vendredi 21 mars 2008
Salons du livre

Sixième étape, enfin !, un an après (mais sans rien perdre de l'actualité de son thème)..., de nos rencontres avec les auteurs du Salon du livre dernier (2007) à Paris, avec le débat « Du plaisir à la rage, du réalisme poétique à l’écriture automatique : romance de la colère ». Ayant un peu dévié de son sujet initial, il s'est tenu le 25 mars 2007 entre plusieurs jeunes auteurs : Chloé Delaume, François Begaudeau et Oliver Rohe, autour de la thématique de l’autofiction et du réel sur le stand de Virgin Mégastore.
Au programme, une discussion dense, des prises de positions affirmées et un partiel état des lieux de la littérature française contemporaine. Lire la suite
12 avis
- Chloé Delaume
, François Bégaudeau 
samedi 6 octobre 2007
Littérature intimiste
Deuxième roman sismique, après son premier "
Les mouflettes d'Atropos" déjà paru en 2000 chez Farrago, "Le cri du sablier" publié en 2001 et lauréat du prix Décembre est le récit d'une expulsion, d'un "avortement parental". Il constitue en quelque sorte la genèse (même si écrit postérieurement) des Mouflettes d'Atropos auquel il est directement relié.
Comment dire l'indicible ? Comment raconter l'histoire horrifique du double suicide de ses parents et de sa petite enfance martyrisée dont elle aurait bien pu ne pas guérir ? C'est cette périlleuse et douloureuse entreprise que Chloé Delaume, admiratrice de l'Oulipo et de l'écriture avec contraintes, mène dans ce court roman d'une densité et d'une inventivité incomparables. Un vrai petit chef d'œuvre sur la douleur, le deuil, la figure paternelle, les traumas de l'âme, l'enfance... servi par une mécanique psychosomatique captivante.
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- Chloé Delaume 
vendredi 3 novembre 2006
Littérature intimiste

A l'occasion de la parution du nouveau roman de Virginie Despentes (King Kong théorie) qui aborde notamment son rapport à la prostitution (à travers sa propre expérience), il est intéressant de se (re)pencher en parallèle sur le premier opus de Chloé Delaume :
Les mouflettes d'Atropos. Un nom ésotérique (inspiré de l'une des trois Parques qui coupait le fil de la vie), comme elle seule en a le secret, qui cache un texte tendu à la fois déroutant, troublant et dérangeant. Mais aussi, fait inattendu : drôle !
Au meilleur de sa forme, Chloé Delaume décrit l'oppression, le rapport au corps, à la féminité et les tentatives de survie mentale et physique de son héroïne prostituée, son alter-ego, sans jamais tomber dans le sordide ou le pathos. Un récit servi par une langue créative voire expérimentale (mais pas verbieuse) nourrie de matériaux insolites...
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- Chloé Delaume 
jeudi 24 août 2006
Rentrées littéraires

La télé c'est moche, c'est pas bien. Abrutissement hypnotique, programmes bêtifiants ou immoraux, bourrage de crâne, miroir aux alouettes, surenchère du trash et du kitsh... : elle s'attire régulièrement les foudres des écrivains qui s'égosillent à qui mieux mieux pour en dénoncer les "dérives" et les "dangers" et la diaboliser. Après Lolita Pille qui venait s'indigner sur tous les plateaux TV, lors de la sortie de Bubble gum de la "gravité" de la Star Academy ou encore Amélie Nothomb qui imaginait dans Acide Sulfurique un jeu de téléréalité extrême version camp de concentration, la
rentrée littéraire accueille à nouveau son lot de satires de la télévision et critiques (originales ?) de la société du spectacle... Mais est-il bien nécessaire de tirer sur une ambulance ?
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3 avis
- Chloé Delaume 
samedi 12 août 2006
Actu/Monde du livre
- Littérature trentenaires & urbaine

Colette s'inspirait des forêts et des jardins, les jeunes auteurs défrichent eux de nouvelles sources d'inspiration... Après le cinéma qui a fait naître de nouvelles formes d'écritures proches des scènes d'un film, les jeux vidéo semblent devenir un nouveau terrain d'exploration pour la fiction.
De Chloé Delaume à David Calvo...
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7 avis
- Chloé Delaume 
lundi 31 juillet 2006
Actu/Monde du livre
- Littérature trentenaires & urbaine - Anticipation, polémique et satire sociale - Rentrées littéraires

L'épreuve de force de la rentrée littéraire angoisse tous les "concurrents" déjà dans les starting-blocks, au nombre de 683...
Chloé Delaume sera l'une d'entre eux. 1 sur 683 avec son nouveau roman intitulé
"J'habite dans la télévision". Dans son excellent journal en ligne, tenu sur son site, elle décrit avec l'humour qui la caractérise ses impressions avant le jour J... Lucide et sereine :
"J’habite à présent dans un chiffre. Je suis un petit 1 composant le très gros 683. J’habite dans la télévision est un roman à paraître en septembre 2006. Dans la machine comment ça se passe, à présent que mon éditeur est hébergé chez Gallimard, je me demande alors j’observe. Lire la suite
6 avis
- Chloé Delaume 
lundi 3 juillet 2006
Rhétorique amoureuse

Mantes religieuses ou castratrices, les femmes et leurs corps sont, selon les deux chercheuses Christine Détrez et Anne Simon, encore victimes de représentations régréssives.
Et les nouvelles plumes féminines n'arrangent pas la situation, déplorent-elles... Dans leur essai intitulé "A leur corps défendant", aux éditions du Seuil, elles passent au crible leus écrits pour y débusquer les clichés sur la féminité et dénoncer l'appauvrissement du discours sur la femme. Un diagnostic un peu dur, passablement réac voire exagéré, mais non dénué d'intérêt... De son côté Anne Steiger, ex "Madame sexo" pour Cosmo, Marie-Claire et consorts, relate avec un humour désabusé ses tribulations au pays de la libido version presse féminine où la surenchère aura fini par lui donner la nausée... On craint le racolage mais cela s'avère drôle, sincère...et instructif !
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3 avis
- Anna Rozen
, Chloé Delaume
, Claire Legendre
, Marie Darrieussecq
, Virginie Despentes 
mercredi 22 mars 2006
Vidéos - live


Le Salon du livre touche à sa fin et avec lui des journées intenses faites de découvertes littéraires, de rencontres et... d'espoirs pour ceux qui aspirent à être publiés.
A cette occasion, nous vous offrons les vidéos de deux lectures données par deux jeunes auteurs sur le salon : Claire Castillon et Chloé Delaume.
La première lit un extrait d'une des nouvelles de son recueil "Insectes" dans le cadre d'une présentation intitulée "En avant la nouvelle" tandis que la seconde lit un extrait de son texte pour Dominique A (« Tout sera comme avant », collectif avec Dominique A chez Verticales) dans le cadre d'une conférence intitulée "La trentaine à deux temps" où elle intervenait aux côtés de l'écrivain et musicienne Lola Lafon.
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un avis
- Chloé Delaume
, Claire Castillon 
mercredi 1 mars 2006
Revue de presse et des blogs

L'écrivain répond aux questions du journal gratuit parisien "Enville" du mois de février 2006. Sujet : les villes traversées, habitées ou bien tout simplement rêvées par l'écrivain.
A travers un voyage urbain, elle livre ses impressions laissées par ses escales à travers le monde. Elle qui avoue pourtant pouvoir rester deux mois durant bouclée chez elle !
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- Chloé Delaume 
jeudi 1 décembre 2005
Littérature intimiste

Depuis la parution de son premier livre (Les Mouflettes d’Atropos), Chloé Delaume est en totale adéquation avec son pseudonyme créé en 1999 sous l’égide d’une alliance énigmatique : celle de Vian ("Chloé" est un personnage de L’Écume des jours, elle-même nommée ainsi en hommage au titre homonyme enregistré par Duke Ellington, sous-titré "Song of the Swamp") et d’Antonin Artaud ("Delaume" étant la contraction du titre de son texte L’Arve et l’Aume). Sa créature littéraire récurrente s’introduit dans la littérature sous la forme d’un personnage de fiction qui interpelle narrateur et lecteur dans un dialogue singulier. En novembre, est paru
"Les juins ont tous la même peau" (éditions La Chasse au Snark), texte qui pose la relation de Chloé Delaume avec l’œuvre et le personnage de Boris Vian, à qui elle doit sa survie par la littérature.
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2 avis
- Chloé Delaume 
Tranches de livres
"Je ne sais pas parler aux morts. Enfin, aux morts que je ne connais pas, que je n’ai jamais connus, que je ne pourrais jamais connaître. Parler aux anciens morts tous proches minaudant déjà loin, je sais. Autant qu'aux déjà presque morts. Mais aux corps étrangers, à ces osso-buco filandreux génétiques, à ceux qui ne m’ont jamais parlé, jamais parlé à moi, au moins une fois à moi toute seule.
Là c’est une autre histoire. Je ne sais plus rien du tout. Comment on parle à ces morts-là. Quel ton on se doit d’employer. Sur les cordes vocales amorcer si mineur aigues charmilles, ou plutôt fa profond, le dièse de la distance fourbu de violacé. Je n’en sais rien du tout. Adopter quoi, le vouvoiement le tutoiement. Lino marbré troisième personne du singulier majuscule à pompons, ou le i creusé, au contraire. Personne ne sait. Comment on parle à ces morts-là. Personne n’ose forcer la serrure, en tout cas pas officiellement.
Alors un mort comme celui-là, comme mon mort, mon mort principal, je dois m’y prendre comment avec. Comment avec un mort qui ne m’a jamais parlé et qui pourtant m’a dit. Il ne m’a jamais fait que cela, rien d’autre de visible à l’œil nu. Comment parler à ce mort-là, c’est une question, je me demande. Peut-être que. Je ferais mieux de la fermer, ça règlerait bien des problèmes."
- Chloé Delaume 