lundi 26 juillet 2010
"Le désert des tartares" de Dino Buzzati : « Et puis, on est pas tous nés pour faire des héros »…
Publié en 1940 (en VF en 1949 , adapté au cinéma en 1976 ), ce roman majeur de l’écrivain et journaliste italien Dino Buzzati a connu un succès mondial qui ne se dément pas (ayant inspiré le Zangra de Brel). Cette fable philosophico-existentielle, (la non) épopée d’un jeune officier -en quête de gloire- affecté dans un fort au milieu du désert, est marquée du trauma des deux grandes guerres et s’inscrit sous le prisme de plusieurs influences de l’époque : de la plus évidente Kafkaïenne (reniée par l’auteur) aux existentialistes de Sartre à Camus en passant par la montagne magique de Thomas Mann…C’est l’observation de ses collègues de bureau, fossilisés dans leur travail routinier, à la rédaction du Corrier della serra où il travailla (et s’ennuya) jusqu’à sa mort qui fait germer l’idée du Désert des tartares chez Buzzati. L'escalier tortueux qui conduit à son bureau lui inspire les boyaux du fort Bastiani. Le cadre militaire lui permet de renforcer l’allégorie de son histoire, à la fois réflexion sur la fuite du temps, la mort, les destinées et aspirations humaines mais aussi un roman d’atmosphère à la poésie onirique… : Lire la suite



Parmi la nouvelle génération littéraire, Nina Bouraoui est sans doute l'une des voix les plus actives pour faire connaître l'œuvre d'Hervé Guibert, l'une de ses influences marquantes qu'elle cite régulièrement :
"Guibert écrit avec ses yeux, avec le corps entier. C'est une littérature sensuelle, voire charnelle. Ce n'est pas un écrivain de l'intime. C'est un écrivain de l'intérieur, c'est-à-dire de la matière vivante. Chaque livre est le livre de la vie." commente-t-elle à son sujet. De son côté Marie Darrieussecq lui a consacré en 1997 une étude dans le cadre d'un dossier "Le Corps textuel de Hervé Guibert".
Catalogué "écrivain homo atteint du sida", les livres de Guibert, à l'instar d'un Guillaume Dustan, sont hantés par le corps, source de plaisir et de douleur, dans son expression la plus organique et la plus sexuelle, mais aussi et surtout dans sa déchéance rongée par la maladie et menacée d'une mort palpable. A partir de 1990, date à laquelle est publié "A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie" -roman dans lequel il évoque son combat contre le sida et dévoile les circonstances de la mort du philosophe Michel Foucault (Muzil dans le roman)-, Hervé Guibert connaît une forte notoriété médiatique. Il restera d'ailleurs jusqu’à sa mort (sur laquelle il livra un travail acharné jusqu'à se filmer agonisant : "La Pudeur ou l'Impudeur") à un véritable « phénomène médiatico-littéraire ».
Connue pour son blog
Après le succès phénoménal de 


