mercredi 22 juillet 2009
Tranches de livres
La mer exerce toujours une sorte d'aura magique et de fascination pour les écrivains.
Romain Gary l'évoque aussi dans son célèbre roman autobiographique "La promesse de l'aube", paru en 1960. Il raconte notamment sa première rencontre inoubliable, enfant, avec le grand bleu alors que sa mère l'emmène en convalescence en Italie suite à une typhoïde.
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jeudi 9 juillet 2009
Tranches de livres
- Rentrées littéraires

Le roman très attendu de Frédéric Beigbeder , "
Un roman français", un titre entre "Un roman russe" de Carrère et "Une vie française" de Dubois, d'ores et déjà annoncé comme un grand cru (
voir la chronique de Laurence Biava qui le compare à "Les mots" de Sartre), dévoile ses premières pages. Ce roman autobiographique prend pour prétexte de flash back la garde à vue de l'auteur, incarcéré pour usage de stupéfiants et délit de fuite. Alors qu'il doit passer la nuit au Poste, l'écrivain replonge dans ses souvenirs et se livre à un bilan de la quarantaine : de son enfance bourgeoise entre Neuilly et la plage de Guéthary à son père mondain et absent, une mère déprimée par l'échec de son mariage, un frère aîné autoritaire et fortuné, des premières amours déçues..., sur fond de nouvelle société post-soixante-huitarde. Une nouvelle mise en abyme identitaire qui révèle encore sous un nouveau jour l'homme et l'oeuvre. Extrait :
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7 avis :: 2 réponses
- Frédéric Beigbeder 
jeudi 25 juin 2009
Tranches de livres
- Rentrées littéraires
Dans son nouveau roman,
"Le roman de l'été" chez P.O.L, Nicolas Fargues, un des auteurs très attendus de la rentrée littéraire de septembre 2009, choisit de mettre en scène un héros quinquagénaire relativement amer et cynique, le temps d'un été avec sa fille dans le Cotentin. A travers cette comédie de mœurs, il dénonce les dérives de notre époque, confirmant quelques-uns de ses chevaux de bataille déjà observés dans ses précédents opus, en particulier
"Beau rôle" qui vient de sortir en poche : les préjugés sur l'apparence, l'ego, la représentation publique, la liberté, les petites jalousies province-paris, l'intégration, le racisme à l'envers, la difficulté de vivre ensemble sans se sentir agressé, le spectre de la réalité étendue et encore de nombreuses réflexions socio-politiques... Le tout fermé par un bel épilogue avec une "surprise" de taille vraiment inattendue ! Bref un roman riche et dense même s'il n'est peut-être pas son meilleur... On pourra lui reprocher de flirter avec les stéréotypes et la caricature à tel point qu'on ne sait plus si l'on est dans la dénonciation du cliché ou le cliché lui-même. Le roman d'un anti-snob qui pourrait bien agacer...
En avant-première, découvrez ce petit extrait sur Facebook qui vient compléter les opinions d'autres écrivains comme
Frédéric Beigbeder ou
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8 avis :: 2 réponses
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mardi 19 mai 2009
Tranches de livres
- Rhétorique amoureuse

Sorti en 2006, "Combien de fois je t'aime", qui vient d'être ré-édité en poche (J'ai lu) est le septième livre de
Serge Joncour, remarqué notamment pour son roman
U.V, faux thriller à la Tom Ripley, adapté au cinéma en 2007 (avec entre autres Laura Smet, d'après
un scénario co-signé de Lolita Pille).
L'auteur fait partie de cette nouvelle génération d'auteurs qui aime à analyser notre époque et à tourner en satire ses dérives, en particulier médiatiques (c.f ses romans "Une idole" ou "Que la paix soit avec vous"). On pense plus particulièrement à
Pierre Mérot en lisant ce recueil de nouvelles.
Après la tentative
de François Bégaudeau ("Vers la douceur"), passablement éreintée par la critique, cet ouvrage, auréolé de louanges lui, raconte aussi, à sa façon, les amours modernes précaires, au temps d'Internet et des téléphones portables... 17 variations, 17 tranches de vie, tour à tour touchante, torride, tendre, mélancolique ou un peu pathétique, d'un point de vue masculin... plutôt désenchanté. Extraits choisis :
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2 avis
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lundi 11 mai 2009
Tranches de livres
Grand succès des années 80, « Entretien avec un vampire » est le roman qui a révélé Anne Rice, auteur américaine originaire de La Nouvelle-Orléans, estampillée gothique ou fantastique. Et dépoussiéré la figure du vampire, avant que Stephenie Meyer ne s’en empare ! Premier opus de sa série "Les Chronique des Vampires", il est considéré comme l'un des plus intéressants. Un roman qui explore des thèmes aussi vastes que le désir, la fascination, la domination, la révulsion, la perversité, l’immortalité, la quête existentielle. Un roman crépusculaire plébiscité pour sa profondeur psychologique et la richesse de son style, sur fond historique, des Etats-Unis en Europe… Cet extrait choisi porte sur la scène où le narrateur et héros du roman, Louis, est fait vampire par son mentor, le vénéneux Lestat :
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jeudi 16 avril 2009
Tranches de livres
Si vous êtes passé à côté du
raz-de-marée de ce roman, best et long-seller à l'image de sa consœur Muriel Barbery, voici quelques extraits choisis pour vous "mettre dans le bain" de son style elliptique et de son écriture abrupte et dépouillée comme les landes normandes qu'elle décrit... :
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2 avis :: une réponse
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mardi 20 janvier 2009
Tranches de livres
Ce qui importe pour moi, est l’engagement personnel de l’auteur. Que son livre ait un cœur, du sang, des os. L’auteur doit être physiquement et moralement engagé dans son livre. Je lis trop de livres dont il me semble que les auteurs sont absents…
Avec son second roman, « De l’autre côté de l’été », Audrey Diwan, journaliste et éditrice, signe un récit à la fois surprenant et terriblement dans l’air du temps. Pour cette rentrée littéraire hivernale, la romancière endosse le rôle d’une femme au seuil de la vieillesse qui bouscule sa vie de bourgeoise pour… louer un homme, le temps d’une saison.
L’esquisse...
Eugénie Mars toise la soixantaine. Elle n’en avait pas pris la mesure jusqu’à ce qu’une jeune fille lui cède sa place dans un bus bondé. Un choc pour Eugénie. Une révolte et une prise de conscience l’agitent alors. Depuis des années, au fil du temps, elle a perdu toute envie de vivre : diluée dans une vie tranquille, elle s’est perdue à force de ne pas se chercher. Son mari, Georges, l’a quittée pour une minette de vingt ans de moins qu’elle. Sa fille, Hermine, la méprise et ne rate pas une occasion de lui renvoyer l’image de décrépitude qu’elle véhicule malgré ses piteux efforts. Elle ne sort presque plus de son vaste appartement bourgeois, passe des heures devant la télévision et ne rencontre plus grand monde. Dans ce climat d’incompréhension et d’indifférence, Eugénie souffre d’une solitude inutile. Et ce ne sont pas ses fausses amies de toujours, Marissa et Laure, qui trompent son apathie. Quoique ...
Sans grand désir, Eugénie honore un déjeuner avec ces deux mégères bien comme il faut, restées proches par la force des choses. C’est là que, contre toute attente, elle reprend vie en observant un jeune serveur. Ce qui l’attire chez ce jeune homme, c’est son pas chaloupé et léger quand il marche. Elle ignore tout de lui. Mais qu’à cela ne tienne ! Elle l’affuble d’un prénom, Arnaud et part, par devers elle dans un premier temps, à son assaut. Bien qu’elle se contienne en réprimant ses désirs naissants et en se cramponnant à la bienséance, elle perd quelques secondes le contrôle d’elle-même et propose au jeune homme, sans préméditation consciente, de lui tenir compagnie toutes les nuits, une année durant. Evidemment, cet acte charitable se verra récompensé par un salaire mensuel et une belle enveloppe à la fin de l’été. Ni l’un ni l’autre ne savent à quoi s’attendre, mais prennent le risque de cette année de nuits communes. Arnaud semble déterminé à tirer profit de sa position et à révéler à Eugénie tout ce qu’elle ignore d’elle-même comme de la vie. Même à 58 ans.
La critique [emballée] d’A-Laure B. & Axelle E.
Et bien voilà un de ces romans que l’on a du mal à lâcher une fois les premières pages lues ! L’écriture mêle simplicité et réflexions contemporaines sur la vieillesse : l’émancipation d’une éducation rigide, le poids des héritages familiaux, le droit à l’amour, sont autant de questions qui étayent le récit. En toile de fond les maux, les vices et les injustices d’aujourd’hui, ceux que Bruckner dénonçait il y a quelques années sur le terrain philosophique : la dictature du bonheur et de la jeunesse, les ravages de notre temps et de celui de toujours (celui qui passe !), mais aussi le non-sens ici, l’absurde d’une vie perdue à ne rien faire, ou presque. Et puis tout se retourne, Georges est parti avec une minette ; Eugénie louera un jeune homme…
Evidemment elle a peur de vieillir, elle ne s’était même pas rendu compte, d’ailleurs, que c’était passé aussi vite. Son acte impossible, son achat un rien tendancieux – bien que la sexualité ne soit pas la base du contrat avec Arnaud – est le tour de force qui fait d’elle une femme vivante, intéressante, libre. Pour la première fois Eugénie dit merde aux conventions, elle s’écoute, elle se salit même peut-être, elle tire profit d’une position sociale à laquelle elle était réduite, dans laquelle elle était enfermée. Depuis l’enfance, depuis l’écrasement de sa mère, elle est comme bâillonnée, emprisonnée. Puis elle retourne à la vie. En commettant cet acte scandaleux, absurde, fou.
Un retour qui sonne juste, doucement bouleversant à l’image de l’évolution de sa relation avec Arnaud, qui passe de la raideur contractuelle à une complicité amoureuse. On s’attache étrangement à cette bourgeoise et à ses monologues intérieurs, à ses peurs et ses névroses qu’elle calme à coup de chimie, comme aux espoirs qu’elle ne s’autorise pas à entretenir.
Loin des caricatures et des facilités, Audrey Diwan confirme les talents prometteurs de son premier roman. « La Fabrication d’un mensonge » était déjà doté d’une fine psychologie des personnages, et d’un don évident pour l'intrigue parfaitement ficelée. L’humour, l’ironie et un sens des formules dont l’écrivain faisait aussi montre dans son premier livre, habitent ce côté de l’été. Plus rare : une poésie et un romantisme exempts de mièvrerie font de ce roman une jolie fiction, qui dresse habilement le portrait d’une société en mal d’essentiel.
Singulière rigolade mélancolique que ce pétage de plomb bien sage de la cinquantaine entamée. Audrey Diwan écrit de mieux en mieux, la petite musique ne demande qu’à se faire entendre encore et encore. On aimerait qu’elle écrive des romans moins lents, plus trépidants, pourtant on est pris au jeu du scénar jusqu’au bout : la voix intérieure d’Eugénie nous embarque sans mal dans cette vie de martienne, et la romancière nous mène par le bout du nez.
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mercredi 7 mai 2008
Tranches de livres

Comme nous vous l'annoncions en septembre dernier, le prochain et troisième roman de Lolita Pille,
"Crépuscule Ville", à paraître le
13 mai 2008 se place sous le signe de l'anticipation sociale. Un thriller d'action qui répond aux codes du genre et qui tente malgré tout d'apporter sa propre originalité, ce qui reste périlleux dans un genre fortement marqué par des références poids lourds (Orwell, Huxley, Gibson, K.Dick ou même un Dantec en littérature ou des films comme "Minority report", "Bienvenue à Gattaca" ou encore "Brazil" pour ne citer qu'eux...). Références qui hantent l'imaginaire des lecteurs dés que sont abordés les thèmes du totalitarisme, de l'eugénisme, de la désinformation, de l'apocalypse, la surveillance "big brother" ou encore les cyber-technologies. Ces deux dernières années ont d'ailleurs été marquées par plusieurs tentatives plus ou moins réussies des jeunes romanciers (Céline Minard, Céline Curiol, Anna Borrel, Elise Fontenaille, Benjamin Berton, Antoine Bello, Julien Capron, Mathieu Terence...) de créer la "french touch" de l'anticipation.
La petite Pille (qui devient grande assurément), n'en déplaise à ses détracteurs, ne s'y casse pas les dents, et fait même preuve d'une belle imagination... (couverture ci-contre non officielle)
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64 avis
- Lolita Pille 
mardi 22 avril 2008
Tranches de livres
En cette année 2008, la pétulante écrivain espagnole auteur de l'excellent
"Amour, prozac et autres curiosités" nous revient avec un opus inattendu qui, à première vue, ressemble à un manuel de développement personnel mais qu'elle préfère qualifier d'"essai littéraire". A l'intérieur, l'auteur du pays des telenovelas, décrypte comme toujours les comportements amoureux de ses contemporaines et cherche surtout à répondre à un problème qui la concerne au premier chef :
la dépendance émotionnelle liée notamment au manque d'estime de soi. Les "junkies de l'amour" comme elle les surnomme.
A l'aide d'une impressionnante bibliographie psycho-sociologique illustrée des vicissitudes sentimentales de ses amies ou des siennes, elle explique donc les racines et les mécanismes de ce fléau qui entraîne souffrance et peut aller jusqu'à l'autodestruction (et la maltraitance). Cette féministe convaincue brocarde au passage les représentations sociales de l'idéal de l'amour romantique occidental notamment véhiculées par notre patrimoine culturel, l'éducation ou le "bombardement médiatique".
Et de passer au crible les grandes héroïnes de la littérature : d'Anna Karénine à Emma Bovary jusqu'à Bridget Jones (et la chick lit') qui en prend particulièrement pour son grade. Extrait choisi :
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- Lucia Etxebarria 
mardi 15 avril 2008
Tranches de livres

En préambule de la présentation du nouveau roman de
Christophe Nicolle "Eastwood, mes femmes et moi", voici un extrait du cultissime "Haute fidélité", deuxième roman du britannique Nick Hornby paru en 1995 (eh oui déjà !). Son héros "Rob", adulescent trentenaire passionné de pop music, qui sort d'une rupture douloureuse s'interroge avec ses deux acolytes (Dick et Barry) travaillant dans son magasin de disques, sur l'importance des goûts culturels communs dans un couple.
Les films, les disques ou les livres que l'on aime conditionnent-ils ou du moins influencent-ils l'avenir d'un couple et la "durée" de son amour... ? Voici sa petite théorie assaisonnée de son humour habituel :
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18 avis
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mardi 18 mars 2008
Tranches de livres
A l'occasion des "spécial Cloclo" qui fleurissent sur tous les écrans pour commémorer le 30e anniversaire de la disparition du chanteur qui aura traumatisé des milliers de fillettes ayant eu le malheur d'être baptisées "Alexandra" dans les années 70 et 80..., voici un extrait du fameux roman "Podium" de Yann Moix (une histoire déjantée au pays surréaliste des "sosies professionnels" de Claude François, succès ciné de l'année 2004 avec Benoît Poelvoorde).
Il y imagine notamment avec la minutie et l'humour (noir) qui le caractérise, les "dernières heures de Claude François". Il reconstitue quasiment minute par minute, qu'il étire sans fin, son dernier (mythique) bain avant de se rendre à une émission TV de Drucker...
Un bel exercice de style littéraire sur une pop icone hautement romanesque ou quand la fiction dépasse la réalité... Lire la suite
4 avis
- Yann Moix 
jeudi 14 février 2008
Tranches de livres
- Rentrées littéraires
Après vous avoir vanté les mérites du très joli premier recueil de nouvelles de Nathalie Cachin
"Les trophées de Constance et autres objets de désir", un autre recueil dans la même veine féminine et intimiste est aussi à l'honneur en cette rentrée littéraire de janvier, celui de la californienne de 33 ans, Miranda July (également réalisatrice du film "Toi, moi et les autres", caméra d’Or au festival de Cannes en 2005), dernière sensation littéraire Outre-Atlantique (Frank O'Connor award), répondant au titre attirant d'
"Un bref instant de romantisme". Amusante coïncidence : en plus de partager des thémes proches, les deux auteurs ont aussi une couverture de lit, pardon de livre, très complémentaire ! Préférerez-vous le style fantasque et décalé de l'américaine ou la sensibilité douce de la française pour cette Saint-Valentin 2008 ?
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vendredi 16 novembre 2007
Tranches de livres
Si à Paris le vélo devient relativement tendance avec l'invasion des "Vélibs" dans la capitale, particulièrement d'actualité en ces période de grève RATP et SNCF, à New-York il n'a pas encore gagné ses lettres de noblesse auprès des New-yorkaises branchées de Manhattan ! La pétillante et impitoyable Candace Bushnell trace dans l'une des chroniques de son excellent
recueil "Sex and the city" , ayant inspiré la série à succès du même nom, un portrait drôlatique de cette espèce particulère des "mecs-à-vélo". Une vraie petite sociologie du guidon masculin en milieu urbain :
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15 avis
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samedi 6 octobre 2007
Tranches de livres
Quelques citations, déjà cultes, d'
"Au secours, pardon" ou les tribulations d'Octave Parrango (le célèbre publicitaire de 99 francs) à Moscou ou comment (tenter de) se refaire une virginité, en chapka, au pays de la vodka et des jeunes beautés blondes de 14 ans, à la recherche du visage idéal, pour une marque cosmétique du même nom...
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- Frédéric Beigbeder 