"J'ai choisi les mots comme seule arme, j'ai une confiance tout à fait illimitée en leur pouvoir."
(Michel Houellebecq)
"In the particular is contained the universal."
(James Joyce)

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Pourquoi Stephenie Meyer fascine-t-elle ? (+ citations de l’auteur)

Depuis quelques mois, un nom truste les premières places des palmarès de vente des livres qu’il s’agisse de « Fascination » (Twilight en VO), « Tentation », « Hésitation » ou encore « Révélation » : celui de son auteur, Stephenie Meyer, tranquille desesperate housewife mormone d’Arizona que rien ne prédestinait à l’écriture si ce n’est un rêve qui aurait tout déclenché… Sa saga vampiresque remporte un engouement sans précédent, auprès des lecteurs… et surtout lectrices ! Un public d’adolescentes mais aussi, plus étonnant, de (plus ou moins) jeunes adultes. Si beaucoup s’accordent à reconnaître la piètre qualité de son style littéraire, il n’en demeure pas moins qu’une véritable addiction se crée à la lecture de ses pages qui se « dévorent sans honte », selon l’expression des adeptes.
Alors comment expliquer ce succès phénoménal ?
Décryptage :

« J’étais à peu près certaine de trois choses. Un, Edward était un vampire ; deux, une part de lui – dont j’ignorais la puissance – désirait s’abreuver de mon sang ; et trois, j’étais follement et irrévocablement amoureuse de lui.« 

L’histoire ? A travers ses 4 tomes, Stephenie Meyer nous raconte la première histoire d’amour d’Isabella Swan, dite Bella, adolescente américaine, chaste et très bonne élève, quittant l’Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère pour rejoindre son père dans la contrée pluvieuse de Forks. Ce petit détail climatique a son importance. Forks, le décor de l’intrigue a en effet été soigneusement choisi par l’auteur, pour son taux de précipitations record annuel. Le lieu idéal de vie pour un vampire ! C’est donc ici dans cette bourgade grise et nuageuse que Bella fera la connaissance d’Edward Cullen, un mystérieux élève au charme aussi envoûtant qu’inquiétant. Le premier tome raconte donc leur rencontre sous le signe du fantastique et les prémices de leur passion amoureuse…
« L’histoire du lion qui s’éprend de l’agneau« , le prédateur de sa proie… : un angle romanesque fort que Meyer explore et creuse sous toutes les facettes possibles.

– L’invention d’une nouvelle génération de vampires et d’un nouveau courant littéraire la « bit lit’«  (prononcer « bayte lit », « bite » signifiant mordre en anglais)
Si Stephenie Meyer a parfois la plume lourde, il lui est, en revanche, presque unanimement reconnu d’avoir réussi à renouveler le genre littéraire du vampire avec une certaine inventivité.
En effet, « Fascination », le premier tome de sa saga, revisite presque complètement cette figure mythique.
Exit la créature effrayante qui ne sort que la nuit, dort dans un cercueil et s’enfuit à la vue d’un crucifix ! Chez Stephenie Meyer, les vampires vivent parmi les humains, presque comme des humains… à quelques détails près. Ils ne dorment ni ne mangent et possèdent plusieurs super-pouvoirs dont ils usent avec bienveillance pour protéger les humains. Humains dont ils s’efforcent de ne pas boire le sang, le remplaçant par celui d’animaux qu’ils chassent dans les forêts : un régime quasi « végétarien » comme ils le surnomment.
Autres originalités : leur peau adamantine qui scintille au soleil ou encore leur rapport avec les loups garous. Pour compléter le tableau, ils possèdent une beauté et une élégance hors du commun… irrésistible. « Le vampire est la seule créature monstrueuse à être sexy« , a commenté la productrice du film Twilight pour expliquer les raisons du succès de la saga.

– L’ensorcelant Edward Cullen…
Le personnage d’Edward Cullen, le jeune vampire camarade de classe de Bella et objet de sa fascination, réunit tous les ingrédients pour captiver les lectrices : le mystère, le caractère à la fois ombrageux et passionné, sa « beauté livide », sa « tignasse cuivrée et désordonnée » et surtout son regard : les « topazes liquides de ses yeux » (on ne rit pas)… Un regard qui possède notamment la particularité surnaturelle de changer de couleur : ses prunelles s’assombrissent jusqu’au noir lorsqu’il manque de « nourriture » avant de redevenir ocre, caramel ou doré. L’héroïne ne manque pas de nous détailler amplement l’intensité de ses yeux qui l’éblouissent régulièrement ou encore de son sourire « étincelant et sardonique ».
Edward Cullen est censé être aussi très charismatique (cela ne transparaît pas malheureusement dans sa conversation, assez insipide tout du long, mais l’important est de savoir que chacun de ses mots transporte l’héroïne ! A chaque fois c’est plus l’effet qu’il produit sur elle qui lui donne tout son attrait.). Bref, un héros quasiment d’essence divine. Mystérieux (la découverte puis le partage de son secret sur sa véritable identité constitue le premier de ses attraits ) et « dangereux ». Dangereusement attirant et dangereux au sens propre puisque prédateur potentiel. Un savant mélange entre l’ange et le démon. Le prince charmant, le sauveur (il passe son temps à sauver la vie de l’héroïne qui se fourre sans cesse dans des traquenards et autres accident de la route…) et le sauvage, la part presque animale (ses brusques changements d’humeur, sa force physique…) qu’il recèle sous son physique d’Adonis très aristocratique. Une dualité que Meyer sait exploiter avec efficacité.
Il pourrait rappeler en ce sens, le héros des Hauts du Hurlevents, HeathCliff (le petit bohémien sorti de nulle part), dans le célèbre roman d’Emilie Bronté, également roman favori de l’héroïne Bella (voir ci-dessous). Un héros aussi inquiétant et hors du commun que séduisant (mais la comparaison s’arrête là entre les deux personnages).
C’est finalement lui, le vrai héros du roman, Bella, admiratrice inconditionnelle, n’étant que son faire-valoir en quelque sorte.

– Les nouveaux « Roméo et Juliette »
« Fascination » comme son titre (français du moins, puisqu’en anglais il s’intitule « Twilight » -« Crépuscule »- et joue sur la métaphore céleste) l’indique, est avant tout l’histoire d’une fascination amoureuse.
Une passion d’autant plus forte et captivante qu’elle prend des accents d’interdit : c’est l’amour défendu, l’amour impossible cher à la littérature et dont les représentants les plus célèbres seraient Roméo et Juliette. Stephenie Meyer prend le parti de décrire cette romance et cette fascination dans ses moidres détails. Depuis ses prémices (la découverte mutuelle des deux protagonistes) jusqu’à l’éclosion de leur amour. Elle s’attarde sur les jeux de séduction, les chassés-croisés dans la cantine ou en cours de biolo…, les doutes qui assaillent les deux jeunes amoureux avant de se révéler leur attirance mutuelle. Elle consacre de nombreuses pages à leur face à face et surtout dialogues… interminables.
Elle analyse surtout la puissante emprise qu’exerce le jeune-homme sur son héroïne littéralement éblouie (et vice-versa). Une véritable obsession qui la poursuit jusque dans ses rêves : « Je ne lui permettrai plus d’avoir une telle influence sur moi, c’était minable. Plus, c’était malsain.« , tente de se raisonner la narratrice.
Sage résolution qu’elle sera bien sûr incapable de tenir en succombant à la moindre « moue affreusment séductrice » et autre oeillade de son vampire adulé : « Il baissa les yeux, puis me dévisagea à travers ses longs cils noirs, laissant la lave ocre de ses pupilles me consumer. »
Stephenie Meyer n’élude rien et fait durer tous ces préliminaires de séduction et ces moments de complicité, aussi rasoirs pour les lecteurs que réjouissants pour les lectrices !
La dimension « thriller » et « action » propre au genre « vampires » est en effet réduite ici à sa portion congrue.
On assiste à leur rapprochement progressif, comment Bella apprend à comprendre et apprivoiser cet être « sauvage », jusqu’à leur première intimité qui est bien sûr très problématique. Ce qui lui donne tout son sel et constitue d’ailleurs tout « l’enjeu » de la saga : vont-ils le faire ou pas ?!
Nous avons là un côté très Princesse de Clèves (tous les chemins y mènent !). Comment se retenir, comment refouler les pulsions et lutter contre son désir ? « Le désir puissant de le toucher ne me quitta pas non plus, et j’enfonçai mes poings crispés dans mes côtes au point d’en avoir mal aux doigts. »
Une tension et un suspense qui tiennent en haleine les lectrices pendant plus de 2000 pages !
Et puis il y a encore toutes les caractéristiques étranges de l’amour avec un vampire à commencer par sa « peau glacée », ses baisers réfrigérants (qui enflamment pourtant l’héroïne), son « torse de pierre » ou encore « la force d’airain de ses poignets implacable »…

La scène de la clairière (chapitre : « Confessions »), un sommet de romantisme fleur bleu : Parmi les scènes clé du roman : la scène de la clairière directement inspirée du fameux rêve de Steophenie Meyer à l’origine de toute la saga. « Le rêve d’une jeune-fille conversant passionnément à l’orée d’un bois avec un vampire incroyablement beau et séduisant. Ce rêve m’a tellement plu que j’ai voulu l’écrire pour m’en souvenir. Lorsque j’ai eu fini, j’ai voulu savoir ce qui allait arriver à ces deux étranges personnages, alors j’ai continué d’écrire leur histoire.« , ne cesse de se remémorer l’auteur quand on l’interroge sur ses sources d’inspiration.
C’est dans cette clairière qu’Edward se mettra à nu (au figuré bien sûr, pour le reste, des centaines de pages restent à parcourir pour le savoir !).
« Désolé (…) J’ai tendance à me laisser aller à ma vraie nature avec toi. », lui dit-il Une scène allégorique non dénuée d’une certaine grâce touchante : « Le spectacle d’Edward au soleil était choquant. je ne parvenais pas à m’y habituer, bien que je l’ai eu sous les yeux tout l’après-midi. sa peau blanche en dépit d’une vague rougeur due à sa partie de chasse de la veille, flamboyait littéralement, comme si des millions de minuscules diamants y avaient été incrustées. Il était allongé dans l’herbe, totalement immobile (…) Ses paupière couleur lavande étaient fermées, même s’il ne dormait pas naturellement. Il était une statue parfaite, travaillée, dans un matériau inconnu, lisse comme le marbre et scintillant comme le cristal. (…) Hésitante, toujours aussi effrayée qu’il disparût tel un mirage tant il était trop beau pour être vrai…, je tendis un doigt et caressai le dos de sa main étincelante. Une fois encore, je m’émerveillai de la texture sans défaut de sa peau, douce comme du satin, fraîche comme de la pierre. »

La comparaison avec les Hauts du Hurlevent
Comme pour les landes anglaises des hauts du Hurlevent, Stephenie Meyer a tenté d’insuffler une atmosphère poético-fantastico-gothique par les paysages de Forks, cette  » péninsule détrempée ». Le roman baigne ainsi dans une atmosphère vert de gris que Meyer tente de restituer… malheureusement sans style. Et de nous entraîner dans les labyrinthes verts de ses forêts de cyprès et d’érables, sous les frondaisons ou encore près de ses cotes rocheuses alentours…, multipliant les références climatiques : des « volutes de fumée du brouillard » aux « lambeaux de coton duveteux » de la neige jusqu’à la pluie battante sur un pare brise qui « gomme les contours de toute chose, les réduisant à des tâches vertes ou grises. »
Une nature tourmentée censé refléter et impacter les états d’âme des personnages. Les deux héros, le HeathCliff de Bronté et l’Edward Cullen de Meyer présentent aussi quelques similitudes comme vues ci-dessus. A commencer par leur marginalité et leur solitude intrinsèque liée à leur condition (d’enfant abandonné pour le premier et de vampire) pour le second, encore qu’Edward appartient à un clan familial auquel il est très soudé contrairement à Heathcliff qui aura toujours été rejeté (et même trahi par son seul amour, Catherine). Deux tempéraments emprunts d’un extrême romantisme noir où passion riment avec violence, enfer et mort. Deux natures où se confrontent « bien » et « mal » (Heathcliff est d’ailleurs comparé à un démon cruel par Mrs Dean, la vieille gouvernante qui raconte l’histoire). Enfin, une certaine morale religieuse (explicite chez Bronté, fille de pasteur et qui serait sous-entendue chez Meyer, mormone) pèse sur les deux romans.

– Un roman à l’eau de rose, une bluette à la « Harlequin » ?
Une ode à la chasteté et à l’abstinence sur fond de morale mormone ?

Contre toute attente, Stephenie Meyer choque parce qu’elle n’est pas assez trash, alors que désormais les héroïnes vous font dés les premières pages le récit complet de leur anatomie génitale, son héroïne reste indécemment pudique. Et bien trop sentimentale et romantique pour ses détracteurs qui vont jusqu’à lui reprocher d’entretenir « un éloge de l’abstinence »*. D’autres ont encore pointé l' »immaturité affective » de l’héroïne.
Curieuse critique que l’on pourrait alors faire aussi à Emilie Bronté, Madame de la Fayette ou encore Jane Austen…
Quant à la morale mormone qui soufflerait en filigrane sur cette innocente histoire, elle apparaît assez ridicule. Mais le personnage « Bella » est juste en accord avec sa situation, son âge et son chemin initiatique (en forme d’éducation sentimentale). De plus, il n’est jamais mentionné qu’elle se refuse en vertu d’une quelconque volonté de se préserver ou d’attendre le mariage, mais tout simplement parce que le passage à l’acte implique quelques risques comme celui d’être dévorée toute crue ou de devenir elle-même vampire (ce qui donne un peu à réfléchir…).
Et même si Meyer joue -consciemment ou non- sur la métaphore sexuelle, elle ne l’utilise que pour faire ressortir au contraire la frustration des deux personnages qui ne trouvent pas de satisfaction dans cette abstinence contrainte.
Rien d’étonnant à cela puisque le vampire a toujours été une créature sulfureuse et la morsure un acte à forte connotation érotique.
Le roman a pu aussi être comparé aux contes comme celui du petit Chaperon rouge sous-tendue par l’interprétation psychanalytique d’un Bruno Bettelheim (auteur de « Psychanalyse des contes de fées »).
En conclusion, « Fascination » reste en effet une romance fleur bleue, contenant certains des ingrédients faisant le succès des Harlequins, le tout pimenté de quelques détails surnatuels. Un roman, sans grande prétention littéraire (mais qui reste tout à fait lisible) qui joue sur plusieurs registres, bien ficelé et efficace dans son genre. Pas de quoi s’offusquer… ni s’extasier.

* Dans l’une de ses chroniques (« Le triomphe du mignon ») pour le magazine « Les Inrockuptibles », Nelly Kapriélan commentait le succès « invraisemblable » de « Twilight » en ces termes : Cette grande histoire d’amour (culcul la praline) entre un vampire sexy et une humaine, qui ne peuvent pas faire l’amour (sur quatre tomes, c’est long !) au risque que l’un dévore l’autre. Comment mettre à distance la souffrance que peut aussi engendrer le plaisir sexuel, ses doutes, son animalité ? La vie tue. La vie salit. Le sexe aussi. Le succès de Meyer n’est que le symptôme d’un temps où tout rapport vrai, charnel, c’est-à-dire dangereux à l’autre, effraie. Le sexe est maintenu à distance, mais la mort aussi.Dans un monde où le sexe est partout, de plus en plus virtuel, mais le désir nulle part, et où l’Histoire a lieu à des milliards de kilomètres, les écrivains écrivent avec des voix d’enfants et les vampires ne mordent plus. Rendez-nous Fitzgerald ! »

Paroles de l’auteur, Stephenie Meyer, les dessous du succès :
A propos de son travail d’écriture :
« J’ai écrit Fascination en trois mois seulement, mais le processus d’édition du livre a pris plus d’un an et demi. Pour Tentation, ça a été cinq mois d’écriture et un an d’édition. J’ai écrit Révélation en un an, et l’édition a pris six mois. Visiblement j’écris de plus en plus lentement (mon emploi du temps est plus chargé que lorsque j’ai commencé à écrire), alors que l’édition prend de moins en moins de temps. »

« Pour Fascination, j’ai écrit au fur et à mesure. Mais avec les tomes suivants il a fallu que je prévoie l’intrigue davantage car je savais exactement où je voulais en venir. J’avais généralement les éléments importants de l’intrigue en tête avant de commencer à écrire. J‘ai écrit un plan, qui était parfois tellement détaillé qu’il contenait déjà des dialogues. Mais je ne m’y tenais pas toujours. Lorsque j’écrivais, l’histoire finissait parfois par prendre une autre direction, et je continuais dans cette voie. Ces changements s’avéraient souvent plus cohérents avec les personnages que ce que j’avais prévu au départ. »

Ses influences littéraires :
« William Shakespeare et Orson Scott Card – qui n’ont pas grand chose à voir l’un avec l’autre ! – ont eu une influence comparable sur moi. Il y a beaucoup d’éléments fantastiques chez Shakespeare comme chez Orson Scott Card. Leurs personnages sont très humains et réagissent exactement comme nous réagirions si nous voyions des fées qui se promenaient et nous jetaient de la poudre magique sur les yeux. Cela rend leurs histoires crédibles, et selon moi c’est pourquoi leurs œuvres ont résisté à l’épreuve du temps. Elles sont très humaines malgré la présence d’éléments fantastiques. »

A propos des couvertures de ses romans :
« La pomme sur la couverture de Fascination est à la fois le fruit défendu et le symbole du choix, le ruban d’Hésitation représente l’impossibilité de laisser son passé derrière soi, et la couverture de Révélation symbolise l’évolution de Bella dans la saga. Je n’ai pas été consultée pour la couverture de Tentation, et celle-ci n’a donc pas de signification pour moi. »

Les titres de ses 4 tomes :
« Au départ je pensais appeler le premier roman “Forks” (bifurcation en français), car je voulais jouer avec le nom de la ville pour suggérer une bifurcation sur le chemin, mais mon agent m’a rapidement fait comprendre qu’il faudrait que je trouve autre chose. « Twilight » (le crépuscule) m’est venu alors que je notais une liste de titres possibles. Ce titre n’était pas parfait, mais il apportait l’atmosphère que je recherchais. Une fois le premier titre choisi, ça a été facile de rester dans la même veine. Le deuxième livre (« New Moon ») traite du moment le plus sombre dans la vie de Bella, j’ai donc choisi le nom de la nuit la plus noire, la nouvelle lune, qui est une nuit sans lune. « Eclipse » parle du positionnement des deux personnes les plus importantes de la vie de Bella. La métaphore de la position des corps célestes m’a donc semblée tout à fait appropriée. « Breaking Dawn » (le lever du jour en français) correspond parfaitement à l’intrigue du dernier roman. »

A propos du film…
« Je suis très enthousiaste sur le film. Je l’ai vu et l’ai beaucoup aimé. Il y a quelques différences avec le livre, qui sont tout à fait justifiées pour une adaptation à l’écran. Mais le cœur de Fascination y est. Robert Pattinson et Kristen Stewart ont fait un travail impressionnant et l’alchimie entre eux rend l’histoire crédible. »
A noter que Stephenie Meyer avait fait une liste de tout ce qu’elle ne souhaitait pas voir modifier ou changer lors de l’adaptation ciné : pas de crocs, pas de cercueil, les vampires brillent au soleil, les noms restent les mêmes, la mort ou la survie des personnages restent fidèles aux romans. »

(4 commentaires)

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  1. Dahlia

    "Pourquoi Stephenie Meyer fascine-t-elle ?"

    Oui, POURQUOI????

    http://www.sovietvoice.su/2009/0...

    encyclopediadramatica.com…

    😀

  2. Gwenaël

    Mais, au fond, ce n’est plus un vampire…
    En effet, c’est très Harlequin ; ça me fait penser à Buffy, elle tombe bien amoureuse d’un vampire, non ? Le même problème se pose : non ?
    4 tomes, c’est beaucoup, non ? Juste pour savoir s’ils vont…

  3. Gwenaël

    Amusant ; mais bon, Proust avait autre chose à dire.
    Cependant ça pose le problème de la longueur aussi : j’ai lu "Kafka sur le rivage", je trouvais que pour ce qui arrive au personnage à la fin, tout ça pour ça, c’est frustrant ; mais la vie n’est pas si directe, il faut laisser le temps au temps. Et la longueur est alors synonyme de durée, de maturation… Bella et son vampire ont besoin de temps. En même temps, dans "Kafka sur le rivage" le plaisir tient aussi de l’étrangeté – surtout !

  4. Critias

    "Alors comment expliquer ce succès phénoménal ?"

    En raison de la tendace croissante et déplorable des jeunes générations à s’inféoder volontairement aux consternantes modes mortes nées ?

    Cf: le succès tout aussi consternant d’Eragorn. Merci au papa de l’auteur qui en est également l’éditeur.

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