"J'ai choisi les mots comme seule arme, j'ai une confiance tout à fait illimitée en leur pouvoir."
(Michel Houellebecq)
"In the particular is contained the universal."
(James Joyce)

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Frédéric Beigbeder se souvient de ses « premières fois »

Chroniqueur littéraire au  » Grand Journal  » de Canal Plus, éditeur chez Flammarion et écrivain, Frédéric Beigbeder fêtait en 2005 ses 40 ans tout en s’apprêtant à porter à l’écran  » L’amour dure trois ans « , l’un de ses premiers romans.

Interrogé par le journal Infra-rouge, le journal de l’actualité et des loisirs noctures à Paris, il revient sur sa première cuite, son premier passage télé (qui remonte tout de même à l’âge de 10 ans !), son premier slogan (pour Nova) du temps de ses années pub, ses premières dédicaces (pour son premier roman : « Mémoires d’un jeune homme dérangé », qui n’attirait, alors, pas les foules aux salons…), le premier roman qu’il a publié en tant qu’éditeur chez Flammarion (« Une fièvre impossible à négocier » de Lola Lafon, depuis il en a édité environ 25 dont Pierre Mérot et Paul Jimenes) et enfin premières fâcheries (avec les écrivains dont il critique les livres notamment, à l’image de Christine Orban l’une des premières, mais aussi par la suite, Marc Lévy qui est l’un des plus gentlemans « puisqu’il continue à lui serrer la main alors que d’autres quittent la pièce en le voyant. »


Le dandy rajouterait sans doute aujourd’hui la rédaction de Voici, son ex employeur, pour qui il rédigeait de célèbres chroniques depuis neuf ans. Il a quitté et attaqué ce magazine qui avait publié des photos de lui, de sa compagne Laura Smet et de sa fille en vacances sans son autorisation. Il expliquait au Parisien : « Cela devient trop bizarre d’écrire dans un journal dans lequel on se retrouve à la une en caleçon avec son enfant et sa compagne. A la limite, ça pourrait m’amuser. Mais on ne se rend pas compte des dommages collatéraux. Ces photos ont fait du mal à beaucoup de mes proches. » Un constat qui peut sembler ironique pour celui qui affirmait il y a quelque temps qu’ «être dans Voici est grave, mais ne pas y être est pire.»

Un flash back intéressant à lire sur Infra-rouge