"J'ai choisi les mots comme seule arme, j'ai une confiance tout à fait illimitée en leur pouvoir."
(Michel Houellebecq)

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mardi 5 janvier 2010

L'étranger d'Albert Camus, « De toute façon on est toujours un peu fautif »... (1/2)

Auréolé du titre de « livre de poche le plus vendu en France » avec ses 6,7 millions d'exemplaires écoulés en Folio, l’Etranger, ce bref premier roman publié en 1942, traduit en 40 langues et adapté au cinéma par Luchino Visconti en 1967, aura connu une postérité qu’un Sartre (par ailleurs ardent et enthousiaste critique dans Situations I*) lui envierait alors que sa Nausée, publiée 4 ans plus tôt, n’a pas aujourd’hui le même succès… Revenant plus que jamais dans l’actualité à l’occasion des 50 ans de sa mort (dans un accident de voiture à l’âge de 47 ans) mais aussi suite à la polémique engendrée par la proposition du président Sarkozy de transférer ses cendres au Panthéon (refusée par le fils de l’écrivain craignant la récupération politique et ayant suscité de nombreuses indignations comme la Tribune rédigée par le philosophe Michel Onfray fervent camusien), l’écrivain, prix Nobel de littérature en 1957 n’a jamais cessé d’alimenter le débat. « L’étranger », deuxième opus de sa trilogie de l’absurde (aux côtés de sa pièce « Caligula » et de son essai « Le mythe de Sisyphe ») tout particulièrement, suscitant une infinité d’interprétations allant du politique au philosophique jusqu’au psychanalytique…

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lundi 7 mai 2007

L'étranger d'Albert Camus, « De toute façon on est toujours un peu fautif »... (2/2)

Suite de la chronique : Les interprétations données à l'Etranger (un roman volontairement ambigu, Roman de la fatalité : mourir pour la vérité, La dénonciation de l’hypocrisie sociale, L’étranger, un roman colonialiste ? L’interprétation politique : une fausse bonne idée…)

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