lundi 6 septembre 2010
"Apocalypse bébé" : Virginie Despentes devient une hyène de garde...
Les années passent et Virginie Despentes à 41 ans ne perd rien de son énergie, fidèle à son univers dit trash, déjanté voire explosif ! Depuis le succès tonitruant de Baise-moi en 1993, l’auteur expatriée à Barcelone et récemment revenue à Paris, n’a eu de cesse d’inventer des héroïnes aussi sulfureuses que révoltées dans un monde misogyne et violent, des personnages à la dérive, extrémistes, prêts à tout pour s’en sortir…
Deux ans après son essai féministe « King Kong théorie », pavé dans la mare qui a agité le débat et la fin du tournage de l’adaptation de son roman « Bye bye blondie », elle revient avec un titre qui révèle sa vision toujours aussi aiguisée et noire de notre société. Se disant inspirée par sa lecture de Roberto Bolano, l’auteur nous livre un thriller foisonnant en forme de road book, entre Paris et Barcelone, brodant toujours autour de ses thèmes phare : l’adolescence rebelle et fugueuse, la féminité, les ratés, les clivages sociaux, la sexualité aussi bien homo qu’hétéro..., mais aussi nouveautés les réseaux sociaux ou le milieu littéraire qu’elle brocarde allègrement… Mais quelques longueurs et caricatures homo-féministes nuisent au roman : Lire la suite 


Alors que tout le milieu littéraire bruisse en attendant la sortie


Markus pensa : « C’est le plus beau lavage de mains de ma vie. » C’est pour ce genre de phrase que nous aimons définitivement les livres de David Foenkinos. Ce mélange de naïveté et d’humour nous enchante. Il participe à cette surprise permanente sentie à chaque lecture, à cette tendresse éprouvée pour les personnages dès son premier roman. Dans son dernier livre, La délicatesse, encore en lice pour le prix Interallié, on retrouve cette vivacité dans l’écriture, ce côté décalé qui nous fait parfois penser à Boris Vian. On se pose la question suivante : mais où va-t-il chercher tout ça ?... David Foenkinos est bon pour les résumés aux conséquences comiques, pour les mots d’esprits et les clin d’oeils, les sentences à propos de ses personnages à la vie si singulière, au caractère si prosaïque. Ces personnages n’ont en effet rien d’héroïque, ils sont tous de la trempe d’Hector, ratant son suicide dans le métro parisien… (Le potentiel érotique de ma femme : quel incipit !) Et pourtant, quel romanesque ! Quelle maladresse, quel désarroi ! Autant de tentatives pour dire, peut-être, l’atermoiement de nos directions, les nuances de nos vies. L’errance, d’une certaine manière, la quête d’une certitude.
S’il y a bien une chose difficile dans l’existence, c’est de parvenir à s’abandonner. « Un roman français », le septième roman (parution le 18 août 2009, (
Justine Lévy, fille de Bernard-Henri Lévy, a été révélée en 2004 au grand public par son désormais fameux deuxième roman "Rien de grave", cri de détresse d'une jeune-femme quittée par son mari, entre réminiscences, deuil de son amour de jeunesse, blessures familiales, fuite (artificielle...) et affrontement d'une réalité trop douloureuse... Salué par la critique et les lecteurs pour son écriture "inventive", "brute" et "émouvante", le buzz (vendu à 110 000 exemplaires en moins d’un mois, traduit en anglais et allemand) dont a bénéficié l'ouvrage provient à l'origine de sa source d'inspiration (Carla Bruni, rebaptisée Terminator dans le livre, avait alors fait main basse sur son ex-mari Raphaël Enthoven). En 2008, l'opus à peu près oublié, connaissait d'ailleurs un regain d'intérêt, rattrapé par l'actualité de la première dame de France. « Nous avons vendu autant d'exemplaires en un mois que durant toute l' année 2007: c'est-à-dire 15 000 exemplaires », dit-on au Livre de Poche, qui a dû procéder à des réimpressions. Très attendu son nouveau et troisième roman "Mauvaise fille" -sélectionné pour le Goncourt- a d'ores et déjà emballé la critique. Même Yann Moix, rarement tendre, en faisait l'éloge dans sa chronique pour Le Figaro ("Un monstre à deux têtes") : "Ce livre, semblable à aucun autre et qui s'insinue durablement dans les veines, ce livre où le cancer est assimilé à un enfant et où l'enfant fait figure de cancer, est un des plus profonds, un des plus beaux que j'ai lus depuis longtemps."



