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La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

Rentrées littéraires : Publications de septembre et janvier

lundi 6 septembre 2010

"Apocalypse bébé" : Virginie Despentes devient une hyène de garde...

Les années passent et Virginie Despentes à 41 ans ne perd rien de son énergie, fidèle à son univers dit trash, déjanté voire explosif ! Depuis le succès tonitruant de Baise-moi en 1993, l’auteur expatriée à Barcelone et récemment revenue à Paris, n’a eu de cesse d’inventer des héroïnes aussi sulfureuses que révoltées dans un monde misogyne et violent, des personnages à la dérive, extrémistes, prêts à tout pour s’en sortir… Deux ans après son essai féministe « King Kong théorie », pavé dans la mare qui a agité le débat et la fin du tournage de l’adaptation de son roman « Bye bye blondie », elle revient avec un titre qui révèle sa vision toujours aussi aiguisée et noire de notre société. Se disant inspirée par sa lecture de Roberto Bolano, l’auteur nous livre un thriller foisonnant en forme de road book, entre Paris et Barcelone, brodant toujours autour de ses thèmes phare : l’adolescence rebelle et fugueuse, la féminité, les ratés, les clivages sociaux, la sexualité aussi bien homo qu’hétéro..., mais aussi nouveautés les réseaux sociaux ou le milieu littéraire qu’elle brocarde allègrement… Mais quelques longueurs et caricatures homo-féministes nuisent au roman : Lire la suite

lundi 30 août 2010

"A la folle jeunesse" : Que reste-t-il d'Ann Scott et des années techno ?

Que reste-t-il des paillettes une fois qu’elles touchent le sol ? C’est ce que raconte Ann Scott dans son nouveau roman « A la folle jeunesse ». Un roman sensible et trouble dans lequel l’auteur culte des années 2000 revient sur le retentissement littéraire de « Superstars » et tire le fil de ses errances des dix dernières années. L’excès de strass laisse parfois la désagréable impression d’un trou noir… Entre crise de la quarantaine et retour sur une jeunesse révolue à laquelle elle s'accroche toujours, Ann Scott, qui n'a pas réussi à renouer avec le succès depuis, tente une nouvelle fois de convoquer son livre phare (elle lui avait aussi donné une suite avec Héroïne en 2005) pour ranimer la flamme et alimenter son propre mythe... : Lire la suite

lundi 16 août 2010

Michel Houellebecq préface la version poche du Roman français de Frédéric Beigbeder

Alors que tout le milieu littéraire bruisse en attendant la sortie du nouveau roman très attendu de Michel Houellebecq (qui met justement en scène Frédéric Beigbeder), "La carte et le territoire", en cette rentrée de septembre 2010, on peut commencer par lire la préface que l'auteur a rédigé pour ce dernier à l'occasion de la sortie poche, le 25 août, d"Un roman français", prix Renaudot 2009. Si notre critique comparait, en 2009, cette autobiographie aux Mots de Sartre, il est également tentant de la rapprocher du portrait que dressait le préfacier de sa propre enfance, de ses parents et de cette génération française soixante-huitarde dans Les particules élémentaires : Lire la suite

lundi 9 août 2010

"Jpod" de Douglas Coupland : Génération web 2.0

Après avoir dénoncé le déclassement et les désillusions matérialistes de la Génération X (son roman phare paru en 1991) ou encore le quotidien morose de programmeurs chez Microsoft en pleine Silicon Valley (Microserfs en 1995), Douglas Coupland revient avec un nouveau manifeste sociétal autour de la communauté des « geeks » dans l’univers du jeu vidéo. Toujours aussi démotivés et en quête de nouveaux idéaux… Publié en 2006 aux Etats-Unis et à la rentrée de janvier 2010 en France, Jpod de Douglas Coupland est une nouvelle radiographie de la modernité et de la culture pop. Entre satire burlesque et délire absurde, Jpod se joue des codes (dans tous les sens du terme) de notre société (de la vie d'open space à la vie de famille…) à l’heure de Google et des jeux en réseau… Rien de bien nouveau sur le fond mais la forme - même si "foutraque"- vaut le coup d'œil : Lire la suite

lundi 2 août 2010

"Exit le fantôme" de Philip Roth, L'adieu à Zuckerman manque de structure

Pour la neuvième fois, Philip Roth fait réapparaitre son double Nathan Zuckerman, dont le cycle débute avec L'Écrivain des ombres (Ghost Writer, 1979) et s'achève avec Exit le fantôme en 2007 (traduit en VF en 2009, au titre emprunté à Shakespeare). Cet écrivain fantoche, cet écrivain des ombres, ce romancier de papier fourre-tout, ce VRP multicartes littéraires, fait, depuis plus de trente ans à la fois figure d’alter égo, de double littéraire et de porte-parole, tantôt personnage central, tantôt second rôle, tantôt masque vénitien, assimilé à toutes les causes, se targuant de réaliser toutes les plaidoiries des sujets qui occupent l’esprit de Philip Roth. A chaque fois, on a le sentiment d’assister à une méditation cruciale chez l’écrivain américain. Ce Zuckerman, on le dirait dévolu, assujetti à la soumission des interrogations politico-existentielles ou sociologiques des séismes individuels et collectifs subis ou provoqués par l’Histoire américaine. Ici, à regret, il se décide à abattre les cartes et se retire de la scène, devenu « un vieil homme tourmenté par la perte de ses moyens et la peur de voir disparaître ses proches. » Plusieurs romans de Roth retracent un épisode de l’existence fictive de cet écrivain new-yorkais Zuckerman. Dans « La Tâche »*, l’un de ses meilleurs, sa trajectoire est autrement plus aboutie, férue, construite que dans ce roman-ci qui embrasse tant de thèmes, d’impressions et d’enjeux qu’il ressemble, à s’y méprendre, à un épilogue littéraire. Est-ce réellement la dernière apparition de Zuckerman ? Dommage. On en aurait préféré une autre, d’une autre envergure. Lire la suite

lundi 31 mai 2010

"Choir" d'Eric Chevillard : "Oh ! à défaut de transformer le monde, s’il nous était donné au moins d’en perdre la mémoire !"

Depuis plus de 20 ans, après son entrée en littérature en 1987 avec "Mourir m'enrhume", Eric Chevillard, un des auteurs phares des éditions de Minuit, affilié au "nouveau Nouveau roman", se fait remarquer pour son inventivité langagière et narrative. Dans sa vingtaine de romans ("Démolir Nisard"...), il met en scène des univers loufoques tragicomiques où règnent joyeusement folie douce, humour par l'absurde, anecdotes décalées et divagation poétique... Entre Beckett et Michaux auxquels il est souvent comparé. Depuis 2007, il connaît aussi le succès sur Internet avec la publication quotidienne sur son blog L'autofictif de quelques aphorismes satiriques, incisifs ou ironiques sur l'actualité du moment et autres réflexions personnelles (qui ont fait l'objet d'une publication papier en 2009). Son roman "Choir" paru lors de la dernière rentrée littéraire de janvier 2010, qualifiée de "fable -cauchemardesque- hilarante" a reçu un accueil enthousiaste. Pourtant cette allégorie insulaire peut aussi rebuter... Lire la suite

mardi 16 mars 2010

"Netherland" de Joseph O’Neill : Réinventer le rêve américain post 11 septembre...

Le « 9/11 novel » est devenu un genre à part entière ces dernières années avec une myriade de romans qui tentent de traduire le choc et la symbolique de cet évènement chaotique. Considéré comme l'une des meilleurs, Netherland, roman publié à la rentrée littéraire de 2009, auréolé de la recommandation enthousiaste d’Obama, offre un regard original sur ce drame humain. il s’agit de la première traduction française de Joseph O’Neill, déjà auteur de deux romans. A travers le prisme du jeu de cricket et de la séparation d’un couple, il révèle une réflexion sur la reconstruction, l’immigration, les clivages sociaux et raciaux, les valeurs et idéaux susceptibles de fédérer les hommes mais aussi l’ambivalence de tout où bien et mal sont toujours étroitement imbriqués. Et livre au passage un portrait in vivo d’un New-York et d’un Londres aussi effervescent, multiculturel que désemparé… Lire la suite

lundi 21 décembre 2009

"Un léger passage à vide" : Nicolas Rey, au plus bas, écrit-il un livre au plus haut ? (rentrée littéraire janvier 2010)

Nous vous l'annoncions en octobre dernier, Nicolas Rey revient en librairie après 4 ans d'absence. En littérature, ce sont les fêlures, les douleurs, les parts sombres qui font souvent les plus beaux livres (voir article sur la honte comme essence de la littérature). Que Nicolas Rey ait choisi de reprendre la plume pour raconter "ses mauvaises passes et moments dingues" comme il l'écrit en 4e de couverture (particulièrement réussie au passage) était donc une bonne idée en soi. Entre autre sa cure de désintoxication sur fond de rupture avec sa compagne et de naissance de son fils. Devenir père et s'effondrer... avant de se relever. Une épreuve magistrale. Un sujet en or. D'après Frédéric Beigbeder, le récit de réhab ("faire de sa désintox une oeuvre d'art") serait même devenu un genre à part entière (voir ci-dessous*) et considère l'auteur comme le "meilleur écrivain de sa génération", "entre Salinger et Neuhoff".

Quelque peu desservi par une étrange campagne de buzz internet orchestré par l'agence de Cyril Montana (auteur aux éditions Le Dilettante) avec Olivia Michel aux RP, le livre est-il à la hauteur de nos espérances ? Lire la suite

jeudi 12 novembre 2009

Dans la peau d’un(e) gamin(e) de banlieue : Samuel Benchetrit, Safia Azzedine, Calixthe Beyala…

Choisir comme héros et narrateur un enfant est toujours risqué au regard de la justesse et de la crédibilité. Avec en sus la difficulté d'être toujours comparé aux deux phares littéraires du genre : Salinger avec "L’attrape-cœurs" et Gary avec "La vie devant de soi". Et lorsqu’on choisit en plus un gamin des cités, l’exercice est encore plus périlleux, en particulier pour des écrivains (devenus) bobos…
Même Calixthe Beyala qui pourtant jusque là avait restitué avec talent la voix des africaines de Belleville aux bidonvilles de Douala, a reçu un accueil mitigé pour son roman de Pauline (l’itinéraire d’une ado métisse de Pantin en errance qui voit sa vie bouleversée par sa rencontre avec une prof de français). Si une Faiza Guene, enfant de banlieue baignant encore dans la culture des cités, a su trouver le ton et les codes de cet univers, ouvrant la voie à la « street littérature » (aux influences de rap et de slam), il est moins évident pour un Samuel Benchetrit « Le cœur en dehors » ou une Saphia Azzedine (« Mon père est femme de ménage »). Parmi les écueils : caricatures, clichés de reportage TV, langage trop cru ou trop apprêté/érudit sonnant faux… Zoom sur le premier, ayant bénéficié "d’une opération "satisfait ou remboursé"" (vendu à 28 000 exemplaires à a ce jour) venant compléter ses chroniques de l’asphalte déjà sur ce thème : Lire la suite

jeudi 5 novembre 2009

La délicatesse de David Foenkinos : "Un baiser, s'il vous plaît" (chronique et interview)

Markus pensa : « C’est le plus beau lavage de mains de ma vie. » C’est pour ce genre de phrase que nous aimons définitivement les livres de David Foenkinos. Ce mélange de naïveté et d’humour nous enchante. Il participe à cette surprise permanente sentie à chaque lecture, à cette tendresse éprouvée pour les personnages dès son premier roman. Dans son dernier livre, La délicatesse, encore en lice pour le prix Interallié, on retrouve cette vivacité dans l’écriture, ce côté décalé qui nous fait parfois penser à Boris Vian. On se pose la question suivante : mais où va-t-il chercher tout ça ?... David Foenkinos est bon pour les résumés aux conséquences comiques, pour les mots d’esprits et les clin d’oeils, les sentences à propos de ses personnages à la vie si singulière, au caractère si prosaïque. Ces personnages n’ont en effet rien d’héroïque, ils sont tous de la trempe d’Hector, ratant son suicide dans le métro parisien… (Le potentiel érotique de ma femme : quel incipit !) Et pourtant, quel romanesque ! Quelle maladresse, quel désarroi ! Autant de tentatives pour dire, peut-être, l’atermoiement de nos directions, les nuances de nos vies. L’errance, d’une certaine manière, la quête d’une certitude. Lire la suite

lundi 2 novembre 2009

"Un roman français" de Frédéric Beigbeder : "Les mots" d'un existentialiste moderne /PRIX RENAUDOT 2009

S’il y a bien une chose difficile dans l’existence, c’est de parvenir à s’abandonner. « Un roman français », le septième roman (parution le 18 août 2009, (sortie poche, rentrée 2010)) de Frédéric Beigbeder est un chef d’œuvre parce qu’il y parvient sans peine. Il est une leçon de vérité. Il est d’une amplitude et d’une hauteur de point de vue inégalées. C’est un livre saisissant. Bouleversant. Sobre. D’une immense sensibilité. Ecrit avec une sincérité désarmante où l’on sent la volonté de l’auteur d’être toujours juste et honnête. La plume est ciselée, tout en finesse et poésie. Un travail d’orfèvre. C’est un roman clairvoyant, passionnant. Et pudique. C’est un roman intimiste. Un roman « unplugged ». Sans éclats. C’est un roman parfait. C’est le roman dont on rêvait. C’est le roman que j’attendais. C’est le roman d’une seconde naissance ou plutôt d’une libération. L’auteur prévient : "Je souhaite que ce livre vous permette de vous évader autant que moi cette nuit là" (photo ci-contre : Frédéric Beigbeder et sa fille Chloé évoquée dans son livre). Lire la suite

lundi 19 octobre 2009

"Mauvaise fille" et "Rien de grave" de Justine Lévy : Itinéraire d'une enfant cabossée

Justine Lévy, fille de Bernard-Henri Lévy, a été révélée en 2004 au grand public par son désormais fameux deuxième roman "Rien de grave", cri de détresse d'une jeune-femme quittée par son mari, entre réminiscences, deuil de son amour de jeunesse, blessures familiales, fuite (artificielle...) et affrontement d'une réalité trop douloureuse... Salué par la critique et les lecteurs pour son écriture "inventive", "brute" et "émouvante", le buzz (vendu à 110 000 exemplaires en moins d’un mois, traduit en anglais et allemand) dont a bénéficié l'ouvrage provient à l'origine de sa source d'inspiration (Carla Bruni, rebaptisée Terminator dans le livre, avait alors fait main basse sur son ex-mari Raphaël Enthoven). En 2008, l'opus à peu près oublié, connaissait d'ailleurs un regain d'intérêt, rattrapé par l'actualité de la première dame de France. « Nous avons vendu autant d'exemplaires en un mois que durant toute l' année 2007: c'est-à-dire 15 000 exemplaires », dit-on au Livre de Poche, qui a dû procéder à des réimpressions. Très attendu son nouveau et troisième roman "Mauvaise fille" -sélectionné pour le Goncourt- a d'ores et déjà emballé la critique. Même Yann Moix, rarement tendre, en faisait l'éloge dans sa chronique pour Le Figaro ("Un monstre à deux têtes") : "Ce livre, semblable à aucun autre et qui s'insinue durablement dans les veines, ce livre où le cancer est assimilé à un enfant et où l'enfant fait figure de cancer, est un des plus profonds, un des plus beaux que j'ai lus depuis longtemps."
La mère, personnage omniprésent dans son œuvre depuis son premier roman « Le Rendez-vous » est de nouveau au cœur de son texte. Une mère mourante tandis que sa fille "(re)naît" mère : tout un symbole, entre la vie et la mort, les doutes et la culpabilité, que l'auteur explore ici. Un récit sensible mais encombré de quelques maladresses et règlements de compte pesants... : Lire la suite

vendredi 11 septembre 2009

"Il n'y a pas d'échec amoureux" : Amélie Nothomb... ou Alfred de Musset ?

On entend bien sûr beaucoup parler d'Amélie Nothomb en cette rentrée littéraire, comme le veut la coutume. Dans son cru 2009, "Le voyage d'hiver", en tête des ventes mais à l'accueil mitigé, la célèbre auteur nous intrigue en quatrième de couverture avec cette phrase énigmatique : "Il n'y a pas d'échec amoureux".
En effet, à travers sa triangulaire de personnages, le thème central du roman repose sur un hommage vibrant au sentiment amoureux en tant que tel. Lire la suite

lundi 31 août 2009

"Mes illusions donnent sur la cour" : la jeunesse dorée racontée par Sacha Sperling, pas si en toc...

La jeunesse dorée parisienne ou américaine est devenue ces dernières années un sujet en or (ah ah). De Bret Easton Ellis à Nick Mc Donell jusqu’à Gossip girl ou de Lolita Pille à Thibault de Montaigu pour les plus connus, les malheurs existentiels des pauvres enfants de riches (les « nappys » comme ils ont été surnommés à l’époque) font recette et passionnent les lecteurs. Mais le genre suscite désormais la méfiance, en particulier sur les clichés white trash qu’il peut véhiculer : fric, sexe et défonce sans oublier la désormais incontournable playlist rock qui rythme ses pages… En 2004, Gaspard Koenig (Octave avait 20 ans), aujourd’hui plutôt oublié, s’y était essayé. La rentrée littéraire dernière avait vu s’afficher Aude Walker avec un premier roman « Saloon » où la narratrice faisait face aux démons de sa richissime famille américaine. En dépit de sa couverture médiatique, sa prose pompeuse n’aura pas vraiment emballé…

Cette année, en revanche, il semble que le « flambeau » soit repris par un auteur plus prometteur. Sacha Sperling, coup de cœur de Frédéric Beigbeder qui voit en lui un énième « Bonjour tristesse ». Suscitant déjà l’engouement et les ruptures de stock en librairie… Un futur prix de Flore 2009 ? Lire la suite

lundi 24 août 2009

"Le roman de l'été" de Nicolas Fargues, Les vacances du grand Nicolas (rentrée littéraire 2009)

Avec son 7ème roman, Nicolas Fargues revient scruter les tares de notre société contemporaine... sans complaisance ! Et livre un roman choral, engagé, politique, dense, consistant et abouti. Il scanne notre époque avec lucidité, notamment nos modes de fonctionnement sur l’apparence, le langage, les non-dits- jusqu’à notre évolution sociétale globale. C’est un roman incisif qui dit tout en ne mâchant pas ses mots, jusqu'à en devenir cruel l'air de rien, comme sait si bien le faire l'auteur. Une satire, une comédie de mœurs subtile et bien menée... qui soulève bien des réflexions : Lire la suite

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