« Lignes de faille » de Nancy Huston, l’innocence perdue en héritage

A travers les voix de quatre filliations d’enfants, d’un jeune californien à une fillette allemande, Nancy Huston restitue la vision d’une époque (du IIIe Reich à notre ère moderne juste après le 11 septembre) vue par les yeux de « l’innoncence »… Mais déjà si jeunes, leur être est abîmé et trahi par leur environnement. Endolori par leurs lignes de failles (familles) internes, héritées du passé. Le poids de l’histoire et des origines vers lesquelles le roman remontera peu à peu jusqu’au coeur du « noeud ». Dans ce superbe et douloureux roman, Nancy Huston célèbre, avec virtuosité, la mémoire, la fidélité, la résistance et la musique comme alternatives au mensonge. Qu’il émane de la guerre, du terrorisme des extrémismes de toutes sortes ou même des mères absentes ou étouffantes… Et nous montre que l’enfance n’est pas le paradis perdu auquel on veut nous faire croire… Un roman récompensé par le prix Femina 2006.

« Et bien. Si on séparait la lumière des ténèbres pour commencer ? » Dolce Agonia

Nancy Huston, romancière ensorcelante (Les Variations Goldberg, Romance ; La Virevolte ; L’Empreinte de l’ange ; Dolce Agonia…)* essayiste (Nord perdu suivi de Douze France ; Professeurs de désespoir…), musicienne, élève de Roland Barthes et proche de Romain Gary (Tombeau pour Romain Gary), est née à Calgary au Canada, mais vit depuis de nombreuses années à Paris avec son mari, l’essayiste Tzvetan Todorov.

On pourrait dire en préambule, que ce treizième roman – le douzième chez Actes Sud – contient d’une certaine manière tous les autres, elle y poursuit encore et toujours des souvenirs d’avant sa naissance, comme si elle était dépositaire d’un savoir que l’empreinte de l’ange n’aurait pas oblitéré. Hubert Nyssen**, son éditeur, a écrit : « L’innocence refusée serait donc la source de son talent », on pourrait ajouter aujourd’hui que son talent d’écrivain est arrivé à une maturité telle qu’elle parvient à nous faire comprendre que l’innocence n’est qu’une vue de l’esprit et qu’on l’associe à tort à l’enfance, que cette idée fragile et souvent abstraite d’innocence subit les hold-up à répétition du mensonge, de la haine et du malheur ainsi que les chocs de l’amour.

Et puis, quelle est la véritable nature de l’innocence ? Nous protège-t-elle contre ce que l’on ne sait pas ou de ce que l’on sait sans vouloir se l’avouer ou sans pouvoir l’exprimer ?

Dans Lignes de faille, quatre enfants de six ans perdent chacun la leur, en liaison directe et néanmoins subtile avec celle des autres : Solomon en 2004, Randall, son père en 1982, Sadie, la mère du précédent en 1962 et Kristina, l’arrière-grand-mère de Solomon au moment de la débâcle allemande en 1944-45. Tels sont les mystères de la filiation où l’indicible fait partie de la transmission, au même titre que leur marque de naissance — un grain de beauté de la taille d’une petite pièce de monnaie — qu’ils portent tous les quatre à un endroit différent du corps.

« C’est l’éveil comme quand on appuie sur l’interrupteur et que la pièce se remplit de lumière. Dès que je sors du sommeil je suis allumé alerte électrifié, tête et corps en parfait état de marche, j’ai six ans et je suis un génie, première pensée du matin. Mon cerveau remplit le monde et le monde remplit mon cerveau. »

Ici, tout se joue à six ans. A cet âge, l’enfant s’emploie à faire sien le monde alentour, ses merveilles, sa violence et ses trahisons. Nancy Huston n’a d’ailleurs que six ans lorsque sa mère quitte son mari et ses trois enfants. Blessure indélébile déjà exprimée dans Nord perdu, que l’on retrouve ici avec un curieux et passionnant effet de ricochet sur plusieurs générations. Outre son écriture sans fausse note aucune, la réussite de ce roman doit beaucoup à sa construction et au caractère haletant de cette quête des origines judéo-germaniques d’une famille américaine. A l’instar du géologue, Nancy Huston pratique une sorte de carottage dans la mémoire de cette famille et dans la mémoire collective. Le premier chapître est consacré à Solomon.

Nancy Huston y dresse le portrait forcément irritant d’un gosse d’aujourd’hui, brillant, qui se dit « fils de Google et de Dieu », pur produit de l’Amérique fin de siècle puritaine et guerrière de Bush et Schwarzie, dont les ailes d’angelot se sont déjà consumées aux flammes du X sur Internet et devant les corps d’irakiens suppliciés à la prison d’Abou Graib. Solomon entend tout, retient tout et s’immisce à pas de loup au coeur de ces Lignes de failles d’où ne demandent qu’à jaillir les secrets ténébreux d’une famille irradiée par l’Histoire. On se dit : quel adulte va-t-il devenir ?

On s’inquiète, on pressent la bombe à retardement que représente cet ultime rejeton aux relents maléfiques d’une lignée tortueuse. La romancière ne répondra pas à cette question, mais va s’attacher à nous montrer quel enfant a été son père, quelle enfant fut sa grand-mère – pour que par défaut nous puissions comprendre quels adultes ils sont devenus dans ce monde déboussolé par des conflits sans fins ni solutions, et comment ils tentent à chaque instant de contenir cet héritage trop lourd, cet exil intérieur qui se repaît de leurs âmes. La structure narrative de Lignes de faille est aussi complexe que délicate, aussi ambitieuse qu’admirable. Nancy Huston n’oublie rien de ce qu’elle a semée au fil des pages, chaque élément trouve sa justification dans le chapitre suivant, dans leur passé, enfoui sous le bric à brac de la vie qu’ils (Randall l’homme d’affaire pressé, Sadie l’historienne à la judéité enflammée de convertie et Kristina alias Erra, la célèbre chanteuse aux racines inimaginables) se sont faits malgré tout.

Ainsi, Nancy Huston conduit-elle le lecteur ébloui, abasourdi à chaque pivot du roman (et Dieu sait s’ils sont multiples), jusqu’à la source, jusqu’à cette venimeuse fontaine de vie, située quelque part en Bavière à l’époque du troisième Reich, point de départ de leur histoire mais aussi de la nôtre, hommes et femmes vivants au XXIème siècle. Lignes de faille fait partie de ces livres qu’on ne referme jamais tout à fait. Et puis tant mieux après tout. Qu’il reste ouvert ! Ainsi les mots qu’il contient pourront-ils — par on ne sait quelle magie — se mêler à la brise, polleniser et ensemencer l’humanité pour qu’un jour peut-être il ne soit plus question de ce « rêve d’enfance qui mord la poussière ». Mais cela ne fait qu’effleurer la dimension réelle de ce livre foisonnant…

Extrait choisi :
La petite Sadie, retrouvant sa propre mère et s’échappant de la coquille étouffante de ses grands-parents évoque le pouvoir thérapeuthique de la musique qui apaise et libère :

« Tout en caressant son grain de beauté au creux de son bras gauche, maman se réchauffe la voix avec des gammes et des arpèges – mais ce n’est pas pour elle comme réciter l’alphabet, c’est plutôt comme la joie, comme de courir pieds nus sur une longue plage de sable. Elle fait signe à Peter qu’elle est prête. Après plusieurs notes courtes, accentuées, en staccato, il tombe sur un accord, la voix de maman vient se glisser parmi ses notes, s’empare de l’une d’elle et rebondit jusqu’au ciel : c’est parti. Sur un rythme saccadé, elle descend depuis les notes aiguës, chantées avec une douceur déchirante, jusqu’aux eaux profondes et sombres des notes basses, où elle gémit comme si la vie la quittait goutte à goutte. Parfois elle fait un bruit avec les lèvres comme un bouchon qui saute, d’autres fois elle se frappe la poitrine du plat de la main pour ponctuer la musique qui coule de sa gorge. On dirait que la voix raconte une histoire – non seulement l’histoire de sa vie mais celle de toute l’humanité avec ses guerres et ses famines, ses combats et ses épreuves, ses triomphes et ses défaites, tantôt elle se déverse en vagues menaçantes comme l’océan gonflé d’une tempête, tantôt elle est comme une chute d’eau, dégringolant la falaise et rebondissant sur les rochers pour se précipiter dans un chaos d’écume vers la sombre vallée luxuriante au-dessous. Elle dessine autour de ma tête des cercles d’or comme les anneaux de Saturne, se balance follement de haut en bas comme la danse du french cancan, se lamente et frémit, s’insinuant autour d’un fa grave comme le lierre autour d’un tronc d’arbre, pour se plonger enfin dans les eaux bleu cristal de l’accord de sol majeur que répète la main gauche de Peter…. Je suis transportée« .

Deux ou trois choses que l’on sait sur Lignes de failles de Nancy Huston :
L’inspiration de cet ouvrage est venu à Nancy Huston à la suite de la lecture d’un ouvrage sur les enfants volés pendant la guerre, et dont l’auteur avait travaillé à l’Onu. A partir de 1945, l’organisation a reçu des milliers de lettres de familles ayant perdu un fils ou une fille. Ceux-ci avaient été enlevés pour repeupler l’Allemagne. Il y a eu comme cela 250000 disparitions. Sur l’écriture, elle explique qu’elle a commencé ce récit par la fin. « C’est une sorte de roman psychanalytique qui remonte à l’enfance pour comprendre le comportement des gens. Tout est la faute de mon père, mais, si je mets mon père sur le divan, ce sera la faute de sa mère, etc. Je crois, que dans toutes les familles, il y a des secrets, des dégâts. » Le choix des enfants comme narrateurs l’a particulièrement intéressé car « Enfant, on absorbe les premières impressions du grand monde politique alors que l’on n’est pas encore rationnel. », explique t’elle. « A cet âge-là, tout baigne dans l’émotion, la peur… Les petits Palestiniens ne sont pas en train de faire une analyse politique de la situation, mais ils voient des adultes dépassés par ce qui se déroule autour d’eux. C’est comme cela qu’on construit les extrémistes de demain. »

* les titres entre parenthèses sont parus chez Actes Sud
** in « Les variations Huston », par Hubert Nyssen, fondateur des éditions actes Sud

(18 commentaires)

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    • Annie on 17 novembre 2006 at 18 h 45 min
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    Surprenant ce récit qui remonte dans le temps pour aboutir à cette incroyable histoire (vraie!) d’enfants volés pour satisfaire à un désir fou d’une race aryenne.
    J’ai beaucoup aimé ce livre où Nancy Huston fait parler 4 enfants de 6 ans (très intelligents)d’amour, de haine, de guerre, avec comme personnage principal "la mère", son thème privilégié,elle qui a tellement souffert de l’absence de sa mère.

    • Céline Delbecq on 8 janvier 2007 at 21 h 53 min
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    Roman magnifiquement construit. Magnifique tout court.
    Premièrement pour le contraste des générations.
    De l’arrière petit fils Sol -Sol, soleil, centre de l’univers- qui insupporte tout ce qui le contrarie, à l’arrière grand-mère, du même âge, qui traverse l’Allemagne enneigée et ensanglantée pour aller chercher du bois ; en passant par la grand-mère qui s’extasie devant l’orange apportée par le père Noël….
    Deuxièmement parce que cette construction commence par poser des questions et y répond ensuite. Jusque la dernière page les mystères s’éclaircissent.
    Parce que « Lignes de Faille » nous procure de la chaleur, des frissons, des larmes, des pincements ; parce que quiconque peut à un certain moment s’identifier quelque part et se questionner, je pense qu’une fois de plus Nancy Huston nous offre là un chef d’œuvre ! Merci !

  1. Merci à vous deux de vos avis respectifs sur ce beau roman.

    • christine on 28 mars 2007 at 15 h 47 min
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    Electroc grandiose et salutaire, impossible de ne pas se sentir concernés, voire coupable.

  2. il faut que je le relise vite… MAGNIFIQUE, culpabilisant mais utile. Au delà des émotions immenses que la lecture de ce roman procure, il y a la réflexion qu’il provoque: l’indulgence, que chacun d’entre nous sente bien qu’il est un maillon d’une chaîne émotive, et historique, la culpabilité: faisons très attention à nos propres enfants, porteurs involontaires de notre histoire etc. Quel bonheur quand on tombe sur un tel chef d’oeuvre!

  3. bonjour j’ai un travail à faire sur ce livre, un article de journal, je n’ai pas encore lu le livre (ce qui ne va pas tarder) j’aimerais avoir un avis: pourquoi les élèves de première et terminale L ont-ils élu ce livre "prix conversation"?? merci de me répondre.

    • Mélanie on 15 octobre 2007 at 16 h 59 min
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    Peut être mon livre préféré. Je le lis, le relis, tantot par le début tantot par la fin. Il prend tout son sens à chaque relecture – redécouverte. Et puis en tant que psychologue j’y attache une valeur particulière ; pas seulement en tant que psychologue après tout. Dans le fond c’est un peu notre histoire à tous : celle de la transmission familiale et des non-dits.

  4. Banal,sans interêt. Ce livre est à la limite de l’irrationnel, le rire fait place au dégoût (surtout avec Sol). La technique narrative de Nancy Huston se veut original mais n’est finalement que trop utilisée. On ne s’identifie pas du tout au personnage, et cela ne nous donne pas envie d’en connaîre le dénouement. Nancy Huston est très décevante sur ce roman.

    • Brigitte on 22 juillet 2008 at 20 h 49 min
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    Je termine tout juste ce splendide roman et je suis encore renversée par sa virtuosité. La construction de l’intrigue via les quatre personnages d’une même lignée éclopée est brillante, rien de moins. J’irais même jusqu’à dire qu’une seule lecture ne suffit pas pour saisir toute l’intelligence et la profondeur du récit de Huston. Il est certain que je revisiterai ce roman au cours des prochaines années.

    • guilleret on 23 janvier 2009 at 14 h 53 min
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    Décue, par ce langage parlé.. j’ai eu de la peine à lire ces lignes qui pourtant m’ont intéressée.
    J’ai regretté de ne pas avoir plus questionné ma grand-mère sur notre famille, tant qu’il était encore temps!

    • Issac Babel on 25 juillet 2009 at 15 h 44 min
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    Il est évident que "l’auteure" s’est soulagée. Une vilaine petite maladie de mots. Et pourquoi pas 2000 pages de cette diarrhée… Cette littérature jetable est détestable. Aucun style, aucun feu, aucune musique, aucun enchantement. De l’indigence, des facilités à n’en plus finir, de l’ordinaire en somme. Trop. On nous submerge de littérature coca-cola. Le mieux est de passer vite. On craint de se souiller.

  5. Un très bon roman, très bien écrit, aussi bien construit et original. C’est également émouvant et haletant. J’ai franchement adoré cet excellent roman. A lire absolument.

    • clara on 4 août 2009 at 15 h 51 min
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    Moi qui vis dans un pays du tiers monde, ce grand lupanar de l’occident et lieu de toutes ses rapines où l’abjection et l’atrocité sont quotidiennes, j’ai le droit de dire tout haut que, sans minimiser l’horreur nazie et son souvenir, il me semble qu’il y a des sujets aussi graves et davantage, mais surtout, surtout, beaucoup plus actuels ; lesquels devraient nous émouvoir et nous faire pousser de véritables cris de désolation, d’extrême affliction. Je constate qu’il n’en est rien. On se contente de faire semblant. Ce sont des larmes d’apparat, des larmes de pharisien. Pour l’heure, les victimes d’hier se sont changées en bourreaux.

    • Templier on 8 septembre 2009 at 19 h 29 min
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    Ce livre est pitoyable !!! tout ce que Nancy Huston raconte dans son livre c’est que des femmes arabes se baiser dans l’anus , dans le vagin et dans la bouche !!!!!!!! ah oui j’ allais oublier et elles se font couper les seins !!!
    Franchement c’est le pire livre que j’ ai lu de toute ma vie !!!!!!!!!
    JE LE DECONSEILLE FORTEMENT

    • Domi on 25 février 2010 at 17 h 10 min
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    Je crois que lorsqu’on prétend pouvoir donner un avis négatif sur un livre, il faut prendre garde alors à ce que cet avis soit "au dessus" littéralement, intellectuellement, émotionnellement, etc, du livre lui même qu’on critique. Ce que je veux dire c’est qu’on doit, il me semble, rester correct quel que soit l’avis qu’on donne et ne jamais tomber dans la vulgarité ni le jugement de valeur…(Je réponds au commentaire n° 14). On a le droit d’apprécier un livre de toutes les façons, en restant digne, objective et en argumentant : pourquoi on a aimé si c’est le cas, pourquoi on n’a pas aimé dans le cas contraire.
    Dans lignes de faille, l’écriture est crue, osée, sans conscession, tout en laissant les lecteurs libres et ou juges. C’est d’ailleurs le même commentaire que j’ai écrit sur un des sites ouverts à son intention…
    Je ne crois pas que NH ait voulu affirmer de telles horreurs, et je ne crois pas qu’elle pense de telles horreurs (pour répondre toujours au com. 14). Elle a fait parler (et dénoncé) le regard horrible d’un enfant occidental et insupportable de 6 ans (Celui nommé Sol).
    J’arrêterai là…

    • Lena on 16 janvier 2011 at 17 h 47 min
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    Je suis tout à fait d’accord avec le commentaire n15. On peut aimer ou ne pas aimer le syle de Nancy Huston mais je pense que le com.n°14 n’a juste pas compris le sens du bouquin car quand Nancy Huston parle de violence ou de sexe c’est pour dénoncer quelque chose pas pour être vulgaire. Bien sûr on peut être sensible à ce genre de langage mais ici il a du sens. Ce livre m’a beaucoup plu et je regrette juste que les gens qui en ont fait des critiques négatives ci dessus n’ont rien apporté de constructif.
    Cet ouvrage est beau et original! Bravo

    • acruder on 30 janvier 2011 at 12 h 36 min
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    Si l’oeuvre de Nancy Huston vous intéresse voici une info pour vous : Les Variations Huston spectacle théâtral et musical d’après les Variations Goldberg de Nancy Huston Lors d’un concert, six personnages issus du roman de Nancy HUSTON, Les Variations Goldberg, livrent leurs voix et leurs musiques intérieures. Une complicité étroite se noue entre le texte et les arpèges de BACH, les riffs de Bob DYLAN et Lou REED, les chansons de Claire DITERZI et Daniel DARC. Avec : Claire VIDONI – Rémi JOUSSELME (guitare) – Mise en scène : Marc WYSEUR Du 6 janvier au 6 mars 2011 à La Folie Théâtre 6 rue de la Folie Méricourt – 75011 Paris (métro Saint Ambroise) – à 19h00 du jeudi au samedi – à 15h00 le dimanche Liens pour plus d’infos : http://www.folietheatre.com
    c’est vraiment formidable! une très belle adaptation juste et sensible du roman de Nacy Huston! je vous le recommande… Vivement!

  6. Je craignais un style trop recherché mais finalement ce roman est abordable et a su me captiver.
    On entre assez vite dans la peau de chacun des personnages, même s’il reste difficile de s’attacher à eux. Le changement de narrateur fonctionne bien, et en quelques pages, on a changé de maison, d’année et surtout de corps et d’âme. Le personnage qui m’a le plus touché a été le père de Sol enfant, car il est le plus « enfantin » des quatre. En effet, l’un des bémols que je ferai sur ce libre est que ces enfants semblent quand même extrêmement matures pour leur âge, leurs réflexions, leurs émotions sont proches de celles d’adultes.

    Certes ils sont surdouées, mais cela nuit quand même à leur justesse j’ai trouvé…

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