"J'ai choisi les mots comme seule arme, j'ai une confiance tout à fait illimitée en leur pouvoir."
(Michel Houellebecq)

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mardi 27 avril 2010

"C'est un livre qui doit être sexy, qui doit donner envie de faire l'amour" : Nina Bouraoui commente son dernier roman

En résonance avec le dossier "Le potentiel érotique de la littérature" qui interrogeait le rapport entre littérature et érotisme, il est intéressant de lire les propos de Nina Bouraoui (qui publie un nouveau roman "Nos baisers sont des adieux", un livre qu'elle qualifie de "répertoire amoureux", composé de portraits, de 1972 à nos jours où la narratrice se remémore ses rencontres et liaisons d'Alger, à Paris en passant par, Berlin, Zurich...), écrivain à l'écriture charnelle et organique, sur ce sujet :

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jeudi 18 septembre 2008

"Appelez-moi par mon prénom", Anatomie d'une rencontre amoureuse (+ extrait choisi)

Depuis son coup d'éclat en 1991 avec "La voyeuse interdite" (prix du livre Inter) puis son prix Renaudot pour "Mes mauvaises pensées", on connaît désormais bien la voix de la franco-algérienne Nina Bouraoui, qui a su imposer sa langue à la fois sauvage, organique et charnelle pour parler du déchirement entre ces deux identités ("Garçon manqué") mais aussi et surtout de la difficulté d'être femme et d'aimer... une autre femme ("Poupée Bella"). Comme dans "Mes mauvaises pensées" (probablement son livre le moins réussi), l'auteur déroule, dans son onzième roman, le filet serré de ses pensées en phrases, mais qui s'enchaînent ici avec fluidité et sans chapitres, pour raconter la naissance et le développement d'une passion à distance, entre une écrivain parisienne et un artiste plasticien (également lecteur admirateur) suisse de 16 ans son cadet, façon Marguerite Duras et Yann Andréa.

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mercredi 15 novembre 2006

La voyeuse interdite de Nina Bouraoui : Les évasions barbares du corps étouffé

Ce premier roman de Nina Bouraoui, écrit à l'âge de 24 ans (prix du livre Inter 1991) entre directement par la grande porte dans la catégorie "Chef d'oeuvre". Si la loghorrée cathartique de "Mes mauvaises pensées" (prix Renaudot 2005), son dernier roman, vous a dérouté (voire dégouté), découvrez ce premier petit bijou qui vous réconciliera avec l'auteur. Puisée au plus profond de ses origines algériennes, cette tragédie en quatre actes dénonce l'horreur de la condition féminine au Maghreb au nom de la pesante "tradition" et de la "pureté". Une écriture vibrante à la puissance évocatrice rare pour un livre disponible en poche à prix mini. A découvrir en priorité dans l'oeuvre de l'auteur !

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lundi 2 octobre 2006

"La vie heureuse" de Nina Bouraoui : "Je cherche un visage dans la nuit"

En nous replongeant dans la période trouble de son adolescence, agitée par la découverte de son homosexualité à travers sa passion pour la magnétique "Diane", sa camarade de lycée à Zurich en Suisse, Nina Bouraoui convoque (et conjure) nombreuses de ses obsessions : la recherche d'un visage, d'un corps à aimer, d'une bouche à embrasser, la violence du désir, le ballet des garçons et des filles dans les soirées et les boîtes, la nostalgie de l'enfance qui s'éloigne et avec laquelle il faut rompre, ses racines familiales mais aussi refait vivre toutes les années 80 à travers sa musique, ses films ou encore le fantôme de Klaus Nomi atteint du sida... En mettant en parallèle l'intensité des premières amours et déceptions adolescentes et la mort d'une de ses tantes, Carol, cancéreuse, Nina Bouraoui signe ici un roman empli de mélancolie voire de tristesse, de confusion et de douleur mais malgré tout c'est toujours la quête du bonheur, d'une "vie heureuse" qui prédomine comme en témoigne cet extrait :

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jeudi 10 août 2006

Sélection de livres d'été par Nina Bouraoui (août 2006)

Couronnée dès son premier roman, « La Voyeuse interdite » (Gallimard), Nina Bouraoui a remporté, en 2005, le prix Renaudot pour « Mes mauvaises pensées » (Stock). Ecrivain de l’intime, de l’enfance, du corps, du désir, elle propose une sélection de lectures pour l’été, fine et touchante.

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vendredi 7 avril 2006

"Poupée Bella" de Nina Bouraoui : Journal de la nuit et du désir des filles

La quête et l’acceptation de son identité constituent des thèmes majeurs et fondateurs de l’œuvre de Nina Bouraoui. L’auteur franco-algérienne confie dans ce huitième roman, en forme de journal intime, son chemin initiatique vers l’amour au féminin et dévoile sa vision du "Milieu des Filles" dans les années 80. De la découverte des codes de séduction dans les boîtes de nuit aux errances urbaines rue de Renne, dans le Jardin des plantes ou du Luxembourg, la piscine Deligny, le Marais, la rue des Archives…, où les interrogations, contradictions sur son rapport au corps, au désir l’assaillent. Sa recherche fiévreuse et hésitante, parfois aux portes de la folie, d’un équilibre à travers l’Autre. Récit vertigineux d’une éducation sentimentale homosexuelle… et universelle : une émouvante confession sur les difficultés de son existence partagée.

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jeudi 9 mars 2006

"Garçon manqué" de Nina Bouraoui : La double vie de Nina Bouraoui entre l'Algérie et la France, les filles et les garçons...

Dans ce sixième roman, Nina Bouraoui, celle dont le nom vient d’Abi le père et de raha raconter, poursuit l’exploration de ses origines et surtout ses difficultés à trouver sa place, son identité métissée tant de nationalité (française ou algérienne) qu’individuelle (garçon ou fille ?). A travers un magnifique portrait de l’Algérie de son enfance puis de la Bretagne de ses grands parents dans les années 70, elle retrace son parcours tumultueux pétri d’interrogations, de joies violentes et de déchirements sur fond de guerre d’indépendance et de racisme.

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