Auteur: Léonora Miano

Contours du jour qui vient de Léonora Miano : « Je suis née et ce n’est pas un crime que je sache. »

Contours du jour qui vient, 2e roman de la franco-camerounaise Léonora Miano , désormais auteur majeure et alors âgée de 33 ans, lui vaut le Goncourt des lycéens en 2006 après avoir remporté divers autres prix avec L’intérieur de la nuit, son premier opus en 2005. Les deux livres s’inscrivent dans sa trilogie « Suite Africaine » (fermée par Les aubes écarlates publié en 2009). Elle continue d’y explorer la jeunesse de son pays d’origine et son avenir possible, ici dans le cadre d’un état imaginaire d’Afrique équatoriale/centrale au sortir des ravages d’une guerre civile. Elle explique plus précisément s’être intéressée au « type de société pouvant exister dans ce pays après la guerre et comment cette misère affecte les gens intérieurement en particulier en milieu urbain et en l’absence de garde-fous ».

Contre le ghetto de la littérature « noire » engagée ou « francophone »: Mabanckou, Laferrière, Diome, Miano

Trois figures majeures, le franco-congolais Alain Mabanckou, l’haïtien Dany Laferrière vivant au Québec et la franco-sénégalaise Fatou Diome expliquent régulièrement dans leurs interviews en quoi la « classification » sous l’étiquette francophone ou noire leur apparait réductrice et limite leur champ des possibles en terme de thématiques ou d’identité propre:

Léonora Miano et Olivier Adam reviennent aux sources de leurs personnages (salon du livre 2010)

Dernier compte-rendu des conférences du Salon du livre de Paris 2010 avec le débat « En quête d’identité – Les personnages ont une vie propre » tenu le 30 mars 2010 avec Léonora Miano, Olivier Adam, et Patrick Rambaud. Les personnages romanesques ont souvent une vie qui leur est propre. Ils s’imposent à l’écrivain lui demandant de raconter leur histoire. Commence alors pour l’écrivain une longue quête pendant laquelle il découvre ses propres personnages… :

Léonora Miano, Goncourt du lycéen pour « Contours du jour qui vient »

Une bonne nouvelle ! La romancière camerounaise Léonora Miano s’est vu décerné, lundi 13 novembre, le 19e prix Goncourt des lycéens pour son deuxième livre, « Contours du jour qui vient », édité chez Plon et qui figurait dans la première sélection du Goncourt. Je vous avais présenté cette romancière à l’occasion d’une soirée littéraire au Thé des écrivains. Sa très forte personnalité et son esprit aiguisé m’avaient particulièrement marquée. Un livre à la fois touchant et violent à découvrir assurément !

Soirée littéraire avec Thomas Lélu, Ariel Kenig et Léonara Miano au Thé des écrivains

Suite à notre interview croisée avec Ariel Kenig, ce dernier m’a gentiment informée d’une soirée littéraire (« Les jeudis littéraires ») à laquelle il participait jeudi dernier au « Thé des écrivains ». A deux pas de la place des vosges, dans un salon de thé cosy à mi chemin entre une bibliothèque et un appartement bobo, la soirée accueillait trois jeunes auteurs publiant tous en cette rentrée littéraire, un deuxième roman : Thomas Lélu (« Perdu de vue »), Ariel Kenig (« La pause »), Léonara Miano (« Contours du jour qui vient »). Après lecture d’extraits de leurs livres respectifs par trois comédients, les auteurs ont répondu à quelques questions de Hubert Artus et Georges-Emmanuel Morali (les propriétaires du lieu), sur leur travail d’écriture et initié un débat sur la question de la précarité des jeunes. Le caractère bien trempé de Léonara Miano a mis un peu de piment à cette intéressante soirée qui nous a permis de découvrir ou mieux connaître trois jeunes talents de la nouvelle scène littéraire française…