Those dancing days are gone de William Butler Yeats (album « No promises » de Carla Bruni)

Le nouvel album "No promises" de Carla Bruni nous fait (re) découvrir les poètes romantiques anglo-saxons du XIXe siècle.
Le premier single "Those dancing days are gone" (dont l'air ne nous quitte plus une fois écouté !) est l'un des deux poèmes de Yeats choisis par l'artiste qui lui évoque la perte irrémédiable de la jeunesse (son frère et son père sont morts emportant avec eux sa jeunesse sous terre rappelle-t'-elle à ce sujet). Pour vous donner un avant-goût en voici les paroles en anglais avec leur traduction française :

Those dancing days are gone


Come, let me sing into your ear
Thoses dancing days are gone
All that silk and satin gear
Crouch upon a stone
Wrapping that foul body up
In as foul a rag ;
I carry the sun in a golden cup
The moon in a silver bag

Curse as you may I sing it through ;
What matter if the knave
That the most could pleasure you
The children that he gave,
Are somewhere sleeping like a top
Under a marble flag ?
I carry the sun in a golden cup
The moon in a silver bag

I thought it out this very day
Noon upon the clock,
A man may put pretence away
Who leans upon a stick,
May sing, and sing until he drop,
Whether to maid or hag ;
I carry the sun in a golden cup
The moon in a silver bag

Les jours dansants ne sont plus

Viens que je te chante à l'oreille
Les jours dansants ne sont plus
Qui portaient soie et satin.
Accroupis-toi sur la pierre,
Enveloppe ce sale coprs
Dans un haillon aussi sale
Je porte le soleil dans ma coupe d'or
La lune en un sac d'argent

Maudis si tu veux je te chante
Tout le chant, puisque que peu importe
Si celui qui te donnait joie
Et les enfants qu'il te fit
Dorment quelque part comme loirs
Sous une dalle de marbre
Je porte le soleil dans ma coupe d'or
La lune en un sac d'argent

Aujourd'hui même j'ai pensé,
Midi sonnant à l'horloge
Qu'homme n'a rien à prétendre
Qui s'appuie sur un bâton,
Mais qu'il peut chanter, chanter
jusqu'à tomber, que ce soit
Devant la jeune ou la vieille
Je porte le soleil dans ma coupe d'or
La lune en un sac d'argent
William Butler Yeats

(9 commentaires)

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    • le trèfle on 16 janvier 2007 at 16 h 15 min
    • Répondre

    Je comprends qu’une telle pochette vous mette en émoi mais de là qualifier l’immense poète irlandais de "poète romantique anglais" il y a des limites que nos chers boody irish auront du mal à avaler. Non sans raisons. Bien que protestant, il choisit, en effet, le camp des républicains irlandais, tomba amoureux de l’égérie irlandaise Maud Gone McBride, fut élu sénateur, et créa près de Dublin l’Abbey Theatre. Il est l’un des nombreux prix Nobel de littérature né sur l’ile d’Erin. Le romantisme des mannequins sussureurs n’a pas grand chose a voir avec le "romantisme" anglais.
    Le Trèfle

    • zygma on 16 janvier 2007 at 18 h 42 min
    • Répondre

    la traduc francaise massacre bien le texte en tout cas

  1. Oui… en effet en français, c’est un peu chaotique 🙂
    Mais bon c’est plus pour connaître la petite histoire du poème.
    Merci monsieur trèfle pour ces précisions. Je vais mettre poètes anglo-saxons alors.

    Je trouve le refrain particulièrement joli et Carla Bruni le prononce avec beaucoup de charme. C’est très doux. Non vraiment je ne m’en lasse pas ! J’aimerais bien avoir vos avis sur cette adaptation musicale ?

  2. Bonjour,

    Je viens de découvrir ce site – j’aime beaucoup la bannière – et sur quoi je tombe: le nouveau single de Carla Bruni…on ne peut pas le rater, c’est un fait.

    C’est assez drôle cette coïncidence parce qu’il y a quelques années j’ai enregistré ce même texte ( que vous pouvez télécharger librement ici –> barbershop-concret-projec… )et j’avoue que ça m’a fait un choc d’entendre la version de mlle Carla.

    Du coup je remet tout en question depuis quelques semaines: aurais-je loupé quelque chose, pourquoi je ne fais rien de ma " musique " ( les guillemets, signe de confiance totale… ).

    Je ne sais plus ce que je voulais dire en fait au départ, diantre. Ah si: il est très bien ce site et merci pour ce petit article.

    Dominique

    ps: n’hésitez pas à donner votre avis pour ce qui est de mon humble version, vieille de 6 ans ( j’étais jeune tout ça ).

    • julie on 3 février 2007 at 17 h 07 min
    • Répondre

    Dominique,

    J’ai écouté ta version de "those dancing days are gone. En effet,c’est plus mystique et mélancolique que celle de Carla Bruni et, on dirait, plus dans la tradition des veilles lamentations celtiques, donc peut-être plus respectueux de l’esprit du poème de Yeats. Cependant, c’est plus difficile à écouter et in faudrait élaguer, surtout raccourcir l’intro. Je trouve que pour s’attaquer à ce genre de monuments, il faut oser fouler au pied certaines choses…Certaines personnes en ont les moyens et les opportunités.

  3. Bonjour Julie,

    Merci d’avoir pris le temps de laisser un mot. Si ma version est plus difficile à écouter c’est tout simplement que c’est une improvisation à non-but lucratif ou autre…et puis ça date un peu, 6 ans déjà !

    Si tu es un peu curieuse j’imagine que tu as lu sur mon site le texte correspondant au titre et que tu as écouté les autres titres en téléchargement libre. A ce moment là tu auras remarqué le changement en 6 ans.

    Bref ce n’était qu’une humble improvisation, rien de structuré, j’étais jeune etc, etc…

    Merci encore et à bientôt,

    Dominique

    • Solène on 4 février 2007 at 17 h 41 min
    • Répondre

    Je suis d’accord avec Zigma, la traduction est douloureuse! Décidément, on a pas de scrupules à massacrer les grands auteurs. Heureusement,ils s’en foutent, et pour cause…D’ailleurs,ils "survivent" malgré tout!

  4. Julie, tu attises ma curiosité là.
    Dominique, ne peux tu vraiment pas mettre ton morceau sur un site de diffusion ?

    Solène, il est intéressant de voir que Sophie Auster par exemple n’a pas hésité à traduire Appolinaire ou Desnos pour les chanter… en anglais !

  5. Non Alexandra, je ne veux pas, c’est un choix.
    Je t’ai laissé mon mail, je suis prêt à t’envoyer par la poste un cd…que demande le peuple ? Des fleurs le 14 février au matin ( pourquoi faudrait il une date pour offrir des fleurs au fait…je m’égare )?

    La balle est dans ton camps.

    Dominique

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