Buzz Littéraire
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La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

mardi 7 avril 2009

"Néfertiti dans un champ de canne à sucre" : Quand Philippe Jaenada tente d'écrire son "37°2 le matin"...

Après le succès de son premier roman "Le chameau sauvage", prix de Flore 1997, Philippe Jaenada publiait en 1999 « Néfertiti dans un champ de canne à sucre », que les éditions Points ré-éditent aujourd'hui en poche (après une première parution chez Pocket). Il confirmait ainsi son talent pour les histoires d’amour insolites et cocasses portées par des anti-héros trentenaires aussi maladroits qu’attachants. Toutefois la désinvolture et la légèreté prennent ici des accents plus sombres voire violents (et amorcent son quatrième roman dans la même veine, « Le cosmonaute », qui en est en quelque sorte la suite). Un roman qu'il qualifie de "très lourd à porter" et de "très intime". A travers cette histoire de « star-crossed lovers », il nous raconte sa rencontre avec une « Betty Blue » qui l’entraîne dans une passion aussi intense (et torride !) que destructrice. Malheureusement contrairement à Djian, le récit, qui ne manque pas d’étincelles, finit par piétiner, à l’image de ses deux personnages, faute de vrai crescendo... Lire la suite

jeudi 19 juillet 2007

Philippe Jaenada vous écrit une carte postale...

Si vous vous demandez ce que fait un écrivain en vacances, le Figaro littéraire répond à cette question en donnant, tout l'été, carte (postale) blanche à un écrivain car "même en vacances, un écrivain ... écrit". Chaque semaine, sera ainsi publiée la lettre de vacances d'un romancier qui donne de ses nouvelles, réelles ou imaginaires. Cette semaine il s'agit de Philippe Jaenada qui raconte à sa soeur ses mésaventures en famille, sous le soleil d'Espagne, parenthèses à l'appui. Et comme d'habitude tout ne se passe pas exactement comme prévu... Lire la suite

vendredi 8 juin 2007

Céline Minard, J. G. Ballard, Lolita Pille, Philippe Jaenada... auscultent notre futur dans Standard

Le magazine Standard nous fait suivre le sommaire alléchant de son nouveau numéro "Spécial Anticipation" : Eté 2037 Numéro 100. Puisque l’avenir appartient à celui qui a la plus longue mémoire, Standard Magazine, la revue culture & mode prévue par Friedrich Nietzsche, fait briller sa boule de cristal. Au générique : Le post-humain On a tous à y gagner ; Sean Lennon "Prédictions inédites et cerveaux infinis", "Fémis Le cinéma d’après sans lunettes 3D",", Céline Minard "Le dernier homme sur Terre est une femme" ; Algérie Soleil vert pour toute l’Europe ? ; Philippe Jaenada envisage demain comme Bergson; Bizot & Moreira Anticipez la nouvelle ère médiatique en jogging ; J. G. Ballard nous envoie un fax ; Alain Robbe-Grillet Immortel ! ; Alan Vega Du punk centriste ? ; Eddy Mitchell Trente-trois heures sur la Lune ; Catastrophe évitée L’astéroïde Apophis dévié par nos blouses blanches.
Enfin "La vérité sur les Pékinoises boudeuses et le yak tibétain."
Sans oublier : Charles Bukowski / Lola Doillon / Paule Ka / Wilco / Norman Spinrad & Nicolas Moulin / Mum / Lolita Pille, Anna Borrel, Céline Curiol, Luc Fivet / Blonde Redhead / Manish Arora & Gareth Pugh / Pascal Comelade / France Fiction. Découvrez quelques extraits : Lire la suite

jeudi 22 février 2007

"Le cosmonaute" de Philippe Jaenada, La guerre des Rose

Après avoir suivi sa "vie de jeune-homme", comme il l'appelle, dans ses trois premiers opus dont le célèbre "Le chameau sauvage" (prix de Flore 97), "Néfertiti dans un champ de canne à sucre" et "La grande à bouche molle", c'est dans une toute nouvelle aventure que nous entraîne l'auteur. Celle de la paternité mais aussi et surtout celle de la vie (rangée, dans tous les sens du terme !) en couple, celle de l'engagement, de la fidélité et de la stabilité. Après sa vie de célibataire légère et fluctuante, son nouveau héros est désormais casé... jusqu'aux dents ! Sa case ressemble à une prison, aussi hermétique qu'une combinaison de cosmonaute C'est donc derrière le hublot qu'il nous donne de ses nouvelles et livre ainsi un témoigage poignant sur une vie de couple extrême. Jusqu'à quels concessions/sacrifices peut-on consentir par amour, comment s'aimer sans se détruire ou s'étouffer, quel héritage nous lègue nos parents dans nos propres comportements parentaux... ? Autant de questions que l'écrivain pose dans ce roman très réussi et qui marque un tournant littéraire dans son oeuvre : Lire la suite

jeudi 19 octobre 2006

"Les brutes" par Philippe Jaenada et le duo Dupuy & Berberian

Nous vous l'annoncions cet été : Philippe Jaenada, le créateur du mythique Halvard Sanz, trentenaire maladroit et attachant en quête de l'Amour dans son premier roman "Le Chameau sauvage" et les dessinateurs-scénaristes Dupuy & Berbérian, papas d'un autre célèbre trentenaire : le parisien et lunaire "Monsieur Jean", se sont associés à l'occasion d'un roman graphique édité dans la nouvelle collection "Scali Graphic" de l'éditeur éponyme, à paraître le 9 novembre. Le thème ? Les "trois jours", un épisode pittoresque sur le service militaire, raconté avec truculence par celui qui découvre (et surtout refuse) les us et coutumes de "la discipline militaire"... Lire la suite

mercredi 5 juillet 2006

Scali Graphic et Denoël Graphic : les concurrents d'Ego comme X affûtent leurs pages...

La vogue du roman graphique attire de nouveaux acteurs, sans doute inspirés par le succès d'un Ego comme X. Dernier en date : Scali Graphic lancé par l'éditeur Scali en mars 2006 avec comme première publication le conte punk pour adulte "autobio-fantastique", Eneco signé Jean-Charles de Castelbajac, qui sera suivi de Philippe Jaenada (Les brutes) et Virginie Despentes. L'esprit de cette nouvelle collection ? "Dans la filiation des graphic novels de la fin des années 60 avec Apportez moi de l’amour de Bukowski, illustré par Krumb, cette collection a pour ambition de relancer ce grand principe, mais à l'aulne du XXIe siècle. Rien que pour échapper à la dictature de la " bande dessinée" avec ses ballons obligés et son découpage trop connu. Et avec les plus modernes des écrivains et dessinateurs d'aujourd'hui.", décrit l'éditeur. Lire la suite

mardi 20 juin 2006

Amours de jeunesse : "Vie et mort de la jeune fille blonde" de Philippe Jaenada en poche et "Une histoire qui sent la colle Cléopâtre"...

Qui n'a jamais idéalisé un amour de jeunesse, de lycée, de collège ou même d'école primaire..., cette parenthèse enchantée de l'adolescence, de l'enfance ? Puis des années plus tard, eu la curiosité de savoir ce qu'"il" ou "elle" était devenue ?
La génération des trentenaires (70's/80's) est devenue championne de la nostalgie avec le phénomène "gloubiboulga", versant triste de la vague adulescente ou encore la multiplication de ces sites qui permettent de retrouver nos "copains d'avant", publiée en janvier 2007 aux Editions Delcourt.
Loin de tout cela Philippe Jaenada a pourtant écrit un bel hommage à cette nostalgie sentimentale qui peut s'emparer de nous, adulte à 30 ou 40 ans, comme le narrateur de "Vie et mort de la jeune fille blonde". De son côté un jeune blogueur (Kek) remporte un vif succès en racontant sous la forme d'un roman graphique en ligne, la recherche de son amour d'enfance "du CM1", sous une forme très émouvante. Lire la suite

samedi 17 juin 2006

Découragement existientiel : Extrait de "Néfertiti dans un champ de canne à sucre" de Philippe Jaenada

Extrait choisi par la blogueuse Satinella qui commente : "Ce texte reflète exactement ce que j'ai ressenti à certains moments : une impression de désœuvrement, de vanité, une profonde lassitude qui me fore et que personne ne peut emplir. Je m'ennuie. Je manque de tout. J'aurais besoin de folie, de mouvement, d'inédit, de violence, d'intense, d'amour, de mots, de gestes, d'imprévu, de vie en somme, mais je m'ennuie tant que j'ai presque la sensation d'être déjà morte. Même écrire me semble dérisoire. Je n'ai rien à dire. Rien. Et c'est dans ces moments-là que l'on perçoit combien l'on est seule, seule à en crever. " Lire la suite

mercredi 14 juin 2006

Vincent Ravalec, Philippe Jaenada, Nicolas Rey, François Bégaudeau racontent leur meilleur souvenir foot...

Le magazine Epok, l'hebdo gratuit de la Fnac, a sorti il y a quelques semaines dans son numéro du 19 au 25 mai un "100% foot". on y trouve un intéressant dossier sur les confidences d'écrivains (mais aussi d'acteurs, de chanteurs ou de politique…) sur leurs meilleurs souvenirs de coupe du Monde

Dans ces pages, on apprend par exemple que Vincent Ravalec, le génial auteur de "Les clés du bonheur" et d '"Un pur moment de rock'n roll", et "pas grand fan de foot" raconte par exemple une rencontre à laquelle il a participé peu avant la Coupe du monde de 1998 : un match entre journalistes et écrivains. "Les journalistes étaient tous des types surentraînés venant de TF1, L'Equipe… Les écrivains eux étaient plutôt de pauvres choses tabagiques ! Il n'y avait que les auteurs de BD, Bilal et Margerin pour élever le niveau. Quant à lui, c'était la troisième fois qu'il tapait dans un ballon. Un souvenir épuisant selon lui…

François Bégaudeau, ex footballeur lui même (il a écrit "Jouer juste" sur ce thème), est plus connaisseur. Il revient sur la défaite de la demi-finale France/Allemagne de 1986. Un match qui n'est pas resté dans les mémoires, regrette t'il.
Match médiocre perdu sur une toile du gardien Joël Bats : "A la fin je me suis retrouvé à la fenêtre de ma chambre. J'étais comme un jeune romantique qui écrit son poème au milieu des ruines. J'avais 15 ans et c'était ma coupe du monde la plus lucide, puisque j'étais assez jeune pour m'emballer et assez vieux pour conscientiser."
Il a ensuite reporté son amour sur le FC Nantes.

Philippe Jaenada confie qu'il aurait volontiers joué à la place de l'avant-centre s'il avait dû choisir "parce qu'on ne court pas beaucoup, on tire souvent et quand on marque, c'est la gloire !" Son meilleur souvenir, comme de nombreux français, est celui de la fameuse coupe du monde de 1998. "Je me suis retrouvé à hurler sur les Champs Elysées, parmi des centaines de forcenés hilares (pendant que ma femme se faisait grimper par un pilote de chasse). " se souvient-il avec l'art du détail. Et d'ajouter "Maintenant si une voyante me prédisait : "Le mois prochain, tu vas danser en pagne à l'Olympia sur une musique de Francis Cabrel", ça ne m'étonnerait pas plus que ça."

Maxime Chattam, le romancier à succès de "thrillers français à l'américaine", se souvient plus particulièrement des matchs contre le Brésil. Le premier concerne le match du siècle, le quart de finale de 1986 entre la France et le Brésil (victoire des Bleus aux penalties). éJ'avais 10 ans. J'hurlais tout seul, debout sur le canapé. Subitement j'ai pris conscience que le foot ne relevait pas seulement du plaisir, mais de l'ambition, du défi psychologique."

Et enfin Nicolas Rey, grand amateur de foot également cite lui la fameuse demi-finale perdue contre l'Allemagne en 1982. "J'avais 9 ans et j'ai vu ce match extraordinaire chez moi à Vernon. A cette époque les français n'étaient pas du tout favoris, on les appelait "la bleusaille". Et puis toute la magie de la rencontre brisée d'un coup par Schumacher, les Français qui veulent se mettre en grève, Hidalgo leur disant de continuer. Et Bossis qui manque le dernier but. Quelle injustice ! C'est facile de réussir une belle victoire, c'est plus dur de réussir une belle défaite. Et celle-là a été l'une des plus formidables de l'histoire, un acte fondateur pour ma génération."

mercredi 17 mai 2006

Philippe Jaenada s'associe au duo Dupuy-Berbérian

Ils étaient sans doute faits pour se rencontrer : le créateur du génial "Halvard Sanz" tout en maladresses et en sensibilité et les papas de "Monsieur Jean", l'éternel trentenaire idéaliste et hésitant. Ces figures masculines incarnant à merveille les paradoxes et les fragilités de la nouvelle génération uniront prochainement leurs talents, pour notre plus grand plaisir... Lire la suite

vendredi 3 mars 2006

Le chameau sauvage de Philippe Jaenada

Prenez un jeune parisien, un peu paumé : Halvard Sanz, savant mélange de Pierre Richard et de Buster Keaton, piètre traducteur, pas très doué pour les histoires amour ni pour réparer son radiateur.
Mêlez y un destin capricieux, qui jonche son parcours initiatique de rencontres et d'incidents tous plus rocambolesques les uns que les autres : une banale panne électrique se transforme en garde à vue, une tranquille promenade en cavale, un dîner en orgie… Lire la suite

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