encore son « ton plaintif » (cf : chronique de Yann Moix dans Le Figaro : "Olivier est gentil"). Chronique à deux voix de deux lectrices pour revenir sur ce roman et réagir aux attaques formulées à son encontre : Lire la suite

jeudi 19 février 2009

24 secondes dans la vie de Stéphane Million, éditeur [BUZZ... littéraire Guest] #4

Dans le cadre de notre rubrique "BUZZ... littéraire Guest", notre invité Stéphane Million, jeune éditeur indépendant et fondateur de la revue littéraire "Bordel" vous donne rendez-vous mensuellement pour une tranche de vie express sur son nouveau métier et livre son regard de lecteur impénitent sur l'actualité littéraire.
Cette semaine, à quelques jours de la Saint Valentin, il nous parle d'une étonnante jeune auteur qui place justement le cœur au centre de ses écrits : Alexandra Geyser repérée en 2005 par Buzz... littéraire pour son blog "Slave to love". Il publie son premier ouvrage incandescent, "Le coeur à genoux", et revient sur leur rencontre, leur collaboration et le travail sur la couverture... sensuelle ! Lire la suite

mardi 17 février 2009

"Seul dans le noir" : Paul Auster régle ses comptes avec l'Amérique de Bush... mais perd son lecteur

La critique salue, assez unanimement, le retour de Paul Auster avec « Seul dans le noir » son nouveau et quatorzième roman, non sans raison. Certains sont réjouis, d'autres moins. Je fais partie de ceux qui sont à classer dans la seconde catégorie. J'ai trouvé ce livre intéressant mais aussi ennuyeux et plein de poncifs poussifs... Lire la suite

lundi 16 février 2009

Le "meilleur blog du monde" d'origine argentine devient un roman : "Un peu de respect, j'suis ta mère !"

Elu en 2004 "meilleur blog du monde" (excusez du peu !) par le jury "BOBs, Best of blogs", le blog "Más respeto, que soy tu madre" (en français "Un peu de respect, j'suis ta mère !"), de l'argentin Hernán Casciari, journaliste et scénariste, vivant à Barcelone, vient de paraître en France aux éditions Calmann Lévy (déjà publié en Espagne par Plaza & Janes puis adapté en sitcom et prochainement au cinéma). Ce blog-roman, en forme de feuilleton littéraire illustré par Bernardo Erlich, qualifié de "blogonovela", s'est écrit de septembre 2003 à juillet 2004 sur la toile. A l'origine, il s'agissait de raconter l'histoire de l'Argentine d'aujourd'hui à travers le destin de quelques-uns de ses compatriotes. Il connaît très vite le succès avec chaque jour plus de cent mille lecteurs de toute l’Amérique du Sud et plus de 200 chapitres ! Sa narrratrice, Mirta, une truculente femme au foyer quinqua de Buenos Aires y raconte le quotidien de sa famille aussi loufoque que déjantée: les Bertotti, de son mari au chômage à ses trois ados en pleine crise en passant par son beau-père drogué. Ambiance ! Lire la suite

mercredi 11 février 2009

"Miss Saturne" de Barbara Israël, "De l'autre côté de l'été" d'Audrey Diwan et "Les petites morsures" d'Aurore Guitry : extraits choisis

En cette rentrée littéraire de janvier, les jeunes plumes au féminin font entendre leurs voix. La niçoise Barbara Israël qu'évoquait Stéphane Million, son éditeur, dans sa chronique nous parle d'adolescence, l'âge des premières fois, des bars et des révoltes, dans son deuxième roman "Miss Saturne", toujours sur fond de bande-son rock et de Côte d'azur. C'est aussi le sujet du premier roman, "Les petites morsures" d'Aurore Guitry (qui publie déjà en parallèle un deuxième roman : "Les âmes fardées") qui vous avait été présenté l'an passé et qui sort aujourd'hui au Livre de Poche. De son côté, Audrey Diwan revient aussi avec un deuxième roman, "De l'autre côté de l'été" chez Flammarion et essaie de revisiter les affres de la femme de la cinquantaine qui s'offre les services d'un escort boy comme l'a déjà fait Balasko dans son roman (puis film) "Cliente" (voir article à ce sujet).

Quelques petits extraits qui vous donneront peut-être envie de découvrir l'une ou l'autre de ces jeunes romancières... Lire la suite

lundi 9 février 2009

Rétrospective Paul Auster

A l'occasion de la sortie de son nouveau roman "Seul dans le noir" en cette rentrée littéraire de janvier, nous vous proposons, au fil de ces prochaines semaine, une petite rétrospective des œuvres marquantes de cet auteur américain phare.
La trilogie new-yorkaise de Paul Auster/Cité de verre, Revenants et La chambre dérobée : « Rien n’est réel sauf le hasard », romans existentiels à élucider…,l'œuvre la plus connue de Paul Auster qui l'a révélé au plus grand nombre en 1985

"Moon palace", Odyssée urbaine et lunaire... (1990)

"Léviathan" de Paul Auster, L'effet papillon... (1993)

"Léviathan" de Paul Auster, L'effet papillon...

Léviathan : Dans la mythologie, monstre aquatique symbolisant le paganisme. Titre d'un ouvrage de philosophie politique de Thomas Hobbes (défendant un idéal despotique du pouvoir). Depuis 1993 (traduit), c’est aussi le titre du 10e roman de Paul Auster, prix Médicis étranger et dédié à l’écrivain Don DeLillo. Un roman dans la lignée de ses précédents qui reprend bon nombre de ses obsessions littéraires mais marque aussi une évolution vers une dimension politique plus marquée (à travers l’engagement terroriste de son héros notamment). Un roman plus personnel aussi qui retrace des épisodes de sa vie, en particulier la rencontre avec sa seconde femme, Siri Hustvedt ou encore l’artiste plasticienne, Sophie Calle. Ce roman bien qu’inégal figure souvent au palmarès du meilleur de Paul Auster et fait l’objet d’un bouche-à-oreille lecteurs qui ne se dément pas. Lire la suite

jeudi 5 février 2009

Les romans du 11 septembre continuent d'affluer... (Deborah Eisenberg, Ken Kalfus, Paul Auster...)

Après un article cet été vous présentant une première série de romans sur le thème du 11 septembre, la rentrée littéraire de janvier 2009 révèle encore différentes œuvres se réclamant du "genre", si tant est qu'il puisse s'apparenter, désormais, quasiment à un genre littéraire à part entière, témoignant du traumatisme identitaire, de l'égarement et de la remise en cause provoqués par ce cataclysme. Lire la suite

mercredi 4 février 2009

François Bégaudeau va publier un nouveau roman de trentenaire... et fait des émules

Dans le magazine GQ du mois de février 2009, à l'occasion d'une interview orchestrée par Frédéric Beigbeder, François Bégaudeau dévoile quelques indices sur son prochain roman "Vers la douceur" à paraître en mars 2009 (voir la chronique du roman "Vers le douceur", mise à jours mars 2009), aux éditions Verticales. Dans le sillage d'"Entre les murs" (adapté au théâtre et qui se joue actuellement au Théâtre ouvert jusqu'au 14 février 2009 - visuel de l'affiche ci-contre ; le texte de la pièce - Entre les murs, théâtre-récit - est publié aux Editions Théâtre Ouvert collection Enjeux, accompagné d’entretiens avec François Bégaudeau et François Wastiaux son metteur en scène), un roman de la rentrée littéraire de janvier tentait lui aussi de restituer une expérience de classe in vivo tandis qu'au cinéma Riad Sattouf présentera prochainement sa propre vision, tout aussi caustique, du collège et de l'adolescence... Lire la suite

lundi 2 février 2009

La trilogie new-yorkaise de Paul Auster/Cité de verre, Revenants et La chambre dérobée : « Rien n’est réel sauf le hasard », romans existentiels à élucider…

Refusé par 17 éditeurs. C’est ainsi que « Cité de verre », le chef d’œuvre de Paul Auster qui ouvre sa trilogie new-yorkaise (complété par la suite de deux autres récits « Revenants » et « La chambre dérobée » parus en 1988) a commencé sa carrière littéraire. De quoi redonner espoir aux nombreux wanna-be qui tentent désespérément de trouver éditeur à leur manuscrit ! Lorsqu'il paraît enfin, en 1985, c’est le début de la consécration pour son auteur (qui aura bien tiré « le diable par la queue » auparavant, comme il le raconte dans un essai éponyme) qui est sélectionné pour le prix Edgar Allan Poe du roman à suspense, l'une des plus importantes distinctions, et considéré comme la grande révélation littéraire de l'année. C’est en France que l’accueil sera le plus enthousiaste : ses ouvrages sortent d’ailleurs dans l’hexagone avant d'être publiés aux Etats-Unis. Poète, traducteur, essayiste, Paul Auster acquiert ici ses galons de romancier. Un romancier singulier, inclassable qui émerveille et fascine avec ses histoires baignées de surréalisme, entre le conte philosophique et le faux polar (made in NYC !). Des romans à lire comme un jeu ou une rêverie, une sorte de puzzle à reconstituer indéfiniment, une énigme imaginaire à élucider sans fin. Le lecteur doit accepter de s’abandonner à son univers « hors des lois de la nature » et au fil des pages se laisser envoûter… Lire la suite

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