"J'ai choisi les mots comme seule arme, j'ai une confiance tout à fait illimitée en leur pouvoir."
(Michel Houellebecq)

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mercredi 4 mars 2009

Le concept "Paul Auster" : Cette (petite) musique du hasard... et l'influence sur la nouvelle génération

Alors que Paul Auster caracole en tête des ventes, avec son dernier ouvrage "Seul dans le noir" (plus de 80 000 exemplaires partis en quinze jours) qui fait pourtant l'objet de critiques mitigées tant de la part des médias que des lecteurs..., clôturons cette petite rétrospective de son oeuvre par une tentative de synthèse. Objet d'une adulation constante de la part de son nombreux et fidèle lectorat, malgré une série d'œuvres récentes jugées décevantes, cet auteur culte demeure une référence voire une influence pour la nouvelle génération d'auteurs, américains en particulier. Essayons donc de comprendre de façon plus transversale ce qui fait son originalité, son essence et son succès en décryptant son caryotype littéraire: son "concept"... (visuel ci-contre : Paul Auster en promo dans l'émission "Ce soir ou jamais")

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mardi 17 février 2009

"Seul dans le noir" : Paul Auster régle ses comptes avec l'Amérique de Bush... mais perd son lecteur

La critique salue, assez unanimement, le retour de Paul Auster avec « Seul dans le noir » son nouveau et quatorzième roman, non sans raison. Certains sont réjouis, d'autres moins. Je fais partie de ceux qui sont à classer dans la seconde catégorie. J'ai trouvé ce livre intéressant mais aussi ennuyeux et plein de poncifs poussifs...

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lundi 9 février 2009

"Léviathan" de Paul Auster, L'effet papillon...

Léviathan : Dans la mythologie, monstre aquatique symbolisant le paganisme. Titre d'un ouvrage de philosophie politique de Thomas Hobbes (défendant un idéal despotique du pouvoir). Depuis 1993 (traduit), c’est aussi le titre du 10e roman de Paul Auster, prix Médicis étranger et dédié à l’écrivain Don DeLillo. Un roman dans la lignée de ses précédents qui reprend bon nombre de ses obsessions littéraires mais marque aussi une évolution vers une dimension politique plus marquée (à travers l’engagement terroriste de son héros notamment). Un roman plus personnel aussi qui retrace des épisodes de sa vie, en particulier la rencontre avec sa seconde femme, Siri Hustvedt ou encore l’artiste plasticienne, Sophie Calle. Ce roman bien qu’inégal figure souvent au palmarès du meilleur de Paul Auster et fait l’objet d’un bouche-à-oreille lecteurs qui ne se dément pas.

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lundi 2 février 2009

La trilogie new-yorkaise de Paul Auster/Cité de verre, Revenants et La chambre dérobée : « Rien n’est réel sauf le hasard », romans existentiels à élucider…

Refusé par 17 éditeurs. C’est ainsi que « Cité de verre », le chef d’œuvre de Paul Auster qui ouvre sa trilogie new-yorkaise (complété par la suite de deux autres récits « Revenants » et « La chambre dérobée » parus en 1988) a commencé sa carrière littéraire. De quoi redonner espoir aux nombreux wanna-be qui tentent désespérément de trouver éditeur à leur manuscrit ! Lorsqu'il paraît enfin, en 1985, c’est le début de la consécration pour son auteur (qui aura bien tiré « le diable par la queue » auparavant, comme il le raconte dans un essai éponyme) qui est sélectionné pour le prix Edgar Allan Poe du roman à suspense, l'une des plus importantes distinctions, et considéré comme la grande révélation littéraire de l'année. C’est en France que l’accueil sera le plus enthousiaste : ses ouvrages sortent d’ailleurs dans l’hexagone avant d'être publiés aux Etats-Unis. Poète, traducteur, essayiste, Paul Auster acquiert ici ses galons de romancier. Un romancier singulier, inclassable qui émerveille et fascine avec ses histoires baignées de surréalisme, entre le conte philosophique et le faux polar (made in NYC !). Des romans à lire comme un jeu ou une rêverie, une sorte de puzzle à reconstituer indéfiniment, une énigme imaginaire à élucider sans fin. Le lecteur doit accepter de s’abandonner à son univers « hors des lois de la nature » et au fil des pages se laisser envoûter…

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mardi 27 janvier 2009

"Moon palace" de Paul Auster, Odyssée urbaine et lunaire...

Moon palace publié en 1990, fait partie des romans majeurs de Paul Auster, écrits lors de sa période littéraire particulièrement fertile aux côté de "La trilogie new-yorkaise", "Le voyage d’Anna Blume" ou encore "Léviathan". Il contient ainsi tous les thèmes et obsessions chers à l’auteur et qui constituent l’essence de son œuvre : New-York, l’errance, la solitude, la folie, les "sortilèges du hasard" (pour reprendre l’expression de Kundera), la quête d’identité, de ses origines (et plus particulièrement du père) et l’introspection. Construit à la façon d’un roman d’aventures décalé et expérimental mâtiné d’une touche fantastique, il nous entraîne dans une « odyssée » urbaine où son (anti-) héros croisera des personnages farfelus et hauts en couleur qui peu à peu le révèleront à lui-même. Un parcours initiatique captivant pour certains, déroutant voire ennuyeux pour d’autres…

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vendredi 23 février 2007

L'art d'écrire et l'engagement politique de l'écrivain selon Paul Auster

Dans un entretien accordé au magazine Lire, de février 2007, à l'occasion de la parution de son dernier opus "Le scriptorium", raté selon le critique Eric Neuhoff au Figaro ("Ca se voudrait kafkaïen, ça n'est que plat, secondaire, radoteur, prévisible et narcissique" écrit-il, colérique à son sujet !) Paul Auster, qui fête ses 60 ans (et publiait il y a 20 ans, en 1987, son premier succès : "Cité de verre"), a confié sa conception de l'art d'écrire, la part sombre de l'écrivain, et a ré-affirmé ses positions politiques notamment son rejet des actions de Bush. Son dernier roman peut aussi être lu comme une parabole politique a t'-il expliqué. Des propos intéressants au regard des interrogations soulevées ici récemment sur les impasses mortelles du roman et la pertinence du mariage littérature/politique.

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