« Et je t’emmène », troisième opus (après notamment un excellent recueil de nouvelles « Dernier réveillon » dont l’une a été adaptée avec Monica Bellucci) paru en 2001 n’est pas encore le roman de la consécration pour Niccolo Ammaniti, jeune auteur italien assimilé à ses débuts au courant « Cannibale » en Italie (la nouvelle génération littéraire qui rompt avec l’académisme et introduit une langue moderne et « sanguine », nourrie de pop culture et assez décriée dans les années 90), traduit aujourd'hui dans une trentaine de langues. Riche en rebondissements et personnages hauts en couleurs aussi grinçants que cocasses, il est pourtant remarquablement construit. Il préfigure le grand succès de son roman suivant en 2002, « Je n’ai pas peur » (prix Viareggio) puis de « Comme Dieu le veut » (prix Strega, où son pessimisme social se radicalise), en mettant en scène la cruauté des enfants et du monde en général, la violence des milieux déshérités où les plus faibles et les plus doux sont toujours victimes des fortes têtes… En filigrane, il dresse aussi le portrait de l’Italie profonde, de ses bleds paumés, aborde la –douloureuse- fin de l’enfance, la perte brutale de l'innocence, la fin des rêves et des illusions sous le soleil assassin où ce ne sont pas les plus gentils ni l'amour qui gagnent…Mot-clé - Niccolo Ammaniti
lundi 7 juin 2010
"Et je t'emmène" de Niccolo Ammaniti, nouvelle génération italienne entre Bret Easton Ellis et Chuck Palahniuk
Anticipation, satire, thrillers
« Et je t’emmène », troisième opus (après notamment un excellent recueil de nouvelles « Dernier réveillon » dont l’une a été adaptée avec Monica Bellucci) paru en 2001 n’est pas encore le roman de la consécration pour Niccolo Ammaniti, jeune auteur italien assimilé à ses débuts au courant « Cannibale » en Italie (la nouvelle génération littéraire qui rompt avec l’académisme et introduit une langue moderne et « sanguine », nourrie de pop culture et assez décriée dans les années 90), traduit aujourd'hui dans une trentaine de langues. Riche en rebondissements et personnages hauts en couleurs aussi grinçants que cocasses, il est pourtant remarquablement construit. Il préfigure le grand succès de son roman suivant en 2002, « Je n’ai pas peur » (prix Viareggio) puis de « Comme Dieu le veut » (prix Strega, où son pessimisme social se radicalise), en mettant en scène la cruauté des enfants et du monde en général, la violence des milieux déshérités où les plus faibles et les plus doux sont toujours victimes des fortes têtes… En filigrane, il dresse aussi le portrait de l’Italie profonde, de ses bleds paumés, aborde la –douloureuse- fin de l’enfance, la perte brutale de l'innocence, la fin des rêves et des illusions sous le soleil assassin où ce ne sont pas les plus gentils ni l'amour qui gagnent…






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