Frédéric Beigbeder : A votre avis ?

Je me permets de solliciter vos lumières si vous avez une petite minute : Comment expliquez-vous les raisons du succès de Frédéric Beigbeder et quelle place/influence occupe-t-il dans la nouvelle génération littéraire ? Cette question m'a été posée par un journaliste (du Nouvel Observateur) dans le cadre d'une enquête qu'il prépare et avant d'y répondre j'aurais voulu avoir votre avis si cela vous inspire bien sûr... Que vous appréciez ou non cet auteur : n'hésitez pas ! Un grand merci à vous. Alexandra.

Dans un article de société consacré aux trentenaires, du magazine Le Point paru en 2003, il est dit que Frédéric Beigbeder "parce qu'il n'a pas hésité à tourner la page sur une carrière toute tracée, fait l'unanimité chez les 30 ans, eux-mêmes adeptes des parcours en zigzag. Avec son best-seller, « 99 F », le fils de pub crache dans la soupe, et les trentenaires adorent ça". (voir article complet: http://www.lepoint.fr/content/societe/article?id=40156)

(126 commentaires)

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  1. Au choix et selon l’appréciation que l’on a de ses livres, F. B. a du succès car :
    – il évoque par ses livres la futilité et la frivolité qui nous concernent tous, mais aussi les crises existentielles par lesquelles tout un chacun est déjà passé.
    – son univers de noceur décadent réveille en nous un penchant certain pour le voyeurisme et/ou nous permet de vivre par procuration et sans nous brûler les ailes les paradis artificiels qu’il a l’habitude de côtoyer.
    – son écriture moderne, qui épouse les creux et les reliefs de notre époque, est facile d’accès.
    – son passé dans la pub a donné à ses livres la caisse de résonance promotionnelle et people nécessaire à le faire tout de suite connaître.
    – l’auteur est aussi nul et vide que son lecteur, et partant, que sa génération.
    – …

    Il est également évident que le succès de F.B. a incité d’autres plumes à l’imiter… De là à créer une nouvelle génération littéraire…

  2. Tout à fait d’accord avec Thibault.
    J’ajouterais qu’une partie de son succés vient aussi de son rapport/accés à la télévision.

    • Hoplite on 16 mai 2007 at 0 h 57 min
    • Répondre

    L’influence de F.Beigbeder est nulle sur les écrivains, disons, de moins de 40 ans.

    Cet écrivain n’est ni une référence stylistique ni une référence thématique pour cette génération.

    Les seuls points remarquables et ils ont déjà été cités sont : une présence médiatique, une présence éditoriale et un écriture facile mais vite écoeurante.

    En fait, pourquoi on parle de lui ? 😉
    Il ya mieux à faire/lire, non ? 😉

    Cordialement.

  3. Frédéric Beigbeder c’est le vendu par excellence.

    Il doit son seul succès à la somnolence de la littérature française contemporaine.

    Ces romans sont fades, sans inventivité, ni grand intérêt artistique.

    Ce serait même le plus mauvais écrivain français célèbre, s’il n’y avait pas Virginie Despentes pour lui piquer la place. Mais c’est sûr qu’il y a compétition.

    En fait, Beigbéder c’est un peu La Bruyère, sans le talent de ce dernier : Un vendu qui critique les vendus pour vendre.

    (Il est toutefois doté d’un talent de "discuteur" littéraire très appréciable… mais à condition de reconnaître la (grande) part de Bobo qui en soi 😉 )

  4. N’oublions pas le côté sous-Bret Easton Ellis du personnage (pour le cocktail glamour-sexe-drugs and people). Mais effectivement, à l’heure où la TV dicte le goût (bon ou mauvais, c’est un autre débat), il est évident qu’un auteur qui y a ses entrées dispose d’un avantage certain sur ses petits camarades.
    Personnellement, je serai quand même moins tranchant que les autres intervenants. J’ai beaucoup aimé Windows on the word. Mais ça n’engage que moi.

  5. Windows on the World est un peu à part dans la biblio de F. B. : le seul livre où il tente d’aller au-delà de son microcosme, sans pour autant abandonner ses tics de langage. Un très beau livre. On aurait aimé qu’il continue sur cette lancée, mais ce n’est pas L’Egoïste romantique qui nous rassure.

  6. Juste un point à ajouter à l’analyse de Thibault : FB a réussi à créer autour de lui "l’aura de l’écrivain".
    De fait, l’écriture est facile (je veux dire : facile à lire) mais présente plus d’aspérités que les Lévy-Schmitt. Résultat : il est lu à la fois par les lecteurs d’XO et ceux de Gallimard – et ce n’est pas une mince affaire !

    Quant à "sa place" dans la génération actuelle… Je suis sûr que la petite histoire littéraire retiendra longtemps son nom, pas forcément en tant qu’auteur mais comme homme d’influence :
    – comme phare des "modes" littéraires : importateur de styles venus d’outre-Atlantique mais ayant su les franciser, il aura été beaucoup (et très mal) copié.
    – comme passeur de livres (sa chronique Voici, quand même, c’était une invention)
    – et l’influence dans l’ombre, qu’on retiendra quand la lumière du showbiz aura disparu.

  7. Attention, j’ai dit "une sorte de"…

    Hoplite, j’ai sollicité vos avis non pas pour en faire une synthèse mais pour confronter nos avis.

    J’ai en général mes propres opinions bien marquées.

    Si cela sonne comme du "cirage" c’est possible mais je préfèrerai le terme d’hommage si tu n’y vois pas d’inconvénient… 😉
    Je n’ai jamais caché mon goût pour cet auteur et son univers, qui m’a bp apporté sur un plan littéraire.
    C’est grâce à lui que j’ai entre autres retrouvé le goût de la lecture après l’avoir délaissé pendant toute mon adolescence.

    Cela ne m’empêche pas de respecter ceux qui ne l’apprécient pas. Mais j’assume de mon côté mon goût si tu m’y autorises ?

    PS : j’adore aussi Adam (je viens de finir Falaises bp apprecie !), Houellebecq et Jauffret bien sûr.

  8. Pas d’accord avec les coms précédents… Fred n’est certes pas le Proust ou le Julien Gracq du XXIème siècle mais il ne revendique à aucun moment ce titre. Ses livres sont honnêtes, évoquent des univers qu’il connaît bien. Qui n’a jamais souri en lisant un de ses aphorismes ? Ses tournures de phrase ne révolutionnent pas la syntaxe mais elles n’en ont pas l’ambition : elles pétillent et elles amusent.

    Et puis je saurais toujours gré à F.B. de m’avoir fait découvrir tous ses auteurs préférés quand j’étais + jeune, ces écrivains dont il n’a de cesse de rabâcher le nom et l’importance au fil des interviews ou des critiques : les Nimier, Blondin, Fitzgerald, etc.
    Rien que parce qu’il perpétue en quelque sorte leur souvenir (qui en parle à part lui ?), ne mérite-t-il pas davantage d’indulgence ?…

  9. Tout d’abord un grand merci de vos réponses que je trouve toutes intéressantes. Vous me rejoignez sur bon nombre de points.
    Alors voici ma "copie" que j’adresse dans la foulée au Nouvel Observateur donc (je sais pas du tout si ça intéressera…) :

    Plusieurs facteurs peuvent expliquer le succès d’édition de Frédéric Beigbeder, arrivé avec « 99 francs ».
    Tout d’abord la dimension polémique/brûlot/controverse a indéniablement joué dans l’intérêt suscité d’abord auprès des médias et relayé en bouche à oreille dans le lectorat.
    Le côté « histoire vécue/mini scandale de son licenciement » a aussi suscité la curiosité.
    Cela ne reste pourtant que des raisons épidermiques qui ont permis toutefois au roman de dépasser le cercle des lecteurs réguliers et de toucher ce que l’on appelle « le grand public » c’est-à-dire les gens qui ne lisent pas de romans habituellement.
    C’est uniquement en touchant les « non lecteurs » ou lecteurs très occasionnels qu’un roman peut espérer devenir un best seller.
    Au-delà donc de ces raisons contextuelles, Frédéric Beigbeder a été l’un des premiers auteurs français à inaugurer une certaine « pop littérature » dans un paysage littéraire plutôt conventionnel, inspiré des auteurs américains tels que Jay McInerney ou Bret Easton Ellis, mais aussi et surtout de sa propre culture (celle de la pub où il a toujours été habitué à jouer avec les concepts et les mots de son époque).
    La forme de 99 francs est en ce sens assez remarquable en détournant par exemple les jingles pour en faire des intermèdes littéraires dans son roman.
    Il a vraiment inventé une nouvelle façon d’écrire, avec une approche totalement décomplexée et le sens de la formule « choc » qui ne néglige pas pour autant la trame romanesque (contrairement à d’autres auteurs qui se sont contentés de se complaire dans des descriptions d’attitudes ou de comportement sans bâtir une réelle intrigue romanesque).

    C’est d’ailleurs ce que certains ne lui ont pas pardonné : cette sorte de désinvolture et ce culot qui fait qu’il est capable de disserter avec autant de sérieux et de lyrisme sur la Star Académy que sur Fitzgerald, d’une actrice X que de Théophile Gaultier ! C’est cet esprit, cette double culture qui a aussi séduit son lectorat. Il a aussi permis de réconcilier des jeunes avec les livres et sait particulièrement bien partager sa culture littéraire en évitant tout élitisme, fait rare (cf : sa chronique dans Voici).

    Ensuite, les facteurs « époque » et « l’identification générationnelle » expliquent aussi l’engouement.
    Il a été l’un des premiers à évoquer la difficulté d’engagement ou la lâcheté masculine qui gangrène le couple actuel (le fameux « 1 mariage sur 2 finit en divorce ») et qui a été repris en écho par une certaine génération d’écrivains dits « trentenaires » avec notamment le célèbre « L’amour dure 3 ans ».
    Il a aussi su parler du malaise qui touche de nombreux jeunes cadres formatés dans des écoles de commerce ou de marketing et qui doivent renier leurs rêves ou convictions au nom du sacro-saint profit, tout en dénonçant la dictature de la consommation.
    Son humour a aussi permis de dédramatiser ce problème, tout en le posant ouvertement sur la table. Il a par là-même inventé le premier « roman de bureau » qui a sans doute influencé ceux qui sont nés ensuite.

    Enfin, certains (jeunes) lecteurs ont sans doute aussi apprécié la dimension « trash » et de provocation qui affleure à travers des fantasmes parfois assez pornographiques ou des scènes de prise de drogue (ecsta/lignes de coke). En ce sens, je le rapprocherai d’une sorte d’héritier et chef de file de Beat generation à la française.
    Il a aussi su intéresser ceux qui rêvent d’en être (du microcosme doré/clubbing VIP qu’il décrit) et donc qui se projettent par procuration dans ce milieu.

    Enfin je citerai le côté attachant du personnage (par son autodérision permanente et sa fragilité qu’il dévoile par moment) qu’il cultive derrière le cynisme ou le snobisme affiché dont « L’égoiste romantique » pourrait être la quintessence. Il a ainsi pu remporter un succès significatif auprès du lectorat féminin (n’oublions pas que les femmes sont les premières lectrices).

    A-t-il influencé la nouvelle génération littéraire ?
    Certains auteurs se réclament en effet de lui et le considèrent un peu comme un grand frère.
    La plus connue étant sans doute Lolita Pille qui le cite dans son roman « Hell » et qui lui avait envoyé son roman. Nicolas Rey est aussi dans son sillage, plutôt dans la veine romantique de son univers.
    Je pense que son œuvre a véritablement marqué une génération de lecteurs et d’auteurs et continuera dans le temps via le bouche à oreille en tant qu’auteur culte (loin des polémiques stériles autour de sa personne qui ont cours aujourd’hui).

    • inutile on 16 mai 2007 at 10 h 41 min
    • Répondre

    "d’une sorte d’héritier et chef de file de Beat generation à la française."

    T’as pris de l’acide, ou quoi ?

    • Hoplite on 16 mai 2007 at 11 h 32 min
    • Répondre

    euh… il te reste encore un peu de cirage ?

    Tu as juste oublié de dire qu’il était l’auteur le plus important du XXIème siècle, un génie admiré par la France entière et un écrivain déjà étudié dans la plupart des Facs où son nom est prononcé avec vénération…

    Non, franchement : FB est un auteur nul, insignifiant, sans intérêt et c’est bien la peine de nous demander notre avis pour… écrire le contraire en guise de synthèse ! ;-(

    Une dernière chose : pourquoi ne pas dire que FB est passé complétement à côté des problèmes de la France contemporaine (sociaux, éthniques, urbains, religieux, sexuels…) en écrivant des bouquins pour bobos blancs ?

    Cordialement… même si je suis un peu déçu… par ton point de vue qui ne correspond à rien (personne, je dis bien personne, ne considère FB comme un auteur vraiment intéressant ou novateur).

    PS : les auteurs qui vont marquer/inspirer notre génération, à mon sens : Jauffret, O. Adam, Houellebecq (malgré moi)…

    Begbeider ne joue pas dans la même division, c’est tout !

  10. Hoplite et Inutile je suis d’accord avec vous sur le fond, mais je ne pense pas que l’agressivité envers Alexandra soit la meilleure façon de poursuivre cette discussion. Et puis, ce n’est pas parce qu’on demande notre avis, que notre avis va compter dans sa synthèse. Elle en fait c’qu’elle veut quoi ! ‘Tain, Sarko n’aurait pas grillé tous vos neurones quand mêmes !?

  11. « Une dernière chose : pourquoi ne pas dire que FB est passé complétement à côté des problèmes de la France contemporaine (sociaux, éthniques, urbains, religieux, sexuels…) en écrivant des bouquins pour bobos blancs ? »

    > Mmmh, un auteur doit-il parler de ce qu’il ne connaît pas ou de ce qu’il ne l’intéresse pas pour être politiquement correct ?
    D’autres auteurs parlent très bien de la banlieue tel qu’un Bégaudeau par ex. A chacun son univers non ?
    Par ailleurs aurais tu dit qu’un Bret Easton Ellis est mauvais parce qu’il écrit pour les Wasps friqués de New-York ?
    Un peu réducteur quand même ta vision des choses je trouve…

    PS : Merci Kébina, en effet l’agressivité n’est pas mon plat préféré 😉
    On peut en effet avoir des avis divergents et l’exprimer c’est ce qui est intéressant d’ailleurs.
    Je reprécise : pas de volonté de synthèse mais de confrontation des opinions.

  12. ah tiens Alex a déjà répondu ! Qu’est ce que c’est interractif ici !

  13. lol ok !

    • Hoplite on 16 mai 2007 at 12 h 19 min
    • Répondre

    Ouh la, peace and love! 🙂
    Y a eu un quiproquo !

    Pas d’agressivité de ma part : je n’aime pas ça… du tout.

    Disons plutôt que j’essaie d’être clair pour parler d’un auteur que je considère comme mineur.

    Donc mille excuses à Alexandra… si le ton paraissait "agressif". Et mille merci(s) pour ton blog (et ton travail) que je consulte régulièrement.

    Sinon pour Jauffret et Adam, je pense que leur importance (leur qualité) n’est pas encore proportionnelle à leurs ventes. Même s’ils s’en sortent pas trop mal…
    A l’inverse, prendre Beigbeder au sérieux parce qu’il vend bcp, ça ne me paraît pas un raisonnement très littéraire… Enfin…

    Mais bon, si FB amène ou ramène des gens à la lecture, c’est déjà bien. Et s’il suscite des blogs littéraires stimulants, c’est génial ! 😉

    Cordialement et bonne continuation !

  14. Merci c’est gentil.
    Tu n’as pas été agressif (plus le "acide" de Inutile qui peut surprendre mais cela m’a plus fait sourire qu’autre chose : j’ai l’habitude de me faire huer quand je parle -en bien- de F.Beigbeder dc pas d’inquiétude).

    Sachez que le journaliste du Nouvel Obs m’a dit qu’il allait lire avec attention nos échanges qui lui seront utiles pour son papier.
    A suivre fin mai, début juin a priori… Sans certitude que l’un ou l’autre de ces propos soient repris d’ailleurs. Dans tous les cas, le sujet sera intéressant et j’ai hâte de le lire !

  15. Homme de réseau, bon en RP : en ce moment tu réussis dans n’importe quel secteur avec ça.
    Sa technique (littéraire) est juste moyenne mais ça passe.

    • Marinette on 16 mai 2007 at 14 h 35 min
    • Répondre

    Plutôt que de parler de faux écrivains, parlez des vrais qui, en plus, tiennent des blogs littéraires qui décoiffent ! :
    leschauffeursdelimousinep…
    Marie en colère

  16. Frédéric Beigbeder n’est pas un écrivain, mais un homme d’influence. Aucun écrivain sérieux ne le considère comme un écrivain (idem pour Pille, Rey…). Effectivement, dommage de lui consacrer autant d’espace et d’intérêt, d’autant plus qu’il n’en a pas besoin, il est déjà connu et omniprésent dans les médias (télé, radio, presse…). Ceci n’est pas un commentaire agressif mais un commentaire déçu.

  17. Mon avis est assez semblable à celui d’Alexandra.

    En tout cas Frédéric Beigbeder laisse rarement indifférent.

  18. Je lis des commentaires à charge sur FB et ça me rend triste. Déjà parce que FB est un auteur que j’apprécie. Que je n’idolâtre pas, mais que j’apprécie simplement.

    Aussi, je trouve qu’il fait partie de ces gens qui ont décomplexé la littérature chez les jeunes comme moi. J’ai 21 ans aujourd’hui. Sans Beigbeder je pense sincérement que je serais passé à coté d’une famille que j’aime, la famille littéraire.

    Au delà du style faussement provoc, du rapport à la drogue un peu facile qu’il entretient, il a réussi à montrer qu’un livre n’était pas un objet qui se discute dans les cercles fermés snobinards qui considérent que tout ce qui ne lisent pas est destiné aux "bobos" (?) ou aux grand mères. Il a un peu popularisé et décomplexé le livre en lui même et comment l’approché chez beaucoup de jeunes. Plus que n’importe quel prof de français et peut être malgré lui.

    Hoplite, Qu’est ce qu’un bobo blanc ? Je suis arrivé après tous ces articles dans Elle qui en ont parlé, j’espère que t’arriveras à définir cette généralité sans sens. Je me répéte, mais insistons, même si Beigbeder ne m’inspire pas au quotidien, il m’a permis d’apréhender la littérature pendant mon adolescence. Découvrir d’autres choses et me battre pour défendre tout ça. Il m’a laissé le choix, m’a ouvert des portes. M’a guidé, et je ne l’ai pas toujours suivi. Il plaît grâce à un avis non définitif. Il plaît aussi grâce ses références sans oeillère.

    Il n’influence peut être pas directement la génération actuelle, même si il a aidé par l’intermédiaire du prix de flore (je le remercie secrétement pour Nicolas Rey, Joy Sorman, et tous ces auteurs primés au Flore), mais il influencera très certainement la mienne de génération par ses participations à la télé et sa passion pour la littérature communicative.

    Surtout j’aimerai insister sur le point qui fait une force chez Beigbeder, et que Alexandra a relevé : Son non-élitisme. Quand je lis des commentaire "vrai écrivain/faux écrivain", venez sur mon site pour discuter de "vrais littératures"… Je préfèrerai presque me masturber sur le visage de Beigbeder jusqu’à la fin de ma vie.

  19. En tout cas Frédéric Beigbeder laisse rarement indifférent.)))))) ah ça… !

  20. la médiatisation d’un ( pseudo ou pas ) écrivain laisse une chance aux ( nouveaux ) lecteurs de ricocher vers des nouveaux horizons Beig -> ellis -> fante -> -> lowry etc etc … puis franchement la littérature à l’école dégoute plus qu’elle ne passionne…beig est je pense un fruit de la société…un truc automatique qui sort en rapport avec l’époque … perso dans ses livres, je trouve des belles phrases et des belles images …

  21. NAVRANT

    • stéphane on 20 mai 2007 at 12 h 13 min
    • Répondre

    Franchement pas de quoi polémiquer F.B. est ce que Jean d’Ormesson représente pour ses contemporains: une figure populaire dont le temps ne retiendra pas grand chose de l’oeuvre romanesque

  22. A Lire tous vos commentaires, vous me faites tous penser à la phrase de Serge Gainsbourg qui disait qu’importe qu’on dise du bien ou du mal de moi l’important c’est qu’on parle de moi. Fred Beigbeder pourrait dire la même chose !!! Le pire c’est que ça marche en son sens puisqu’on parle de lui…

    Beigbeder, tout comme Amélie Nothomb voire même Frédéric Mitterrand sont des temoins de notre société et si vous trouvez leurs livres fades ou inutiles cela vient du manque de culture de notre société et du bourrage de crane de certains médias qui starisent n’importe qui et n’imrte quoi ou la pratique excessive et étouffante du politiquement correct !!

    On peut dire la même chose pour la chanson : pour moi la chanson française est moribonde, elle se meurt petit à petit (décès de brel, Nougaro, Trenet etc…) et quand elle aura fini de mourrir même pas la production française ne la remplacera…

    Tant mieux que Beigbeder, Nothomb, Mitterand existent car ils sont les voyants orange de notre culture bien malade… attention qu’ils ne virent pas au rouge !!!!

    • ut0pian on 20 mai 2007 at 22 h 39 min
    • Répondre

    Bichour
    Et bien moi j’admire FB, nul n’est parfait mais il y quelque chose qui se dégage de tout ce qu’il a fait…
    Correspondant à notre monde actuel !

    Si vous êtes jaloux, critiquez-le mais ce n’est pas vraiment constructif, essayez donc de vous surpassez et accouchez de votre propre roman pour ensuite être critiqué par la masse des aliénés pensant mais impuissant 🙂

    Bonne nuit !

  23. Merci François de ton message.
    Marc, ton message me va droit au cœur…
    J’éprouve la même chose que toi quand tu dis que cela te fait mal d’entendre des attaques sur FB. Même si je comprends parfaitement que certains ne l’apprécient pas et heureusement d’ailleurs ! Quel auteur fait l’unanimité anyway ?

    FB est anticonformiste et de plus il a du succès, comment ne pas être controversé dans ces conditions ? L’Histoire est jalonnée d’exemples… N’en citons qu’un seul, souvent rapproché de la figure de Frédéric Beigbeder, qualifié de « dandy » : Oscar Wilde…

    A propos de cet autre rapprochement Beig/Beat Generation, je repense à ce billet de Chutney sur son excellent blog qui avait été présenté précédemment (négatif sur la personne de FB mais néanmoins intéressant même si je ne partage pas son avis) :
    Elle cite notamment en points communs entre Beigbeder et Bukowski :
    Leurs points communs :
    Une certaine marginalité.
    L’usage de drogues.
    Le goût des femmes.
    Une grande liberté.
    Anthropologistes de leur milieu.
    Tous deux divorcés père d’une fille.
    chutney75.blogspot.com/20…

    Enfin pour ceux que cela intéressera : à lire ce très intéressant entretien entre Frédéric Beigbeder et Richard Millet au sujet de la littérature contemporaine.
    Comme d’habitude, Millet s’indigne de la qualité et des valeurs littéraires tandis que FB lui donne la réplique, avec son humour habituel.
    Bien sûr je partage les idées du second…, comme vous vous en douterez. 😉 Je pense que les réponses du premier réjouiront néanmoins bon nombre même si elles sont à vomir d’intolérance mais bon ceci est un autre débat déjà mené en d’autres billets…
    Millet dit clairement revendiquer « l’élitisme » littéraire en opposition à la littérature dite « populaire ». Sauf que si je puis me permettre littérature dite populaire (donc rencontrant son lectorat) n’est pas forcément synonyme de mauvaise qualité ! Sinon « Voyage au bout de la nuit » qui fut un grand succès d’édition en son temps, très controversé néanmoins, serait-il de la littérature commerciale ? A méditer…

    Quelques citations de Frédéric Beigbeder extraites de cet entretien :
    Quand Richard Millet attaque la littérature spectacle, vous sentez-vous visé, Frédéric Beigbeder?
    F. B.: Oui! Et je suis fier d’être assimilé aux dangereux destructeurs de la langue française. Il faudrait même que j’aggrave mon cas! Plus sérieusement, nos projets, nos tons, nos univers sont différents. Je ne vais pas vous reprocher, Richard Millet, de faire des livres ennuyeux, et vous n’allez pas m’attaquer parce que je donne dans le réalisme.

    F. B.: L’écrivain n’a pas qu’un rôle esthétique. Avec mon style syncopé, je décris mon temps, un peu dans la lignée de Stendhal, pour qui le roman est un miroir que l’on promène le long des chemins.

    F. B.: Mais il faut aussi une place pour une littérature d’espièglerie, de liberté. A vous la lourdeur, la pureté, à nous la satire et la frivolité! Je revendique la futilité comme une valeur essentielle. Au fond, vous voudriez être un écrivain maudit, une sorte d’Antonin Artaud champêtre, mais populaire comme Alexandre Dumas!

    Et dernière citation que j’adore :
    F. B.: Dans Voici, j’arrive à parler de Georges Bataille ou de Mikhaïl Boulgakov derrière une couverture sur Steph de Monac’. J’essaie d’être pédagogue et j’en suis fier, quel que soit le nom que l’on donne à cet exercice. Je mets de la littérature partout où c’est possible. C’est ma façon de me battre.

    Entretien complet à lire ici :
    livres.lexpress.fr/entret…

  24. Moi ce que je trouve étrange là-dedans, c’est qu’un journaliste du Nouvel Obs soit obligé de lancer une enquête publique pour se documenter sur ce personnage alors qu’il suffit d’allumer la télé ou d’ouvrir un magazine pour se faire une idée par soi-même.
    A part ça, sans vouloir prendre parti d’un côté ou de l’autre, on peut dire ce qu’on veut sur le fond et sur la forme, mais une chose est sûre: il arrive assez bien à ses fins puisque, tout comme Houellebecq, il profite de son image médiatique et de son art de la provocation pour faire parler de lui et pour vendre.
    Donc, aprés tout, peu importe s’il déchaîne les foules contre lui, l’essentiel est qu’il arrive à faire passer son message et à biaiser le système.
    Maintenant, même si je n’apprécie pas plus que ça le personnage, force est d’avouer que, même si je ne le mets pas au même niveau que BEE ou MH (exemples que je rattache plus ou moins à la même catégorie de public), il écrit tout de même mieux que certains petits jeunes loups aux dents longues ou que certains auteurs de best-sellers de supermarchés.

  25. Important et incontournable évident non?
    j’aime beaucoup "l’amour dure 3 ans" quant à savoir si c’est de la littérature et patati et patata pas vraiment vraiment important.

  26. J’aime bien FB. J’aime beaucoup les écrivains rebelles de manière générale, même si parfois,tout de même, ils me font un peu peur en écrivant des textes terriblement osés.

  27. En fait je me demande parfois s’il ne pousse pas le bouchon trop loin dans la révolte et le rejet de la société. Avouer dès le titre qu’on a pris de l’extasy, c’est presque trop nihiliste à mon goût. Assurément, Frédéric est un auteur tourmenté.

  28. Bonjour à tous,
    Ceci est un plaidoyer, écrit sans acide, ni cigue. Tous les commentaires qui précèdent le mien, à l’exception de celui de Marc, de François,d’Utopian, d’Alexandra, me navrent réellement. J’ai l’âge de Frédéric B (je crois utile de le préciser), et je lis deux romans par semaine en moyenne depuis des années. J’aime ce buzz littéraire qui est un carrefour extraordinaire où s’expriment tous les genres et la multiplicité des opinions. Je suis une fanatique de littérature, de toutes les littératures, qu’il s’agisse de celle de Modiano, de Pille, de Bobin , de Van Cauwelaert, de Paul Auster, ou de Richard Millet qui, à mon humble avis n’a pas forcément tort sur tout.(soyons objectif !. Je connais cette interview dans sa totalité. Il serait aimable, je pense Alexandra de la reproduire ici dans sa totalité.)Ne vous en déplaise, Frédéric Beigbeder est un grand écrivain français au même titre que Michel Houellebecq ou Jean-Jacques Schull. En témoigne le prix Interallé qu’il a obtenu, en partie pour les qualités littéraires et journalistiques qui seyaient, il y a deux ans, à son roman fabuleux sur le 11 septembre 2001. Il faut vraiment avoir la mémoire sélective pour l’avoir oubliée. C’est aussi quelqu’un qui a le succès modeste et qui n’est pas, j’en suis certaine, vaniteux. On ne peut pas en dire autant de tous ceux qu’il inspire. Il est dans votre droit le plus strict de ne pas louer le talent ou de ne pas reconnaître que Frédéric B est un grand écrivain. Mais il n’est pas normal que ses détracteurs, souvent virulents, excluent à ce point la demi-mesure de leurs propos ou le renvoient à ces soi-disantes manipulations médiatiques ou mondanités (un peu comme A.Klarsfeld avec ses rollers). Ne sommes nous décidément jamais capables de dépasser le seuil de l’apparence et de nous intéresser à l’écrit, au texte proprement dit, à ce qu’un auteur peut avoir à nous transmettre, avec sa personnalité décapante, avec son originalité unique, pour justement dépasser ses propres interrogations existentielles ou son infirmité, s’il en est ? Le texte, à proprement parler : personne ne peut contredire ici qu’en raison de ses antériorités professionnelles, Frédéric B a acquis un sens inné de la formule et de la formulation synthétique. En témoignent avec éclat tous ses romans, surtout les deux premiers. Son écriture contemporaine, sous couvert de décontraction, "fausse" décontraction bien entendu, est en réalité très stylisée : ses phrases sont très travaillées. La plupart comporte des litotes, des ellipses, des chiasmes, des métaphores, autant de subtilités littéraires qui, je vous l’accorde, ne sont pas nécessairement utilisées par tous les auteurs qui se revendiquent de lui ou peuvent échapper au lecteur lambda que je suis aussi naturellement. (simplement, j’essaye d’aller parfois au delà du texte et de saisir l’émotion queme renvoient certaines images beigbédérienes)… Mais quand même ! c’est faire un mauvais procès à FB que de prétendre que son texte n’est que clinquant ou que ses propos sont plein de vacuité. (je pense ici, précisément, à tous ceux qui détestent l’art contemporain ou la peinture de Matisse et qui s’exclament : "fastooche ! j’en ferais autant !")N’avez vous jamais constaté que Frédéric B parlait souvent de quelques-uns ou avait des allusions constantes à Roland Barthes, à Nimier, à Blondin, les hussards, ou dans un autre genre, à Sagan ? Faîtes un effort, essayez de comprendre pourquoi un écrivain se doit d’être humble quand il choisit de s’inspirer de ceux qui le précèdent. Il y a bien une raison, n’est ce pas ? Pour le reste, oui, je crois que Frédéric B apporte beaucoup à la littérature actuelle, en la "vulgarisant" parfois ou en empruntant des considérations personnelles, au travers de sa chronique dans Lire, afin qu’"elle" – la littérature- soit partagée par tous, ou en l"ennoblissant" dans des émissions littéraires séduisantes mais malheureusement trop peu regardées. (Paris Première il y a quelques années ou plus récemment, année littéraire 2006 sur Canal +). Comme il le dit lui-même, Frédéric B essaye avec de la pédagogie, de l’acuité, de la vigilance, de la légèreté,(je ne suis pas toujours d’accord d’ailleurs avec cette idée de légèreté) d’être le témoin de son temps, en mettant de la littérature partout. Pourquoi les autres auraient-ils le droit de s’inspirer du réel pour le traduire en auto-fiction et pas lui ? Parce que c’est un enfant gâté ? Le raccourci est injuste et sommaire, les amis !Dépassons ces clivages obsolètes ! Rendez vous derrière le miroir ! Il me semble que Frédéric B a parfaitement décrypté les méfaits de la publicité sur notre environnement socio-culturel. Sans jamais se faire de cadeau, mais en brillant par un cynisme ou un sado-masochisme légendaire, il me semble que Beigbeder a complètement intégré les méfaits d’une société outrancière, intransigeante, capitaliste, que ce soit dans la dénonciation de la vie nocturne, de la drogue et de ses excès, du désespoir mondain que confère l’outrance des paradis artificiels, ou prochainement, je crois, comme je pense l’avoir compris, dans la dénonciation de la beauté et de la jeunesse à tout prix.. Pour toutes ces bonnes raisons qui lui valent d’être lu , pas toujours pour de bonnes raisons hélas, par un public, je le vois, très hétérogène, je crois que l’identification que l’on peut manifester à l’égard de cette personne qui nous ressemble, est naturelle. Appelez ça comme vous voulez, le masque du pitre, la provocation dans l’esprit très fitzgéraldien de la contradiction incessante, sans doute..Mais sous couvert d’une certaine facilité, d’un ton badin et ludique, la profondeur et la consistance des thèmes abordés font que Frédéric B ne peut pas être perçu autrement que comme un grand frère en écriture et littérature, perspicace, doué, et regardant, par des auteurs plus "jeunes" que lui et des lecteurs souvent bluffés. Merci de votre attention.

    http://www.myspace.com/laurencebiava

  29. « Moi ce que je trouve étrange là-dedans, c’est qu’un journaliste du Nouvel Obs soit obligé de lancer une enquête publique pour se documenter sur ce personnage alors qu’il suffit d’allumer la télé ou d’ouvrir un magazine pour se faire une idée par soi-même. »
    > Tom, juste pour info le travail d’enquête journalistique consiste entre autres à collecter des citations auprès d’acteurs experts du sujet, intéressés ou en relation avec, afin de les confronter et d’éclairer un sujet de multiples points de vue en plus de celui qui sera développé par le journaliste en lui-même, afin de le rendre plus riche et diversifié. Cela s’ajoute bien sûr au travail de documentation en parallèle qui est mené. Et oui c’est du boulot… ;- )

    Laurence, que dire après ce magnifique hommage (le mien fait pâle figure après ça !), de cette finesse littéraire et de cette passion qui semble t’animer ! Tout d’abord que cela me fait plus que plaisir de lire ce genre de message, ça galvanise vraiment !
    Plusieurs pensées me traversent l’esprit à sa lecture. En vrac :

    1/ J’adhère bien sûr totalement à ta vision : « Je suis une fanatique de littérature, de toutes les littératures, qu’il s’agisse de celle de Modiano, de Pille, de Bobin , de Van Cauwelaert, de Paul Auster, ou de Richard Millet… » J’aime ces lecteurs ouverts, tolérants et capables de diversité. Je suis comme ça aussi, lisant un jour Céline et l’autre Faïza Guène… C’est aussi l’approche de FB qui n’est pas dans le cloisonnement et ce sont les lecteurs que je recherche et avec qui j’ai envie de partager même si la porte reste ouverte à tous quelque soit leurs opinions bien sûr, tant que cela est exprimé paisiblement.

    2/ Oui Millet n’a pas tort sur tout enfin ds le cas de cette itv, je n’adhère vraiment pas mais prochainement je vais le citer sur une réflexion que je partage tout à fait. A suivre !

    3/ Jean-Jacques Schulll, voici par exemple un auteur que j’ai découvert récemment grâce à FB (« Rose poussière » mais j’avoue que je le reprendrai plus tard car je pense qu’il faut connaître le contexte d’écriture pour l’aborder… si vous avez des infos d’ailleurs je suis preneuse !)

    4/ Concernant les allusions constantes à Roland Barthes, à Nimier, à Blondin, les hussards, ou dans un autre genre, à Sagan, oui FB a une grande culture littéraire qu’il sait communiquer et ça c’est un vrai don. Par contre, petit bémol, ses références peuvent parfois encombrer sa propre prose je trouve (attention au name dropping…).

    5/Autre petit bémol : Comme toi j’ai été sensible au style littéraire de FB (que tu décris magnifiquement, je conserve précieusement ton analyse remarquable !, toutefois je connais des lecteurs de toute bonne foi* qui vraiment pensent qu’il écrit mal (écriture plate sans recherche). Encore une fois j’en reviens à ma « théorie » selon laquelle la littérature n’est pas une science exacte et que la subjectivité joue beaucoup dans l’appréciation d’un auteur, a fortiori contemporain ET vivant… Dans le même ordre d’idée, je rencontre régulièrement des gens qui me soutiennent mordicus que V.Despentes ne sait pas écrire en français. Ils le pensent sincèrement…

    * j’exclue donc ici les gens qui n’ont pas lu une ligne de FB et se basent uniquement sur son apparence pour le juger… comme cela arrive hélas trop souvent…

  30. Merci pour ta réponse chaleureuse Alexandra.
    Tu poses, à juste titre le problème de la subjectivité dans la littérature. La remarque peut s’étendre à toute forme d’art, y compris le cinéma. Si je vais mater un film que je n’aime pas et dont tout le monde salue la qualité, l’amplitude du scénario, le jeu des acteurs, je ne vais pas pour autant dire que ce film est nul. Je crois qu’il faut aussi comprendre qu’il y a un probleme déterminant de GOUT en tout et par extension d’éducation. Oui, la littérature possède mille visages et on se doit de les respecter comme tels. Le problème n’est pas tant que tel ou tel écrive soi-disant mal pour certains ou qu’"elle" (V.Despentes) ne sache pas écrire en français. Pour moi, tout est question de style. Exemple : au départ, j’avais du mal avec le style de Echenoz, Dubois et un récent publié aux éditions de minuit, même genre que Echenoz, au succès détonnant, son nom m’échappe, pardon !. Dans "je m’en vais", j’avais vraiment du mal à trouver le rythme, je trouvais ça très broussailleux, nébuleux. Des phrases longues, enchevêtrées,qui me perdaient, je ne savais pas où il voulait m’entraîner, j’ai failli arrêter ma lecture. ET puis, je m’y suis fait ! Cela ne me viendrait pas à l’idée de dire qu’Echenoz écrit mal aux seuls prétextes que j’ai mis du temps à "rentrer" dans son univers, ou à se faire contacter les parois du coeur ! Oui, Virgnie D n’écrit pas toujours correctement le français mais elle a un style, une personnalité à part entière qui la rend LISIBLE. Même remarque au sujet de Christine Angot qui a mis du temps à aller vers l’autre et dont les paragraphes me fatiguaient avec toutes ces répétitions !!..Et puis, jai compris qu’elle avait sans doute un problème de communication au niveau du verbe et de l’oralité. Depuis que je l’ai entendu chroniquer chez Guillaume Durand et depuis qu’elle suspend de plus en plus l’emploi du "je", je la lis beaucoup mieux, c’est drôle !. Aujourd’hui, je dirais que je ne peux plus me passer d’elle !!. Mais revenons à notre sujet Frédéric. !Non, Frédéric B n’écrit pas mal (que dire alors de certaines phrases de Guillaume Dustan dans son roman "la chambre" qui, peuvent apparaîtrent pour le coup très ordinaires !!; alors que tout le monde sait que Guillaume Dustan est un grand écrivain qui a laissé un style, une empreinte, comme Hervé Guibert), Frédéric B a un STYLE littéraire dépoussiéré, sans ostentation, sans adverbes, sans trop de conjonctions de subordination (oui, je remarque tout ça, parce qu’il "m’aide" à alléger mes propres textes),même remarque chez Amélie Nothomb,-on va à l’essentiel chez Amélie, elle est droit dans ses bottes- ce qui fait que la lecture, ponctuée d’exclamations ou notes d’humour, gagne en fluidité. Donc, l’écriture de Frédéric B n’est non seulement pas plate mais elle est même très acidulée, en raison de ce que j’ai énuméré dans le long texte précédent. Je pense aussi que la conception littéraire a changé. Dans les années 70-85, à l’école, on disait d’un élève qu’il écrivait bien dès lors que ses phrases étaient composées d’un sujet, d’un verbe, d’un complément d’objet direct. J’ai souvent entendu mes parents me dire cela. J’ai gardé cela pour ma propre littérature, car je trouve que rien n’est plus beau et élégant qu’une phrase longue et sinueuse, avec des mots de toute sorte..(et je pense que les éditeurs n’aiment pas trop).La phrase, très courte, à mon avis, est sacrilège. Elle assèche quelque chose et je ne sais de quel ordre. Je crois que c’est simplement ce que Richard Millet veut signifier avec ces histoires de pureté. C’est vrai, qu’à l’ère du SMS, du texto, de ces diminutifs constants, de ce langage abrévié et faussement"proche", non seulement je n’ai pas l’impression d’être ringardos-nullos !!!!, non seulement c’est bien la preuve probante que l’investissement dans une relation humaine est en train de se perdre, mais aussi, qu’on a perdu un peu la notion politiquement correcte de style justement. Le brouillard est dans toutes les têtes et c’est pour ça que la littérature est réellement en danger. Je suis désolée, on publie des romans ineptes et inaptes à la lecture ! et ce ne sont pas ceux que vous croyez, SURTOUT PAS ceux de Lolita pILLE ou de VIRGINE D !!Il faut donc se poser la question : tous ces gens qui écrivent de plus en plus et tous ces gens (les mêmes ? )qui lisent de moins en moins, n’est ce pas le signe d’une rébellion souterraine contre la langue, le langage ? Un mot sur Christian Bobin, par exemple, que Frédéric B n’aime pas, je crois, parce qu’il dit que c’est chiant. je ne suis pas d’accord. Voilà quelqu’un,comme Yves Simon, qui est tout autant précieux pour moi que FB, en raison de ses ellipses, de sa recherche intérieure un peu éloignée de considérations contemporaines aussi, de ses métaphores. "la plus que vive" de Bobin, est un livre qui me fait pleurer..Voilà pourquoi, en toute amitié, Alexandra, il me semblait approprié et juste de prélever AUSSI les paroles de l’interlocuteur Millet dans le court extrait que tu as choisi de poser ici, afin qu’on saisisse mieux le sens des propos de Frédéric, dans sa qualité de contradicteur. bisous à tous.

    ps : à lire d’urgence, le dernier Bouraoui, le dernier Parisis, et Brigitte Giraud !!

  31. C’est Jean-Jacques SCHUHL, ami(e)s de la littérature…

    Mouais, et citer Auster ou Yves Simon (sic) pour signifier une démarcation entre littérature populaire et élitiste ne me paraît pas une idée très pertinente.

    J’aurais plutôt vu des calibres comme William Gass ou Thomas Pynchon, par exemple.

    • laurence biava on 23 mai 2007 at 13 h 31 min
    • Répondre

    Ma première idée n’est pas de fixer des limites ou de faire une différence entre une littérature populaire et élitiste mais plutôt de défendre l’idée de style littéraire, qu’on s’appelle Despentes, Beigbeder ou Houellebecq, c’est tout. J’essaye d’être tolérante. J’essaye de tout lire, pas d’afficher ma prétention ni ma pertinence Et pour le reste, je vous remercie d’avoir cité William Gass ou Thomas Pynchon qui sont des auteurs que je n’ai jamais lus. Et que je vais m’empresser de découvrir, voyez, grâce à vous.

  32. Il vous en prie.
    😉

  33. Sacré Laurence,
    elle cause rudement bien du stylo! 😉

    Amicalement,
    MonsterJack

  34. Oui c’est vrai ça, comment se fait-il que le dernier Nina Bouraoui (Avant les hommes) ne figure pas sur buzz littéraire. Une lacune sans aucun doute.

  35. Oh et la Laurence qui nous pond des essais sur Bèguebeder! Et de bonne facture qui plus est !…… Quoique là, je ne suis pas d’accord: "J’essaye de [ne pas] afficher ma prétention ni ma pertinence" === C’est tout ce que vous avez fait jusqu’à présent. Pas que j’y vois un inconvénient M’dame. Bien au contraire. Mais ayez le bon sens de le reconnaître !…….. Concernant ce débat sur ce cher écrivain, je pense que le problème entre ses admirateurs et ses détracteurs, est qu’aucun des deux groupes ne fait vraiment de concession, au fond : Au final, ou on adore Beigbeder au risque de passer pour une jeune groupie écervelée, ou on crache sur Bèguebeder au risque de passer pour une vieille fille aigrie 😉 A chacun son camp ! J’ai choisi le mien lol !

  36. 24 mai 2007: J’ai 21 ans !

    • laurence biava on 24 mai 2007 at 9 h 58 min
    • Répondre

    Chère Kebina,

    La "jeune groupie écervelée" – j’ai bientôt 43 ans !- vous remercie infiniment pour ce commentaire quelque peu brouillon et relativement erroné. Je ne me targue pas d’être faussement prétentieuse et si je suis pertinente, dans ce cas, c’est une qualité. Je suis donc ravie que cela vous plaise.(venez sur mon blog discuter avec moi :www.myspace.com/laurence biava, au lieu de faire la fine bouche, je vous convie). Encore une fois, je viens ici pour partager mon amour de la littérature avec vous tous, pas pour qu’on parle "égo". Le débat n’a donc pas à tourner autour de moi et d’ailleurs, je vous serais gré au passage de vous abstenir de porter des jugements de valeur sur ma personne moraliste que vous ne connaissez pas. Le débat porte sur la littérature de Frédéric. (et non sur sa personne au demeurant).Ce qui est tout de même extraordinaire, je le redis ici une dernière fois, c’est de passer pour quelqu’un de "prétentieux" ou de revêche dès lors qu’on déploie avec force et détails des arguments favorables à quelqu’un qui est TOUJOURS INJUSTEMENT DECRIE. Il ne s’agit pas tant de monter l’un contre l’autre deux camps opposés (les pro et les contre Beig) à qui on ne demande pas mutuellement de se convaincre, puisque c’est impossible, le problème n’est pas non plus d’aimer ou de ne pas aimer les romans de Beigbeder, -on a évidemment le droit de ne pas aimer les romans de Beigbeder, heureusement!, donc, voyez, la tolérance et la concession, elles sont là !), non, le problème de ses détracteurs, justement, réside dans cette incapacité à formuler autre chose que des attaques gratuites ou dans cette incapacité à argumenter dans le sens d’une littérature que l’on ne comprendrait pas, que l’on n’aimerait pas, et on expliquerait pourquoi par des critiques saines, en cherchant à élever le débat. Le problème est de refuser de considérer que Beigbeder est un grand écrivain (et donc, on le traine dans la boue, et on éructe en préjugeant,) aux seuls prétextes que l’on n’aime pas ses livres ou qu’on le trouve mondain. Sauf Francois, Alexandra et quelques autres, (coucou Monster Jack !),je vous trouve extrêmement réducteurs. C’est un peu comme si vous reprochiez à un médecin d’être médecin au seul prétexte qu’il n’aurait pas suffisamment bien approcher le diagnostic exact. Vous pouvez reprocher à un médecin de vous avoir mal soigné mais vous ne pouvez pas lui reprocher de faire son métier. Vous pouvez contester l’argumentaire d’un professeur de médecine parce que vous ne "l’entendez pas", vous ne "le recevez pas" mais vous ne pouvez pas dire qu’il est nul ou nier sa fonction. Pareil pour Frédéric. Vous n’aimez pas ses romans,son style littéraire, son intellect. Okay . Mais vous ne pouvez pas lui reprocher ou ne pas lui reconnaître sa qualité de (grand)Ecrivain.
    Puisque c’est son métier..
    Je vous souhaite un très bon anniversaire Kebila. Moi, c’est le 7 août. Je suis sûre que vous y penserez…
    Amicalement nôtre ?

  37. (Bon anniversaire, Keb’)…

    😉

  38. et il sort quand cet aticle du nouvel obs?

  39. Bonjour Laurence !

    Merci bcp et je tâcherai de me souvenir de votre jour d’anniversaire (mais ce serait sympa si vous me le rappeliez à l’occasion ! lol).

    Mais j’aimerais tout de même préciser une chose: si je me suis permise de qualifier vos réactions de prétentieuses et pertinentes, ce n’était pas du tout pour me détourner du sujet principal, ou pour vous attaquer ad hominem de sorte à discréditer vos arguments. Non parce que de toute façon, comme je vous l’ai dit, je ne vois aucun problème à ce que l’on soit prétentieux et pertinent dans la défense de quelqu’un qu’on apprécie. Mais je veux bien admettre que ma critique ait été quelque peu hâtive, quoique toujours autant ressentie….

    Maintenant concernant Beigbeder, je ne pense pas que vous puissiez imposer ici son statut de grand écrivain. D’ailleurs peut on se permettre de qualifier si tôt un écrivain de grand ? Quoiqu’encore une fois, c’est cette prétention qui vous honore.

    Enfin, j’ai du mal quand on compare l’écriture et l’écrivain à un métier, à une fonction, à un diagnostic, à la medecine et au medecin. Pour tout vous dire, ça me met même très mal à l’aise. Je ne pense pas que ces deux choses puissent être mises sur le même plan.

    Mais même si elles l’étaient, eh bien sachez Laurence que je définis si medecin il y a sur ses résultats ,et non pas sur sa simple fonction de medecin, parce que dans "fonction", il y a justement "action de faire", c’est à dire "résultats". Un mauvais medecin n’est pas un medecin.

    …Quoique, sur le statut d’écrivain,vous avez raison sur un point: on peut ne pas aimer mais respecter.

    Eh bien, je ne respecte même pas.

    Et oui, amicalement nôtre.
    Je veux bien. Je veux beaucoup.

    Ps: votre myspace m’intrigue. Mais j’aurai l’occasion d’y laisser des commentaires dans la semaine.

  40. Merci bcp Philippe ! 😉

  41. Hop, je rajoute cette citation de Jérôme Attal (dont je lis le premier roman actuellement), sur Frédéric Beigbeder alors qu’il lisait son roman il y a quelques années dans son journal :
    "Lecture. L’amour dure trois ans de Frédéric Begbeider : très bon, seul type capable à quelques pages d’intervalle de citer Benjamin Constant et le groupe comique les Inconnus."

  42. Beigbeder offre des limonades aux jeunes filles, c’est la recette de son succès.

    Quand à la comparaison entre Bukowski et Beigbeder, elle est vaine.

    Une certaine marginalité.
    L’usage de drogues.
    Le goût des femmes.
    Une grande liberté.
    Anthropologistes de leur milieu.
    Tous deux divorcés père d’une fille.

    Ces critères peuvent s’appliquer a la moitié des ‘grands’’ écrivains (a l’exception du trait concernant pére divorcé (quoi que).

    Beigbeder fait parti de ces auteurs dont l’œuvre est intraséquement lié a la personnalité publique.

    Il en a voulu ainsi et c’est tant mieux car il est vrai qu’il a fait beaucoup a sa maniére pour dépoussiérer la littérature française.

    Quand a son œuvre, je pense que les livres ne sont qu’un médiums et que comme chaque sentiment, on ne peut juger de sa pertinence tant que le temps ne nous donnera pas le recul nécessaire (bien que je trouve toutes ces discussions fortement inutiles étant donné qu’elles sont les raisons même de son succès (la cinquantaine de commentaires le prouvent)).

    Le succès de Beigbeder est simplement du au fait qu’il sait faire parler de lui.

  43. On retouve la Keb fougueuse…ouf!

    Ok avec toi Alexandra pour la musique et le ton…Un fossé qui se comble?

  44. Alexandra, déjà merci infiniment !

    Ce que tu as dit sur mon blog me touche bcp.

    Et pour l’organisation en chapitres, eh bien c’est parce que je n’ai pas encore la générosité d’écrire des textes destinés principalement à une publication ds mon blog; j’y mets dc seulement des extraits ou des ptits textes que je trouve assez représentatifs de je n’sais quoi. Mais merci pr la remarque, jvais m’améliorer!

    Ensuite, pour "groupie écervelée" et "fille aigrie" ben c’étaient des tentatives manifestement infructueuses d’humour…….

    Mais Alex, pourquoi penses-tu que je voue une haine irrationnelle à Beigbéder !?! Je demande ça parce que c’est très très loin d’être le cas, et je ne comprends pas comment tu es arrivée à une telle analyse. Car s’il est vrai que je ne suppporte pas son travail d’écrivain, j’éprouve par contre un vif intérêt pour ses emissions et critiques littéraires, qui à défaut d’être brillantes, sont en tous cas amusantes et bien menées.

    Concernant ses bouquins, j’ai lu quelques nouvelles sous exctasy que j’ai trouvé assez gauches, Windows On the World qui est certainement un des romans les plus gneus gneus qui m’ait été donné de lire (une sorte de minute blonde prolongée à l’infini), et une lecture très en diagonale de 99 francs, que je dois
    relire d’ailleurs.

    A noter que je m’intéresse aussi au style / avant tout au style. Or justement avec Bègue, je ne vois aucune finesse, aucun génie. Juste du micro-ondé inlassablement servi pour desservir le genre de littérature qu’il est sensé représenter.

    Ps1: Génération Rose tu as totalement raison, et ton commentaire rend ce débat – auquel je participe activement et avidemment – assez pathétique et inutile. Mais… mais… mais… et puis après ? Poursuivons !

    Ps2: MonsterJack , yes I’m back ! lol 😉

  45. Les choses les plus inutiles sont souvent celles qui valent le plus la peine d’être faites.

    Mais pour revenir à Beigbeder, je pense que ces livres ont réussi à amener une certaine fraîcheur.

    Un livre comme  »L’Amour Dure Trois Ans » sont remplis de petites phrases et de tournures réellement appréciables.

    C’est léger certes mais pourquoi se complaire inutilement parfois dans LA gravité.

    Je pense que Beigbeder fait parti de ces auteurs qu’on aime ou qu’on n’aime pas sans raison apparente.

    Et je pense que Beigbeder l’homme a apporté beaucoup à la littérature française comme par exemple avec le Prix de Flore.
    Ce Prix a permis de récompenser toute une nouvelle génération d’écrivain comme Despentes, Jaenada et Ravalec qui méritait d’être récompensé.

    Je ne comprends pas les gens qui trouvent les livres de Beigbeder vides de sens pour moi ils sont représentatifs d’une époque et d’un état d’esprit.

    99 Francs, c’est Germinal version 2000, tu remplaces les mines par le monde de la publicité et tu rajoutes un peu de coke par-dessus.

    (cette derniére phrase n’apporte RIEN a la discussion (comme mon commentaire en général) et surtout ne veut RIEN dire (même si……….)).

  46. Bon allez prochain sujet : les facteurs de succès de… Amélie Nothomb et d’Anna Gavalda ! 😉

  47. Amélie Nothomb et d’Anna Gavalda ! 😉 ))))))))) Lol ! Un débat sur ces 2 marionnettes, c’est vicieux comme de parler de ptits garçons devant Michael Jackson. Non vraiment, abstenons nous 😉 ! (mais en Anne, il y a Garreta qui écrit merveilleusement bien à ce que j’ai entendu…reste à vérifier…)

  48. Bonjour à tous,
    Et qui je retrouve ici, avec sa langue bien pendue, à contester le talent, l’intelligence et la fraicheur des écrivains (e), hein, c’est qui ? Mais c’est ma Kebina !!! Trêve de plaisanterie, merci à toi Kebina pour toutes tes remarques sur mon blog et ailleurs, je suis ravie de nos échanges. Tu es très sympathique, tu verras, un jour , j’arriverai à te convaincre !! Merci à toi aussi Alexandra pour tous tes commentaires respectifs. Avant de parler de Nothomb (demain) et de Galvada, je réponds à ta question, Alexandra :
    "PS : Laurence ou tout autre, as tu déjà rencontré Frédéric Beigbeder ? Impressions ? Moi juste croisé et salué rapidement à Flammarion l’an dernier peu de temps avant son départ. Pas envie d’être déçue comme ça m’est arrivé tant de fois déjà !" En règle générale, les séances de dédicace ne me déçoivent pas, ssurtout avec Frédéric, elles sont bien vivantes et sortent des sentiers battus. Frédéric a beaucoup d’à propos, de justesse et de raffinement, un mot ou plusieurs pour chacun, ce qui n’étonnera personne ici, y compris ses détracteurs.. Sur le site http://www.beigbeder.net, vous avez les dates des futures signatures en librairie avec lecture publique du nouveau roman. J’y serais.
    Pour le reste, je voudrais revenir sur quelques propos malencontreux de Génération Rose. Je cite :
    "Je pense que Beigbeder fait partie de ces auteurs qu’on aime ou qu’on n’aime pas sans raison apparente."
    C’est un peu le problème d’aimer ou de ne pas aimer en se focalisant juste sur l’apparence, non ? Ce que j’essayais de dire ici, c’est que les lecteurs qui aiment Beigbeder savent généralement POURQUOI, sans nécessairement se focaliser sur la personne publique, avec respect et mise à distance afin de se focaliser sur l’emprise que confère le texte, alors que ceux qui le décrient ne savent pas exprimer autre chose que des attaques gratuites ou des tartufferies. On a quand même le droit de s’en étonner et de protester. Je remarque qu’ici, d’ailleurs, personne ne m’a opposé de contradictions sur ce point précis.Logique, en fait si l’on émet l’hypothèse qu’il ne s’agit que de procès d’intention
    Deuxième point :
    "Beigbeder offre des limonades aux jeunes filles, c’est la recette de son succès".
    C’est faux, absolument faux d’autant que les romans de Frédéric ne sont même pas superficiels en apparence. Je crois que vous confondez légèreté avec superficialité et cynisme avec légèreté. En plus, dire cela c’est insultant pour ceux qui aiment lire Delly ou autre chose. Et c’est même insultant pour Frédéric puisque sa mère, -je crois, pardon si je me trompe- est justement traductrice des romans à l’eau de rose de Barbara Cartland. Tous les goûts sont dans la nature : on a le droit de se tromper mais on peut être tolérant, non ?
    "on ne peut juger de sa pertinence tant que le temps ne nous donnera pas le recul nécessaire"
    J’espère bien que l’on n’attendra pas qu’il ait 70 ans pour lui remettre un Goncourt ! Je parie qu’il recevra un prix littéraire à l’automne..Avant l’automne, vous pouvez juger de la pertinence de Frédéric B dans toutes ses chroniques et son émission de cinéma. La pertinence et l’acuité de Frédéric B sautent aux yeux à chaque fin de paragraphe. Libre à vous d’être aveugle ou de choisir de ne rien voir. Mais je ne vais pas attendre qu’il soit gravement malade, qu’il se coupe l’oreille comme Picasso, qu’il ait faim comme Ruteboeuf, ou qu’il vole pour manger comme François Villon, qu’il faille se mettre à quêter comme on a quêté pour enterrer Mozart ou Bela Bartok, pour reconnaître qu’il est un héros de son temps et que son époque va le gratifier. J’espère bien que SON époque, dont il sait si bien attester de ses vicissitudes, va estimer qu’il est méritant de lui coller des projecteurs en pleine figure à défaut d’aller éclairer sa tombe.
    à bientôt et bises à tous

  49. En tout cas, on pourra pas dire que ce sont des femmes d’influence (va falloir trouver une autre excuse !) 😉 Sinon je plaisantais hein pr Nothomb et Gavalda, enfin à moins que cela ne vous inspire bien sûr et que vous ayez du temps…

    Sinon la machine médiatique beigbedérienne a commencé à se mettre en marche
    comme sur Chronicart (tout nouveau design de site au passage !).
    en couverture : Beigbeder, la rédemption ? Ecrivain people ou écrivain tout court…

    Aperçu aussi en chapka dans « Elle »…
    Vais essayer de mettre l’actu dans ce billet au fur et à mesure…

    • laurence biava on 31 mai 2007 at 15 h 36 min
    • Répondre

    Oui, et ce matin dans la boite aux lettres, je recevais mon Lire mensuel de juin 2007, avec qui en couverture, je vous le demande ? notre Beig national qui montre sa tête planquée derrière un rideau !
    Le contenu de Chronic’art est supérieur en qualité (le pourquoi du comment du roman, roman engagé, etc…) au contenu de Lire. Je ne comprends pas trop Baptiste Léger, au passage. Bonne lecture à tous, on en reparle.

  50. Laurence, quand je dis la raison du succès de Beigbeder est du au fait qu’’il offre des limonades aux jeunes filles’’.
    Il faut bien comprendre que je faisais de l’humour et rien d’autre.

    Et quand à savoir si Beigbeder gagnera le Goncourt un jour, personnellement cela m’étonnerait.
    Pas a cause de son talent mais plutôt parce que le milieu littéraire français a tendance à favoriser tout le monde sauf le favori.
    D’après moi tant que Beigbeder sera autant médiatisé ces livres ne seront pas appréciés à leur juste valeur.

    Et Laurence Biava, n’essaye pas de me convaincre, je fais partie de ceux qui aiment Beigbeder et qui apprécie autant l’homme et ses contributions au milieu littéraire (Prix de Flore, co-création de la Revue Bordel etc…….) que ses livres.
    Donc, mes commentaires n’étaient pas CONTRE Beigbeger, au contraire, j’essayais de répondre à la question posée par Alexandra le plus objectivement possible.

    J’ai lu quasiment tous les livres de Beigbeder et je les apprécie évidemment….évidemment……

  51. lol Merci Laurence ! Ce que j’apprécie chez toi, et chez Alexandra, c’est votre générosité et votre passion dans les discussions, tout ça tempéré par une grande douceur.
    D’ailleurs, concernant Bèguebéder, j’étais en mode rigolade jusqu’à ce que je comprenne que vous étiez super sérieuses dans votre amour. Le choc ! lol

    (Laurence j’attends ta réponse sur Myspace !)

    Concernant ce débat, je pense que je vais m’y extraire pour rester en bonne santé !

  52. Quoi ? « Roman engagé » ? Nooooooooooooooooooooon !!!
    Pitié… J’ai l’impression que ça va devenir le nouveau label qualité de la littérature.
    Triste, triste à pleurer…

    Sinon suis d’accord avec Kébina (très gentil au passage !), je me retrouve bp dans ton discours Laurence même si tu es bp plus savante que moi et j’aime bp te lire. (end of the « Druker mode »)

    Au fait Laurence ou quiconque as-tu déjà lu « Au secours, pardon ? ». Ma consœur l’a lu et… pas adoré (pb de restitution crédible de la Russie…).

  53. Sinon suis d’accord avec Kébina (très gentil au passage !), je me retrouve bp dans ton discours Laurence même si tu es bp plus savante que moi et j’aime bp te lire. (end of the « Druker mode ») ==== Lol je me suis dit aussi : Elle écrit différemment aujourd’hui ! Elle a bu ou quoi ? lol

    Sinon, évidemment qu’"Au secours, pardon" doit pas être terrible. C’est Beigbéder mesdames ! Faut pas lui demander beaucoup quoi ! (je sais que je suis sensée être sortie de la discussion, mais ct une pique facile 😉 )

    • laurence biava on 1 juin 2007 at 16 h 09 min
    • Répondre

    Salut les filles,
    Puisque tous les gars semblent avoir disparu !…(normal, il sont largués, ha ! ha !)-
    Alexandra, non, quand je dis roman engagé, je ne dis pas que Frédéric B souhaite écrire des romans engagés ! je prélève juste un argument évoqué dans une des deux interviews…Et la réponse de l’intéressé est d’ailleurs excellente.. je vous laisse la découvrir..Sinon, je ne suis pas savante, juste très enthousiaste et passionnée par la littérature, je l’ai dit ici. Ma mère est bibliothécaire, j’ai beaucoup lu dans mon enfance. J’ai conservé ce rite (car c’est un rite) que je souhaite transmettre et partager. Je considère que ma vie est DANS la littérature et ma consolation, dans l’écriture. C’est pour cela aussi que je suis romancière (non publiée) sinon ça se saurait. Je suis sur Myspace, pour connaître, approfondir, découvrir d’autres plumes, me faire connaître aussi, sans prétention bien sûr. Pour le reste, je ne pourrai pas lire "au secours, pardon" avaant le 12 juin car je ne suis pas journaliste, ce qui est un des grands regrets de ma vie. Sinon, Kebina, essaye de lire sur le site de la revue Lire les nouveaux extraits de roman de "au secours, pardon".. Vous avez la dent dure, les filles…Pas d’accord,Alex, moi, je trouve cela très enlevé et pour le moment assez drôle, à certains égards…On ne change pas un homme, quel qu’il soit! Ceux qui m’ont compris me comprendront encore un peu plus !!!!
    Allez, à plus

    • Pour info on 4 juin 2007 at 9 h 28 min
    • Répondre

    Interview, commentaires et analyse dans le dernier n° de Lire à propos du bonhomme et de son nouveau bouquin (avec extrait en prime où il est question de cul (ça change…)).

  54. Moi je veux bien essayer d’apporter de l’homme au moulin mais les MySpace de la Biava et de la Kebina ne répondent pas.
    So do I…

  55. Bonjour Laurence ! Merci je passerai lire tout ça dès mon retour (je dois aller passer une petite semaine relax à Montréal.) Porte toi bien !

    • Patrick on 5 juin 2007 at 9 h 47 min
    • Répondre

    Rian à avoir avec le fait que Beigbeder fait en plus de la télé: personnelement j’ai connu cet auteur au lycée (par des cammarades). "Beat génération" Non je pense que ta vision de Biegbeder n’est pas assez objective et je te comprend: Beigbeder a un univers qui porte à rêverie, qui ma totalement subjuguer lorsque j’ai lu "L’Amour dure 3 ans" ! Je pense que Beigbeder a une écriture facil d’acces, il est claire que ce n’est pas très Satriens comme écriture ! Remarque tant mieux, parce que Beigbeder est un bon auteur, et un auteur simple, simple dans le sens ou ce qu’il fait est bon, mais plat, plat parce qu’il n’y a pas de fond. Beigbeder est un pietre philosophe et tant mieux car lorsqu’il philosophie c’est "FAD", alors que lorsqu’il écrie à la Lolita Pille (puisqu’en faite c’est ça, c’est la littérature qui est à la mode en sce moment, c’est nul…mais le peuple aime la merde, c’est son opium…lol) il parle de choses qui interesse les lecteurs et surtout les jeunes lecteurs : addiction, amours impossible, et autre….l’immoralité est devenu moral et c’est tant mieux pour lui ! Beigbeder est arrivé au bon moment, il à bien joué son coup, mais de la à dire à nos déscendant qu’il faut l’un des meilleur auteur de la littérature française….

  56. Excellente analyse de ce cher Patrick !
    Les hommes reviennent en force dans ce topic on dirait.
    Et oui, l’époque est à la littérature jetable, c’est la génération blog que voulez-vous. On prend, on lit, on jette, on oublie…vite.
    Il faut accrocher le lecteur avec des mots et des situations de tous les jours. Ne pas hésiter à abuser de Name-Dropping pour baliser le récit de repères facilement identifiables. Il faut que le lecteur puisse se projeter dans le personnage, il faut que ça sente le vécu et le quotidien. Et si en plus on peut faire rêver le lectorat de masse en lui donnant son lot de soirées people, de coke et de filles faciles, c’est du tout bon.
    Et comme disait la grande philosophe populaire Mathilde Seigner hier soir sur le plateau de Denisot (Fred B., une petite pensée pour toi si tu nous lis), «y’en a marre de Paris Hilton et de ce culte du Rien qui commence à nous faire chier». Je bois encore ses mots avec délectation…
    Bon allez, je vais pas cracher dans la sousoupe, je suis moi-même un pur Junk-Reader et je préfère lâchement lire du Beig, du Becq ou du Bret plutôt que du Franz Ferdinand Céline.
    Moi je dis, quand c’est bien écrit, quand ça se lit bien et que ça fait passer un bon moment, que demande le peuple ?
    Oui je sais, j’avais suivi le module de Mathilde en fac philo…

  57. C’est « marrant » cette propension à l’autoflagellation… ce n’est pas parce que tu as pris du plaisir à lire un livre qu’il est mauvais tu sais…
    De plus concernant Céline que tu sembles citer comme l’anti-Beigbeder, sache qu’à l’époque il a été attaqué à peu près de la même façon : son livre a été jugé « anti-littéraire », car il contenait du langage dit oral et ne correspondait pas aux standards du roman bourgois et des « belles lettres ». Je crois que le plus gros défaut de F.Beigbeder est d’être vivant en fait…

    Sinon, j’ai bouquiné l’article fleuve qui lui est consacré dans Lire, très intéressant.
    Les 2 trucs que je retiens quand il dit que sa génération n’a plus envie de responsabilités et préfère « traîner dans les bars » (à propos de son départ de Flammarion), tellement vrai et d’autre part le documentaire qu’il prépare sur Salinger dont il est fan absolu.

  58. j ai lu Au secours Pardon. Dès la première phrase on y es tsans aucun doute: du Beig.
    quelques longueurs mais au fond la même verve que 99F… et tous les éléments qui ont fait et efront qu’on aime ou qu’on déteste….

    • laurence biava on 6 juin 2007 at 20 h 18 min
    • Répondre

    Très franchement, les lecteurs masculins, en dehors du fait que bien entendu, on peut aimer ou ne pas aimer un roman, n’ont strictement rien à dire,ou à opposer, sauf à discriminer, sans parvenir à se dégager des préjugés.etc.. Bref, on tourne en rond avec des gens qui n’essayent pas d’y voir un peu plus clair ou de tendre vers du positif.. Les livres de Beigbeder, ce n’est pas du sirop ! Et puis arre^tez de toujorus faire valoir le coté relations publqiues, comme si tout était toujours manipulé ou calculé. !!J’ai quasiment achevé la lecture d’"au secours, pardon" et je suis assez stupéfaite. Au contraire, je ne trouve pas que ce soit un livre "facile", c’est très littéraire au contraire, il y a des descriptions très fortes qu j’ai adorées. J’y reviendrais plus longuement dès que j’aurai clos la dernière page. Par contre, pour être honnête, c’est vrai que je ne comprends pas trop le pourquoi du comment de cette jeune mannequin en couverture. Puisque justement, il ne s’agit pas d’un livre sur le mannequinat…(Evidemment, un joli visage es tplus vendeur que les pics élancés d’une cathédrale). L’as tu lu, Alexandra ? Je conseille aussi l’article dans Elle. A bientôt

  59. Alexandra, mettre Céline et Beigbéder sur le même plan n’est pas, et ne sera jamais, acceptable. On ne mélange pas les serviettes et les torchons. Et je te rappelle que Céline n’a jamais été considéré comme un mauvais écrivain – même à la sortie de Voyage – puisque même ses détracteurs reconnaissaient qu’il avait écrit un chef d’oeuvre. Seulement, les bourgeois de droite lui reprochaient l’utilisation de la langue orale dans son oeuvre (une langue considérée comme grossière), et ceux de gauche lui reprochaient son pessimisme. Par ailleurs, on reproche souvent à Beigbéder de ne pas avoir de style et de ne pas dire grand chose, j’ai jamais entendu ça sur Céline.

  60. Et dire que j’ai cité Céline juste pour placer un jeu de mot tout pourri !
    Oubliez tout ça les filles et vive Fred (je suis pas prêt d’oublier ton passage dans ma belle ville de Cannes)…

  61. L’article du Nouvel Obs est en ligne :
    livres.nouvelobs.com/p222…

    • laurence.biava on 6 juin 2007 at 22 h 31 min
    • Répondre

    Non, Kebina, je suis désolée, il me semble que c’est Alexandra qui a raison. Tu pointes des jugements de valeur où il n’y en a pas. Ce que je crois qu’Alex veut signifier, c’est l’objet de la méprise dont sont victimes, et de façon équivalente, à des époques différentes, Céline et Beigbeder,et ça fait réfléchir justement parce que l’époque est censée avoir changé, or on pourrait en tirer les mêmes satires sociales. J’écris très mal ce soir, pardon, j’ai écrit toute la journée. J’ai lu l’article du Nouvel Obs, pas mal, ce n’es tpas le meilleur. Le meilleur, c’est celui de la Revue Litteraire, suivie de près par l’entretien de Cronic’art. A bientôt, Beig m’attend, enfin, je veux dire, son roman..Ha ! Ha !
    lo

    • laurence.biava on 6 juin 2007 at 22 h 31 min
    • Répondre

    Non, Kebina, je suis désolée, il me semble que c’est Alexandra qui a raison. Tu pointes des jugements de valeur où il n’y en a pas. Ce que je crois qu’Alex veut signifier, c’est l’objet de la méprise dont sont victimes, et de façon équivalente, à des époques différentes, Céline et Beigbeder,et ça fait réfléchir justement parce que l’époque est censée avoir changé, or on pourrait en tirer les mêmes satires sociales. J’écris très mal ce soir, pardon, j’ai écrit toute la journée. J’ai lu l’article du Nouvel Obs, pas mal, ce n’es tpas le meilleur. Le meilleur, c’est celui de la Revue Litteraire, suivie de près par l’entretien de Cronic’art. A bientôt, Beig m’attend, enfin, je veux dire, son roman..Ha ! Ha !
    lo

  62. Justement Laurence, je ne pense pas que l’objet de la méprise dont sont victimes ces deux auteurs soit identique – et c’était justement le sens de mon post. Mais en fait, le truc c’est que je suis revenue dans ce billet pour m’excuser d’avoir dit "on ne mélange pas les serviettes et les torchons", c’est très irrespectueux vu le cours passionné qu’à pris ce débat, dc toutes mes excuses.

  63. pas "la méprise", la critique.

  64. Précision : je ne les place pas au même plan (Beig et Céline) car j’estime de toute façon que chaque romancier est unique. J’indique juste à ce cher Lucien qu’en son temps Céline (qu’il cite) avait connu autant de détracteurs qu’un Beigbeder aujourd’hui. Oui Kébina certains bien-pensants lui reprochaient de ne pas savoir écrire « en bon français ». Je ne pense pas qu’ils le considéraient dés lors comme un chef d’œuvre. Ceci dit n’étant ni l’une ni l’autre née (non j’étais pas née non plus non mais !), nous ne pourrons vérifier, là je me base sur des analyses lues ici et ailleurs.

    Toutefois pour en revenir à ta critique sur le style de FB, je la respecte (sans la partager) car elle est pertinente contrairement à des arguments de type « homme d’influence » ou autre.

    Non Laurence je ne l’ai pas lu, c’est une autre « collègue » du Buzz qui s’y est collée, mais je crois qu’elle ne fera pas de chronique n’ayant « rien à dire » selon ses termes.
    Donc si jamais tu veux écrire quelque chose sur « Au secours pardon », nous serions heureux de le publier sur le Buzz littéraire !

    Je le lirai plus tard pour ma part étant actuellement pour ma part dans une phase « Classiques »… A suivre !

    Merci pour le lien François ! Pour une fois, mes propos ont été –à peu près- transcrits fidèlement. Merci au journaliste Vincent Monnier.
    Pour en revenir à l’article de Lire, j’ai adoré la photo où l’on voit F.Beigbeder et M.Houellebecq avec son côté très décalé ;- )

    • laurence biava on 7 juin 2007 at 15 h 46 min
    • Répondre

    Alexandra,

    Je termine le roman de Frédéric B. Je promets de t’écrire une belle chronique à son sujet. Ta proposition me touche et me flatte. Je t’en remercie.

    Je te fais copie, par ailleurs, du bulletin que j’ai fait parvenir à mes amis myspaciens. Ma page d’accueil est dédiée pendant 99 jours à Frédéric B. Cette page va évoluer et suivre en images le roman de Frédéric. J’ai par ailleurs le projet d’écire un roman en ligne, que je commence demain. Ce roman, c’est "99 fois", l’histoire de la promotion d’un roman, l’attente et la fébrilité du lecteur, le ressenti du lecteur, les signatures en librairies, la vie du roman vu de l’autre coté,vu d’une autre lornette, en empruntant aussi le chemin des librairies et des médiathèques, je me disais que faire le pari d’écrire et de parler 99 fois autour d’un roman qui paraît pouvait être interessant, surtout pour un auteur. Je veux faire un truc profond, en tout cas..La chronique que je vais t’écrire fera partie des "ces fois" relatées.

    J’ai lu l’article du Nouvel Obs : pas mal mais c’est trop court te concernant et tu n’interviens qu’à la fin !L’essentiel est maintenant dit partout, y compris dans certaines critiques où Beigbeder est encore injustement cassé..
    J’y reviendrais…

    http://www.myspace.com/laurencebiava.
    copie de mon bulletin

    Mes amis,

    Certains d’entre vous ont déjà pu constater le changement radical de ma page d’accueil depuis midi, si j’en juge par le nombre absolument incroyable de visites sur mon blog (62 visites en 1 heure trente). Cela m’épate : comment se fait il alors que la littérature slave soit autant délaissée en France ? Vos visites me réjouissent et me touchent, mes recherches littéraires concernant la littérature russe ne sont donc pas vaines, ni inutiles. Vous pouvez laisser des commentaires, je réponds à tous. Les commentaires aussi, ça fait du bien, c’est un encouragement…

    Certains et certaines d’entre vous sont aussi très sensibles au charme et au talent de Frédéric Beigbeder à qui cette page est dédiée. Evidemment, ce n’est que justice rendue. Cela fait un certain nombre d’années que je lis cet auteur, qui m’a, par sa profondeur de vue, par sa lucidité, par son humour aussi, ouvert les portes de la connaissance et de l’amour de la littérature. Voilà pourquoi ici ou ailleurs, je ne supporte pas que l’on puisse prétendre que son concours n’a aucune incidence ou influence sur la littérature française contemporaine. Voilà pourquoi ici ou ailleurs, je lui dis : Merci d’être là et d’honorer, avec tant d’autres évidemment, la littérature française.

    Si le temps vous le permet, soyez attentifs aux trois slides-shows mis en ligne.
    Le premier qui s’affiche d’emblée comporte 15 vues sur Frédéric Beigbeder,
    Le second totalise 58 vues. C’est énorme. Ce sont les visages de certains d’entre vous, auteurs français ou étrangers qui ont tous un point commun entre eux. Ce point commun, c’est le suivant : ces auteurs, je les ai découverts, connus , lus, et certains je les adule, grâce justement à Frédéric Beigbeder. Au delà même de son immense talent d’écrivain, c’est au critique littéraire et au "dénicheur" de talents qu’il est que je tiens, comme vous l’avez compris, à rendre hommage.
    Enfin, le troisième slide-show, situé en bas à gauche, montre 20 visages de Russie, toutes époques confondues, de Raspoutine à Tchekov.

    Cette page est destinée à rester en place 99 jours, en guise de clin d’oeil au film "99frs" qui sortira en septembre. Au fil de ma lecture du nouveau roman de FB que je viens de commencer, elle évoluera. Je ne sais pas encore si je jouerais les prolongations mais il me faut ce temps nécessaire pour écrire en ligne "99fois", un roman sur la promotion et l’histoire d’un roman qui paraît. D’ici quelques jours, le blog poursuivra son histoire parallèlement aux auteurs russes et au roman de Frédéric B. J’aimerais vous faire participer à l’écriture de ce roman en incorporant les commentaires que vous aurez envie de me laisser. C’est un projet en cours d’élaboration, qui, je vous l’accorde nécessite encore une certaine maturation. Mais voilà, l’idée fait son chemin. Et j’espère que les lecteurs que vous êtes, contribueront à la faire avancer. Dans la bonne direction.

    Rendez vous sur mon blog d’ici demain soir pour une "première fois" plus détaillée.

    je vous embrasse tous. Et lisez Beig..

    laurence

  65. J’indique juste que ce cher Lucien est encore désolé d’avoir cité Céline avec pour seul but de placer l’un de ses calembours foireux qui a le don d’agacer ses camarades blogueuses.
    S’il avait su que cela allait enclencher une telle polémique, Victor, il aurait plutôt cité un obscur écrivain polonais du 18ème siècle non référencé sur Wikipedia.
    Et moi qui pensait que le sujet sur Fred allait évoluer dans une ambiance potache, dans un esprit trés Beigbedien…

  66. Pauvre Lucien ! lol

  67. Non très bien Lucien ton allusion : tu as bien fait ! Et j’espère que cela va te donner envie de découvrir ce grand auteur (qui est très accessible, il ne faut pas avoir « peur » du côté « monument »).

    Ouah Laurence tu m’épates, tu es vraiment à fond in the mood for Beigbeder !
    J’aime les gens passionnés, c’est si rare. Nous ferons un billet du type « Laurence, docteur ès Beigbeder » !

    Ma chère O’, merci de tes impressions sur Au secours, pardon. Je pressens encore des avis très partagés sur ce roman. Il n’y a qu’à voir la critique « je ne me mouille pas » de Lire avec un pour et un contre…

  68. Mais qui t’as dit que je n’avais jamais lu LFC ?
    Dingue comme on interprète mal mes propos ici !
    J’ai juste dit que je préférais lire FB à la place, c’est grave docteur ?

  69. Très grave Lucien. Trop grave !

    • laurence biava on 10 juin 2007 at 21 h 56 min
    • Répondre

    Alexandra,
    peux tu , s’il te plait, m’écrire un e-mail à partir de ma page myspace (www.myspace.com/laurencebiava)afin de que je puisse connaître ton adresse e-mail perso ?
    je souhaite en effet te faire parvenir personnellement la chronique (littéraire) autour de "Au secours, pardon" avant que tu l’apposes sur le site. Je te l’envoie le 13 juin vers midi, avant, en tout cas, la seconde séance de signatures en librairie de l’intéressé, le 14 juin aux cahiers de Colette. Tu devrais délaisser tes lectures classiques momentantément, Alexandra, et lire le roman de Frédéric. Je l’ai lu deux fois afin d’être bien certaine de tout ce que j’ai pu écrire dessus, sans paraphraser les commentaires annexes, ö combien réducteurs. Ici,je pèse mes mots : c’est un chef d’oeuvre.Et vous allez vite comprendre pourquoi. A bientôt de te lire.lo

  70. tu tends le bâton pour te faire battre Lucien 😉

    Chère Laurence, n’hésite pas à l’envoyer sur l’e_mail du Buzz car ma boîte person étant plus que saturée, j’ai beaucoup de déperdition dans mes messages ces derniers temps. Je songe d’ailleurs à migrer !

    PS : ai pas réussi à te mettre un message sur ta page MySpace, apparemment il faut être un mySpacien pour laisser un commentaire… Au plaisir de te lire,

  71. Pour votre revue de presse sur le site Beigbeder.net, deux autres chroniques hélas guère positives sur le roman Au secours, pardon :
    http://www.lafactory.com/livres/...
    et http://www.culture-cafe.net/arch...

  72. c’est quoi exactement ta phase "classiques", alex ?

  73. Oui, j’aime bien me faire battre Alex !
    Pour MySpace, si tu n’as pas de compte, tu ne peux qu’envoyer des messages mais pas de commentaires.
    Cela dit, même quand on a un compte et qu’on envoie des messages à ses contacts, ils ne répondent pas toujours…

  74. ok merci, suis pas une pro du mySpace…
    Cher Maxounet, bientôt des détails sur mon programme "classique" et l’étendue de mes lacunes… Surprise!
    Merci encore Laurence de ton superbe hommage beigbédérien, à suivre bientôt également.
    J’ai même retrouvé en faisant mon déménagement un texte de FB très intéressant paru dans une revue littéraire sur les "nouveaux écrivains" (2001). J’essaierai de le faire suivre prochainement ici.

  75. La littérature mal attifée d’un plumitif branché (Frédéric Beigbeder)

    Ça sent bon le spécial copinage et les retours d’ascenseur tous ces cocoricos tonitruants sur Beigbeder.

    Scribouilleur contractuel (chroniqueur-animateur-éditeur-publireporteur-commentateur-pondeur hebdomadaire de copies), la nécessité de gagner son pain quotidien pousse notre gratte-papier à outrepasser les limites de ses dispositions naturelles. Mais quand vous affranchirez-vous enfin du fast-food littéraire et des médias caramélisés ! Faites l’effort de lire des créateurs indépendants au lieu de picorer dans la basse-cour des talk-shows ou sous la coupole de la StarAc.

    L’écrivailleur chroniqueur-animateur-éditeur-publireporteur-commentateur-faiseur hebdomadaire de copies ne cherche qu’à provoquer ou flagorner pour soigner sa cote people auprès de la galerie. Battant le fer tant qu’il était chaud, Beigbeder a surfé sur le tsunami qui a suivi l’écroulement des tours du World Trade Center et produit un bricolage (Windows on the world) qui n’est qu’un amalgame de débris, une compilation et traduction commercialement formatée de ce qui s’est dit sur le sujet dans les médias américains et européens. « Il a réussi le mince exploit de démentir Norman Mailer, qui avait prophétisé qu’il faudrait «au moins dix ans avant qu’on puisse écrire sur les attentats du 11 septembre. » (L’Optimum, avril 2005, p.78) Oui ! Il faillait faire vite et facile afin de profiter de cette extraordinaire aubaine médiatique. C’est d’un si bas étage. Et contrairement à ce que ce griffonneur prétend dans son auto-encensement, la meilleure façon de savoir ce qui s’est passé ce jour-là en haut des tours, ce n’est pas de l’inventer. Bien plus cruelle est la réalité, c’est bien connu, elle dépasse toutes les fictions à la Bê-Bêê-Bêêêgbeder. Et tant pis s’il faut dépouiller les morts et les survivants d’une tragédie pour exploiter les émotions et les incertitudes du moment, ce forban littéraire ne recule devant rien pour faire mousser son produit et faire grimper son chiffre de ventes.

    Par ailleurs, notre rebelle de pacotille tantôt s’exhibe à poil au petit écran, tantôt s’affiche harnaché de pied en cap dans un costume en gabardine à fines rayures Giorgio Armani, une chemise en popeline Hugo Boss, une cravate en soie Jil Sander ou encore dans un costume en laine légère Yves Saint-Laurent, une chemise en coton Nodus, un gilet en laine Lanvin, une écharpe imprimée Charvet (emblème Old England) et des mocassins Lanvin à la une (et sur trois pages) du magazine de l’homme un ton plus mode (L’optimum, avril 2005). A quand un grand défilé mettant en vedette notre factotum ès lettres nu ou tiré à quatre épingles ? Lorsque ce pantin au service des grandes griffes pose ostensiblement pour les marques les plus luxueuses au monde dans un magazine fashion, est-ce parce que "Il faut culpabiliser les riches et les riches doivent culpabiliser." (Dixit Frédéric Beigbeder, Journal l’Humanité du 13 mars 2002) S’inspire-t-il de "celui [Robert Hue] qui veut prendre aux riches pour donner aux pauvres." ? (Dixit Frédéric Beigbeder, Journal l’Humanité du 12 mars 2002) Mais où est notre subversif qui a critiqué l’intoxication de l’industrie publicitaire ? Et ne trahit-il pas les hautes visées de son patchwork Windows on the world ? Cet animalcule choisit et traite ses thèmes de bavardages et de gribouillages comme on exploite le corps féminin dans la publicité : à des fins marchandes. Bien qu’il s’égosille à projeter un mirage de soi en marge du système, notre Janus mouille pourtant dedans jusqu’aux os. La mauvaise foi déclarée de ce faux-monnayeur cauteleux affamé de célébrité est une astuce commerciale qui n’a rien à voir avec la littérature. L’utilisation de l’autodérision ou de l’opposition politiquement incorrecte pour choquer ou se rendre intéressant n’est qu’un artifice racoleur, une poudre aux yeux bon marché que ce néo-dandy utilise à l’envi pour absorber son content de gloire frelatée. Ses postures et impostures sont guindées et assorties à une pernicieuse et mercantile manipulation des opinions et des passions afin d’être vu, entendu et lu à n’importe quel prix. Peu importe les moyens, l’objectif est de faire gigoter sous toutes les coutures l’aiguille de l’audimètre afin d’enfler ego et escarcelle.

    Et la création littéraire dans tout cela ? Pour attirer l’attention sur ses bluettes, le fesse-cahier Beigbeder chroniqueur-animateur-éditeur-publireporteur-commentateur-pisseur hebdomadaire de copies a besoin d’endosser des costumes chers ou de s’exhiber nu comme un ver. Notre arriviste en mal de vedettariat masque l’insincérité de sa pensée sous des babillages et habillages précieux ou sous les dehors d’un simple déshabillage du corps ; des ersatz d’élégance intellectuelle et de virile nudité du cœur. Beigeasse de style et d’inspiration, ce peigne-cul exhibitionniste infatué de lui-même a sublimé son impuissance littéraire en cucuteries vénales et superficielles comme l’Hypershow, VSD, Voici et le Caca’s club où, reconnaissons-le, il excelle en prêt-à-penser à la mode et fait florès auprès d’esprits mous.

    Pour le style et la forme, voici une autre éthique (et étiquette) :

    « J’ai comme une évidence, au cœur de mon cœur olfactif, cette odeur puante : le milieu littéraire est truqué. Les gens de lettres sont des tacticiens, des opportunistes (ou des sectaires) et non pas des consciences sincères. » dixit Jack Thieuloy

    p.-s. Thieuloy est brûlant d’actualité : Le mois courant le magazine Lire où Beigbeder scribouille une mensuelle chronique consacre sans vergogne 10 pages + photo couverture (10% de la revue !) à son cacographe de service (qui saura bien retourner le monte-charge le moment venu) en avant-première de la sortie de son nouveau roman de gare (ne peut être que ça au vu de l’extrait présenté). Oui Jack, le milieu littéraire pue toujours à plein nez et est plus que jamais manipulé.

  76. Simon, bon je vais pas dire que ton post ne me fait pas plaisir: je mentirais biensûr ! Mais je suis pas d’accord sur une chose: Le critiquer parce qu’il a écrit sur le 11 septembre, je trouve ça assez moyen. Il aurait surtout fallu que tu expliques la faiblesse littéraire de son roman, car c’est bien tout ce qui nous intéresse. E nous dire que de toute façon, la réalité dépassera toujours la fiction, eh bien je trouve ça pathétique. Ce qui nous intéresse c’est l’interprétation de l’écrivain, son univers, son monde. Le but premier d’un livre n’est pas l’information, c’est la beauté, c’est le ressenti. Sinon on se contenterait du 20h…

    • laurence biava on 18 juin 2007 at 9 h 11 min
    • Répondre

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet inénarrable Simon s’en est donné à coeur joie !! Voilà, c’est bon Simon, vous avez dversé tout votre fiel, vous êtes content ? Ce que vous avez écrit pue tellement le préjugé, la bêtise crasse, l’attaque gratuite (je cite :"le fesse-cahier Beigbeder chroniqueur-animateur-éditeur-publireporteur-commentateur-pisseur…..peigne-cul exhibitionniste…"…ET PUIS QUOI ENCORE ?)que cela ne mérite NI de relever autre chose que ce que je viens de faire NI de s’interesser à vos remarques profondément injustes. (surtout sur le 11 septembre…qui a été récompensé par un prix littéraire et en France et en Angleterre, je vous le rappelle). Vous venez donc de vous illustrer comme étant le pire intervenant de ce buzz, comme le démontre votre ignorance.Merci de votre attention.
    bises aux autres.

  77. Laurence, il a peut être gagné des prix littéraires, mais ce n’est pas nécessairement la meilleure façon de défendre son livre, surtout quand on sait toutes les magouilles qui se cachent derrière ces prix de pacotilles… sans oublier que de nombreux chef d’oeuvres de la littérature française n’ont pas été courronés par des prix prestigieux…

    • laurence biava on 18 juin 2007 at 13 h 27 min
    • Répondre

    t’inquiètes pas ma kebina !! c’est une réponse primaire et de principe que je fais à Simon. Oh, et puis, il faut peut-être pas voir la magouille partout tout le temps non plus !
    si tu as lu mon blog, tu sais alors comment j’ai défendu le livre de FB. bises.

  78. Laurence Biava, j’ai moi aussi terminé la lecture de "Au Secours Pardon" et je pense qu’il me faudra au moins dix vodkas avant de pouvoir faire une critique crédible sur le livre.

    Il serait intéressant de voir pourquoi tu qualifies le livre de chef d’oeuvre.

    Ton amour pour Beigbeder semble indéfectible, cela est charmant réellement.

    J’imagine que tu as aussi aimé L’Égoïste Romantique.

    Personnellement, je suis charmé par ton enthousiasme, on dirait réellement que tu viens de tomber sur un manuscrit perdu du Christ ou il avoue sa liaison avec Marie-Madeleine.

    Je suis sur que Beigbeder sera honoré d’avoir une fan comme toi (surtout si tu as des jolies seins et qu’en plus tu es capable de citer Kant), tu devrais d’ailleurs lui écrire, il est disponible ici ou ailleurs.

    De mon coté, j’ai beaucoup aimé la page 41, ainsi que la 42 et la 43.
    Ce passage du livre me fait penser (le sujet du passage, pas le passage en lui même en terme de qualité technique ou de choix des mots donc c’est réellement en toute modestie que je dis ça) a un article que j’avais écrit et qui s’intitulait La Burka de la Femme Occidentale.

    Beigbeder fait de plus en plus de name-dropping littéraire et n’est jamais allé aussi loin dans l’auto-fiction.

    C’est un style qu’on aime ou qu’on déteste, moi personnellement, je ne crois pas aux critiques littéraires (critiquer un livre serait pour moi comme critiquer une femme ou donner des notes a des jolies filles qui passent dans la rue, ce serait indélicat selon moi (cette phrase n‘engage que moi et cet avis naïf sur la critique littéraire n‘a réellement pas a être pris au sérieux) alors je préfère ne pas donner mon avis.

    • Amandine on 19 juin 2007 at 2 h 58 min
    • Répondre

    Juste un mot. Qui n’a pas grand chose à voir avec le débat de fond, mais quand même un tout petit peu.
    Je connais FB personnellement, par le boulot. Et j’ai un truc à dire : c’est un vrai gentleman et un vrai gentil. Et ça compte. Un peu. Non ?
    Voilà c’est tout.

  79. Bises Laurence !

    Allez tous pour Beig ! lol

  80. Personnellement, je suis charmé par ton enthousiasme, on dirait réellement que tu viens de tomber sur un manuscrit perdu du Christ ou il avoue sa liaison avec Marie-Madeleine. //// Je suis sur que Beigbeder sera honoré d’avoir une fan comme toi (surtout si tu as des jolies seins et qu’en plus tu es capable de citer Kant)))) mdr ! ah qu’il représente bien la très chère génération ROSE cet Anthony ! 😉

  81. (j’aime beaucoup la « non-critique » de Génération rose)

    Pour ce qui est de l’analyse et chronique de Laurence : à suivre bientôt sur le Buzz littéraire !
    Assez exceptionnelle je dois dire. F.Beigbeder a en effet beaucoup de chance de te compter parmi ses lecteurs.

    Amandine, à titre tout à fait perso le fait qu’un auteur soit gentil ou non, ne compte pas du tout dans l’appréciation de son livre. Il y a des auteurs que je trouve abjects mais (hélas !) j’aime toujours bien leurs romans…

    Kébina n’est pas fan de F.Beigbeder mais je pense qu’on aura compris qu’un certain Anthony ne la laisse pas indifférente 😉

  82. Alex tu vas me mettre dans les problèmes si mon mec passe par là ! Enfin je te pardonne ! Les fans de Beig ne savent pas ce qu’ils font ! lol

    • laurence biava on 19 juin 2007 at 12 h 18 min
    • Répondre

    GENERATION ROSE JE REPRENDS – MERCI

    "Laurence Biava, j’ai moi aussi terminé la lecture de "Au Secours Pardon" et je pense qu’il me faudra au moins dix vodkas avant de pouvoir faire une critique crédible sur le livre"

    La chronique que j’ai écrite pour le buzz, à la demande, je le rappelle, d’Alexandra qui a été touché par mon enthousiasme et mon engouement à l’égard de la littérature de frédéric beigbeder, a été écrite en 4 ou 5 heures, quasiment écrite d’un trait, sans une goutte d’alcool, et ce, suite à la lecture scrupuleuse que j’en ai fait. C’est un roman que j’ai lu deux fois pour appuyer ma thèse sur le matriarcat et sur le moraliste auteur. Je ne suis pas chroniqueuse ni critique littéraire mais juriste. Si Alexandra ou quiconque me redemandait une chronique, je le referais volontiers car j’adore me prêter à ce jeu, je ne vois pas pourquoi on ne devrait pas formuler une critique sur un livre alors qu’on le fait pour un film ou pour un album. Ce n’est pas argumenter que de traiter toujours les choses au ras des paquerettes en disant et répétant à qui mieux mieux que rien ne sert à rien ou en ne faisant systématiquement que la part belle à la subjectivité. La chronique que j’ai écrite me semble objective et juste, et c’est bien ce qui vous dérange. je ne suis pas qu’une groupie littéraire, qui adulerait bêtement sans recul ni distanciation -j’accepte et assume ce terme- mais une vraie lectrice (je lis 2 romans par semaine) et un auteur de romans non publiés. Cette chronique n’a pas touché que la personne à laquelle elle est destinée mais d’autres lecteurs ou amis myspaciens qui m’écrivent personnellement pour me remercier de l’avoir fait..

    "Il serait intéressant de voir pourquoi tu qualifies le livre de chef d’oeuvre".
    L’oeuvre de Beigbeder est grandissante. Cet opus ci me semble suivre une logique imparable : plus de maturité, un vrai roman profond, dense, riche, tu parles d’auto-fiction, je ne suis pas certaine qu’il y ait autant d’auto-fiction que ça mais plutôt un imaginaire qui se débride surtout vers la fin et qui ouvre tous les champs du possible et de l’irréalisme mêlés. Cette oeuvre est maîtresse, de par son contenant, la pensée fine et avisée de l’auteur sur la dictature de la beauté, réflexion sociale et sociétale mêlées plein d’acuité, réflexion sur la liberté, sur notre ère contemporaine, le style littéraire est performant, la construction romanesque parfaite et maîtrisée. Je ne vois pas trop ce qu’on pourrait reprocher à ce roman en dehors de quelques propos cyniques et povocs qui m’ont personnellement gênés, autour du viol."
    Pour parfaire tes notions autour de l’esthétique, du beau, du sublime, je suis allée te dégoter quelques extraits d’Emmanuel Kant autour de la critique du jugement : tu pourras parfaire ces quelques notions en lisant Spinoza et son éthique qui est un de mes livres de chevet. C’est en lisant Kant que tu comprendras pourquoi ce roman de Beigbeder est sublime.

    La philosophie esthétique de Kant est exposée dans la Critique de la faculté de juger. Ce troisième opus critique a pour thème la faculté de juger comme point d’articulation de la raison théorique et de la raison pratique. Kant veut achever par là l’édifice de la métaphysique qu’il veut refonder depuis la Critique de la raison pure.
    Le jugement esthétique.
    Le but de Kant n’est pas de proposer des normes du beau, mais d’expliquer pourquoi une chose est belle, et en quoi consiste un jugement de goût. Le beau est un produit du sens esthétique. En ce sens, ce qui est beau, ce n’est pas un objet, mais sa représentation. Kant en donne la définition suivante :
    « Est beau ce qui plaît universellement sans concept ». Le beau est un intermédiaire entre la sensibilité et l’entendement : ce n’est pas un concept, mais il ne se confond pas avec l’agréable, qui relève pour sa part de la tendance.
    Kant distingue deux types de beau : la beauté libre et la beauté adhérente. Le sublime : le sublime se distingue du beau en ce qu’il dépasse notre entendement.
    "L’art ne veut pas la représentation d’une belle chose mais la belle représentation d’une chose." On retrouve ici la place qu’occupe chez Kant de la faculté de juger ou l’interprétation de l’esthétisme se fait en par une appréciation variable d’un individu à l’autre.
    Fonction du concept de finalité
    Le sentiment de plaisir ou de déplaisir est l’intermédiaire entre la faculté de connaître (Erkenntnisvermögen) et la faculté de désirer (Begehrungsvermögen) et le principe qui sert de liaison est la finalité (Zweckmäßigkeit). C’est donc lui qui sera la solution à la dichotomie de l’esprit humain (théorie et morale).
    Finalité et esthétique.
    Celle-ci se montre d’une part dans le jugement esthétique et d’autre part dans le jugement téléologique (Ière partie) qui détermine le rapport entre l’homme et la nature (II ème partie). Dans les deux cas la faculté de juger n’est pas déterminante comme dans le cas de la raison théorique où un concept déterminé est subsumé sous un concept. Elle est réfléchissante c’est-à-dire qu’on déduit le concept général à partir du particulier.
    La détermination de l’esthétique est un processus cognitif subjectif dans lequel on attribue le prédicat « beau » ou « laid » à un objet. Ces jugements de goût doivent être indépendants de l’intérêt de celui qui l’émet. De plus ils doivent être subjectifs et donc ne pas être soumis à un concept. En outre ce jugement doit prétendre être universel et être nécessaire. Tout comme dans le domaine éthique ou théorique, Kant s’intéresse aux conditions de possibilités du jugement et met de côté la détermination matérielle du Beau. Contrairement au Beau le sublime n’est pas lié à un objet ou à sa forme. Aussi bien le Beau que le sublime plaisent par eux-mêmes. Mais le sublime ne produit pas de sentiment de plaisir mais d’admiration et de respect. Le sublime n’est pas possible dans les arts selon Kant, celui-ci est tout au plus une mauvaise imitation du sublime dans la nature.
    Tu peux aussi trouver des infos passionnantes dans le dictionnaire philosophique de Voltaire.

    "Ton amour pour Beigbeder semble indéfectible, cela est charmant réellement".
    Je te serais gré de ne pas parler d’amour. L’amour est une chose importante, sérieuse, grave et opérer le raccourci suivant, selon lequel un engouement certain et un enthousiasme certain pour un auteur suffiraient à PROUVER l’amour est une erreur. Ma vision de l’amour est stendhalienne, d’une part, et d’autre part, je ne conçois l’amour que dans la réciprocité du lien, dans l’échange et surtout dans la conception de la connaissance. Pour aimer, il faut connaître. Or, ma connaissance de Frédéric B est très limitée : elle passe avant tout par la connaissance trsè complète, je l’avoue, de son oeuvre littéraire et par quelques rencontres collectives lors de signatures.

    "J’imagine que tu as aussi aimé L’Égoïste Romantique". Non seulement, j’ai aimé l’égoiste Romantique mais j’en ai imaginé la suite en prélevant un des passages forts recommandables de cet écrit sur la thèse de l’amour impossible, thèse que je n’appuie pas évidemment, cotnrairement à l’auteur..Ce fut un véritable exercice de style littéraire, avec une vraie histoire, un Oscar qui mute, qui change de nom, etcc. Le temps d’un nouveau roman,("La Mélancolise") je suis devenue l’éxégète de Beigbeder, c’est à dire que j’ai voulu le prendre au mot et relever le pari égrené dan sle bouquin.. Le pari est relevé,je suis fière d’être arivée à mes fins, le roman sera vraisemblablement relu par l’auteur s’il le souhaite : dans le cas contraire, je ne l’enverrai pas à un éditeur, car je ne suis pas opportuniste. J’ai une grande conscience morale. Un seul exmplaire, et tenez, ce sera une oeuvre culte, écrite et lue par une seule personne. Si beigbeder n’a pas la curiosité de s’interesser à la suite de son propre roman, je ferai, dès lors, peut-être comme Alexandre Jardin ou Marc Edouard Nabe. Le dernier a brulé ses oeuvres, le premier a volontairment effacé de son ordinateur un livre qui était à paraître pour la rentrée.

    "Personnellement, je suis charmé par ton enthousiasme, on dirait réellement que tu viens de tomber sur un manuscrit perdu du Christ ou il avoue sa liaison avec Marie-Madeleine. Je suis sur que Beigbeder sera honoré d’avoir une fan comme toi (surtout si tu as des jolies seins et qu’en plus tu es capable de citer Kant), tu devrais d’ailleurs lui écrire, il est disponible ici ou ailleurs".

    Je ne comprends pas trop pourquoi on est susceptible d’être l’objet de railleries ou de ricanements dès lorsqu’on aime un roman de Beigbeder. Je rappelle que le débat de fond tourne autour de ces opus et non de sa personne. Si Frédéric B est, par hasard, honoré de me compter parmi ses plus fidèles admiratrices, c’est juste parce que je lui ressemble un peu, que j’aime comme lui la littérature,que je suis une femme de son âge qui le comprend, et que j’ai reçu la même éducation que lui. On peut dire que nous avons grandi dans des bibliothèques, est ce de notre faute ?!!
    Je te remercie au passage de laisser mes seins tranquilles,car de mon décoilleté ne jaillit que des lettres d’alphabet. Pour le reste, un forum public n’est pas un endroit où l’on peut se permettre de dire que telle ou telle personne est disponible ou pas, la vie privée de Frédéric Beigbeder ne regarde absolument personne et on ne t’a pas chargé, de toute façon d’encourager des rencontres qui se feront éventuellement sans toi, et on ne t’a pas non plus chargé de toute fçon de jouer les entremetteurs.

    "Beigbeder fait de plus en plus de name-dropping littéraire et n’est jamais allé aussi loin dans l’auto-fiction’
    Sauf mon respect, je pense que c’est faux dans les deux cas.
    Il s’agit d’un ROMAN.

    "C’est un style qu’on aime ou qu’on déteste"
    Tu as la liberté d’aimer ou de détester mais pas de nuire gratuitement, comme cela est pratiqué ici : car c’est ainsi que la rumeur monte du ruisseau. Et cela fait partie des choses que je n’accepterai JAMAIS.

    Merci Amandine de ton intervention. Si je n’avais pas l’assurance que Frédéric Beigbeder est une personne bien, je considérerais sans doute que mes nobles intentions ne seraient que du vent à faire tourner les aiLES des moulins..

    respect et bises à tous.
    laurence

    • laurence biava on 19 juin 2007 at 12 h 23 min
    • Répondre

    bONJOUR A TOUS
    Pardon Alex, le post d’en haut est exceptionnellement long, mais je voulais me donner le temps nécessaire pour répondre à Anthony. Vous avez écrit entre temps, merci de vos interventions. C’es tnous tous qui avons de la chance d’avoir un grand auteur de l’envergure de Frédéric. Je vous embrasse. lo

  83. Tiens, je croyais qu’il était en relecture ton nouveau roman Laurence ?

    • laurence biava on 19 juin 2007 at 14 h 54 min
    • Répondre

    Il y a deux romans en cours :"la mélancolise" dont je sais que les 25 premières pages ont été lus par l’auteur, (je pense que l’auteur est actuellement en pleine promotion, je suis respectueuse,et je n’ai aps à être exigeante, merci)le second, est un roman en ligne qui commence demain sur myspace où je souhaite faire participer d’autres lecteurs. Il s’agit de raconter l’histoire de l’histoire d’un roman, c’est à dire l’histoire de la vie d’un roman qui paraît.Cela prend du temps, c’est long à écrire même si j’ai l’intention de favoriser les instantanés et de ne pas faire trop de retouches après coup.. Je trouve intéressant et formateur de raconter les coulisses du roman qui paraît avec les lecteurs qui comptent, qui avancent au fil de leur lecture, les instants qui comptent, le moment clef où l’auteur publiquement raconte la vie de son roman, il s ‘agit de privilégier l’émotion et l’idée de moment présent. Cela va de la signature en librairie, à la critique de la presse écrite, bonne ou mauvaise, au sentiment qui accompagne le lecteur quand il se saisit du roman qu’il attendait depuis longtmeps, jusqu’aux échanges JUSTEMENT avec d’autres lecteurs, la place et l’intérêt du forum public QUAND UN ROMAN PARAIT…voilà je crois que c’est enrichissant de vivre ensemble lecteurs et auteurs ce type d’aventures..Voilà pourquoi je vous remercie de lire "au secours, pardon", afin de suivre avec moi et de faire évoluer avec moi le roman de Beigbeder. Je construis un roman parallèle, en somme. Vos commentaires , -les meilleurs commentaires- d’"au secours, pardon" prendront place dans mon roman. Je vais l’appeler "99 fois" car il s’agit de parler d"au secours, pardon" pendant 99 jours, en hommage au livre "99 frs" et au film qui sortira le 26 septembre. Je pense aussi que le prochain roman de Beigbeder se nommera "99 jours" mais je n’en suis pas certaine.
    je vous remercie de votre
    attention et de votre confiance.
    lo

  84. Laurence, j’ai légèrement l’impression (tu me diras si je me trompe (j’en suis convaincu)) que tu pars du point de vue que je n’ai pas aimé le livre ou que je n’aime pas Frederic Beigbeder ce qui est absolument FAUX.

    Beigbeder est un de mes auteurs préférés, 99 Francs et L’Amour Dure Trois Ans sont réellement deux livres que j’apprécie particulièrement.

    Je respecte aussi d’une certaine façon le parcours de Frederic Beigbeder dans le milieu de la littérature Française, aussi bien grâce au Prix de Flore (qui a permis de récompenser toute une nouvelle génération d’auteurs talentueux de Jaenada a Despentes en passant par Nicolas Rey) ou a la Revue Bordel par exemple.

    De plus, quand je disais que Frederic Beigbeder n’était jamais allé aussi loin dans l’auto-fiction ce n’était réellement pas un reproche d’aucune sorte.
    Bukowski est un de mes auteurs préférés et certains de ses livres sont librement inspirés de sa propre vie et on pourrait qualifier certains de ses écrits d’auto-fictions (ce qui n’est PAS, je le répète un reproche).

    De plus quand j’ai dis que Beigbeder était disponible, je voulais dire que tu pouvais le contacter sur Myspace par exemple (ce qu’apparemment tu sais déjà).

    Pour terminer, je le répète, le termes de groupie ou la fois ou j’ai parlé de tes seins et bien…..c’était juste moi qui disait des choses que je dis généralement sans aucune cynisme, méchanceté, sarcasme ou autre juste avec mes mots (a moi) et mes tentatives de faire de l’humour (j’ai bien dis TENTATIVE).
    Je ne pensais pas heurter ta sensibilité et si je l’ai fais je m’en excuse d’avance (voila, on pourra pas me reprocher de n’être pas un gentleman (bon, on peut me le reprocher mais …..voila…..).

    Donc, JE LE REPETE, j’aime beaucoup certains des livres de Beigbeder, j’apprécie (réellement) sa contribution au milieu littéraire et la façon dont il réussit a faire parler de lui et ma non-critique n’était en aucun un cas une critique négative.

  85. Mon Dieu ce billet ne finira jamais ! Il est exceptionnellement long ! (on va concurrencer Passouline et sa "république des livres" si ça continue!)

  86. BEIGBEDER DURE 3 ANS

    C’est le titre de l’article que le Figaro Littéraire a consacré à son dernier livre. Un éclairage vraiment intéressant.

    C’est ici :
    http://www.lefigaro.fr/magazine/...

  87. L’article du Figaro, c’est ce qui s’appelle se servir d’un livre pour descendre son auteur. C’est haineux, c’est gratuit, ça ne vaut rien. Le journaliste est un ptit con.

    Sinon, pour ceux qui auraient lu L’Amour dure trois ans ici, qu’en pensez-vous ? (j’ai bien envie de le lire…)

  88. Je suis "pour" en effet de garder un peu d’humour et de légèreté par rapport à tout cela.

    Laurence, voici quelques infos que j’avais collectées au sujet du projet avorté 99 jours :
    A propos de son projet de roman "99 jours" qui devait raconter l’expérience d’Octave, héros de 99 francs comme animateur d’une chaîne de TV après s’être fait virer de son agence de publicité avec pour inspiration son expérience de l’access prime time ("Hypershow") sur Canal + ("un désastre très créatif" selon son expression qui a duré 3 mois, de septembre à novembre 2002), il dit que "lorsqu’on parle trop d’un roman, on néglige de le rédiger et après "Ne pas écrire devient une habitude" selon l’expression de feu Bernard Franck." Son éditeur Grasset lui avait déjà versé 2 à-valoir pour ce roman : "A la place j’ai rendu un roman sur New-York et maintenant un roman sur Moscou. Depuis 99 francs, je fuis mon pays. "99 jours" n’est pas un roman, c’est une idée", dit-il. Parfois je me dis que je n’ai pas besoin de l’écrire puisque je l’ai déjà vécu. J’ai rangé dans un tiroir plusieurs carnets de notes datant de cette période audiovisuelle. J’aime beaucoup les projets avortés ; il est très agréable de reporter un travail au lendemain. La procrastination est un "full time job". Les livres arrivent par un chemin msytérieux : ils s’imposent au moment où on cesse de les attendre, comme un invité mal élevé. Il faut se surprendre soi-même et 99 jours était sans doute trop logique. Je l’écrirai quand j’en aurai marre d’en parler. Dans 99 ans ?" (Source : Madame Figaro)

    Vu sur la page MySpace de FB et aimé >

    A la rubrique sur "Ses centres d’intérêt" :
    "Mes intérêts n’ont pas de centre."

    (musique : Lolita d’Alizé…)

    • laurence biava on 20 juin 2007 at 15 h 47 min
    • Répondre

    Bonjour à tous,

    Alexandra, merci pour les infos collectées, je les connaissais déjà, depuis la salle d’attente de mon dentiste où j’étais "tombée" sur le Mme Figaro auquel tu fais allusion. Il semblerait que depuis ce madame Figaro, les choses aient évolué si l’on en croit les confidences de Beigbeder à Angie David dans la revue Littéraire (lues ailleurs aussi) où il précise qu’en fait "99 minutes" ou "99 jours" est en train de s’écrire et raconte la vie d’Octave dans les coulisses de la télévision. En fait, c’est un roman qui PRECEDE "AU SECOURS, PARDON", en vente actuellement. Donc, de la même façon qu’il y aura eu la trilogie Marc Marronnier, il y aura la trilogie Octave Parango (99 frs – 99 minutes ou 99 jours – Au secours, pardon) et il y aura , je l’espère la trilogie Oscar Dufresne…

    – Alexandra, est- ce demain que tu comptes disposer ma chronique ? Elle sera dans la partie "tribune libre" ?

    Generation Rose, je t’aime bien, mais je fais juste une très légère mise au point en reprenant tes propos. Car ta désinvolture me gêne. Ce que vous prenez pour de l’humour n’est point de l’humour, je ne le perçois pas du tout ainsi.

    "Laurence, j’ai légèrement l’impression (tu me diras si je me trompe (j’en suis convaincu)) que tu pars du point de vue que je n’ai pas aimé le livre ou que je n’aime pas Frederic Beigbeder ce qui est absolument FAUX.
    Beigbeder est un de mes auteurs préférés, 99 Francs et L’Amour Dure Trois Ans sont réellement deux livres que j’apprécie particulièrement. Je respecte aussi d’une certaine façon le parcours de Frederic Beigbeder dans le milieu de la littérature Française, aussi bien grâce au Prix de Flore (qui a permis de récompenser toute une nouvelle génération d’auteurs talentueux de Jaenada a Despentes en passant par Nicolas Rey) ou a la Revue Bordel par exemple.De plus, quand je disais que Frederic Beigbeder n’était jamais allé aussi loin dans l’auto-fiction ce n’était réellement pas un reproche d’aucune sorte.Bukowski est un de mes auteurs préférés et certains de ses livres sont librement inspirés de sa propre vie et on pourrait qualifier certains de ses écrits d’auto-fictions (ce qui n’est PAS, je le répète un reproche)".

    GR, je n’ai jamais un seul instant EMIS l’hypothèse que tu n’aimais pas Beigbeder, ce qui,dans le cas contraire, serait ton droit le plus strict. Encore une fois, je ne suis pas là pour juger les gens qui aiment ou pas Frédéric Beigbeder mais pour DEFENDRE SA LITTERATURE ET parler de la place qu’il occupe dans la litterature francaise. Tu n’as donc pas besoin de justifier le fait que tu l’aimes bien en te délayant autant, ce n’est pas du tout le sujet. Tant mieux si tu l’aimes et passons à autre chose.

    Le sujet, c’est ça :
    "Personnellement, je suis charmé par ton enthousiasme, on dirait réellement que tu viens de tomber sur un manuscrit perdu du Christ ou il avoue sa liaison avec Marie-Madeleine. Je suis sur que Beigbeder sera honoré d’avoir une fan comme toi (surtout si tu as des jolis seins et qu’en plus tu es capable de citer Kant), tu devrais d’ailleurs lui écrire, il est disponible ici ou ailleurs."

    Je suis désolée de vous contredire, mes amis, mais il n’y a AUCUN humour dans le court paragraphe qui précède. Il y a en revanche beaucoup d’ironie mal placée qui sous-entend, que je serais d’une grande naîveté, comme "Marie-Madeleine", à "découvrir" ou à me mettre à aimer le roman de bEIGBEDER. jE PERSISTE ET JE SIGNE : on est toujours susceptible d’être raillée ou d’être victime de ricanements dès lors qu’on aime un livre de Beigbeder, QUAND ON EST UNE FEMME. Le côté aussi de Generation Rose "vas tu aller jusqu’à lui montrer tes seins en même temps que tu serais CAPABLE , par HASARD CAPABLE de lui citer Kant" n’est pas loin de dénoter un certain machisme… C’est donc par provocation et pour t’en foutre plein la vue que j’ai cité Kant sur un quart de page.

    "…De plus quand j’ai dis que Beigbeder était disponible, je voulais dire que tu pouvais le contacter sur Myspace par exemple (ce qu’apparemment tu sais déjà)".

    C’est archi faux.
    Si tu avais voulu dire "tu peux le contacter sur Myspace", tu aurais écris, "il est sur myspace, essaye de lui écrire…" ou quelque chose dans ce goût là.
    Or, dire de quelqu’un qu’il est disponible signifie qu’on veut dire par là qu’il est "open" ou qu’on le soupçonne "open". Ce genre de supputations n’a pas à être émise sur un forum public, c’est une forme d’atteinte à la vie privée d’autrui. C’est très exactement différent de moi ou de Frédéric Beigbeder ou de n’import qui d’autre qui met des photos extraites de sa vie privée ou publique sur myspace PARCE QUE CELA EST DE NOTRE PROPRE FAIT.Je sais de quoi je parle.
    Si tu ne sais pas traduire convenablement le sens de ta pensée, tu t’abstiens. la langue française est suffisamment riche, ce n’est quand même pas compliqué de choisir les mots adéquats, non ?

    ".Je ne pensais pas heurter ta sensibilité et si je l’ai fais je m’en excuse d’avance (voila, on pourra pas me reprocher de n’être pas un gentleman (bon, on peut me le reprocher mais …..voila…..).
    Oui, tu as heurté ma sensibilité ppar tes maladresses et ta désinvolture.
    Ce que vous croyez être de la légèreté n’est que de la désinvolture. La légèreté, non seulement ce n’est pas ça, mais ce n’est pas non plus ce que vous croyez et que croit aussi Frédéric Beigbeder.
    Ne croyez pas que je n’ai pas d’humour, ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Je suis très émotive et particulièrement depuis que je pense à mon roman parallèle dans lequel je m’investis beaucoup. Et de temps à autre, je crois aussi qu’il est important de marteler qeu l’on aime faire preuve de RIGUEUR. Voilà, il s’agit de RIGUEUR. Et de dire les choses.

    L’incident est clos, à propos de deux personnes qui ne se sont pas comprises, suite à la lecture d’un roman.
    Revenons à Frédéric B.

    je vous embrasse.

    lo

  89. En prélude : “Everything’s too serious to be so serious” (Hubbell in “The way we were”)
    Attention je suis dans un méga revival de « The way we were », phase sirupeuse à fond !
    On sent que Laurence est juriste : chaque mot est pesé, décortiqué et défendu avec fougue !
    Merci Laurence pour ces compléments d’infos sur 99 jours, c’est une bonne nouvelle ! Bizarre, j’ai horreur des romans ayant trait à la TV mais là je serai curieuse de connaître sa perspective puisqu’il a infiltré le milieu de l’intérieur.

    Je comprends sinon ta réaction car j’ai moi-même eu à faire face à la misogynie de certains.
    Mais dans le cas de GR, je pense qu’un petit tour sur son blog te permettra de mieux interpréter ses propos qui je pense étaient sincèrement sur le mode humoristique (très second degré).

    Sinon la chronique de Laurence sur « Au secours, pardon » (à propos comment prononcez-vous ce titre ? Un air paniqué pour le début et piteux sur la fin, c’est bien ça non ?!) devrait être publiée la semaine prochaine. Désolée du petit délai mais de nombreux articles doivent passer et ce cher « buzzmaster » est très (trop !) demandé ces derniers temps… Mais patience, tout vient à point (et cela n’en sera que meilleur, si, si !).
    Ce n’est pas le genre d’article que j’ai envie de passer à la va-vite !

    • iso-8859 on 23 juin 2007 at 11 h 04 min
    • Répondre

    Mon commentaire préféré :
    "j’aime beaucoup "l’amour dure 3 ans" quant à savoir si c’est de la littérature et patati et patata pas vraiment vraiment important."

  90. Découvrez l’unique Interview vidéo donnée par Beigbeder dans le cadre de la promo d’"Au secours pardon". (il a refusé toutes les télés)

    clement.blogs.com/thomas_…

    L’ITW a été tournée hier et je me suis permis d’évoquer cette note et ses nombreux commentaires, ainsi qu’Alexandra.

    Amicalement
    Thomas

  91. Ok, merci. Cette itv ravira certainement les fervents lecteurs !

    • Ophelie on 8 août 2007 at 1 h 01 min
    • Répondre

    Bonjour,
    Je n ai lu que 99Fr, sur les conseils d un ami. J ai achete ce livre y a un an, sur le moment l ayant trouve lassant, je l ai abandonne, puis repris, il y a peu. J ai 16 ans [je tiens a le preciser car je pense que la plupart des gens ici sont plus ages. -quoique pas tellement plus- comme quoi ce n est pas une histoire de reconcilier les jeunes avec la lecture, il y a d autres moyens d aimer/se reconcilier avec la lecture que lire ce livre je pense, mais pourquoi pas!]

    Tout d abord, je n ai pas trouve ce livre transcendant:je ne connaissait pas l auteur, c est pourquoi j ai fait mes recherches sur lui; cela m interessais de savoir si ce livre etait en partie une autobiographie ou non.
    Ce livre ne m a pas semble [je n y connais peut etre pas grand chose] specialement bien ecrit, ah oui bien sur mais c est l idee qui compte "il provoque": bien sur c est si facile, devant la connerie du monde, je ne sais pas si son livre est sense le racheter, mais il s enfonce et plus que profondement, tout simplement en etant conscient de la maniere selon laquelle il vit, et de se laisser aller, mais en plus il aurait egalement les moyens de changer quelque chose, et pas en ecrivant un bouquin. [Zola aura decrit la difficulte de sortir de son milieu social, a travers le milieu ouvrier; mais maintenant l on decrit la misere des riches trop bien nes, ennuie d une vie ou l on ne trime pas pour monter sur l echelle social -Attention je ne dis pas que FB ai eu l intention de suivre Zola, a l aide d une oeuvre naturaliste non, non, cela me venait a l esprit, c est tout-]
    Il nous decrit le monde de la publicite qu il connait bien.
    A peu pres ce que l on peut s imaginer sans avoir lu ce livre, milieu pourri et hypocrite, cherchant le profit a tout prix.
    Et avec tout ce qui s y rattache.
    Un roman ne devrait pas essayer de nous elever? [dailleurs a travers Octave, il nous fait passer cette idee lorsque celui ci s indigne: pourquoi ne pas faire une publicite qui essayerai de tirer le peuple vers le haut? – je n ai pas le passage exacte mais c est l idee- Et pourquoi FB n essayerai pas d ecrire un roman qui nous tirerai vers le haut?]
    En plus de la renommee de l auteur, le succes de ce livre est surement dut a la lecture facile[vocabulaire pas tres complique] a la desciption de ce milieu fantasme par beaucoup de gens [d apres ce que j ai pu lire a propos de ce bouquin, et aussi en regardant autour de moi, les espoirs et les reves des gens aujourd hui] et les doses de cul[dont il aurait pu renouveller les mots, sa devient lassant a force, malgre des efforts "d originalite sexuelle"]
    [et egalement, mais ceci est mineur, la publicite compare au faschisme ne m a pas tellement plus, j ai trouve sa un peu gros de rabacher sa a longueur de temps, mais je pense que c est egalement sense s attirait de la simpatie-je me trompe peut etre-]
    Il passe egalement un tiers du livre a nous rabacher des slogans, comme si on etait pas assez pollue au quotidien.
    Finalement, j ai pris ce livre comme une blague, comme un type de notre temps qui s ennuie -le pauvre-, et qui n a rien trouve de mieux a faire que de se decouvrir un talent d ecrivain. Apres tout pourquoi pas.

    Ceci n est pas agressif, ou alors pas contre les gens aimant cet auteur. Je suis consciente, que peut etre c est une critique non pas contre ce livre vraiment, mais aussi contre une certaine generation, une certaine societe qui est presente. Et contrairement a ce que FB pense – ou alors ce que son livre fait ressentir- nous ne sommes pas – ceux qui n appartenons pas a l elite privee qui squatte les photos de ces magazines, ou dont les noms circulent dans ces cercles prestigieux- nous ne sommes pas tous des consommateurs, ou alors pas seulement -je ne peux pas nier que j appartiens a la societe- mais l on peut se forger Nous memes notre avis. Il existe autre chose, en rapport avec ce livre, il existe dautres manieres de consommer que de s abrutir par des pub, remonter a la source de toutes choses? on peut egalement refuserce que l on nous propose et chercher plus loin, et ceci dans tous les domaines. J irais donc chercher d autres lectures un peu plus loin!

    Escusez moi pour l absence d accent, mais je suis a l etranger, et aussi peut etre l absence d ordre de ce commentaire. On pourrai egalement me reprocher de fonder mon avis uniquement sur un livre, mais il ne m a malheuresement pas donne envie d en lire d autres de cet auteur.

    Bonsoir a tous.

    • Durand jean-philippe on 29 août 2007 at 19 h 20 min
    • Répondre

    Ne pouvant dégager qu’une extréme amertume devant les lecteurs décu du dernier roman de Maitre Beigbeder, étant révolté par la critique de certains hommes qui s’avérent en opposition par rapport a Beigbeder ;qui rappellons-le n’est pas loin de la perfection mais ne l’atteindra jamais car "il n’y a rose sans épine ".
    Dans ces ouvrages Mr. B. relate l’histoire de personnage éxubérant, méprisant , narcissique: Mais n’est-ce pas la le désir de chaque homme ? Le désir de commander sans subir de brimade . Le désir d’étre grand par l’esprit tout en étant petit en taille.Le désir de faire réver les autres par un simple livre, une simple phrase.
    La est le but de chaque homme : montrer de quoi il est capable Frédéric Beigbeder nous a montré que rien n’est impossible vous pouvez le critiquer , vous prisonniez de talent mais sachez que sarthe a dit :" la critique est facile mais l’art est difficile".

    • Sandra on 23 septembre 2007 at 19 h 42 min
    • Répondre

    Bonsoir à tous! Je découvre ce site pour la première fois….grâce à Dailymotion et au Tomcast consacré à Frédéric Beigbeder que je viens de visionner. Je me permets de laisser ici un commentaire afin d’expliquer pourquoi j’aime cet écrivain. Tout d’abord, faut que vous le sachiez, j’ai pratiquement tout lu de Beigbeder mis à part ses BDs. Je l’ai découvert il y a 2 ans et depuis je dévore tous ses romans. Certes, il y en a des décevants, tel l’égoïste romantique, mais je trouve que le reste de son oeuvre est superbe. Son écriture reflète bien notre société obnubilée par la perfection et le pouvoir. D’accord, il narre les aventures de Bobos et peut passer pour 1 hypocrite qui critique cette société qui lui offre tout. Néanmoins, j’ai l’impression qu’il le fait afin de nous prouver que finalement le bonheur ne se résume pas au sexe et à l’argent.Peut-être que sa thèses est de nous montrer que cette société nous bouffe…ce qui n’est pas faux.
    J’étais un peu déçue en commençant " Au secours Pardon", je le trouvais un peu ennuyeux, toutes ses beautés russes m’horripilaient et, pourtant, Fred Beigbeder a su me séduire grâce à ce final époustoufflant et innatendu, Bravo!
    Sur ce, oui Beigbeder est un grand écrivain du XXIe siècle, selon moi, bien évidemment.

  92. A mon avis Beigbeder est un romancier médiocre, voire un plaisantin de la littérature (relire d’ailleurs le portrait que Pierre Jourde dresse de lui dans "La littérature sans estomac" c’est d’une justesse inouie).

    Par contre, c’est un excellent critique littéraire (autant sur des supports écrits qu’audio-visuels) et qqn qui semble avoir une réelle curiosité pour le monde littéraire en général. J’avoue que j’ai été bluffée par sa prestation dans l’émission Le cercle littéraire qui est visinnable en intégralité sur ce lien:

    http://www.dailymotion.com/leosc...

    • hey hey ! on 25 janvier 2009 at 19 h 09 min
    • Répondre

    " les cons aiment être flattés et les intelligents aiment être critiqués " Frédéric Beigbeder (L)

    Que vous êtes pitoyables …

    • lydia on 25 juin 2009 at 14 h 46 min
    • Répondre

    Frederic beigbeder sort du moule d’un ecrivain litteraire conventionnel c’est pour cela qu’il fait vendre . Um mec qui sniffe de la cok , qui revendique son interet pour les frasques et les prostitués et qui passede une assez -belle plume , ne peut que susciter l’interet .Moi qui admire les rebelles toutes categories confondu je lui tire mon chapeau.

    • laurence.biava on 25 juin 2009 at 19 h 49 min
    • Répondre

    Attendez la sortie de "un roman français" le 18 août 2009. Et vous allez entendre parler du pays..

    • Alicee on 11 août 2009 at 20 h 13 min
    • Répondre

    S’il vous plait je voulais savoir pour ceux qui ont lu " Au secours, pardon " a quel page se trouve le texte " Tu sais on lui a pas assez souvent dit qu’elle était quelqu’un de bien. Sous toutes ses apparences qu’elle montre, elle est fragile… "

    Merci d’avance,
    Alice.

    • Alicee on 11 août 2009 at 20 h 15 min
    • Répondre

    "Regarde la… Elle a trop souffert. Serre la dans tes bras elle n’attend que ça. Tu sais si elle te repousse c’est parce qu’on lui a trop souvent réduit le cœur en miettes. On a trop souvent aboli les valeurs désuètes auxquelles elle croyait dur comme fer, l’amour, la fidélité, toutes ces allégories que son subconscient créait pour la rassurer. Sans se rendre compte elle s’emmurait elle-même dans son palais doré, sa prison de verre. Tu sais ses yeux ont trop souvent pleuré pour des garçons qui n’en valaient pas la peine, fiers de leur autosuffisance et de leur lâcheté. Tu sais ses joues ont trop souvent été trempées de son désespoir, souillées de son chagrin, chaque larme qui s’écoulait le long de son visage lui rappelait qu’elle était actrice de son propre drame. Chaque goutte de tristesse qui s’écrasait sur son oreiller n’était qu’un appel AU SECOUяS. Tu sais on lui a pas assez souvent dit qu’elle était quelqu’un de bien. Sous toutes ses apparences qu’elle montre, elle est fragile. Trop sûrement. On ne lui a jamais dit qu’elle pouvait être importante aux yeux de quelqu’un. Merde ce qu’elle peut manquer de confiance. Dis lui toi, que tu l’aimes. Dis lui que tu l’aimes pour tout ce qu’elle incarne. Dis lui que tu pense à elle à chaque seconde qui passe, à chaque inspiration que tu prends. Dis lui que tu n’es pas éphémère. Que cette évanescence contagieuse ne t’as pas atteint, que tu ne t’évanouiras pas dès qu’elle s’accrochera à toi. Tu sais, l’amour et l’amitié pour elle, c’est devenu comme le paroxysme d’une maladie incurable. Et comme l’amour est indissociable du bonheur, elle ne l’a pour l’instant, qu’effleuré du bout des doigts. Elle pense d’ailleurs que c’est un truc que seul les autres connaissent, un machin légèrement obsolète et étrange. Elle pense que l’amour est mort, que c’est une chose passée qu’elle ne connaîtra jamais. Dis lui toi, qu’elle se trompe. Dis lui que tu seras toujours là. Que tu seras la pour voir chacune de ses rides se creuser. Dis lui qu’elle est la plus belle chose qu’il ne t’ai jamais arrivée, que tu donnerais tout ce que tu possèdes et plus encore pour elle. Regarde la se remettre encore un peu plus de khôl sur les yeux. On dirait qu’elle s’étale sa propre tristesse en plein milieu du visage. Elle est une antithèse. Elle ne veut pas montrer ses problèmes et pourtant elle n’attend que quelqu’un comme toi pour l’aider. Tu peux être son issue de secours, la sauver de l’abîme dans laquelle elle se plonge peu à peu. Tu sais elle a eu son lot de déception. Alors, ne fait pas partie de ce lot là. "
    Plus de précision ne peux pas faire de mal ,
    Merci encore.
    – Alice.

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