"J'ai choisi les mots comme seule arme, j'ai une confiance tout à fait illimitée en leur pouvoir."
(Michel Houellebecq)

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vendredi 10 février 2012

François Bégaudeau explore le (non) désir d'enfants et réagit à la présidentielle

A l'instar de Chloé Delaume avec "Une femme avec personne dedans", François Bégaudeau s'essaie aussi à nous parler d'horloge biologique qui chatouille... ou pas, à travers un recueil de nouvelles intitulé « Au début » aux éditions Alma. En passant, il commente aussi la campagne présidentielle dans la presse :

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jeudi 11 juin 2009

People et littérature : Brigitte Bardot (par S. de Beauvoir), Britney Spears (par V.Despentes, Nicolas Rey), Anna Nicole Smith (par J.Sorman, F. Bégaudeau...)...

Alors que le Grand Palais expose Andy Warhol et que Pompidou propose une conférence sur Britney Spears comme "incarnation des mutations de la culture de masse", quels sont les liens entre les grandes icônes pop et l'art, plus précisément la littérature. La pop lit' ou comment transfigurer le "people" en matériau littéraire... A l'époque déjà, Simone de Beauvoir avait eu l'occasion de s'exprimer sur le phénomène B.B (le "Lolita syndrom" comme elle l'avait surnommée) car on l'a un peu oublié mais l'actrice était alors l'objet d'une vaste traque oscillant entre haine et adoration (le film "Vie privée" de Louis Malle où elle incarne son propre rôle le montre cruellement allant jusqu'à mettre en scène sa mort due à un flash de paparazzi). La société du spectacle et ses cultes déglingués inspirent régulièrement les écrivains...

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jeudi 12 mars 2009

"Vers la douceur" de François Bégaudeau : Modern love (+ extraits)

Nous vous l'annoncions dans un précédent billet (François Bégaudeau va publier un nouveau roman de trentenaire... et fait des émules), François Bégaudeau ne se repose pas sur ses lauriers tout frais du Festival de Cannes et après avoir publié dans la foulée son Anti-manuel de littérature, nous le retrouvons avec sa caquette de romancier avec "Vers la douceur", un roman "trentenaire", genre qu'il disait pourtant ne pas affectionner. Un livre très attendu (au tournant) comme en témoigne le bouche à oreille déjà intensif avant la sortie dudit roman !

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mercredi 4 février 2009

François Bégaudeau va publier un nouveau roman de trentenaire... et fait des émules

Dans le magazine GQ du mois de février 2009, à l'occasion d'une interview orchestrée par Frédéric Beigbeder, François Bégaudeau dévoile quelques indices sur son prochain roman "Vers la douceur" à paraître en mars 2009 (voir la chronique du roman "Vers le douceur", mise à jours mars 2009), aux éditions Verticales. Dans le sillage d'"Entre les murs" (adapté au théâtre et qui se joue actuellement au Théâtre ouvert jusqu'au 14 février 2009 - visuel de l'affiche ci-contre ; le texte de la pièce - Entre les murs, théâtre-récit - est publié aux Editions Théâtre Ouvert collection Enjeux, accompagné d’entretiens avec François Bégaudeau et François Wastiaux son metteur en scène), un roman de la rentrée littéraire de janvier tentait lui aussi de restituer une expérience de classe in vivo tandis qu'au cinéma Riad Sattouf présentera prochainement sa propre vision, tout aussi caustique, du collège et de l'adolescence...

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mardi 28 octobre 2008

François Bégaudeau réagit sur les blogs littéraires (Antimanuel de littérature)

Jeudi soir (23/10/08) François Bégaudeau participait très sympathiquement à une rencontre et dédicace lecteurs à la librairie L'Arbre à lettres à Paris, autour de son Antimanuel de littérature. Un échange riche sous le signe de l'humour et de la décontraction qui a donné lieu à de nombreuses analyses sur la littérature (aristocratie versus démocratie), mais aussi l'écriture, le "style" ou encore la critique littéraire. Au sujet de cette dernière, cet ancien critique aux cahiers du cinéma (et toujours critique par ailleurs notamment pour le magazine Transfuge) a déploré un certain manque de "travail" en prenant pour exemple la (désormais fameuse) observation de Pierre Assouline déclarant notamment que son livre "n'était pas drôle" sans argumenter davantage. Il a aussi évoqué le malaise en France sur l'alliance entre la théorie (qui sous-tend la critique) et l'acte de création artistique qui pour lui sont liés tandis qu'on s'efforce de les dissocier en général ("Flaubert était un immense théoricien", a-t-il notamment rappelé en citant La Correspondance). Il a lui-même expliqué comment certaines "techniques" repérées lors de ses lectures, comme l'usage des adjectifs chez Echenoz, pouvait l'aider dans son travail d'auteur. Bref c'était le moment idéal pour lui demander son avis sur la blogosphère littéraire qui tend à s'ériger comme critique littéraire alternative. Voici sa réponse :

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vendredi 26 septembre 2008

Réactions sur le film "Entre les murs" de François Bégaudeau, palme d'or 2008 (+ extraits choisis de son "Antimanuel de littérature")

Buzz maximal pour François Bégaudeau, Mr Palme d'or 2008, pour son film "Entre les murs" adapté de son roman éponyme. Difficile de ne pas tomber ces derniers jours, en ouvrant un journal ou un magazine, sur une interview de l'ancien prof de français (qui nous apprend entre autres qu'il a décidé de racheter le FC Nantes ! et donc d'arrêter d'écrire ?), répondant à des questions aussi intelligentes que "N'avez-vous pas peur que les jeunes acteurs prennent la grosse tête après ce succès ?" (le pauvre, on compatit !), et autre polémique toute aussi subtile sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un film mais d'un documentaire ou alors est "caricatural" (on se doute que ce n'est pas comme ça partout... on est pas cons non plus !). Bref, toujours est-il qu'il devenait urgent d'aller voir ce qu'il en était entre les murs d'un UGC ciné cité fissa ! Quelques réactions en "mode oral" après cette immersion de "violence des échanges en milieu tempéré" :

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dimanche 25 mai 2008

"Entre les murs", l'adaptation du roman de Bégaudeau Palme d'or au Festival de Cannes ! (+ vidéo)

C'est un beau succès qui s'annonce pour Laurent Cantet, le réalisateur d'"Entre les murs", film adapté du roman éponyme de François Bégaudeau (qui y joue son propre rôle).
Vivement applaudi au Festival de Cannes, il a notamment été plébiscité pour sa capacité à jouer finement entre le documentaire et la fiction avec des jeunes acteurs (non professionnels) plus justes que nature. François Bégaudeau a insisté sur la nécessité d'éviter toute sentimentalité : "La meilleure façon de l'éviter est d'essayer de recréer les situations dans leur complexité", a-t-il dit, ajoutant: "Il me semble que le film n'est jamais caricatural". (source : Reuters)
C'est ce qui lui aura valu la Palme d'or (mise à jour 25/05/08) ! La sortie sur grand écran est prévue pour le 15 octobre 2008.

L'histoire (fidèle au roman) : On suit la vie intramuros d'un collège du 20e arrondissement de Paris où François Marin (Bégaudeau himself) y enseigne le français. Le parti pris est de ne montrer qu'une seule des classes de l'enseignant, une quatrième, de septembre à juin. L'essentiel du film est consacré à des cours qui prennent un tour comique, violent ou polémique. Ces heures de classe sont ponctuées de réunions (de conseils de classe, entre professeurs, entre enseignants et parents).
Au fil des scènes, se dessinent les contradictions de l'école en France : le souci de ne pas exclure et la volonté de maintenir la discipline ; la reconnaissance de la diversité et l'enseignement d'une culture unique... Jusqu'à ce qu'éclate un conflit opposant le jeune professeur à sa classe dont l'issue sera dramatique.
Un film sans concession qui pose des questions et ne manquera pas de faire réagir.
A lire en complément : la chronique sur le roman "Entre les murs"
et les réactions sur le film "Entre les murs"

vendredi 21 mars 2008

Conférence Chloé Delaume, François Bégaudeau et Oliver Rohe / Salon du livre 2007 (6/6) : L'acte d'écrire, autofiction et rapport au réel dans le roman...

Sixième étape, enfin !, un an après (mais sans rien perdre de l'actualité de son thème)..., de nos rencontres avec les auteurs du Salon du livre dernier (2007) à Paris, avec le débat « Du plaisir à la rage, du réalisme poétique à l’écriture automatique : romance de la colère ». Ayant un peu dévié de son sujet initial, il s'est tenu le 25 mars 2007 entre plusieurs jeunes auteurs : Chloé Delaume, François Begaudeau et Oliver Rohe, autour de la thématique de l’autofiction et du réel sur le stand de Virgin Mégastore. Au programme, une discussion dense, des prises de positions affirmées et un partiel état des lieux de la littérature française contemporaine.

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lundi 3 septembre 2007

"Entre les murs" de François Bégaudeau sort en poche (et se tourne au cinéma...) : Another brick in the wall...

A l'occasion de la rentrée des classes, revenons sur le roman (troisième de François Bégaudeau, remarqué avec "Jouer juste") star de l'année 2006, 1er Prix France Culture-Télérama, publié récemment en poche (mars 2007), suite à son succès d'édition (plus de 100 000 exemplaires vendus lors de sa parution). Il fait aussi l'objet d'un tournage actuellement avec François Begaudeau (également critique de cinéma) dans son propre rôle, sous la direction de Laurent Cantet, à qui l'on doit notamment le poignant "Ressources humaines". Le réalisateur souhaite en faire non pas un film "sur l’école mais un film dans l’école"*. Salué et plébiscité aussi bien par les médias que par le public, ce roman retrace l'histoire d'une année (2002-2003) passée face à des classes de quatrième et de troisième (en cours de français) dans un collège parisien du XIXe arrondissement, "en zone sensible". Une sorte de docufiction, que l'on pourrait rapprocher du nouveau journalisme américain inventé par Wolfe, Mailer ou Thomson... dans les années 60, entre fiction et reportage, basé sur des saynètes croquées sur le vif où la parole des adultes et des adolescents s'affronte. Deux langues (parfois de bois), deux cultures qui s'opposent, se contaminent et tentent de cohabiter malgré les incompréhensions et malentendus. A son sujet le journal Les inrockuptibles commentait : "Bégaudeau s'affirme comme l'un des meilleurs dialoguistes du français contemporain, celui qui se parle à Paris dans les salles de classe ou cours de récré." Si la restitution de la langue semble en effet assez fidèle jusque dans l'omission des particules de négation est-elle pour autant signe de talent ? Telle est la question que l'on peut se poser face à ce livre effectivement très réaliste mais qui apparaît aussi bien pauvre, en dépit de quelques trouvailles et d'une forme narrative originale, et ne nous apprend finalement rien de bien nouveau...

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mercredi 17 janvier 2007

"J'ai pas lu mais j'ai adoré" ou De l'art de bien parler des livres que l'on a pas lus...

Tout lecteur qui se respecte aura une fois été confronté à cette terrible angoisse (ou honte avec rougissement phosphorescent à l'appui) du "J'ai pas (encore) lu" alors que votre interlocuteur vous demande hyper enthousiaste ou au contraire catastrophé votre avis sur le dernier "livre dont tout le monde parle en ce moment" ou vous livre son analyse hyper pointue sur ce chef d'oeuvre incontournable que vous DEVEZ avoir lu. Un peu d'improvisation (et de broderie) s'impose donc parfois... Le dernier exemple en date serait probablement "Les bienveillantes". Même ceux qui ne l'ont pas lu en parle très bien : se pâmant ou fustigeant à l'envie (Quoi ? Pourquoi vous me regardez comme ça ?!).

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mercredi 15 novembre 2006

"Jouer juste" de François Bégaudeau : Aimer comme un match de foot

Si vous êtes allergique au ballond rond et à toutes les grands messes/exhaltations qu'il engendre, vous serez peut-être réticent(e) à vous plonger dans ce premier roman de François Bégaudeau, "écrivain-ex-joueur de foot-prof et accessoirement chroniqueur ciné"..., couronné de toute part en 2005 pour son roman "Entre les murs". On pourrait alors vous dire que ce roman vous réconcilliera avec les hommes montés sur crampons... Et si vous êtes un adepte de ce sport national, alors vous n'aurez aucune hésitation. Mais les choses ne sont pas si simples...

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mercredi 14 juin 2006

Vincent Ravalec, Philippe Jaenada, Nicolas Rey, François Bégaudeau racontent leur meilleur souvenir foot...

Le magazine Epok, l'hebdo gratuit de la Fnac, a sorti il y a quelques semaines dans son numéro du 19 au 25 mai un "100% foot". on y trouve un intéressant dossier sur les confidences d'écrivains (mais aussi d'acteurs, de chanteurs ou de politique…) sur leurs meilleurs souvenirs de coupe du Monde

Dans ces pages, on apprend par exemple que Vincent Ravalec, le génial auteur de "Les clés du bonheur" et d '"Un pur moment de rock'n roll", et "pas grand fan de foot" raconte par exemple une rencontre à laquelle il a participé peu avant la Coupe du monde de 1998 : un match entre journalistes et écrivains. "Les journalistes étaient tous des types surentraînés venant de TF1, L'Equipe… Les écrivains eux étaient plutôt de pauvres choses tabagiques ! Il n'y avait que les auteurs de BD, Bilal et Margerin pour élever le niveau. Quant à lui, c'était la troisième fois qu'il tapait dans un ballon. Un souvenir épuisant selon lui…

François Bégaudeau, ex footballeur lui même (il a écrit "Jouer juste" sur ce thème), est plus connaisseur. Il revient sur la défaite de la demi-finale France/Allemagne de 1986. Un match qui n'est pas resté dans les mémoires, regrette t'il.
Match médiocre perdu sur une toile du gardien Joël Bats : "A la fin je me suis retrouvé à la fenêtre de ma chambre. J'étais comme un jeune romantique qui écrit son poème au milieu des ruines. J'avais 15 ans et c'était ma coupe du monde la plus lucide, puisque j'étais assez jeune pour m'emballer et assez vieux pour conscientiser."
Il a ensuite reporté son amour sur le FC Nantes.

Philippe Jaenada confie qu'il aurait volontiers joué à la place de l'avant-centre s'il avait dû choisir "parce qu'on ne court pas beaucoup, on tire souvent et quand on marque, c'est la gloire !" Son meilleur souvenir, comme de nombreux français, est celui de la fameuse coupe du monde de 1998. "Je me suis retrouvé à hurler sur les Champs Elysées, parmi des centaines de forcenés hilares (pendant que ma femme se faisait grimper par un pilote de chasse). " se souvient-il avec l'art du détail. Et d'ajouter "Maintenant si une voyante me prédisait : "Le mois prochain, tu vas danser en pagne à l'Olympia sur une musique de Francis Cabrel", ça ne m'étonnerait pas plus que ça."

Maxime Chattam, le romancier à succès de "thrillers français à l'américaine", se souvient plus particulièrement des matchs contre le Brésil. Le premier concerne le match du siècle, le quart de finale de 1986 entre la France et le Brésil (victoire des Bleus aux penalties). éJ'avais 10 ans. J'hurlais tout seul, debout sur le canapé. Subitement j'ai pris conscience que le foot ne relevait pas seulement du plaisir, mais de l'ambition, du défi psychologique."

Et enfin Nicolas Rey, grand amateur de foot également cite lui la fameuse demi-finale perdue contre l'Allemagne en 1982. "J'avais 9 ans et j'ai vu ce match extraordinaire chez moi à Vernon. A cette époque les français n'étaient pas du tout favoris, on les appelait "la bleusaille". Et puis toute la magie de la rencontre brisée d'un coup par Schumacher, les Français qui veulent se mettre en grève, Hidalgo leur disant de continuer. Et Bossis qui manque le dernier but. Quelle injustice ! C'est facile de réussir une belle victoire, c'est plus dur de réussir une belle défaite. Et celle-là a été l'une des plus formidables de l'histoire, un acte fondateur pour ma génération."

vendredi 17 mars 2006

François Bégaudeau, star du Salon du livre 2006

Le jeune auteur a été couronné lors de l'inauguration du Salon du livre, le 15 mars, par le premier prix France Culture-Télérama, pour son roman "Entre les murs".

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