jeudi 29 octobre 2009
Faire l’amour - Fuir - La vérité sur Marie (PRIX DECEMBRE 2009) : Trilogie du (dés)amour par Jean Philippe Toussaint /



jeudi 29 octobre 2009

2 avis -
jeudi 22 octobre 2009
lundi 19 octobre 2009
Justine Lévy, fille de Bernard-Henri Lévy, a été révélée en 2004 au grand public par son désormais fameux deuxième roman "Rien de grave", cri de détresse d'une jeune-femme quittée par son mari, entre réminiscences, deuil de son amour de jeunesse, blessures familiales, fuite (artificielle...) et affrontement d'une réalité trop douloureuse... Salué par la critique et les lecteurs pour son écriture "inventive", "brute" et "émouvante", le buzz (vendu à 110 000 exemplaires en moins d’un mois, traduit en anglais et allemand) dont a bénéficié l'ouvrage provient à l'origine de sa source d'inspiration (Carla Bruni, rebaptisée Terminator dans le livre, avait alors fait main basse sur son ex-mari Raphaël Enthoven). En 2008, l'opus à peu près oublié, connaissait d'ailleurs un regain d'intérêt, rattrapé par l'actualité de la première dame de France. « Nous avons vendu autant d'exemplaires en un mois que durant toute l' année 2007: c'est-à-dire 15 000 exemplaires », dit-on au Livre de Poche, qui a dû procéder à des réimpressions. Très attendu son nouveau et troisième roman "Mauvaise fille" -sélectionné pour le Goncourt- a d'ores et déjà emballé la critique. Même Yann Moix, rarement tendre, en faisait l'éloge dans sa chronique pour Le Figaro ("Un monstre à deux têtes") : "Ce livre, semblable à aucun autre et qui s'insinue durablement dans les veines, ce livre où le cancer est assimilé à un enfant et où l'enfant fait figure de cancer, est un des plus profonds, un des plus beaux que j'ai lus depuis longtemps."un avis -
vendredi 16 octobre 2009
Surgi de nulle part en 2001 et immédiatement proclamé comme le nouveau jeune prodige de la nouvelle génération littéraire américaine, J.T Leroy (J comme Jeremiah, et T pour... Terminator !) fascine autant qu'il intrigue. Tant par ses histoires troubles, sulfureuses et violentes, son style à la fois brut et poétique que son personnage, celui d'une créature postmoderne branchée pétrie de pop-culture, icône underground (un jeune-homme androgyne ne sortant jamais sans sa perruque blonde et ses lunettes noires). Porté au pinacle par les grands noms de la littérature, de Chuck Palahniuk à Dennis Cooper en passant par Mary Gaitskill et vénéré par le réalisateur Gus Van Sant (avec qui il a co-écrit le scénario de Elephant) Lou Reed ou encore Garbage (qui lui a dédié deux morceaux), ces deux premiers opus "Sarah" et "Le livre de Jérémy" (adapté au cinéma en 2004 par Asia Argento) accèdent très vite au rang de livres culte. Mais en 2005, le New-York Times révèle que le jeune surdoué serait en réalité une quadragénaire mal dans sa peau : Laura Albert. Le mythe s'écroule et le scandale éclate...
L'adolescence, la jeunesse dorée sont des thèmes dont nous avons parlé en cette rentrée littéraire 2009. Ils sont aussi au cœur de ce premier tome des journaux, ses "carnets noirs" comme il les a baptisés, de Gabriel Matzneff. Un auteur aujourd'hui boycotté par les médias (mais bénéficiant toujours d'une communauté de lecteurs très active et du soutien de quelques auteurs contemporains) après un certain âge d'or dans les années 70-80. En cause sa pédophilie ouvertement revendiquée qui s'affirme déjà dans ce premier journal. Il est donc toujours difficile de lire Matzneff pour cette raison et encore plus d'avouer une admiration pour la force de son style ou de ses idées, sa liberté, ses obsessions... "Une œuvre qui suscite admiration et débat, scandale et fascination", comme le résume à juste titre son éditeur. Car si ses actes peuvent parfois révolter, on ne peut lui enlever le courage (ou l'inconscience ?) de toujours les assumer et de ne jamais rien renier ("Mieux vaut périr en restant soi-même que prospérer en se reniant..." écrit-il d'ailleurs en guise de philosophie de vie). Entre 16 et 25 ans, on retrouve en germe tous les thèmes qui habiteront ces futurs tomes ("A seize ans, j'étais pour l'essentiel celui que je suis aujourd'hui", écrit-il en préface). Sa noirceur peut-être à son paroxysme, sans cesse concurrencée par son appétit, son ardeur pour la vie et de ses plaisirs. Entre tentation du suicide et hédonisme. C'est le deuxième qui l'emportera. On dévore ce journal qui insuffle une énergie à la fois sombre et lumineuse : c'est d'ailleurs ce qui est étonnant chez cet auteur, sa personnalité à la fois angélique et perverse, "l'archange aux pieds fourchus" comme il a intitulé un autre tome de ses journaux. Oscillant en permanence entre la pureté par son goût de l'absolu et l'égocentrisme cynique.jeudi 15 octobre 2009
mardi 13 octobre 2009
En septembre 2009, il y a tout juste 1 an, le milieu littéraire était bouleversé par la mort tragique de l’écrivain québecoise Nelly Arcan, suicidée dans son appartement de Montréal à l’âge de 36 ans. Même Maurice Dantec lui rendait alors hommage en décrivant son oeuvre comme "une bizarre expérience apophatique" (voir ci-dessous*).lundi 12 octobre 2009
Littérature intimiste - Rentrées littéraires
Devenu célèbre et porté aux nues suite à l'émission d'Oprah Winfrey en 2003, célèbre talk show américain réputé pour son effet prescripteur, avant d'être traité comme un pestiféré, James Frey est avant tout connu par le scandale qu’il a suscité lors de la sortie de son premier roman « Mille morceaux ». Objet du courroux : l’histoire de sa rehab pour sortir de sa double dépendance à l’alcool et au crack, qui serait trop librement inspirée de la réalité. En résumé, l’écrivain est condamné parce qu'il aurait « trop romancé»... Au-delà de cette polémique stérile, il est intéressant de se pencher sur l’œuvre de cet écrivain considéré comme « le livre sur la toxicomanie le plus intense de sa génération » par Bret Easton Ellis himself, dont certains le considèrent comme son digne héritier. Entre calomnie et éloge, tous deux disproportionnés, revenons sur cette première œuvre controversée jusqu’à son dernier opus paru en cette rentrée littéraire L.A Story : Lire la suite 3 avis -
Publié en 1990, « Fanfan » est le 3e roman d’Alexandre Jardin, écrivain précoce qui n’avait alors que 25 ans. Tout juste auréolé du prix du premier roman pour « Bille en tête » et jeune diplômé de sciences-po, il est finalement l’un des précurseurs non avoués de ces héros bobos à mi chemin entre Peter-Pan et le prince charmant, qui ont ensuite fleuri dans les romans de Florian Zeller, David Foenkinos, Nicolas Rey ou encore Frédéric Beigbeder qui publiait la même année que Fanfan, ses mémoires d’un jeune-homme dérangé (7 ans plus tard il écrit « L’amour dure 3 ans », également sur le thème de l’usure inéluctable des sentiments). Un romantisme moderne qui lui aura valu le succès mais aussi bon nombre de sarcasmes. Moqué pour sa « mièvrerie », son style « mielleux » ou encore « prétentieux », il est aussi plébiscité pour son inventivité et l’humour de ce conte d’amour contemporain, emprunt d’autoficton (notamment sur ses études et milieu familial). Retour sur son roman phare à l’occasion de la sortie de la suite « Quinze ans après » : Lire la suite mercredi 7 octobre 2009
lundi 5 octobre 2009
Humeurs et autres curiosités littéraires
S’il y a bien une question qui m’agace plus que tout lorsque je lis l’interview d’un(e) écrivain c’est le fameux et incontournable interrogatoire sur "la part de vécu" dans l’œuvre, autre variante "la part de ressemblance entre le narrateur/héros et l’auteur" ou plus directement "la part autobiographique". Questions qui peuvent parfois se cumuler/chevaucher afin de débusquer, dépouiller, départager, avec un voyeurisme obscène et quasi-policier, le vrai du faux.
Traquenard duquel le malheureux essaie de se sortir en général par une pirouette citant alternativement le « Madame Bovary c’est moi » de Flaubert ou encore le « mentir vrai » d’Aragon. Lire la suite 8 avis -
Humeurs et autres curiosités littéraires
Dans le cadre de notre rubrique "BUZZ... littéraire Guest", notre invité Stéphane Million, jeune éditeur indépendant et fondateur de la revue littéraire "Bordel" vous donne rendez-vous mensuellement pour une tranche de vie sur son nouveau métier et livre son regard de lecteur impénitent sur l'actualité littéraire.vendredi 2 octobre 2009
Il y a 15 ans, un jeune auteur s'imposait sur la scène littéraire avec son troisième roman, Fanfan, qui tentait de conjurer la prédiction beigbedérienne de "l'amour dure 3 ans". Pour enrayer l'usure inéluctable du sentiment, son héros décidait de rester éternellement dans le prélude amoureux, de résister au passage à l'acte... "Sauver le déclin de la passion" ! Un joli conte qui a fait la renommée d'Alexandre Jardin, adapté au cinéma avec Sophie Marceau et Vincent Pérez.
Un peu moins plébiscité aujourd'hui, l'auteur tente de surfer sur ce succès d'hier et sort une suite : "Quinze ans après". Une bonne idée ? Lire la suite un avis -