Auteur: Anna Gavalda

Pourquoi j’ai calé à la 150e page (sur 640) de « La consolante », le dernier roman d’Anna Gavalda…

Le dernier gros buzz littéraire de ce début d’année 2008 était incontestablement le dernier et quatrième roman signé de l’auteur star de « Ensemble c’est tout » et « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part », Anna Gavalda qu’on ne présente plus. Tiré à 300 000 exemplaires, « La consolante » était le roman le plus attendu de l’année selon Livres Hebdo. Une histoire fidèle à l’univers de l’auteur passionnée par les « êtres fêlés » parce qu' »ils laissent passer la lumière » comme elle aime les qualifier en citant Audiard. Un roman comme une sorte de chorale de deuil autour d’un personnage, Charles Balanda, architecte à Paris de 47 ans coincé dans un mariage qui n’en porte plus que le nom, dont la vie bascule quand il a apprend qui incidemment le déces d’une femme, la mère d’un de ses amis d’enfance qu’il a connue dans sa jeunesse. Cherchant à occulter cette douleur comme il occulte le reste de sa vie, il devra malgré tout lui faire face et entreprendre un travail de deuil qui le poursuit. Il en perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets tout en essayant de comprendre pourquoi tout se fissure autour de lui… A travers une forme également fissurées entre puzzle et patchwork, qui assemble les scènes de sa vie, ses peurs sur fond de crise de la cinquantaine, mais aussi les confessions d’une mystérieuse femme, Gavalda tente de montrer que malgré tout la vie peut être reconstruite et s’avérer belle (un gavaldisme par excellence !). Pourtant l’accueil du roman s’est avéré pour le moins mitigé et ce nouveau rendez-vous ressemble à un rendez vous manqué…

Anna Gavalda boycotte la presse pour son nouveau roman (03/08)

De plus en plus d’écrivains commencent à refuser de jouer le jeu (cirque ?) de la promo médias, face à des journalistes qui s’intéressent plus à leur vie privée, leurs cheveux…, ou à leurs réactions sur des phénomènes de société/politique, la météo…, sans réellement s’intéresser à leur travail littéraire. On se souvient par exemple de …

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« Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » d’Anna Gavalda, l’Evita Peron des lettres françaises

Publié en 1999, le premier ouvrage de la désormais célébrissime Anna Gavalda, « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part », alors âgée de 29 ans, est ce que l’on appelle un petit miracle de l’édition. Bénéficiant d’un bouche à oreille exemplaire des médias, des libraires et surtout des lecteurs, le manuscrit refusé de tous les éditeurs (hormis Le Dilettante à qui elle est restée fidèle depuis), au prétexte que « les nouvelles ne se vendaient pas », se retrouvé propulsé en tête des meilleures ventes et envahit les rames de métros (impossible de faire un trajet sans croiser un voyageur équipé du précieux recueil !). Anna Gavalda s’en amuse d’ailleurs en revendiquant aimer rédiger des livres courts afin que « ses lecteurs ne ratent pas leur correspondance dans le métro ».