Buzz Littéraire
Livres intimistes Romans graphiques Satire / anticipation sociale Rhétorique amoureuse Littérature trentenaire / urbaine Buzz littéraire
La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

Romans graphiques : Loin des super-héros et des extra-terrestres, une bande-dessinée intimiste et de satire sociale francophone ou anglo-américaine...

lundi 10 mai 2010

"Je ne t'ai jamais aimé" de Chester Brown

Avec Seth et Joe Matt ses deux confrères et amis canadiens, Chester Brown fait partie des auteurs majeurs du "graphic novel" indé des années 90. Considérés comme référence du genre autobiographique et de l’introspection, ils ont largement contribué à le renouveler en y apportant des petits chef d'œuvres de sensibilité et de retenue unanimement reconnus et influence de toute la nouvelle génération. C'est d'abord Seth, sous l’impulsion de Dupuy et Berbérian qui s'est vu traduire en français, inaugurant la collection Tohu-Bohu des Humanoïdes puis Chester Brown avec deux de ses albums indispensables : Le playboy (The Playboy) et Je ne t’ai jamais aimé (I never like you). Initialement publié dans Yummi fur en 1983, le comics auto-édité de l’auteur, puis repris en recueil par l’éditeur canadien Drawn and Quatterly, il vient d'être ré-édité en France aux éditions Delcourt dans la nouvelle collection Outsider dirigée par Vincent Bernière (mai 2010). Chester Brown se démarque par son esthétique poétique et épurée gommant tout accent mélodramatique d'où une sensation parfois étrange d'impassibilité. Il revient ainsi sur son enfance et adolescence sur un ton neutre en apparence mais pourtant poignant : Lire la suite

mercredi 3 mars 2010

"De mal en pis" d'Alex Robinson : L'âge des possibles... avant 30 ans

De mal en pis (« Box Office Poison » en VO) est le premier roman graphique du new-yorkais Alex Robinson, publié en 21 fascicules par Top Shelf en 1996. Compilés en un volume, il sera ensuite nommé aux prix les plus prestigieux. Il remportera l’Eisner Award puis le prix du 1er album lors du 32e festival d’Angoulême 2005, largement plébiscité par les lecteurs qui ne peuvent plus décrocher une fois entamé ! Véritable « roman fleuve » (nouvelle tendance des romans graphiques de « Lucille » de L.Debeurme à « Blankets » de Craig Thompson) de 600 pages, ce récit chorale nous entraîne dans la vie d’une bande de 5 jeunes new-yorkais, pré-trentenaires, à l’aube de leur vie professionnelle et de couple. A l'heure des premiers vrais choix qui façonneront leur vie, leur avenir... Un roman de formation moderne et urbain, d’une grande richesse, drôle et attachant dans la veine des séries "Friends" ou "How I met your mother" sur fond de "Génération X". Il traite aussi en filigrane de la difficulté d’écrire, de vivre de son art et pose un regard sur le milieu des comics actuel : Lire la suite

lundi 25 janvier 2010

"La Vie est belle malgré tout" de Seth

Auteur emblématique du graphic novel indépendant américain aux côtés de ses collègues et amis Joe Matt (qui l’a d’ailleurs mis en scène dans d’hilarantes scènes de collectionnite régressive aigue dans « Strip-tease »), Chester Brown, Chris Ware (l’un de ses maîtres), Adrian Tomine et Charles Burns, le canadien Seth, illustrateur du « New Yorker » et du « Washington Post », développe une œuvre autofictionnelle et introspective. Jusqu’en 1991, il se consacre essentiellement à l'écriture et au dessin de Palooka-Ville, sa grande série de bande dessinée, dont La Vie est belle malgré tout (It's a Good Life if you don't weaken en VO) représente cinq chapitres. Avec son titre qui semble faire un clin d’œil au film de Capra, il nous plonge dans un voyage onirique fait de réminiscences d’enfance et d’une quête presque impossible d’un mystérieux illustrateur d’antan… Lire la suite

vendredi 11 décembre 2009

"Blankets" de Craig Thompson, le roman phare de la nouvelle génération de la BD américaine indépendante

Publié en France en 2004 (ré-édité fin 2009), Blankets, 2e opus d’un jeune auteur de 28 ans (après un premier livre en forme de fable animalière « Adieu Chunky rice » Harvey Award du meilleur espoir en 1999), s’est imposé parmi les romans graphiques majeurs. Selon Neil Gaiman, Blankets est "probablement le meilleur roman graphique depuis Jimmy Corrigan". Lauréat aux USA de trois Harvey Award et de deux Eisner Award (Meilleur album - matériel inédit et Meilleur scénariste/dessinateur) et en France du prestigieux prix de la critique décerné par l'ACBD. Dans la veine intimiste d’inspiration autobiographique, ce grand admirateur d’auteurs français de l’Association (Baudoin, Blutch, Trondheim et Sfar, Christophe Blain…), évoque avec poésie et profondeur son enfance et adolescence dans l’Amérique profonde du Wisconsin au sein d’une famille middle class très religieuse. Fresque monumentale de 600 pages, Blankets est à la fois roman d’apprentissage, l’histoire pure d’un premier amour et une réflexion sur l’héritage filial, la vocation artistique, la religion, l’intégration sociale… , où affleurent les représentations de l'inconscient : Lire la suite

mercredi 7 octobre 2009

"Joséphine 2" de Pénélope Bagieu : "Le bonheur c'est comme les abdos ça se travaille !" (dédicace)

Mais qu'attendaient donc toutes ces jeunes-filles, femmes en ballerines et jean slim ou leggings, sagement alignées, un précieux manuel bleu turquoise serré contre elles, dans un magasin de lingerie de la rue de Rennes, vendredi dernier ?

Non ce ne sont ni Marc Lévy ni Amélie Nothomb, coutumiers de ces files d'attentes interminables, qui sont ainsi attendus mais une célébrité de la blogosphère... La fameuse Pénélope Bagieu, blogueuse, illustratrice et auteur, qui est apparue timidement en talons hauts et corsage fifties, fidèle à ses héroïnes si féminines. Au programme : séance de dédicace chez Etam pour qui elle a dessiné une collection de lingerie, à l'occasion de la sortie du tome 2 des aventures de Joséphine. Penchée consciencieusement sur son pupitre-commode, elle s'est appliquée à dessiner pour chacune de ses fans un petit souvenir personnel sur leur exemplaire. Un nouvel opus aussi réussi que le premier ! Lire la suite

mardi 8 septembre 2009

"Buzz-moi": Aurélia Aurita dévoile les coulisses du buzz "Fraise et chocolat"

Souvenez-vous en 2006, une jeune inconnue déclenchait un buzz incroyable autour de son album "Fraise et chocolat". Derrière ce titre gentiment sucré, Aurélia Aurita nous racontait ni plus ni moins le détail de son initiation érotique et surtout de sa folle passion avec un autre dessinateur avec pour toile de fond, Tokyo. La jeune dessinatrice devient alors un "phénomène" et est invitée sur tous les plateaux et dans tous les grands magazines. Trois ans plus tard, alors que la fièvre est retombée, elle entreprend de nous raconter cette année de folie et surtout de nous dévoiler ses déconvenues avec les journalistes. On y croise même un certain Frédéric Beigbeder alors chroniqueur littéraire au Grand journal (Canal+)... Lire la suite

mercredi 5 août 2009

La grâce féminine saisie par le trait (passionné) de Bastien Vivès

Bastien Vivès est le jeune auteur, âgé d'une vingtaine d'années, qui monte et dont on parle beaucoup. Tout d'abord avec un premier album " Le goût du chlore" (2008), multi-récompensé au festival d'Angoulême 2009, étonnante plongée aquatique dans l'univers bleu-vert-gris de la piscine et surtout rencontre d'une belle nageuse qui fascinera le narrateur venu ré-éduquer son dos. C'est encore une histoire de fascination que signe ce diplôme de l’école des Gobelins, avec "Dans mes yeux", un superbe hommage à une jeune étudiante, femme-enfant, aux yeux de chat et à la chevelure flamboyante, que l'on découvre, par les yeux -fous amoureux- de l'auteur, de la B.U au restaurant, ciné ou soirée d'anniversaire...

Lire la suite

lundi 5 janvier 2009

"Miss.Tic, Femme de l'être" (Beau livre)

Pour cette nouvelle année 2009, nous vous souhaitons des histoires émouvantes, poignantes, envoûtantes... "à dormir debout ou à coucher dehors", comme le dit Miss.Tic à qui l'on emprunte sa plume en forme de bombe, à l'occasion de la sortie d'un beau livre qui lui est dédié : "Miss.Tic, Femme de l'être".

Lire la suite

mardi 30 décembre 2008

"Joséphine" de P. Bagieu, "Seule en solo" d’Oxolaterre/S.Zuber, "Moi, je" A. Picault, "Péchés mignons" de M.Mazaurette/A. de Pins : les Bridget Jones version BD

Pas évident de s’attaquer au sujet ultra-rebattu de la célibataire trentenaire après le phénomène Bridget Jones (et ses épigones). Le thème est épuisé serait-on tenté de penser après les innombrables variations tant littéraires qu'audiovisuelles.

Et pourtant trois jeunes auteurs n’ont pas hésité à s’approprier cette désormais figure classique. Originalité c’est en version BD qu’elle se réinvente avec plus ou moins d’humour et de singularité. La célibattante, un sujet inépuisable ? (à noter également la sortie d'un nouvel opus d'Aurélia Aurita : "Je ne verrai pas Okinawa") Lire la suite

mercredi 12 décembre 2007

"Fraise et chocolat 2" d'Aurélia Aurita, un tome 2 au goût sucré-salé... (+ Interview d'Aurélia Aurita)

Après le succès de "Fraise et chocolat", son roman graphique érotico-nippon d'initiation amoureuse, vendu à plus de 20.000 ouvrages, la jeune Aurélia Aurita désormais âgée de 27 ans nous offre la suite de ses aventures. Son appétit et sa curiosité érotiques n'ont rien perdu de leur énergie ni de leur charme même si ses pages font aussi la place à des sujets plus graves sur son identité métissée de "française aux yeux bridés", des ennuis de santé de son amour ou encore ses doutes sur sa fidélité et son engagement... Si l'ensemble peut laisser une impression moins enthousiaste que son précédent opus (qui présentait l'avantage de la nouveauté), le charme continue d'opérer car l'auteur possède une qualité supérieure à toutes les autres : sa fragilité touchante même (et cela relève de l'exploit) dans les scènes les plus crues ! Lire la suite

mardi 9 octobre 2007

"L'apprenti japonais" de Frédéric Boilet, Carnet de voyage sensible et intimiste sur le Tokyo moderne

On a souvent cité son nom l'an passé car il a été le héros involontaire d’un petit roman graphique sulfureux ayant fait grand bruit l’été dernier. Frédéric Boilet avait en effet inspiré cet amant au « joujou extra » de l’insatiable et délicieuse Aurélia Aurita dans son controversé « Fraise et chocolat ». Mais il est aussi avant tout un talentueux dessinateur et scénariste, seul français (originaire d'Epinal) pouvant prétendre au titre de « mangaka », installé depuis 1994 au Japon, suite à l'obtention d'une bourse. En 2006, âgé de 46 ans, il décide de revenir sur sa découverte riche en surprises et coups de coeur pour son pays d'adoption. Et nous fait partager sa passion pour ce peuple étonnant et ses charmantes habitantes... L’apprenti-japonais retrace donc comme son nom (inspiré de la jolie formule de Dominique Noguez) l’indique douze années « d’apprentissage » au pays des tatamis et de Murakami. Un carnet de voyage vu de l'intérieur, léger mais non superficiel, loin des idées préconçues et des sentiers balisés touristiques... Passionnant et très attachant : Lire la suite

mercredi 12 septembre 2007

"Retour au collège" de Riad Sattouf, Bienvenue dans l'âge ingrat !

Petit retour dans le temps à l'époque du collège... Ah, le collège, les premiers émois, les premiers "rateaux", sa cohorte de hontes et de complexes, l'ébullition des hormones (et des pustules !), les mecs lourdingues et autres joyeusetés de l'âge ingrat que beaucoup rêvent d'oublier... Riad Satouff, le jeune dessinateur remarqué par "Les pauvres aventures de Jérémie" récompensé du prix Goscinny, passé maître des anti-héros, loosers sexuels et sociaux de sa génération (et auteur d'une série pour Charlie Hebdo « La vie secrète des jeunes », où il épingle les us et coutumes de la jeunesse dite « de banlieue »), décide, lui, à 27 ans, d'affronter son passé traumatisé de collégien. Sous couvert d'un reportage dans une classe de troisième d'un collège huppé parisien, il vise officiellement à comparer la jeunesse des beaux quartiers à celle des milieux plus modestes. Objectif officieux : exorciser ses vieux souvenirs et se réconcilier avec ses dures "années collège". Il inaugure ainsi la nouvelle collection de romans graphiques d'Hachette, "La fouine illustrée " en 2005. Une expérience décapante et émouvante qui ne manquera pas de réveiller quelques vieux souvenirs chez tous les (ex-)collégiens... Lire la suite

lundi 9 juillet 2007

"Le pays de la soif" Les pauvres aventures de Jérémie (tome 2) et "Le rêve de Jérémie" tome 3, de Riad Sattouf

Après le succès de son album "Les jolis pieds de Florence", Riad Sattouf donne une suite aux aventures de son héros Jérémie afin de constituer une trilogie qu'il résume ainsi : "Dans le premier c’était la découverte sentimentale, dans le deuxième la frustration sexuelle, et le troisième éclaire les deux autres, avec une coloration bien différente." Une sorte de série d'apprentissage amoureuse moderne en somme où le pré-trentenaire et ses amis vont expérimenter déceptions et petits bonheurs au gré de leurs rencontres et de l'évolution de leur caractère respectif, toujours sur le mode de l'humour ironique. Paru en 2004 "Le pays de la soif" retrace les vacances estivales fortes en rebondissements de Jérémy et de sa bande dans un camping breton tandis que "Le rêve de Jérémie", publié en 2005, amorce un nouveau tournant et l'âge de la maturité... Un peu décevants... Lire la suite

vendredi 6 juillet 2007

"Les jolis pieds de Florence" de Riad Sattouf, Le complexe du trentenaire amoureux (et frustré)

Révélé par cet album "Les jolis pieds de Florence" prix Goscinny en 2003, 1e tome de sa trilogie "Les pauvres aventures de Jérémie", le dessinateur Riad Sattouf alors âgé de 25 ans, excorcise dans cette série ses anciens complexes d'adolescent mal dans sa peau, couvert d'acné et aux cheveux gras... Et s'installera ainsi auprès des grands noms de ce que l'on appelle la « nouvelle BD » : Larcenet, Mardon ou Trondheim... Dans une veine très "trentenaire", il raconte avec humour les galères et frustrations de Jérémie, son alter-ego dessiné maladroit et nunuche, qui tente de trouver l'amour et surtout d'assouvir sa misère sexuelle. Entre Houellebecq, Wolinski et Monsieur Jean (dans une version moins bourgeoise), il livre ici une petite histoire légère sur les déboires de la séduction moderne, sans prétention, qui se lit néanmoins avec plaisir et reste très prometteur quant à la suite des mésaventures... Lire la suite

mercredi 13 juin 2007

"Strip-tease" de Joe Matt, Portrait de l'artiste en jeune trentenaire looser...

Si vous ne connaissez pas encore cet auteur-dessinateur québecois, chef de file de la nouvelle BD intimiste canadienne aux côtés de Seth (qui signe d'ailleurs sa post-face) et Chester Brown et que vous affectionnez les anti-héros, virtuoses de la loose et du pathétisme quotidien, alors jetez-vous sur le roman graphique de Joe Matt : "Strip-tease" ! Comme son nom l'indique l'auteur, alors fraîchement sorti des Beaux-Arts et coloriste sur la série Grendel de Matt Wagner, s'y met à nu (et en scène), avec une force d'autodérision jubilatoire. Paru initialement chez Drawn & Quaterly sous le titre de "Peep Show, the Cartoon Diary of Joe Matt", traduit par Charles Berberian et republié aux éditions du Seuil en 2004 par Vincent Bernière (dont la suite "The poor Bastard" est parue en 2001 aux Humanoïdes associés), cette série de comics passent au crible tous ses petits défauts, travers et autres penchants honteux... Il nous raconte sa vie : celle d'un jeune trentenaire qui tente de percer dans la bande dessinée malgré sa grande paresse, ses déboires amoureux, ses manies débiles de grand adulescent, son addiction à la pornographie ou encore ses souvenirs truculents à la fac ou autres jobs d'été rocambolesques... Avec un sens graphique incroyable et un humour qui cultive l'absurde il livre là, plus qu'un banal journal intime, un vrai petit manuel générationnel hilarant et très attachant ! http://www.myspace.com/josephmatt Lire la suite

Talents à découvrir...

Écrivains

BUZZ...littéraire a été sélectionné par :
Partenaire de