mercredi 5 août 2009
La grâce féminine saisie par le trait (passionné) de Bastien Vivès
Romans graphiques - Lien permanent

Une belle inventivité graphique est aussi à noter dans l'usage des couleurs, effets de fondu ou encore de "crayonné/pastel" (l'album est entièrement dessiné aux crayons de couleur) qui symbolisent les moments de trouble, d'incompréhension, d'intimité ou encore de jalousie...
A tel point que le dessin se fait parfois peinture fauviste ou expressionniste.
Servi entièrement par sa mise en scène, très cinématographique (son père a travaillé sur les décors de ciné de Jean-Pierre Jeunet sur La cité des enfants perdus, ou avec Jean-Marie Poiré sur Les Visiteurs), le texte se fait minimaliste (et malheureusement assez pauvre d'intérêt...).

On pense à "Elles" de Frédéric Boilet, au roman "Anissa Corto" de Yann Moix (par ses aspects de "cristallisation" et d'obsession amoureuses) qui écrivait "Les femmes sont des hypothèses dont nous voulons faire des théorèmes.", ou encore au film "La femme défendue" de Philippe Harel pour le principe de "filmer" uniquement le protagoniste féminin, sous le regard du réalisateur/auteur.
Un regard d'adolescent transi. Un contemplateur à la très grande sensibilité... irrémédiablement touchante.
Bastien Vivès a aussi un blog !

Planche extraite de "Le goût du chlore, le précédent album de Bastien Vivès, récompensé du prix "Essentiel Révélation" à Angoulême en 2009

S'immerger dans une histoire, s'identifier à ses personnages et leurs aventures même imaginaires impactent notre cerveau, bien plus que la lecture d'un essai par exemple.
Les scientifiques et psychologues ont exploré les effets (bénéfiques) de la fiction sur notre cerveau et comment celle-ci façonne notre esprit : 





Commentaires
J'ai lu les 2 et il est vrai qu'il a une approche plutôt sympathique de la BD à nous faire partager