Buzz Littéraire
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La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

Anticipation, polémique et satire sociale : Les livres qui anticipent les évolutions de nos sociétés et/ou dénoncent ses dérives : du consumérisme extrême à la désintégration familiale en passant par le totalitarisme, l’idiotie moderne et postmoderne, les manipulations marketing, les nouvelles technologies ou l'aliénation bureaucratique... Ici et ailleurs...

lundi 7 juin 2010

"Et je t'emmène" de Niccolo Ammaniti, nouvelle génération italienne entre Bret Easton Ellis et Chuck Palahniuk

« Et je t’emmène », troisième opus (après notamment un excellent recueil de nouvelles « Dernier réveillon » dont l’une a été adaptée avec Monica Bellucci) paru en 2001 n’est pas encore le roman de la consécration pour Niccolo Ammaniti, jeune auteur italien assimilé à ses débuts au courant « Cannibale » en Italie (la nouvelle génération littéraire qui rompt avec l’académisme et introduit une langue moderne et « sanguine », nourrie de pop culture et assez décriée dans les années 90), traduit aujourd'hui dans une trentaine de langues. Riche en rebondissements et personnages hauts en couleurs aussi grinçants que cocasses, il est pourtant remarquablement construit. Il préfigure le grand succès de son roman suivant en 2002, « Je n’ai pas peur » (prix Viareggio) puis de « Comme Dieu le veut » (prix Strega, où son pessimisme social se radicalise), en mettant en scène la cruauté des enfants et du monde en général, la violence des milieux déshérités où les plus faibles et les plus doux sont toujours victimes des fortes têtes… En filigrane, il dresse aussi le portrait de l’Italie profonde, de ses bleds paumés, aborde la –douloureuse- fin de l’enfance, la perte brutale de l'innocence, la fin des rêves et des illusions sous le soleil assassin où ce ne sont pas les plus gentils ni l'amour qui gagnent… Lire la suite

lundi 24 mai 2010

"J'ai fait HEC et je m'en excuse" (F.Noiville), "On vous rappellera..." (S.Talneau), "Je suis morte et je n'ai rien appris" (S.Colleter) : radiographie de l'élite côté campus

La critique du monde du travail et de l'entreprise est devenue un classique avec quelques romans et essais polémiques emblématiques. Mais les "racines du mal" sont peut-être à débusquer en amont, là où se formatent les esprits des managers de demain. Les prestigieuses écoles, de HEC aux prépas scientifiques, sont ainsi passées au crible par les jeunes auteurs pour leur enseignement ou leurs pratiques pas toujours très saines... Et lorsque l'on sort de ces "usines à produire de l'élite", les promesses d'avenir brillant ne sont pas toujours tenues sur un marché de l'emploi morose pour les jeunes diplômé(e)s... Décryptage de quelques désillusions scolaires modernes : Lire la suite

jeudi 11 mars 2010

"Testament à l'anglaise" de Jonathan Coe : La fascination du pire

Paru en Angleterre en 1994, prix Femina étranger en 1995, c’est à ce quatrième roman que Jonathan Coe doit sa notoriété. Cet originaire de Birmingham né en 1961, s'est notamment distingué pour ses romans « à la construction complexe, avec une intrigue sophistiquée, un décor social très détaillé, une multiplicité de personnages liés les uns aux autres par un écheveau dense de relations » selon sa définition. Exercice qu’il réitèrera avec succès avec son diptyque « Bienvenue au club » et « Le cercle fermé » (des bombes de l’IRA aux années Blair en passant par la dérive des tabloïds). Présenté comme l’héritier d’un Oscar Wilde, Evelyn Vaugh ou encore de Dickens pour sa littérature réaliste et caustique, il est salué pour sa peinture de l’époque acérée, perspicace et drôlatique façon Tom Sharpe. A la fois satire mordante de l'establishment britannique des années Thatcher, entre la fable et la farce, Testament à l’anglaise est aussi une truculente (et cruelle !) histoire de famille, une fausse enquête policière, un pastiche mais aussi un récit intimiste touchant, humaniste... Le tour de force de l’auteur est d’avoir réussi à réunir tous ces genres dans un seul et même roman foisonnant. Véritable ovni littéraire qui ne cesse d’enthousiasmer et captiver les lecteurs : Lire la suite

mardi 19 janvier 2010

"Je suis une légende" de Richard Matheson : "A présent, c’est moi le monstre..."

Bien avant "La route" de Cormac Mc Carthy, Richard Matheson, célèbre auteur (et scénariste) américain de science fiction à l'origine journaliste, publiait en 1954 -en pleine guerre froide-, à l'âge de 28 ans, l'un de ses romans culte aux côtés de "L'homme qui rétrécit" : "Je suis une légende" (adapté au cinéma à 3 reprises, voir ci-dessous*). Précurseur du genre "apocalyptique", Matheson préfigurait tout un pan de l’univers de la SF contemporaine (paysages urbains ravagés, épidémie meurtrière, humanité en déroute...). Cristallisant les craintes de son époque (le clivage Est-Ouest et la peur du nucléaire, les armes bactériologiques et la perte de la foi), il trouve plus que jamais écho aujourd’hui, en cette ère de guerre contre le terrorisme et de dérèglement climatique. Et surfe sur ce que l'on appelle aujourd'hui la bit' litt (sans connotation péjorative). Si ce court récit peut faire sourire par certains rebondissements et explications pseudo-médicales, il n'en reste pas moins une histoire originale (au moins pour l'époque !), efficace, bien ficelée où les effets de suspense sont soigneusement ménagés, non dénuée d'une certaine émotion teintée d'une (très très) légère réflexion métaphysico-existentielle... Lire la suite

mardi 29 décembre 2009

"Ecrits fantômes", "Cartographie des nuages" et "Le fond des forêts" de David Mitchell : nouvelle génération anglo-saxonne

C’est en 2004, que l’anglais (et cosmopolite) David Mitchell, sélectionné en 2003 par le journal Granta comme l'un des meilleurs jeunes romanciers, est révélé en France avec la traduction d’Ecrits fantôme et consacré en 2007 avec Cartographie des nuages. Il est alors propulsé, aux côtés d’auteurs comme Mark Z. Danielewski ou James Flint comme représentant du renouveau de la littérature anglo-saxonne. Avec ses deux premiers livres, il impressionne avec une littérature transgenre (de la SF au fantastique en passant par l’historique) presque expérimentale. Entre la fresque romanesque et le recueil polyphonique, ils explorent de nouvelles formes narratives (notamment l’intertextualité et l’interconnexion de faits dans le temps et l’espace…) et des jeux sur le langage, les registres..., pour raconter (le déclin de) l’humanité à travers les âges et le monde. Son dernier paru en 2009, Le fond des forêts, récit initiatique tranche par sa forme intimiste à tendance autobiographique : Lire la suite

lundi 30 novembre 2009

"La route" de Cormac McCarthy, « Marchant sur le monde mort comme des rats tournant sur une roue »

Estampillé officiellement « Géant des lettres américaines » (aux côtés des Norman Mailer, Philipe Roth, Don DeLillo et autre Thomas Pynchon…), et prix Pulitzer 2007 avec « La route », Cormac McCarthy est renommé pour ses romans à la métaphysique âpre et sombre sur une humanité maudite, vouée à l'errance et à l'exil. Un auteur tellement encensé que l’on ose plus vraiment formuler de critiques autres que laudatives... Un petit tour des blogs nous donne déjà un aperçu des louanges chantées sur tous les tons de son dernier roman : « une fable biblique et brûlante qui vous dévaste » (plus glaçante que brûlante d’ailleurs au passage !), « la chronique extrêmement poignante d’un après pulvérisé et sauvage », « ce lent et inéluctable naufrage, d’une froideur absolue, totalement dédramatisé », « un récit crépusculaire impressionnant de justesse », « une expérience terrifiante, époustouflante, foudroyante, hors du commun… , « l'écriture envoûtante d’un récit abrupt » ou encore « l'alliance parfaite de la forme et du fond ».

Alors que sort sur grand écran son adaptation signée John Hillcoat, revenons sur les pas de cette route qui peut malgré tout décevoir au tournant... : Lire la suite

lundi 10 août 2009

"Las Vegas Parano" de Hunter S. Thompson, A la poursuite du rêve américain…

Paru sous le titre originale de « Fear and Loathing in Las Vegas » en 1971 et adapté au cinéma en 1998 par Terry Gilliam, « Las vegas parano » en VF fait partie des livres culte de cette génération d’écrivains enfantés par l’Amérique des 60’s/70’s, celles du Vietnam et du LSD, icônes de la contre-culture (aux côtés de Crash de Ballard, de l’Homme-dé de Luke Rhinehart ou encore Easy Rider de Dennis Hopper et Deus Irae de Philip K. Dick et Roger Zelazny). La génération « gonzo » comme ils se sont surnommés, en référence à leur pratique du journalisme gonzo, méthode d’écriture proche de la fiction prenant la forme de reportages subjectifs. Hunter le définit en ces termes : « Le reportage gonzo conjugue la vivacité de plume du reporter confirmé, l’acuité visuelle du photographe de guerre et les couilles du quaterback au moment du lancer ». Ainsi, Las Vegas Parano fait figure d’ovni littéraire avec ses délires hallucinogènes voire kamikazes et ses personnages à la marge aussi déjantés qu’irréductiblement libertaires, le tout sur fond de rock’n roll. En filigrane de ce road-trip héritier de Kerouac, il livre une critique féroce du rêve américain… Lire la suite

lundi 20 juillet 2009

Les tribulations d'un précaire d'Iain Levinson : « Et les mouettes, elles bronchent pas, elles encaissent »

Remarqué par son premier roman « Un petit boulot », un récit mordant, drôle et bien mené, Iain Levison, romancier américain, né en Ecosse, publiait en 2007 une variation sur le même thème : le récit de la multitude de petits jobs qu’il a dû effectuer pour survivre. Cet habitué de l’élastique social qui a connu aussi bien « les taudis écossais » que « les plus riches quartiers américains » retrace ici son parcours de travailleur itinérant… Après les Intellectuels précaires, les mcjobs de la génération X ou des jeunes diplômés (« Le petit grain de café », « On vous rappellera », "Dans la vraie vie", "Les tribulations d'une caissière", la BD "Moi vivant, vous n’aurez jamais de pause ! ou comment j’ai cru devenir libraire"), il nous livre sa vision (se voulant) caustique et un brin désabusée du monde du travail et du déclassement. Malheureusement répétitive et pesante… Lire la suite

lundi 6 juillet 2009

"Piège nuptial" (Cul de sac) de Douglas Kennedy : "Non, le destin n’est pas cruel. Il est bête à pleurer."

Dans le cadre des best-sellers idéals pour la plage, ce premier roman de Douglas Kennedy (après 3 récits de voyage) pourrait bien faire partie de votre liste… Retour sur l’un des livres culte de l’auteur : Qu’on se le dise, dans les romans de Douglas Kennedy quand il fait chaud, c’est une « chaleur de four » et quand un type est maigre c’est « comme un clou ». Bref ce n’est pas pour son style riche et original qu’on trouvera de l’intérêt à « Piège nuptial » et sa nouvelle traduction (fin 2008, après une première publication en 1997, sous le titre de « Cul de sac », « The dead heart » en VO) n’y change pas grand-chose… Néanmoins, on n’enlèvera pas à ce faux polar (l’auteur précise que ce n’en est pas un) en forme de cauchemar déjanté, son rythme alerte et vivant. Lire la suite

mardi 2 juin 2009

Crash ! de J.G Ballard dérange-t-il encore, plus de 30 ans après ? La mécanique des corps

James Graham (J.G) Ballard, l'un des chefs de file de la nouvelle fiction britannique dans les années 60 (avec Aldiss, Brunner ou Priest) nous a quittés en avril dernier. Artisan du renouveau stylistique et thématique de la science-fiction ("speculative fiction"), il invente une narration très visuelle inspirée du cinéma. Ballard disait vouloir « photographier la psychologie du futur », collision apocalyptique entre la technologie la plus avancée et les instincts les plus primitifs. Taxés de scandaleux, ces romans visent surtout à explorer le devenir de l’homme et de son corps dans un monde dominé par la machine. Et à dénoncer "un monde brutal aux lueurs criardes qui nous sollicite de façon toujours plus pressante en marge du paysage technologique.", selon l'auteur.
Publié en 1973, Crash !, premier tome (choc) de la trilogie du béton, en est sans doute le plus emblématique et le plus controversé… Lire la suite

lundi 11 mai 2009

"Entretien avec un vampire" d'Anne Rice : La volupté du sang

Grand succès des années 80, « Entretien avec un vampire » est le roman qui a révélé Anne Rice, auteur américaine originaire de La Nouvelle-Orléans, estampillée gothique ou fantastique. Et dépoussiéré la figure du vampire, avant que Stephenie Meyer ne s’en empare ! Premier opus de sa série "Les Chronique des Vampires", il est considéré comme l'un des plus intéressants et introduit ses personnages les plus emblématiques : Lestat, Louis, Armand et bien sûr Claudia, la première enfant-vampire, aussi innocente que cruelle. Cette dernière est inspirée par la fillette de l’écrivain (Michèle, décédée en 1972 à l’âge de 6 ans d’une leucémie). "Entretien avec un vampire" était à l’origine une nouvelle. En 1973, fraîchement diplômée d’une maîtrise en creative writing, elle reprend sa trame et l’étoffe en cinq semaines pour en faire ce roman resté dans un tiroir. Elle y retranscrit tout le chagrin qu'elle ressent depuis la mort de son enfant. Le roman sera finalement publié en 1976 chez Knopf, grâce à un agent. Adapté au cinéma en 1994 (où Kirsten Dunst –et ses petites canines affutées !- fait ses premiers pas devant la caméra, aux côtés de Cruise et Pitt). Un roman qui explore des thèmes aussi vastes que le désir, la fascination, la domination, la révulsion, la perversité, l’immortalité, la quête existentielle… Un roman crépusculaire plébiscité pour sa profondeur psychologique et la richesse de son style, sur fond historique, des Etats-Unis en Europe… Lire la suite

mardi 5 mai 2009

"Auprès de moi toujours" de Kazuo Ishiguro (+ bande-annonce du film)

Kazuo Ishiguro, « écrivain britannique japonais » comme il se qualifie, doit sa renommée à son roman phare "Les vestiges du jour", Booker Prize en 1989 adapté par Jame Ivory, cette histoire d’amour platonique et contemplative d’avant guerre, toute en retenue et pudeur, entre une gouvernante et un majordome dans un vieux manoir anglais où l’ordre doit toujours régner… L’écrivain est reconnu pour exceller à créer des univers et instaurer des atmosphères prenantes où affleurent nostalgie, réminiscences et mélancolie flottante. C’est d’ailleurs ce qui a valu le grand succès de son dernier roman, Auprès de moi toujours (Never let me go en VO), paru en 2006 en France et prochainement au cinéma (avec Keira Knightley, photo ci-contre, BA ci-dessous). Les superlatifs ont plu sur l’ouvrage tant du côté de la presse que des lecteurs-blogueurs : « une narration d’une stupéfiante limpidité et fluidité », « un beau voyage », « un mystère latent captivant », les pages qui se tournent avec « frénésie », « l’épaisseur psychologique des protagonistes » ou encore « ses réflexions riches sur la condition humaine »… Entre le campus novel et le récit d’anticipation, il nous entraîne, par flash-back, dans le quotidien de jeunes élèves d’une mystérieuse école anglaise. Pourtant, on pourra aussi s’ennuyer à sa lecture à la fois lourde et creuse… Lire la suite

mardi 28 avril 2009

"Ames perdues" de Poppy Z. BRITE : Sang et stupre au lycée...

Considérée comme la chef de file d'une nouvelle génération d'auteurs entre littérature underground et terreur, Poppy Z. Brite a été étiquetée de "Stephen KING-trash-punk" ou d'écrivain "gothico-branchée". Si ses romans s'ancrent bien dans un univers plutôt noir voire macabre, dit "amoral" orienté "sex, drug et rock", c'est avant tout l'esthétique et l'écriture organique qu'il faut retenir de la dame de la Nouvelle Orléans. Dans son premier roman, "Ames perdues" ("Lost souls" en VO) publié à 25 ans, en 1992, elle impose déjà, magistralement, toute la virtuosité de son style à la fois lyrique, cruel, violent et passionné en décrivant une réalité teintée de fantastique (notamment par la présence de vampires). Mais derrière les scènes "choc", c'est le désespoir, la profonde solitude et la peur de la jeunesse urbaine que l'auteur dépeint sous une forme allégorique... Lire la suite

mardi 11 novembre 2008

Nouvelle édition poche d'"American Darling" de Russell Banks, La pastorale américaine... out of Africa (+ extraits)

Depuis plus de trente ans, en une quinzaine d’ouvrages, romans et recueils de nouvelles – Affliction, Continents à la dérive, De beaux lendemains, Trailerpark, Sous le règne de Bone...–, Russell Banks, fils de prolo devenu plombier avant d’embrasser son destin littéraire, s’est imposé parmi les grandes voix des lettres américaines contemporaines. Dans le sillage d'un Faulkner, d'un London, d'un Dos Passos ou d'un Steinbeck (ses références qu’il aime à citer), il s’est affirmé comme le story-teller de l’envers du rêve américain, des laissés-pour-compte et l’observateur pessimiste de la faillite idéologique de son pays. Son œuvre romanesque dénonce la décomposition des familles, les inégalités ou encore l’oppression sociales. Dans son quatorzième ouvrage traduit en France, "American Darling", il s’empare d'un pan de l'histoire américaine - la fin des années 60 - et s'achève un certain 11 septembre 2001…
Son roman « le plus politique » et revendiqué comme tel par l’écrivain dit engagé (et militant politique par ailleurs), qui assigne à la littérature un rôle de « mémoire ». Après un grand succès aux éditions Acte Sud (également publié chez Babel), il vient de sortir en poche chez J’ai lu dans la collection « Par ailleurs » tandis que Martin Scorsese devrait en sortir une adaptation ciné d’ici la fin 2009… Lire la suite

vendredi 4 juillet 2008

"Ferdinand et les Iconoclastes" de Valérie Tong Cuong, Un business-novel en forme d'utopie qui ne tient pas ses promesses...

On entend beaucoup parler de Valérie Tong Cuong ces derniers temps pour son dernier opus "Providence" (paru en avril 2008), un roman choral souvent comparé par la critique au film "Magnolia" (d'Anderson) et qui est d'ailleurs en cours d'adaptation ciné. L'occasion de revenir sur l'un de ses précédents succès publiés en 2003, "Ferdinand et les Iconoclastes" (disponible en poche Nouvelle génération, J'ai lu). Quatrième roman de l'auteur qui aime à cultiver les histoires plutôt noires voire désespérées où le mal-être, l’inadéquation à soi et la non intégration aux autres prédominent (notamment «Big», «Gabriel» et «Où je suis»)... Cette mère et "femme de" (elle est l'épouse d'Eric Tong Cuong, golden boy de la pub reconverti dans l'industrie musicale), ex professionnelle de la « communication », passée aussi par la case journalistique avant de s'adonner à l'écriture et à la musique (chanteuse sous le pseudo de "Qvoice" au sein du groupe electro trip-hop "Quark"), a fait grand bruit à l'époque de la sortie de ce roman, récoltant des critiques enthousiastes. Lire la suite

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