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La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

Livres classiques modernes : Une sélection d'auteurs majeurs des siècles passés, devenus des classiques de la littérature moderne, qui influencent ou constituent des maîtres pour les jeunes auteurs contemporains.

lundi 26 juillet 2010

"Le désert des tartares" de Dino Buzzati : « Et puis, on est pas tous nés pour faire des héros »…

Publié en 1940 (en VF en 1949 , adapté au cinéma en 1976 ), ce roman majeur de l’écrivain et journaliste italien Dino Buzzati a connu un succès mondial qui ne se dément pas (ayant inspiré le Zangra de Brel). Cette fable philosophico-existentielle, (la non) épopée d’un jeune officier -en quête de gloire- affecté dans un fort au milieu du désert, est marquée du trauma des deux grandes guerres et s’inscrit sous le prisme de plusieurs influences de l’époque : de la plus évidente Kafkaïenne (reniée par l’auteur) aux existentialistes de Sartre à Camus en passant par la montagne magique de Thomas Mann…
C’est l’observation de ses collègues de bureau, fossilisés dans leur travail routinier, à la rédaction du Corrier della serra où il travailla (et s’ennuya) jusqu’à sa mort qui fait germer l’idée du Désert des tartares chez Buzzati. L'escalier tortueux qui conduit à son bureau lui inspire les boyaux du fort Bastiani. Le cadre militaire lui permet de renforcer l’allégorie de son histoire, à la fois réflexion sur la fuite du temps, la mort, les destinées et aspirations humaines mais aussi un roman d’atmosphère à la poésie onirique… : Lire la suite

lundi 5 juillet 2010

"Aimez-vous Brahms ?" de Françoise Sagan

Après le succès phénoménal de « Bonjour tristesse » en 1954, roman qui reste le plus connu de Françoise Sagan, le charmant petit monstre ne s’est pourtant pas reposé sur ses lauriers. Près d’une vingtaine de romans et nouvelles ont suivi jusqu’en 1996 (à quoi s’ajoutent une quarantaine d’essais, journaux, pièces de théâtre et scénarios) ! Ils restent pourtant méconnus même si certains ont fait l’objet d’adaptation ciné (comme le très réussi « La chamade »). Et pour cause, leur réédition s’est trouvée bloquée suite aux ennuis fiscaux de l’auteur avant d’être jugée « démodés »*. Lors de la sortie du biopic « Sagan » en 2008, Julliard* a ainsi ré-édité neuf de ses titres. Même démarche en 2009 des éditions Stock (avec en plus un inédit : Toxique, un succès vendu à plus de 65.000 exemplaires). Et même une version iphone ! Le tout sous l’impulsion de son fils Denis Westhoff qui se bat pour la sauvegarde de son œuvre : « J'ai tout relu et ça m'a convaincu qu'il fallait absolument rééditer l'œuvre dans son intégralité. C'est moderne, agréable à lire, son style est percutant, on se retrouve à chaque page… J'aimerais que les jeunes s'inspirent de son goût pour la liberté. Elle considérait que les livres étaient le vecteur essentiel pour s'ouvrir l'esprit et faire appel à son imagination. » Il a aussi lancé cette année un prix Françoise Sagan récompensant le meilleur roman du printemps. Parmi les plus marquants de sa « petite musique », « Aimez-vous Brahms ? », son 4e roman - drame amoureux triangulaire- écrit à l’âge de 24 ans (adapté en 1961 avec Ingrid Bergman et Yves Montand) : Lire la suite

lundi 28 juin 2010

Le loup des steppes d'Herman Hesse : « La folie, au sens élevé du terme, est le fondement de toute sagesse »

Publié en 1927, Le loup des steppes est considéré comme le chef d’œuvre d’Herman Hesse, écrivain allemand, Nobel de littérature en 1946, inspiré par la religion hindouiste, la psychanalyse de Jung ou encore le romantisme classique d’un Goethe.
Ce roman, censuré pendant le régime nazi (pour ses thèses anti-militaristes), puis devenu roman culte des années 60 et 70 (notamment récupéré par le mouvement hippie et beat generation bien que Kerouac ne l'aimât pas), adoubée comme « œuvre phare de la littérature du XXe siècle », marque de son influence de nombreux auteurs contemporains (voir par ex, l’interview de Florian Zeller qui l’évoquait pour l’écriture de Julien Parme). Thomas Mann a déclaré à sa sortie : « Ce livre m’a réappris à lire ».
Plus particulièrement lu par la jeunesse (bien que mettant en scène un homme mûr), il mêle différents registres allant du « roman de crise existentielle », quête initiatique à l’expérience spirituelle. Mais aussi réflexions psychanalytique, artistique, critique socio-politique et conte philosophique… A noter qu'une nouvelle traduction en 2004 a redonné une nouvelle jeunesse au texte* : Lire la suite

mardi 5 janvier 2010

L'étranger d'Albert Camus, « De toute façon on est toujours un peu fautif »... (1/2)

Auréolé du titre de « livre de poche le plus vendu en France » avec ses 6,7 millions d'exemplaires écoulés en Folio, l’Etranger, ce bref premier roman publié en 1942, traduit en 40 langues et adapté au cinéma par Luchino Visconti en 1967, aura connu une postérité qu’un Sartre (par ailleurs ardent et enthousiaste critique dans Situations I*) lui envierait alors que sa Nausée, publiée 4 ans plus tôt, n’a pas aujourd’hui le même succès… Revenant plus que jamais dans l’actualité à l’occasion des 50 ans de sa mort (dans un accident de voiture à l’âge de 47 ans) mais aussi suite à la polémique engendrée par la proposition du président Sarkozy de transférer ses cendres au Panthéon (refusée par le fils de l’écrivain craignant la récupération politique et ayant suscité de nombreuses indignations comme la Tribune rédigée par le philosophe Michel Onfray fervent camusien), l’écrivain, prix Nobel de littérature en 1957 n’a jamais cessé d’alimenter le débat. « L’étranger », deuxième opus de sa trilogie de l’absurde (aux côtés de sa pièce « Caligula » et de son essai « Le mythe de Sisyphe ») tout particulièrement, suscitant une infinité d’interprétations allant du politique au philosophique jusqu’au psychanalytique… Lire la suite

mercredi 2 septembre 2009

"Mon chien Stupide" de John Fante, Crise middle life sur fond d'irruption canine...

Publié après sa mort, en 1986, « Mon chien stupide » (sous le titre original de « West of Rome) fait partie des courts récits de John Fante et ne fait pas directement partie du cycle « Bandini » dont « Demande à la poussière » est le plus emblématique. C’est une œuvre plus tardive de l’auteur, qui même si elle est encore d’inspiration autobiographique, emprunte un autre ton, plus amer et désabusé que ses œuvres de jeunesse. On retrouve ici un héros en pleine crise middle life, scénariste quinquagénaire californien ayant connu le succès et aujourd’hui en galère, père d’une famille en voie de désintégration. Et dans ce moment critique de sa vie, c’est contre toute attente un chien d’un genre un peu particulier qui va servir de révélateur (voire de détonateur !) à ses aspirations existentielles… Lire la suite

mardi 18 août 2009

"Crime et châtiment" de Dostoïevski : « La pensée que le juge le croyait innocent l’effrayait »

Crime et Châtiment (Prestouplénié i nakazanié en russe) est le 23e récit de Fédor Dostoïevski, datant de 1866. C’est une longue fresque romanesque de plus de 900 pages, en 2 volumes, 6 parties et un épilogue. A l’origine l’écrivain également journaliste avait pour intention de traiter deux grands thèmes : les méfaits de l’alcool et la misère qu’il engendre et d’autre part la confession d’un criminel. Sa publication ayant été proposée à une revue, Dostoiëvski souhaitait en effet l’inscrire dans l’actualité et dans son époque (premières agitations révolutionnaires avec les balbutiements du nihilisme et l’assassinat du tsar Alexandre III par un étudiant, entre offensives capitalistes des propriétaires fonciers et minorités tentent d’établir une République russe). Raskolnikov, son anti-héros et ancêtre des Harry White, Patrick Bateman en passant par Bardamu, Roquentin ou Meursault…, se veut donc représentatif d’une certaine jeunesse « pervertie » selon l’auteur. Héros sans foi ni loi, produit d’une société russe ébranlée en proie à l’injustice et à la misère.
Pourquoi a-t-il tué ? En avait-il le droit ?, telles sont les deux questions majeures qui agitent ce roman philosophico-métaphysique. Questions auxquelles les lecteurs tentent de répondre, depuis des décennies, en explorant la psychologie complexe de ce personnage ambivalent et torturé… : Lire la suite

lundi 17 août 2009

"Sur la route" de Jack Kerouac

"Il faut lire « Sur la route » à 15 ans après c’est trop tard", entend-on souvent au sujet du livre culte de Jack Kerouac, emblématique de la « beat generation ». Errance éthylique, fuite, quête initiatique, refus des conventions sociale, « dèche », esprit de rébellion, liberté enivrante de la route et de l’aventure loin des responsabilités, … : des thèmes qui s’apparentent en effet plus particulièrement à la jeunesse mais qui vont plus loin en touchant à la réflexion existentielle, sous une forme allégorique. Lui-même inspiré par « La Route » de Jack London, Kerouac est aussi une influence majeure de nombreux auteurs d’aujourd’hui, à commencer par Philippe Djian qui lui a rendu hommage dans son anthologie « Ardoise ». Outre-Atlantique, Hunter S. Thompson, Brautigan, Russel Banks ou encore Cormac McCarthy (avec « La route » qui semble lui faire écho près de 50 ans après et avec qui il partage cette hantise du chaos) le revendiquent tandis que les héros d’un Paul Auster, Douglas Coupland ou même Palahniuk, dans leur errance et/ou anti-matéralisme s’inscrivent dans sa filiation. Même si un Truman Capote, persifleur à ses heures, disait au sujet de cet ennemi de la virgule : "That's not writing, that's typing" ("C'est pas de l'écriture, c'est de la dactylo")... Dans ce road-book à travers l’Amérique des fifties, le « clochard céleste » chante un hymne à la fraternité et à l'anticonformisme, alors que grondent les menaces de guerre... Lire la suite

lundi 27 juillet 2009

"La promesse de l'aube" de Romain Gary : Tu seras un héros mon fils

A l'occasion de la parution de "Légendes du je", une anthologie des œuvres de l'écrivain au double goncourt et de "S. ou l'espérance de vie"de son fils Alexandre Diego Gary, retour sur son roman emblématique : La promesse de l’aube. Paru en 1960 et adapté au cinéma par Jules Dassin en 1971, il consacre la renommée de Romain Gary après le Goncourt obtenu pour « Les racines du ciel ». C’est aussi un roman clé pour comprendre toute son œuvre où l’inspiration de sa mère est omniprésente (en particulier son autre grand succès « La vie devant soi » et son personnage de « Madame Rosa »). Car avant d’être un roman autobiographique (qui tient d’ailleurs plus de l’autofiction, au regard de sa large part d’invention), La promesse de l’aube est surtout un vibrant portrait et hommage à sa mère, véritable héroïne de cet autoportrait réinventé. On aurait d’ailleurs pu le sous-titrer « La gloire de ma mère » ! Une femme incroyable de ténacité, d’orgueil et de panache qui dessine en ombre chinoise le portrait de l’homme(-enfant) qu’est devenu Romain Gary. De sa vocation d'écrivain à sa carrière militaire... Lire la suite

mardi 14 juillet 2009

"Les belles endormies"/ "Pays de neige" de Kawabata : Voyages sensoriels au royaume du désir et de la mort

"Saisir l'impression à l'état pur", tel était l'obsession de l'écrivain japonais Yasunari Kawabata, prix Nobel de littérature en 1968 (il se suicide en 1972), contemporain de Borges et de Joyce, et sans doute l'écrivain japonais le plus lu et connu en Occident. Son œuvre tout entière est vouée à cette expression de l'éphémère ressenti à la vision d'un paysage, d'un visage, de la peau d'une femme ou du vol d'un papillon de nuit... A restituer cet imperceptible qui ne dure que quelques instants. Cette hyper-réalité qui rend encore plus palpable les élans indicibles des sentiments.
Ces impressions fugaces, "claires-obscures", qui font toute la richesse des nuances de l'âme humaine. Ces romans peuvent ainsi être lus comme des tableaux contrastés et épurés, des estampes dont les milliers de nuances et la profondeur, transportent le lecteur dans un monde multi-sensoriel riche et ambigu. Ces romans sont des expériences picturales sur l'amour, la mort, la beauté, la solitude... Des romans qui s'éprouvent plus qu'ils ne se lisent, et qui résonnent longtemps dans l'âme du lecteur qui en perçoit progressivement les différents niveaux et leur symbolique. "Les belles endormies" comme "Pays de neige" sont ses deux chefs d'œuvre à la poésie ensorcelante, à la fois pure, noire et sensuelle : Lire la suite

lundi 13 juillet 2009

"La clef, la confession impudique" de Tanizaki et "Les belles endormies" de Kawabata

Kawabata prix Nobel de littérature en 1968) et Tanizaki, deux maîtres romanciers de l’âge d’or littéraire du Japon des années 30- 60. Tous deux ont placé la femme et les arcanes (sombres) de la séduction au cœur de leur œuvre. La femme tentatrice, manipulatrice ou innocente, suscitant un désir obscur et parallèlement le spectre de la vieillesse, de la mort. Dans deux de leurs œuvres majeures d’après guerre, respectivement, "Les belles endormies" et "La clef, La confession impudique" (écrit en 1956 à la fin de sa vie) cette sensualité puissante de la femme s’exerce de façon inconsciente, alors qu’elle est endormie à la limite de la perte de connaissance, de façon artificielle. C’est tout l’imaginaire érotique japonais, souvent qualifié de « pervers », qui se dévoile dans une langue profondément charnelle. Ils explorent avec finesse l’ambivalence, les méandres parfois tortueux voire contradictoires qu’empruntent le désir. Et célèbrent avec lyrisme le corps féminin dans sa volupté sensorielle tout en exprimant l'angoisse de l'homme vieillissant et du déclin de sa vigueur... Une littérature symbolique et poétique, entre Eros et Thanatos : Lire la suite

lundi 22 juin 2009

Autour de Boris Vian : "Manuel de Saint Germain des près", "Je voudrais pas crever", Frédéric Beigbeder...

Poursuivons notre balade littéraire sur les traces de Boris Vian dont on fête le cinquantième anniversaire de la mort cette année. Un peu moins connu, son "Manuel de Saint Germain des près" fait actuellement l'objet d'une ré-édition spéciale au Livre de Poche sous la forme d'un coffret avec un CD et un livret illustré sur le même principe que le coffret réalisé pour L'écume des jours. En parallèle le musée des arts et des lettres à Paris nous replonge dans ce célèbre quartier dans les années 45-52 autour de la figure de l'agitateur du "Tabou", la cave où Boris Vian jouait du jazz. De leur côté les éditions Les Allusifs republiaient fin 2008 les poèmes de l'auteur illustrés par une pléiade de dessinateurs. Panorama : Lire la suite

jeudi 18 juin 2009

"L’insoutenable légèreté de l’être" de Milan Kundera : « Que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est déjà la vie même ? » (1/2)

« L’insoutenable légèreté de l’être » (titre sublime s’il en est) est le plus célèbre roman de l’écrivain tchèque (émigré en France depuis les années 70) Milan Kundera, publié en 1984 (date qui fait étrangement écho au roman du même nom et qui présente le point commun de dénoncer le totalitarisme) et adapté au cinéma par Philip Kaufman en 1988). Entre le roman et l’essai, la fable et l’allégorie, ce livre inclassable, aux multiples niveaux de lecture, vient nous rappeler, sainement, qu’il n’y a définitivement pas de règle en littérature.
La structure particulièrement originale de cette histoire d’amour multidimensionnelle aux accents politique, philosophique voire métaphysique peuvent parfois dérouter voire rebuter certains lecteurs tandis que d’autres s’extasient au contraire sur sa richesse et la finesse de ses analyses. Retour sur ce livre culte, influence certaine de la nouvelle génération littéraire : Lire la suite

mardi 16 juin 2009

"L’insoutenable légèreté de l’être" de Milan Kundera : « Que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est déjà la vie même ? » (2/2)

2e partie de notre chronique (voir la première partie) : La délicate articulation/imbrication d’une histoire d’amour avec le contexte politique, « Vivre dans la vérité », une obsession forte de l'auteur, La dimension philosophique : sous le signe de Nietzsche et de Parménide et discussion de sa théorie sur « l’inexpérience terrestre », Une réflexion sur l’art et la beauté, Quelques mots sur l'adaptation cinématographique du roman par Philip Kaufman (avec Daniel Day-Lewis et Juliette Binoche)
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lundi 15 juin 2009

"J'irai cracher sur vos tombes" de Boris Vian : « Outrage aux bonnes mœurs », L’histoire d’un canular devenu roman culte…

« Il n'y a pas beaucoup d'écrits de Vian dont il ne suffise de lire trois lignes anonymes pour dire tout de suite : "Tiens, c'est du Vian !" » nous dit la 4e de couv’ du roman poche. Etrange remarque car justement ce qui frappe, c’est l’incroyable métamorphose de l’auteur qui, avec ce roman, publié sous le pseudo de Vernon Sullivan, change totalement de registre ! C’est un autre Boris Vian radicalement différent (même si l’on pourra reconnaître, après coup, des clins d’œil à son univers) qui se dévoile sous nos yeux stupéfaits, fascinés… ou effrayés. On est loin des petits nuages roses, des souris parlantes et du nénuphar qui pousse dans la poitrine de « L'écume des jours » (écrit et publié juste avant en 1946) avec ce bijou noir serti de gin, de sang, de sexe et de rage… Lire la suite

vendredi 5 juin 2009

L'attrape-coeurs de J.D Salinger : A quoi tient la magie d'Holden Caulfield ?

C'est un petit livre d'à peine 300 pages, publié discrètement en 1951 par un jeune nouvelliste du New-Yorker encore méconnu : un certain J.D Salinger.
Frédéric Beigbeder lui clame son admiration et a même tenté de rencontrer le vieil écrivain retiré de la vie publique depuis 1965 (cf : son documentaire « L’attrape-Salinger » ; voir ci-dessous son analyse du roman) tandis que récemment un jeune auteur a tenté d’en écrire la suite après avoir été "guéri" en le lisant. Il hante Mel Gibson dans "Complots" qui voit en lui la seule façon d'apaiser ses angoisses ou inspire Indochine (« Des fleurs pour Salinger »)... Mais quel est le secret de ce mystérieux livre culte, vendu à plus de 60 millions d'exemplaires et qui a ouvert la voie à toute une nouvelle littérature ? Une "grande histoire", un "souffle historique", une "vision du monde", un "engagement politique"... ? Non, « juste » l'histoire d'un gamin… Lire la suite

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