"J'ai choisi les mots comme seule arme, j'ai une confiance tout à fait illimitée en leur pouvoir."
(Michel Houellebecq)
"In the particular is contained the universal."
(James Joyce)

Romans et Histoires d’amour – le couple

Sélection de livres qui explorent nos sentiments et mettent à nu les secrets de la chair et de l'âme... Romans sur la rencontre amoureuse, vie à deux, le couple la séduction, le désir, la jalousie, la misère affective et/ou sexuelle, la rupture, les déviances... Romans psychologiques, romans d'analyse, les romantiques classiques et modernes qui scrutent l'antaomie du coeur.

Un peu de soleil dans l’eau froide de Françoise Sagan: « On finira par empoisonner les gens tristes un jour »

Un peu de soleil dans l’eau froide est le 8e roman de Françoise Sagan publié en 1969, à l’âge de 34 ans et adapté au ciné en 1971 par J.Deray sur un scénario de Sagan. Elle reprend ici la tradition de ses jolis titres inspirés de vers de poésie (ici Paul Eluard) qui illustre parfaitement bien le propos ( de « subir sa douleur ») du roman qui aborde notamment le sujet de la dépression. Une maladie que Sagan, qui s’est toujours définie comme quelqu’un de « gaie », n’expérimentait pas elle-même au moment de l’écriture a priori, même si elle avait traversé en 1957 l’épreuve d’un accident de voiture l’ayant laissé dépendante d’un dérivé de morphine (ce qu’elle raconte dans son journal publié sous le titre de « Toxique »).

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La chamade de Françoise Sagan : « Le bonheur était sa seule morale »

La chamade est le 6e roman de Françoise Sagan (après une série de pièces de théâtre notamment), publié en 1965, alors qu’elle avait 30 ans (âge également qu’elle donne à son héroïne Lucile, rajeunie à 25 ans dans l’adaptation ciné de 1968 avec l’éclatante jeune Deneuve dans le rôle titre). Dans la lignée de ses précédents opus, Sagan poursuit son exploration des affres de l’amour chez les riches parisiens de son milieu bourgeois, de l’ambiguïté des sentiments, leur part d’ombre, leurs paradoxes, les dilemmes du cœur, ou encore la cruauté de la séduction. Ici c’est la définition de l’amour heureux qui se trouve plus particulièrement questionnée ou plus précisément l’amour peut-il suffire au bonheur ? Tandis que lui fait écho la maxime de l’argent qui ne le ferait pas… Pour répondre à cette équation, abandonnant le triangle amoureux, elle met ici en scène un quatuor de deux couples de générations diverses, et s’amuse à déplacer les pions de ce nouvel échiquier à plusieurs variables…

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Celle que vous croyez de Camille Laurens: « L’amour c’est vivre dans l’imagination de quelqu’un »

Avec Celle que vous croyez, paru lors de la rentrée littéraire de janvier 2016 dernière, Camille Laurens frappe fort et poursuit son exploration des rapports amoureux à l’heure d’Internet, débuté avec le très bon « Romance nerveuse » (2010) dont il pourrait être le tome 2. Elle continue de tisser ses motifs de « bad romance » où des femmes mûres, vieillissantes, sont malmenées par leur attirance pour leurs cadets trentenaires goujats et glandeurs, incapables de leur donner l’attention et l’amour qu’elles recherchent désespérément. Elle livre au passage une réflexion intéressante sur le désir amoureux qu’elle associe à l’écriture et à la fiction, au travers d’un dispositif narratif original où Internet devient la scène où les amants jouent avec leur imaginaire et leur identité jusqu’à s’y perdre…

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« La clef, la confession impudique » de Tanizaki

« La clef, la confession impudique » de Tanizaki fait écho au roman de son confrère Kawabata (« Les Belles endormies »), tous deux maîtres de la littérature japonaise des années 30-40. Tous deux ont placé la femme et les arcanes (sombres) de la séduction au cœur de leur œuvre. La femme tentatrice, manipulatrice ou innocente, suscitant un désir obscur et parallèlement le spectre de la vieillesse, de la mort. Dans cette œuvre majeure d’après guerre, « La clef, La confession impudique » (écrit en 1956 à la fin de sa vie), cette sensualité puissante de la femme s’exerce de façon inconsciente…

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« Amour, prozac et autres curiosités » de Lucia Etxebarria: Madrilènes au bord de la crise de nerf

« Amour, prozac et autres curiosités » de Lucia Etxebarria, l’univers de l’impétueuse écrivain espagnole est souvent résumé par l’adage « Sexe, drogue and rock’n roll ». Il est vrai que l’auteur, post-movida, née en 1966, journaliste, scénariste, biographe de Kurt Cobain et de Courtney Love et distinguée par les prestigieux prix Nadal et Planeta, possède une liberté de ton qui détonne. A la fois déjantées et extralucides, ces héroïnes trentenaires naviguent (et se noient parfois) dans les milieux branchés, aisés ou interlopes de Madrid, non sans rappeler l’univers d’Almodovar, à qui elle est souvent comparée. Alors que la romancière publie son cinquième opus « Un miracle en équilibre », « Amour, prozac et autres curiosités » (1997) reste le plus réussi, sorte de version pop-furieuse de Bridget Jones…

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Un amour insensé de Tanizaki : L’attraction-répulsion de l’Occident

A la lecture d’« Un amour insensé » de Tanizaki, d’indéniables corrélations psychologiques apparaissent entre l’oeuvre du romancier Moravia et celle de son aîné japonais Tanizaki, tous deux fins observateurs des affres amoureux et de la séduction (diabolique) des femmes. Il n’est donc pas étonnant de voir l’Italien préfacer cette œuvre majeure publiée en 1925 (peu après le tremblement de terre de 1923 qui détruisit Tokyo) au milieu de sa carrière et qui préfigure un autre de ses chefs d’oeuvre « La confession impudique » en 1965. Ce texte a été dénoncé à sa parution comme « le reflet d’un esthétisme décadent, en raison de son indécence revendiquée« .

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37°2 le matin de Philippe Djian : L’amour peut-il sauver de la folie ? ou Itinéraire des amants maudits…

« 37° 2 le matin » paru en 1985 est LE (et troisième) roman de Philippe Djian, celui qui l’a révélé au grand public et l’a transformé en auteur à succès tout en acquérant le titre de «roman culte », écoulé à plus d’un million d’exemplaires (hors traductions). Tout le talent de cet écrivain emblématique des « années 80 rugissantes » se déploie ici avec maîtrise et trouve dés lors une puissance émotionnelle encore jamais atteinte.

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Passion simple d’Annie Ernaux : « Le sens de cette passion est de ne pas en avoir »

Dans Passion simple, Annie Ernaux est claire dés le départ: le sujet de son œuvre ce sera Elle, sans mascarade, sans fards, sans pseudo transposition artificielle, tout juste des noms, des lieux masqués pour préserver son entourage et l’usage assumé du « je ». Elle déplore aussi à la fin de « Passion simple » : « (…) il est possible que l’obligation de répondre à des questions du genre « est-ce autobiographique ? », d’avoir à se justifier de ceci et cela, empêche toutes sortes de livres de voir le jour, sinon sous la forme romanesque où les apparences sont sauves. » En effet, il est de bon ton en France -et ailleurs (cf. Rachel Cusk avec « Aftermath »)- de dévaloriser, d’attaquer, d’insulter la littérature intimiste, rebaptisée par ses détracteurs « nombriliste » (et autres qualificatifs oiseux). Combien de pseudo critiques avons-nous lu, utilisant cette formule comme argument définitif pour juger de la qualité d’un livre, alors que tant de chefs d’œuvre viennent les contredire… ?

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Pas son genre de Philippe Vilain : « La philo nourrissait mon existence quand les magazines people dévoraient la sienne. »

« Pas son genre » de Philippe Vilain revisite le thème de la lutte des classes et du choc des cultures, devenu un classique de la littérature et du cinéma qui affectionnent particulièrement explorer ces relations amoureuses « contre-nature » entre statuts sociaux opposés. C’est presque le même duo que Pascal Lainé (avec la Dentellière en 1977) que choisit Philippe Vilain, pour son 7e roman (2011) en opposant le figure de la culture par excellence, le professeur (de philo) et son antithèse incarnée par la -jeune- coiffeuse, portée au cinéma en 2013 avec Emilie Dequenne dans le rôle de cette dernière (après avoir interprété en 2001 une femme de ménage dans le film éponyme qui séduit son patron, ingénieur son -Bacri- dans le film, écrivain dan le livre de Christian Oster dont il était adapté, plus optimiste sur la viabilité d’un tel couple).

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Romance nerveuse de Camille Laurens : « Qu’est-ce qu’une histoire d’amour, sinon une scène de crime ? »

camille-laurens-romance-nerveuse-roman.jpg « On écrit toujours sur le corps mort du monde ou le corps mort de l’amour » déclare Camille Laurens, en citant Marguerite Duras, avec qui elle entretient, sans doute, une certaine filiation. Publié en 2010 (et en poche en 2012), ce 13e roman de Camille Laurens, est en effet le roman de la rupture au sens large…
Celle d’avec son éditeur de longue date P.O.L. (le roman est le premier paru chez Gallimard) suite à la polémique entre l’auteur et Marie Darrieussecq en 2007, qu’elle a accusée de « plagiat psychique » (pour son roman « Tom est mort »), une histoire douloureuse qui aura affecté tous ses protagonistes mais qui n’aura heureusement pas abattu l’auteur de « Dans ces bras là ». Loin d’écrire un règlement de compte, elle ne fait de l’affaire qu’un point de départ pour nous raconter une toute autre histoire, d’amour, encore une fois.

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La vie sexuelle de Catherine M de Catherine Millet, Histoire de C

En 2004, 3 ans après sa parution en France un petit livre devance de 3 longueurs des poids lourds tels que Mary Higgins Clark ou Patricia Highsmith au box-office anglo-saxon. Son nom ? « The sexual life of Catherine M. » En français « La vie sexuelle de Catherine M », le récit explicite de l’éducation sexuelle et des nombreuses aventures (en particulier « sexualité de groupe ») de la très respectable et intellectuelle directrice du magazine Art Press (une référence dans le milieu de l’art moderne), ouvrage souvent comparé à « My Secret Life » d’Henry Miller (anonyme initialement). Lauréat du prix Sade 2001 et traduit dans 36 pays. 300 000 exemplaires vendus en Allemagne en quelques mois, 100 000 en Hollande, 260 000 en Angleterre, en Australie et surtout aux Etats-Unis (voir les différentes « reviews » anglo-saxonnes), fait rarissime pour un livre français. Pas mal pour un livre qui n’avait été tiré qu’à 2000 exemplaires… avant de se vendre à 1 million dans son propre pays ! Près de 2, 5 millions d’exemplaires auraient été aujourd’hui vendus tout pays confondu. Porté par un énorme buzz lié à son aura sulfureuse d’une part, et l’identité de son auteur d’autre part, ce livre a comme d’habitude été victime de bon nombre de préjugés et raccourcis réducteurs. 7 ans plus tard, loin du scandale médiatique, redonnons sa juste valeur à ce précis d’exploration intime, véritable ovni érotico-littéraire :

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Risibles amours de Milan Kundera: « Toute vie humaine a d’incalculables significations… »

« Risibles amours » de de Milan Kundera, recueil de nouvelles écrit entre 1959 et 1968, est considéré comme le point de départ de l’entreprise romanesque de Milan Kundera. Une œuvre incontournable donc pour saisir toute les subtilités des romans qui vont suivre, en particulier « La plaisanterie » ou dans une moindre mesure « La vie est ailleurs » écrites dans le même cycle. Puis d’autre part « La Valse aux adieux » (qui fait écho à la nouvelle « Le Colloque ») ainsi que « Le livre du rire et de l’oubli » qui est en quelque sorte un retour aux sources. Kundera considère même que c’est avec la première nouvelle « Personne ne va rire » qu’il est parvenu à « trouver sa voix d’écrivain ».

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Les jeunes filles d’Henry de Montherlant : « Je vous aime à mes risques et périls »

Les « jeunes filles » de Montherlant, immense succès et scandale de 1936 (dont Simone de Beauvoir s’est faite la plus célèbre critique*), son cinquième roman, est le premier tome d’un cycle de 4 (suivi de « Pitié pour les femmes », « Le Démon du bien » et « Les Lépreuses »). A travers la figure de la « groupie », il dessine le portrait d’une certaine féminité et masculinité, de la misère affective et du drame d’aimer sans retour. Avant Bridget Jones ou Clémence Picot, il y avait donc « les jeunes filles », terribles et magnifiques :

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« Avant, pendant, après » / « Les aimants » de Jean-Marc Parisis: Boy meets girl…

Le 11/01/2012 est sortie la version poche de « Les aimants », roman phare de la rentrée littéraire 2009 (et sixième) de Jean-Marc Parisis , qui avait été sélectionné pour les prix de Flore et Renaudot Entré sur la scène littéraire en 1987 avec un premier roman « La mélancolie des fast-foods » qui met en scène un jeune punk en rébellion contre la société et adepte d’un « fascisme passif » (ressorti en poche en janv. 2010 chez J’ai lu). 45e prix Roger Nimier (courant néo-hussard) en 2007, il est salué pour son « style ciselé » et sa « finesse ». Qualifié « d’orfèvre du battement de coeur », l’auteur porte bien son nom car son univers est en effet très parisien, « bobo » diront certains, dans la lignée d’auteurs tels que Beigbeder, N.Rey, Jaenada, Mérot ou encore Joncour. On boit des mojitos dans les cafés de la rue Buci, on se sépare rive droite pour mieux se retrouver rive gauche, on s’échange des numéros de téléphone dans des appartements haussmanniens ou à la Sorbonne, on travaille dans la pub ou les médias, on noie son chagrin dans un rail de coke… Si vous aimez l’un de ces auteurs, alors vous entrerez avec plaisir dans ses histoires d’amour où les hommes sont toujours des Casanovas un peu lâches, fuyants, faux blasés et vrais romantiques, errant de femme en femme avant de se laisser harponner par l’une d’elles et en souffrir… Retour sur ses romans phare, « Avant, pendant, après » et « Les aimants » suivi d’une interview de l’auteur :

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« L’amour dure trois ans » de Frédéric Beigbeder, Anti-traité de l’amour moderne… « Flirting with disaster »…

« L’amour dure trois ans » de Frédéric Beigbeder sort sur les écrans en ce 18 janvier 2012, et que le roman culte est ré-édité avec une nouvelle couverture, retour sur ce célèbre troisième roman (et dernier volet de la trilogie dont Marc Marronnier est le principal protagoniste). Après le succès relatif (mais néanmoins très honorable pour un jeune auteur) de ces deux premiers opus (« Mémoires d’un jeune-homme dérangé » et « Vacances dans le coma »), c’est avec « L’amour dure trois ans », que Frédéric Beigbeder s’impose en 1997, alors âgé de 31 ans, avec « ses aphorismes trash mâtinés de romantisme fleur bleue »

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« Contribution à la théorie du baiser » d’Alexandre Lacroix : « Le baiser est l’alpha et l’oméga de l’expérience amoureuse. »

Dans « Contribution à la théorie du baiser », Alexandre Lacroix (auteur de divers romans autofictifs et directeur de Philosophie magazine) raconte qu’un soir, sa femme lui a fait le reproche de ne pas l’embrasser assez et d’être « aride ». Au lieu de la prendre dans ses bras et la couvrir de baisers, ce dernier hausse les épaules et… rédige un traité sur l’Histoire du baiser ! Sous tous les angles : historique, artistique, littéraire, physiologique voire métaphysique (comme la présence des dents qui lui donnent « une saveur d’outre-tombe »).

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« La patience des buffles sous la pluie » de David Thomas : « (…) S’il te plaît, avant de me réveiller, laisse-moi finir mon rêve »

Présenté en 2009, ce premier roman, coup de coeur de Buzz littéraire, vient d’être publié au Livre de poche (après une adaptation au théâtre à la Manufacture des Abbesses), l’occasion de le remettre à la Une et de le découvrir en urgence !
Conseillé par Nicolas Rey, préfacé/encensé par Jean-Paul Dubois et plébiscité par le jury de lecteurs du prix Orange, « La patience des buffles sous la pluie » (titre animalier non sans rappeler « Le chameau sauvage » de Jaenada et la résonnance ne s’arrête pas là !) est un premier roman/recueil sorti tout droit de la même maison que Christophe Nicolle, les éditions Bernard Pascuito. Cet auteur de théâtre partage avec son confrère un style direct et rapide ainsi qu’un univers commun : celui des affres sentimentales modernes, du couple, de la séduction et du désir… A travers les voix d’une multitude d’hommes et femmes, de tous âges, il revisite toutes les équations amoureuses. Une sorte de strip-tease où les antihéros nous dévoilent, tour à tour, leurs doutes, paradoxes, malaise et souffrance dans leurs relations et incompréhension mutuelle. A la façon d’un « Combien de fois je t’aime » de Serge Joncour, il brosse en près de 70 « microfictions » (parfois des instantanés d’une seule page ou d’un gros paragraphe), la palette des sentiments, frustrations, obsessions, rancœurs, désillusions mais aussi l’envie, la tendresse, la pureté de l’amour porté à un être. Plutôt noir, parfois grinçant mais toujours émouvant et juste.

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Le mépris d’Alberto Moravia : « J’éprouvais une sensation précise d’abandon et l’épouvante de cet abandon… »

Le mépris d’Alberto Moravia est plus connu pour son adaptation ciné par le pape de la Nouvelle vague Godard et l’éclatante Bardot. Pourtant l’auteur italien, également essayiste, scénariste et journaliste, reste l’un des grands romanciers du XXe siècle (1907-1990), étudié dans les programmes scolaires transalpins. Maître de l’analyse psychologique en particulier des relations amoureuses, on trouve au cœur de son œuvre, l’obsession récurrente (et déçue) d’une quête de pureté, de vérité mais aussi l’incommunicabilité entre les êtres…

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« La ballade de l’impossible » d’Haruki Murakami: Dérive nostalgique et sensuelle dans le Tokyo étudiant post 68

« La ballade de l’impossible » d’Haruki Murakami, livre qui l’a propulsé sur le devant de la scène internationale (paru en 1987 au Japon et vendu à plus de 4 millions et demi, et 8 millions si l’on compte les éditions poche, exemplaires, traduit dans 36 langues) fait écho à son beau conte sur le désir et la nostalgie « Au Sud de la frontière, à l’ouest du soleil ». A mi-chemin entre un roman d’apprentissage et un « campus-novel » asiatique, poétique et sensuel, l’écrivain japonais revient sur les traces de sa jeunesse étudiante dans les années 70, les amitiés et surtout les relations amoureuses qui ont jalonné cette époque marquée par l’ennui, l’incertitude et un certain plaisir malgré tout, avec en toile de fond les grèves anti-impéralistes, la vie des foyers de garçons, leurs passions musicales et culturelles et les cours d’histoire du théâtre…

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« Lunes de fiel » de Pascal Bruckner (adapté par Polanski) : « Vivre une passion d’où je ne reviendrai pas »

Pascal Bruckner, dans son roman « Lunes de fiel » (1981), adapté par Roman Polanski, et l’un de ses grands succès sans pour autant avoir la notoriété des Particules élémentaires (publié plus de 15 ans après en 1998), aborde notamment le thème de la faillite du couple à travers l’usure inévitable du désir.

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