"J'ai choisi les mots comme seule arme, j'ai une confiance tout à fait illimitée en leur pouvoir."
(Michel Houellebecq)

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lundi 20 février 2012

De Gervaise Macquart à Mallaury Nataf : même combat ?

J’ai eu le plaisir de redécouvrir récemment l’un des plus célèbres tomes de la saga des Rougon-Macquart d’Emile Zola : l’Assommoir. J’avais gardé le très mauvais souvenir scolaire d’une œuvre misérabiliste et plombante mais j’ai retrouvé un roman foisonnant, plein de vie et même d’une effervescence joyeuse souvent, même si la fatalité finira par abattre froidement son héroïne.

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mercredi 16 février 2011

"L'Assommoir" d'Emile Zola : « Le premier roman sur le peuple qui ait l’odeur du peuple »

De Céline à Virginie Despentes en passant par Faiza Guène, l’usage du langage « populaire », « de la rue », aura toujours suscité la polémique en littérature. Déjà en 1877, l’Assommoir, septième tome de la fameuse saga des Rougon Macquart (l’ « Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire »), suite immédiate du roman « La fortune des Rougon », ouvrait le bal. Censurée (alors qu’il était publié en feuilleton dans le journal « Le bien public ») puis attaquée pour la « crudité » de sa langue et la « bestialité des personnages », jugées immoraux et de mauvais goût, cette ouvre emblématique du chef de file du naturalisme, l’Assommoir est aussi son premier succès. Et depuis, resté comme l’un des meilleurs des 20 tomes de sa série. Avec ce roman, Zola fait « entrer l’ouvrier dans la littérature ». Néanmoins, il se refuse à tout idéalisme ou « humanitairerie ridicule », pour lui il faut attaquer les plaies au fer rouge, celles de la bourgeoisie, comme celles du peuple « la morale se dégageant elle-même ». Il ne se veut ni philosophe ni moraliste. « J’aime les récits âpres et vrais qui fouillent hardiment en pleine nature humaine. » disait-il. Un roman, qui même s’il est étudié en cours, reste un peu moins cité qu’une Madame Bovary (dont son héroïne Gervaise Macquart est parfois considérée comme « sa petite sœur prolétarienne »). Et c’est un tort car son histoire est tout autant si ce n’est plus passionnante :

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