Rhétorique amoureuse

Sélection de livres qui explorent nos sentiments et mettent à nu les secrets de la chair et de l'âme... Romans sur la rencontre amoureuse, vie à deux, le couple la séduction, le désir, la jalousie, la misère affective et/ou sexuelle, la rupture, les déviances... Romans psychologiques, romans d'analyse, les romantiques classiques et modernes qui scrutent l'antaomie du coeur.

« Viande » de Claire Legendre : Les dévorations amoureuses…

Dans ce deuxième roman « Viande » qui a révélée Claire Legendre au grand public en 1999, après un premier coup d’essai remarqué « Making of » (inspiré du polar américain), alors âgée de seulement 20 ans (née en 1979), elle dresse un portrait de la féminité moderne troublant et vindicatif à travers les trajectoires de deux jeunes filles, Un roman original aux accents surréalistes voire féministes, « écrit comme un cri ».

« Perspectives de paradis » de Bénédicte Martin : Instantanés de féminité, sensoriels et poétiques

Dans « Perspectives de paradis » de Bénédicte Martin, son deuxième recueil (après Warm-up en 2003), la jeune romancière, âgée de 28 ans, dévoile, à travers 25 courtes nouvelles (de 2 à 8 pages), comme autant d’instantanés dans la vie d’une femme, les jours ou les nuits d’attente amoureuse, de passion, d’ennui, de jalousie, de plaisir ou d’angoisse de jeunes femmes acidulées, romantiques, vulnérables, émouvantes ou sexy. Elle semble nous entrouvrir la porte, comme sur la couverture de son livre, de leur intimité, de quelques instants volés à leur Féminité…

« Adultères » de Woody Allen, le génie des névroses et autres trahisons amoureuses new-yorkaises

D’abord il y a eu le choc de Manhattan, ensuite d’Annie Hall, d’Hannah et ses soeurs ou encore d’Interiors et tout récemment celui de Match point (même si le plaisir est légèrement rogné quand on a déjà vu Une place au soleil). La découverte d’un monde doré et cultivé où derrière chaque histoire d’amour, chaque marivaudage, il y a un poème de Keats, un livre de Shakespeare ou un morceau de John Coltrane. Un monde où l’on se fait de grandes déclarations dans une expo d’art moderne, chez un bouquiniste, sous un pont face à l’Hudson ou dans la salle d’attente de son psy… Woody Allen et moi, une grande histoire. Un père spirituel, un idéal masculin, un pygmalion, une muse, un modèle, un sauveur, un mythe… Le seul capable de vous parler aussi bien de l’oeuvre de Verdi que du dernier match de base-ball qu’il vient de voir… (re)Voir un de ces films, c’est s’émerveiller, engranger chaque fois une nouvelle énergie, c’est retrouver l’espoir, la confiance. Se dire que rien ne va, mais tout roule quand même. C’est déprimer dans un grand éclat de rire. Toujours avec une élégance folle. Mais avant d’être réalisateur, l’homme est auteur. Et même « auteur de sketch pour le music-hall » comme il se qualifie quand il évoque sans honte ses débuts. Il en a gardé un talent incroyable pour les répliques qui font mouche, à l’humour incisif et un goût pour les situations théâtrales. C’est donc tout naturellement qu’il a aussi écrit pour la scène. Adultères (« Three One-Act Plays » en VO) est une fantaisie dramatique : trois courtes pièces (Riverside Drive, Central park West et Old Saybrook) en un acte, indépendantes les unes des autres, avec pour fil conducteur l’adultère donc. Cette oeuvre de jeunesse, montée pour la première fois en 2003 à l’Atlantic Theater de New-York, se joue actuellement à Paris. J’ai eu la chance de les voir. Jubilatoire !

« Le potentiel érotique de ma femme » de David Foenkinos : le burlesque et l’imagination contre l’usure du désir

« Le potentiel érotique de ma femme », grand succès de David Foenkinos, récompensé par le prix Roger-Nimier, ce troisième roman, publié en 2004, aura été celui de sa révélation publique. Et pour cause, il parvient ici à maîtriser son style burlesque et lui donne enfin toute son ampleur. On y retrouve son univers familier peuplé de héros atypiques, aux névroses obsesionnelles inhabituelles, en proie à l’angoisse de la solitude… Il revisite ici les thèmes universels de la quête amoureuse, du couple et de l’usure du désir, sous un jour complètement inédit et ludique.

Serpents et piercings d’Hitomi Kanehara : Fuir le mal psychique par la douleur physique – COUP DE COEUR

Digne héritière de son aîné Ryû Murakami (qui la plébiscite), la jeune romancière Hitomi Kanehara est devenue en l’espace de trois romans, une star littéraire au Japon, et la nouvelle chef de file de la culture nippone underground. Agée seulement de 20 ans, son premier roman, Serpents et piercings (écrit à 19 ans), lui a valu le prix Subaru, puis, plus tard dans l’année, le plus prestigieux prix littéraire japonais, le prix Akutagawa (équivalent du prix Goncourt) !. Pour le New York Times, elle est « l’icône de la culture pop japonaise » (expression passe-partout qui finit par ne plus vouloir rien dire…). Au delà de l’engouement médiatique et de sa réputation sulfureuse, l’auteur explore dans ce roman trouble, qui n’est pas sans rappeler le « Crash » de David Cronenberg (appliqué au monde des tatouages et du piercing), les rapports entre plaisir et douleur, et toute la symbolique qui sous-tend ses actes de barbarie que s’inflige une certaine jeunesse tokyoïte…

« Feu occulte » (et « Bonté divine ») d’Elizabeth Crane : Des contes new-yorkais entre « dates » et états d’âmes au féminin

« Le fait même que tu emploies le mot garçon à ton âge en dit long. Tu pourrais fort justement soutenir que ce sont tous des garçons, ces gens que leur âge définit autrement comme des hommes, mais à dire vrai, tu te sens plus intéressé par des hommes qui ressemblent à des garçons, par ceux qui travaillent dans des magasins de disque ou qui sont livreurs, ou qui se couchent vraiment tard, ou qui fument dés le réveil, ou encore souvent par ceux qui ne sont pas particulièrement grands, que par des hommes qui ressemblent à des hommes, qui travaillent dans des bureaux, des hommes de grande taille cravatés et bien peignés, qui ont l’air responsables, même si tu déclares vouloir un mec qui conduise. » C’est pour ce genre de vérité qui ne manquera pas d’interpeller les adulescents qu’Elizabeth Crane, enfant chérie de la critique à Manhattan qui voit en elle « une nouvelle Dorothy Parker« , mérite d’être lue (au moins pour comprendre l’engouement médiatique et public !).

La sexualité féminine selon Despentes, Laurens, Delaume, Angot, Darrieussecq, Nothomb… et une journaliste de presse féminine overdosée…

Mantes religieuses ou castratrices, les femmes et leurs corps sont, selon les deux chercheuses Christine Détrez et Anne Simon, encore victimes de représentations régréssives. Et les nouvelles plumes féminines n’arrangent pas la situation, déplorent-elles… Dans leur essai intitulé « A leur corps défendant », aux éditions du Seuil, elles passent au crible leus écrits pour y débusquer les clichés sur la féminité et dénoncer l’appauvrissement du discours sur la femme. Un diagnostic un peu dur, passablement réac voire exagéré, mais non dénué d’intérêt… De son côté Anne Steiger, ex « Madame sexo » pour Cosmo, Marie-Claire et consorts, relate avec un humour désabusé ses tribulations au pays de la libido version presse féminine où la surenchère aura fini par lui donner la nausée… On craint le racolage mais cela s’avère drôle, sincère…et instructif !

« Le sablier » de Sofia Guellaty : Something’s got to give

Avec « Le sablier », Sofia Guellaty écrit un roman sur une jeune femme qui s’ennuie, une jeune femme qui attend que « quelque chose » se passe, que « quelque chose » arrive : il fallait oser. Oser écrire le vide, la solitude, le rêve, sans ennuyer son lecteur. Le pari était risqué mais Sofia Guellaty, jeune auteure de 22 ans, réussit, comme par magie, dans son premier roman à créer une histoire aérienne, poétique et sensuelle autour de son héroïne à mi-chemin entre Marilyn et Sue perdue dans Manhattan. Les rêveries de cette promeneuse solitaire sont un petit bonheur…

« Polocoktail Party » de Dorota Maslowska : un « Holden Caulfield » anti-ruskoff, halluciné et…très attachant

On approche « Polocoktail Party » de Dorota Maslowska avec beaucoup d’a-prioris, liés au « phénomène de star littéraire » de son auteur : très jeune (lycéenne de 19 ans au moment de l’écriture), livre écrit en un mois (toujours se méfier des « records »), une jolie blonde genre lolita un peu trash, les comparaisons dythirambiques (Céline, Gombrowicz…), les thèmes racoleurs (sexe, défonce aux amphétamines et discothèques…) et un style à couper au couteau… Ce brûlot réserve en réalité une bonne surprise et rappelle le chef d’oeuvre de Salinger « L’attrape coeurs » dans une version anti-ruskoff et hallucinogène.

« Mon bel amour » de Frédéric Poincelet : Variations graphiques sur l’intimité des couples

Tout le monde en parle (et chante ses louanges)… Des « Inrocks » au journal « Le Monde » en passant par Télérama, « Chronicart », « A nous Paris » et presque tous les magazines spécialisés de la BD… De qui ? De Frédéric Poincelet pardi ! Et de son dernier album « Mon bel amour ». Révélant ainsi cet auteur, plébiscité depuis de nombreuses années par la scène graphique underground, au grand public. Ce graphiste-illustrateur, connu pour ses esquisses à la fois nerveuses et angoissantes, tour à tour crues ou poétiques et ses dessins hachurés, annotés ou ultraréalistes (voir sa série « Le périodique » et surtout son Essai sur le sentimentalisme), a beaucoup travaillé autour des thèmes qui l’obsèdent : le sacrifice, la douleur, l’amour ou encore les apparences. Avec « Mon bel amour », il livre une étonnante radioscopie de la fragilité du couple, toute en délicatesse et subtilité…

Vodka-Cola d’Irina Denejkina : petites anarchies amoureuses, éthyliques et concerts de rock…à la russe !

Que l’on soit sous le ciel de Saint Petersbourg, de Paris, Londres ou New-York, les choses ne sont finalement pas si différentes quand on a 12, 17 ou 20 ans… On zone, on se cherche, on se goûte, on se touche, on tâtonne on hésite, on doute, on éclate et on gamberge surtout… Beaucoup ! Les adolescents d’Irina Denejkina, étudiante en journalisme russe né en 1981 (et encore au lycée lorsqu’elle écrit ses récits) sont comme les autres : à la fois insouciants et rebelles, cruels et fragiles. Des garçons et des filles qui se croisent, s’entremêlent, se déchirent, s’écorchent, s’embrasent… De petits instants de grâce à l’aube des nuits blanches, autour d’une bière, de cigarettes que l’on fume pensif en essayant de se remémorer les évènements de la veille, aux premiers désirs-dépits amoureux rythmés de paroles rock… Qualifiée par la presse de « porte-parole de la génération post-Perestroïka » et de « chef de file de la littérature Pop en Russie », la jeune fille (repérée sur Internet et traduite dans 14 langues) possède, sans conteste, une voix entêtante et un art pour croquer l’ambiguité des relations et des sentiments… Et les rendre universels.

« Ivre du vin perdu » par Gabriel Matzneff : Pladoyer pour le souvenir amoureux

Quatrième roman de Gabriel Matzneff, publié en 1981, Ivre du vin perdu, dont le magistral titre est inspiré d’un poème de Catherine Pozzy,est un vibrant hommage et plaidoyer pour le souvenir et la mémoire amoureuse, à travers la voix de Nil Kolytcheff (double de l’auteur) qui reste hanté par sa grande passion amoureuse « Angiolina-Diabolina ». Adolescente de 15 ans, à la fois femme fatale et tyrannique, « rose sauvage » et « tendre démon ». Il s’élève ainsi contre « l’ostentatoire oubli de l’inoubliable » et le « génie amnésique des femmes » tout en reprenant ses thèmes chers, ses « idées fixes » comme il les appelle et qu’il chérit : la voluptuosité des « moins de 16 ans », la toute puissance de l’amour charnel, ses conquêtes multiples aux portes des lycées, l’éphémérité des sentiments, le mysticisme (religion orthodoxe), son obsession du « rester jeune » (par la diététique), ou encore la hantise du temps qui passe… Du jardin du Luxembourg à la piscine Deligny, ses terrains de chasse favoris… En dépit de l’abjectitude des pages consacrées au tourisme sexuel sur les enfants à Manille (« les plaisirs mercenaires », « la secte philopède » selon l’expression de l’auteur), ce roman, que Matzneff considère comme son plus accompli, confine souvent au sublime. En particulier lors des pages où il se remémore ses amours fous passés, « sa ferveur non pareille éprouvée pour cette Enfant ultime ».

Gabriel Matzneff et son obsession des « Moins de seize ans »

Les moins de seize ans, le très controversé essai de Gabriel Matzneff est à l’origine de sa « réputation de débauché, de pervers et de diable », selon ses propres termes. Dans cet ouvrage publié pour la première fois en 1974*, (resté longtemps introuvable en librairie et ré-édité récemment en 2005 par les éditions Léo Scheer), il dépeint et explicite, avec beaucoup de lyrisme, son « idée fixe », son « obsession » : les moins de 16 ans, filles ou garçons. Les « gosses », « les momichons et les momichonnes », comme il les surnomme

« Appel du pied » de Wataya Risa, Chronique sensible du mal-être adolescent

« Appel du pied » de Wataya Risa débute avec cette phrase simple mais percutante: « La solitude me sonne dans la tête. Un son de clochette très aigu, à me casser les oreilles. »Ce 2e roman d’une toute jeune japonaise âgée de 19 ans, et qui dit avoir mis 6 mois à l’écrire, s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires au Japon, il a été récompensé en 2003 du prix Akutagawa (en même tant qu’Hitomi Kanehara et quelques années après leur aîné, Murakami Ryu pour « Bleu presque transparent », autres teen-fictions, également jeunes lauréats de l’Akutagawa, l’équivalent de notre Goncourt au Japon), après avoir remporté à dix-sept ans, le prix Bungei en 2001, pour son premier roman, « Install », écrit pendant ses vacances scolaires. Ce roman dessine un (auto ?)portrait sensible et intimiste de l’adolescence et des années lycée vues du côté des laissés pour compte, « les exclus » de la classe…

Tania de Montaigne réagit sur « la chick-lit » et prépare la sortie de son album avec Benjamin Biolay

A l’occasion d’une rencontre avec la chroniqueuse littéraire et romancière Tania de Montaigne, nous avons recueilli ses impressions (voir vidéos) sur les romans de filles et la « chick lit » (suite à notre dossier). Elle nous donne aussi de ses nouvelles : après la sortie de son 4e roman « Tokyo c’est loin », elle s’apprête à sortir un album à la rentrée co-réalisé avec Benjamin Biolay, tout en trouvant le temps de s’investir auprès de l’association « Coeur à lire » et de Sciences po…

« Les amants du n’importe quoi » de Florian Zeller : L’insoutenable complexité des sentiments…

> »Les amants du n’importe quoi », deuxième roman de Florian Zeller, paru en 2003 (à la suite de l’obtention de la Bourse écrivain de la fondation Hachette), le jeune futur dramaturge alors âgé de seulement 23 ans, démontre déjà une vraie maîtrise littéraire et romanesque. Il laisse ici s’exprimer toute sa sensibilité sur les thèmes qui le hantent : la quête amoureuse « de ce visage à aimer », l’illusion, la nostalgie de l’adolescence « cet été qui se termine », les tiraillements du désir, la séduction éphémère ou « la souffrance de l’engagement devant l’infini des possibles », à travers l’histoire éternelle d’un jeune couple moderne.

Douze histoires d’amour à faire soi-même, par Lola Gruber : Variations sur le thème de l’amour en fuite

Intriguant. Telle est la première impression ressentie lorsqu’on tient entre les mains ce premier livre de Lola Gruber, jeune auteur d’une non moins toute jeune maison d’édition Les petits matins. Son titre décalé, illustré d’une jeune femme, multicadrée, qui semble s’ennuyer ferme face à son compagnon, ne donne pas beaucoup d’indices… Si ce n’est l’annonce d’un texte anti-conformiste teinté d’humour. Et en effet, Lola Gruber a l’art de planter des situations et des dialogues déroutants. Transformant les plus charmantes idylles en jeu de massacre psychologique, en guerre des nerfs où chacun teste l’autre en permanence et le pousse dans ses retranchements…

Rencontre avec Lola Gruber, auteur de « Douze histoires d’amour à faire soi-même » (vidéo)

Publié en 2005 par une toute jeune maison d’édition Les petits matins, les nouvelles sur « la vie à deux » de Lola Gruber ont attiré l’attention de Patrick Poivre d’Avror qui en fait son « coup de coeur » dans son émission littéraire Place aux livres sur LCI et d’Agnès Léglise qui le loue dans l’émission Campus, animée par Guillaume Durand sur France 2. Une exposition médiatique inattendue qui la fait connaître du public, le bouche à oreilles fera le reste. Mais, l’écrivain, allergique au marketing, reste discrète. Poursuivant notre dossier « spécial filles », Buzz littéraire lève le voile sur cette mystérieuse jeune femme raffinée et espiègle, à l’image de son écriture :

Rencontre avec la « bobo parisienne » : Jen, « blogueuse in the web-city »

Les « auteurs-blogueurs » se multiplient et certaines plumes attirent l’attention jusqu’à réunir un véritable lectorat très fidèle. Le blog de la « Bobo parisienne » (présenté ci-dessous ) rédigé par Jen en fait partie, avec près de 1200 visiteurs par jour. Dans la veine des «  romans de filles« , version cérébrée, elle livre anecdotes et réflexions sur sa vie de parisienne rive gauche « un peu con, un peu bobo… mais très sympatique ! » Intrigué par sa verve et « le buzz » (toujours lui!) suscité, nous avons décidé de partir à sa rencontre.

Manuel de chasse et de pêche à l’usage des filles de Melissa Bank: quêtes amoureuses sucrées-salées

Mélissa Bank était censée être la nouvelle Helen Fielding et son héroïne Jane, la cousine de Bridget Jones et de Woody Allen. Le titre « Manuel de chasse et de pêche à l’usage des filles et le pitch en 4e de couv’ venaient confirmer cette promesse (alléchante il faut bien l’avouer !) : « Une jeune éditrice new-yorkaise parle de sa vie, de sa famille, de ses amis et ses amours ». Autant d’indices nous faisant miroiter un récit drôle, enlevé, et original sur les péripéties urbaines d’une jeune célibataire un brin névrosée. En fait c’est un peu moins simple et quelque peu inattendu…