« Crépuscule Ville » le nouveau roman de Lolita Pille : premier aperçu et extrait choisi

Comme nous vous l'annoncions en septembre dernier, le prochain et troisième roman de Lolita Pille, "Crépuscule Ville", à paraître le 13 mai 2008 se place sous le signe de l'anticipation sociale. Un thriller d'action qui répond aux codes du genre et qui tente malgré tout d'apporter sa propre originalité, ce qui reste périlleux dans un genre fortement marqué par des références poids lourds (Orwell, Huxley, Gibson, K.Dick ou même un Dantec en littérature ou des films comme "Minority report", "Bienvenue à Gattaca" ou encore "Brazil" pour ne citer qu'eux...). Références qui hantent l'imaginaire des lecteurs dés que sont abordés les thèmes du totalitarisme, de l'eugénisme, de la désinformation, de l'apocalypse, la surveillance "big brother" ou encore les cyber-technologies. Ces deux dernières années ont d'ailleurs été marquées par plusieurs tentatives plus ou moins réussies des jeunes romanciers (Céline Minard, Céline Curiol, Anna Borrel, Elise Fontenaille, Benjamin Berton, Antoine Bello, Julien Capron, Mathieu Terence...) de créer la "french touch" de l'anticipation. La petite Pille (qui devient grande assurément), n'en déplaise à ses détracteurs, ne s'y casse pas les dents, et fait même preuve d'une belle imagination... (couverture ci-contre non officielle)

Si elle reprend certaines lois du genre, elle injecte aussi, sous une forme novatrice les dérives modernes : de la téléréalité aux cyber-rencontres amoureuses (à saluer au passage son excellente idée de "traceur" qui permet par exemple de traquer à la place des gens les profils correspondant à leurs préférences : "Sur 100 bulletins envoyés 60 donnent lieu à un rapport sexuel effectif."), la surconsommation (elle imagine notamment des implants bancaires qui surveillent les dépenses ou encore des noms de rues ou d'hôtels portant des noms de marques), le culte de l'apparence (elle crée un "Ministère de l'apparence") et la tyrannie de la minceur, la vente libre de psychotropes (suite à la "guerre narcotique" !) ou encore politiques ("l'hyperdémocratie", ville expurgée de toute la "racaille" et autres indésirables -obèses...- confinés dans des "non zones"...), pédophilie érigée au rang des beaux-arts et surtout les menaces écologiques (le roman se déroule après "l'ère solaire", suite au grand "black-out" : la ville "Clair monde" est éclairée par "hélioprojecteurs" et peuplée de "gratte-brouillards").

Plus attendue et peut-être pas des plus futuristes son idée de "S.P.S" ("Service de protection contre soi-même") qui lutte contre les accès dépressifs et le suicide rigoureusement interdits dans une société qui prône "le bonheur obligatoire" : on pourrait en effet penser qu'à l'heure où l'on parle de plus en puis de suicide assisté et d'euthanasie, le futur évolue plutôt dans l'autre sens...
Un livre à l'intrigue complexe (voire confuse), sous influence américaine, qui fourmille de trouvailles et ne manque pas de faire un petit clin d'œil à un certain Frédéric (son héros bénit "le type qui avait restreint le mariage à trois ans" !). C'est aussi un roman d'atmosphère aux ambiances hallucinées et aux paysages urbains apocalyptiques particulièrement travaillés. Lolita Pille casse son image d'ado superficielle et de "pétasse du XVIe" comme elle a été étiquetée suite à son premier roman "Hell". On pourra néanmoins regretter que le foisonnement d'idées et de gadgets futuristes ne fassent perdre en crédibilité et en rythme l'intrigue policière (cavale) qu'elle essaie d'installer. Un pari qui reste courageux et audacieux servi par une écriture nerveuse et haletante qui déroutera peut-être ses lecteurs habituels...

23/05/08 : Quelques extraits de notre entretien vidéo avec Lolita Pille (souffrant d'une migraine, elle a préféré garder ses lunettes), dans les locaux de son éditeur (Grasset). Elle revient sur le succès de Hell, 6 ans après, roman qui a suscité l'engouement mais l'a aussi exposée à une forte agressivité, elle évoque les deux personnages principaux de "Crépuscule Ville", qui lui tiennent tout particulièrement à cœur mais aussi l'écriture des ambiances de cette ville futuriste (roman d'atmosphère)... :


(découvrez également l'entretien complet de Lolita Pille et de son éditeur Manuel Carcassonne dans la rubrique Buzz+)

Présentation de l'éditeur :
Bienvenue à Clair-Monde ! Ici, quelque part dans un futur proche, sous une épaisse couche de nuages et de brumes, vivent les citoyens d'une cité idéale où l'on vous interdit pour votre bien tout ce qui pourrait vous faire du mal... "Avec Clair-Monde le bonheur n'est plus une utopie." Sauf qu'il y a Syd Paradine... Un flic cabochard, en instance de divorce, et qui refuse de se plier aux législations du bonheur obligé, aux oukases du SPS. C'est en enquêtant sur un suicide collectif d'obèses (double aberration dans ce monde normalisé !) qu'il comprend les mensonges et les trahisons de Clair Monde. Flanqué d'une étrangement belle créature du nom de Blue, il est bien décidé à semer la zizannie, résoudre le mystère et sauver leur peau sur fond de chaos planétaire... Entre la satire d'une société utopique et le polar chandlerien, entre l'emprunt au cinéma et à la littérature de genre, Crépuscule Ville est un roman ambitieux et ample qui se joue des conventions.


Couverture officielle de "Crépuscule Ville"

Extrait choisi (ambiance Clair-Monde):
"Les brumes qui étaient à l'origine du mal semblaient s'être épaissies ce soir-là et leurs strates blanchâtres descendaient à hauteur d'homme comme pour manifester leur sympathie envers le chaos. Malgré sa situation, au cœur de l'ancien centre, épargné par l'urbanisation maladive qui avait frappé partout ailleurs, la Vingtième rue n'en croulait pas moins, d'ordinaire, sous les ornements vains, sous les mille feux bidons dont la ville s'était attifée pour planquer sa misère. Toute en ombres dansantes, sa version noir et blanc donnait la chair de poule. L'immeuble d'en face, soulagé des lueurs qui révélaient la vie au creux des meurtrières, avait tout à fait l'aspect d'un bunker ou d'un colombarium. Syd leva les yeux au ciel pour y trouver l'orage. Les réverbères halogènes avaient rendu l'âme et des écrans-titans qui poinçonnaient les façades, provenaient l'unique éclairage, l'image par défaut des appareils en veille ou en dysfonctionnement.
Comme des bouts de ciel disséminés çà et là pour narguer le désordre, pour narguer le présent. Le logo sempiternel. Le logo de Clair-monde. Au-dessous les hommes couraient le long d'une route qui ne menait nulle part. Au-dessous, de la tôle froissée répandue sur des kilomètres avec le crépitement du feu qui gagnaient les moteurs, promettant aux accidentés, coincés dans les habitacles, un brasier funéraire en bonne et due forme.
Au-dessous, à la faveur des pleins phares survivants, des photographes amateurs shootaient des macchabées en variant les angles. (...) Syd vit la porte vitrée éclater en miettes. (...) Il poursuivit sa course. (...) Une balle troua la ville blindée d'une bijouterie.
Vingt blocs.
Une explosion derrière lui.
Ce qu'il avait sous les yeux, c'était bel et bien l'apocalypse. Une apocalypse modernisée. Remise au goût du jour. Réactualisée aux phobies du moment. Feux de signalisation qui flanchent, clim' externe H.S, écrans en veille, accidents de bagnole, redistribution des biens à main armée, systèmes de sécurité en rade, lignes mortes.
Décidément le monde n'était plus habitable.
" (p57-58, Crépuscule-Ville, Lolita Pille, Grasset 2008)

(67 commentaires)

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    • Laurence biava on 24 avril 2008 at 13 h 36 min
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    On attend la suite, mais ce premier extrait est très prometteur. J’aime bien. lb

    • hermine on 24 avril 2008 at 13 h 38 min
    • Répondre

    le mariage à contrat déterminé est déjà en cours… http://www.web-libre.org/dossier...

    • lauren B. on 24 avril 2008 at 17 h 34 min
    • Répondre

    Ça a l’air très très bof ce livre…

  1. Je vais l’acheter. Ses deux précédents livres avaient de très bons premiers chapitres (car "corrigés" par Frédéric B.?) Mais les fins étaient bâclées. Fera-t-elle mieux cette fois-ci?

  2. Le bonheur est obligatoire?

    Ca me rappelle le jeu de rôles Paranoia… On l’a d’ailleurs repris pour le compte du bbs http://www.parano.be depuis cinq ans. Site assez chouette d’ailleurs.

    Quant au grand black-out, mmmh un peu le court-métrage la seconde renaissance dans le dvd Animatrix.

    Les villes expurgées de racailles, c’est un peu comme dans New York 1997 de John Carpenter ou pour le pire Banlieue 13 produit par Luc Besson.

    Bref énorémment de références très marquées quand même! Je suis très curieuse de voir comment elle peut leur redonner une existence en propre…

  3. Pourquoi, dès qu’une personne se lance dans ce registre littéraire, la première idée – si évidente qu’elle en devient clichée, voire stupide – consiste à faire du bonheur une obligation contraignante. On devine l’intention, et on esquisse un sourire : critiquer le culte du bonheur de nos sociétés publicitaires… Cela passera peut-être chez les ados, mais pour les autres ? Je lis cet extrait sans malveillance, et je me dis : c’est tellement mauvais que ça risque de marcher. On le lui souhaite. Mais sincèrement : s’attarder quelques instants sur ces lignes "exclusives" et s’étonner d’une telle maladresse…

    • Bozo on 27 avril 2008 at 14 h 38 min
    • Répondre

    D’accord avec L : c’est nul.

    L.Pille, c’est du gadget télécommandé par Beigbeder. Et c’est un avis universellement partagé.
    Sauf par ceux qui y trouvent un intérêt direct ou indirect.

    Franchement, il n’y rien de mieux à se mettre sous la dent ?

    Voilà, j’essaie juste d’être sincère… sans méchanceté. 🙁

  4. On pense aussi à Dune, et à la BD Judge Dredd pour compléter.
    Faut être doué en cocktails.

    Sans connaître le contexte de l’extrait dur de se faire une idée comme ça évidemment, mais placer cette phrase dans un texte :
    "Décidément le monde n’était plus habitable." doit être un peu dur.

    • Lolita Pille on 28 avril 2008 at 19 h 30 min
    • Répondre

    Chers internautes, comme vos avis m’importent, je me permets ce léger rectificatif. Frédéric Beigbeder a autre chose à foutre que de me télécommander ou de me corriger, merci pour lui. En effet, mon nègre n’est autre que Louis-Ferdinant Céline singulièrement désoeuvré depuis quelques décennies, seulement depuis sa mort, il a changé de sexe et pris beaucoup de crack, ce qui explique la médiocrité des textes qu’il me fourgue.
    Pardonnez-le.
    Lolita Pille

    (identité vérifiée par Buzz littéraire)

    • Lolita Pille on 28 avril 2008 at 19 h 31 min
    • Répondre

    Ferdinand.
    la nervosité corrompt parfois la frappe.

    • lila on 28 avril 2008 at 21 h 18 min
    • Répondre

    alors ça ne parle plus de clubbing et tout ce qui va avec ??

  5. Lolita, permettez que je vous appelle Lolita… Louis-Ferdinand Céline, rien que ça??? Si vous n’êtes pas télécommandée par l’ami Beig en tout cas, vous avez hérité de son ego surdimensionné! Ceci dit, pas de raisons de vous en vouloir pour ça, tous les gens qui écrivent ont un gros ego (moi la première)… M’enfin tout de même. Je pense quand même que vous avez plutôt pioché dans les références que Brg et moi avons cité, non? En tout cas pour Crépuscule ville…

    @lila: non mademoiselle Pille a dit sur je ne sais plus quel magazine qu’elle en avait fini avec ses petites rébellions post-ados.

  6. je prends un peu de temps pour réagir un brin à ces quelques remarques.
    Tout d’abord merci à Lolita de réagir avec humour, tu as bien raison !
    Cette rumeur de Beigbeder en nègre de Lolita Pille est une des plus stupides qu’il soit et des plus malsaines. Il suffit de suivre un peu son travail sur plusieurs supports pr se rendre compte que ça ne tient pas debout. A moins bien sûr que F.Beigbeder puisse apparaître comme par magie et lui servir de plume à chaque fois qu’elle doive s’exprimer… (on continue d’être en pleine anticipation voire science fiction là pr le coup !)

    Bref pour en revenir à un sujet plus intéressant à savoir ce nouveau roman, je suis assez d’accord avec la critique sur le thème du bonheur obligé qui n’est pas des plus novateurs (voir aussi le livre de Ferguson « Bonheur, marque déposée »).
    Ce qui est vraiment intéressant et aurait mérité, à mon humble avis d’être plus développé c’est vraiment le thème de l’ère "post-solaire" avec le monopole de Vence sur l’éclairage du monde.
    Cette idée là est vraiment nouvelle et fort intéressante.
    Il y a beaucoup d’idées et de trouvailles intéressantes/amusantes dans ce roman comme le message de la sécurité routière qui bloque les portières du véhicule des conducteurs un peu trop éméchés.
    Mais je suis d’accord avec la remarque rapide du monsieur du forum Cafard cosmique (merci pour le lien au passage !) cafardcosmique.com/phpBB2…
    qui craint le côté "trop chargé (trop de thèmes, trop de perspectives)" C’est peut être en cela que le roman pèche en effet.
    Il est très riche, peut-être trop, ce qui crée une certaine confusion parfois. Il y a un gros travail de l’auteur mais l’intrigue aurait peut-être gagnée à être épurée (notamment dans ses péripéties) pour gagner en puissance.
    (simples réactions à chaud méritant d’être creusées, je devrais livrer d’autres impressions sur le roman ultérieurement).

    Du côté des influences, mais Lolita y répondra peut-être, je pense que l’on peut citer Dantec qu’elle évoquait dans cette interview de Standard (voir lien ci-dessus).
    En tout cas niveau style littéraire, elle n’a rien à lui envier.

  7. Lolita devrait se réjouir d’avoir déjà des commentaires, même contrastés, plusieurs jours avant la sortie de son "roman" – que j’ai lu, étant journaliste. Pour dire la vérité (la mienne), j’ai trouvé ses deux premiers livres très mauvais. Je suis d’ailleurs assez convaincue qu’elle partagerait mon avis, si elle les relisait aujourd’hui. Crépuscule ville est pour moi d’un meilleur niveau – même si ça ne casse pas des briques. Qu’est-ce que ça casse, d’ailleurs ? Pas assez de choses, à mon avis, malgré l’exhibition du style destroy. Je dirais donc : roman médiocre, mais sans danger.

    Réponse : Merci de cet avis (que je ne partage pas bien sûr, ayant fortement apprécié « Hell ») mais je serais curieuse de savoir ce que tu appelles « style destroy » ?? Alexandra

    • De l'art de dire n'importe nawak on 29 avril 2008 at 14 h 20 min
    • Répondre

    Le style destroy est né à la fin des années soixante dix sous la plume vomitive d’un certain J. Rotten. Catalogué trop rapidement dans le carcan érotico-maniac où ses plus fervents détracteurs voulaient le voir enfermé, J. Rotten, de son véritable patronyme Alphonse Humphrey Stanislav de la Vega a su, au fil des années, gagner en lucidité ce qu’il perdait en neurones. Déguisé en poule lors de la fête de l’Huma de 1982, certains virent en lui le retour de la littérature paillarde réactionnaire alors qu’il ne s’agissait, en fait, que d’une blague de potache ayant mal tourné. Ses récentes exactions à bord de navires de luxe laissent à penser que le brillant avenir que certains lui promettaient est dorénavant derrière lui. Qu’importe, l’homme à de la ressource et ne perd rien pour attendre.

    Ses principales oeuvres, traduites en français, sont:
    "Petit précis de survie en milieu urbain à destination des zébres hémophiles et des langoustes neurasthéniques" Titre malheureusement épuisé.
    "Vouloir et non pouvoir, tel est le secret de ma réussite".
    "Oui-oui et la guerre d’Espagne". Collection Que sais-je et que me reste-t-il à découvrir.

    • lila on 29 avril 2008 at 15 h 08 min
    • Répondre

    Merci Dahlia pour votre réponse.
    Ohh que je suis déçue, je m’étais habituée aux sacs Chloé, aux lignes de cokes, au carré VIP du Queen… des deux 1ers romans, quel dommage. Mais je comprends tout à fait que mademoiselle Pille veuille changer de registre.
    J’espère tout simplement de pas m’ennuyer avec Crépuscule Ville.

  8. J’en connais qui vont être déçues. Toutes ces petites poufs qui considéraient après avoir lu Hell que la classe ultime consistait à se taper un rail de coke dans les chiottes du Queen… Pauvre génération VIP, si Lolita les abandonne, que va t-il leur rester ?

    Réponse Buzz littéraire : En effet Lolita Pille a marqué plusieurs générations de lecteurs. Sur Buzz littéraire, nous avons été frappés par l’impact de cet auteur, qui ne se dément pas.

    Résumer ses précédents romans aux « rails de coke », « pétasses » ou autres « sacs griffés » paraît en revanche bien réducteur. S’ils n’étaient que cela, ils n’auraient sans doute pas connu un tel retentissement, les lecteurs ne sont tout de même pas stupides… En ce qui concerne plus précisément « Hell », c’est avant tout un roman poignant sur le mal de vivre, le désespoir d’une jeune fille en manque de repères qui se perd dans une superficialité et une vacuité qu’elle ne supporte plus et dans laquelle elle se noie malgré tout. C’est aussi une tragédie amoureuse et un roman initiatique de jeunesse orchestré avec rage mais aussi poésie et humour (noir). Il y a de plus une vraie esthétique urbaine dans ce roman.
    C’est aussi le premier portrait littéraire d’une certaine jeunesse dorée parisienne. Lolita Pille a su capter son époque à travers une écriture moderne et nerveuse. Après on accroche ou pas (chacun est libre de ses goûts littéraires) mais il ne faut pas lui enlever tout cela par quelques rapides sarcasmes acerbes et souvent injustes (basés avant tout sur l’image que l’on peut avoir de l’auteur)…
    Enfin il faut rappeler que ce roman a été écrit à l’âge de 18 ans (!), ce qui ne fait qu’accentuer l’admiration ou au moins le respect que l’on peut lui porter (qui peut se targuer de réussir à écrire un roman aussi maîtrisé en sortant à peine du lycée ?). Lolita Pille a seulement 25 ans aujourd’hui et déjà 3 romans à son actif dont deux beaux succès et un troisième plutôt risqué, ainsi que la co-écriture de 2 scénarios. Avouons que c’est plutôt pas mal… (pour dire le moins).

  9. Lolita Pille (mais est-ce bien elle? Avec le net, on ne sait jamais) qui se réclame de Louis-Ferdinand Céline… Ah, ah, ah. Elle est bien bonne. Pourquoi pas Philippe Muray aussi, tant qu’on y est? Dans "Hell", elle citait "Le bleu du ciel" de Georges Bataille. Ce n’est pas très malin de mettre en référence les livres que l’on plagie.

    Quoi qu’il en soit… Avant de dire du mal de "Crepuscule ville", je vais le lire d’abord.

    Réponse Buzz littéraire : A quel niveau se situe le plagiat de Lolita Pille sur « Le bleu du ciel » de Bataille (il faut quand même faire attention aux mots que l’on emploie…) ? As-tu lu ce dernier roman ? Il n’a vraiment rien à voir avec l’histoire de Hell…
    Rappelons la définition du plagiat (qui n’a rien à voir avec de simples citations dûment identifiées) : « Le plagiat est un terme à connotation morale et esthétique, par lequel on désigne en littérature le fait qu’un texte reprend, de façon non avouée et plus ou moins fidèlement, un élément textuel provenant d’un autre auteur. Ce terme n’a pas cours en droit, où l’on parlera plutôt de contrefaçon et d’infraction à la loi du droit d’auteur (copyright). »

    Oui tu fais bien de souligner le pb de l’usurpation d’identité sur le Net, la vérification est en cours… A suivre !

  10. Il n’est en aucun cas question de remettre en cause dans mon commentaire le talent de Pille. Mais on ne peut pas nier que ce qui a fait le succès de son premier roman, c’est justement ces fameux "rails de coke" et autres "pétasses à sacs griffés". Ce sont des ingrédients qui marchent à coup sur (Sex, drug and money) que ce soit chez Pille, Ellis ou d’autres encore. Et c’est essentiellement ce qu’on a retrouvé dans le second roman qui encore une fois a très bien marché grâce à son succès auprès de beaucoup d’ados…

    Ce sera donc très intéressant de voir si la Plume de Pille plait toujours autant dans ce nouveau registre et si son public suivra…

    • Laurence Biava on 30 avril 2008 at 23 h 52 min
    • Répondre

    L’entreprise de dénigrement ou de déstabilisation qui sévit dans la plupart des lignes qui précèdent à l’égard de Lolita pille, tous thèmes abordés s’entend,-identité, "ne plagie t-elle pas Bataille", roman placardé nul ou médiocre sans argumentaire contradictoire réellement convaincant, mépris total ou relatif par rapport à l’Intention de l’auteur ou à la nécessité du Discours dans ses deux précédents romans ou incompréhension peut-être mineure quant à la dénonciation de l’auteur sur les formes des dérives appartenant à un certain environnement socio-culturel – me stupéfie. Vous êtes d’une arrogance rare envers Lolita Pille, qui est sans conteste, à ce jour, un des auteurs les plus talentueux de la nouvelle génération, un des auteurs les plus doués, dotée d’une maturité littéraire étonnante et d’une très forte personnalité. A cela je me tiens. Et je souscris à 250 pour cent. Et je persiste et je signe.
    J’ai trouvé absolument remarquable et justifiée la rétorque de l’auteur à quelques détracteurs, ceux-ci, me frappant par la gratuité de leur malveillance. (je cite au hasard Joest : "Avant de dire du mal de "Crepuscule ville", je vais le lire d’abord" = pourquoi d’emblée penser que l’on aurait envie de dire du mal de Crépuscule.. ? Pourquoi la phrase ne débute t-elle pas par "avant de dire du bien de….". Pourquoi un tel traitment de défaveur ? Pourquoi à vos yeux Lolita Pille ne parviendrait elle décidément pas à se démarquer de l’incarnation de ce qu’elle a dénoncé auparavant ? Pourquoi jugez vous avant de comprendre, avant de combattre, avant d’enseigner ? Pourquoi ne l’envisagez vous que sous forme de plagiaire, d’emprunteuse, d’égérie ? Pourquoi n’aurait elle que des maîtres envers lesquels elle aurait une dette ? Pourquoi lui refusez vous le droit d’exister par elle-même ou d’écrire en son nom ? Pourquoi n’exsite t-elle pa sà part entière, pour vous ? Pourquoi, enfin, ne lui laissez vous pas SA CHANCE, que diable ?

    Il faut précisément ne pas avoir lu ou mal aimé Lolita Pille pour ne pas reconnaître sa verve, son audace, sa fougue, son panache, bref, son insolence, dans les mots écrits plus hauts. Je n’ai aucun intérêt à dire ou du bien ou du mal de Lolita Pille, je n’ai aucune gloire particulière à en tirer. C’est une jeune femme que je ne connais pas personnellement. Disons que je suis à nouveau emportée par ma passion du Livre et des mots et que j’attends,avec impatience et ferveur, à mon tour, de lire son roman pour le chroniquer ici. Croyez moi, je le ferais avec précision, avec finesse et profondeur je l’espère, et avec objectivité, comme ALexandra, à qui je sais gré de remettre les pendules à l’heure en ce qui la concerne, et qui fait toujours les choses à bon escient. Sur la notion de bonheur obligé ou obligatoire, par exemple, sans l’avoir lue, encore une fois, je crois comprendre ce qu’elle veut nous dire. Lisez le dernier Elle et l’article superbement écrit sur la société dite de la consolation, où la notion de bonheur obligatoire justement est envisagée. Et les conséquences qui en découlent sur le corps social. Lolita pille a donc, à priori, vu juste..
    Et je ne me gênerais pas non plus pour dire et écrire avec fierté, je vous le concède, que je m’enorgueillis de lire en France des auteurs de cette trempe, injustement méconnue, tristement bradée..
    Vivement le 13 mai, jour de la parution de son opus.
    Lo, le redresseur de torts moraliste du net, actuellement remonté contre les niaiseries d’Anna (mais pas anti Anna, pour autant. Et toc.)
    Merci de votre attention.
    la biz

  11. Laurence, as-tu ce bouquin sur le devoir de bonheur?
    http://www.amazon.fr/LEuphorie-p...

    C’est sorti en 2000…

    • half a person on 1 mai 2008 at 3 h 11 min
    • Répondre

    Bonjour, bonsoir, je ne sais pas comment on dit au milieu de la nuit.

    J’ignore si je lirai le 3ème texte de LP, mais bon, comme je suis un être curieux, j’ai lu les deux précédents. Bref, les deux premiers texte de LP m’ont paru très faibles, pas d’écriture, tout simplement.

    C’est con, j’avais envie d’y croire pourtant. Mais quand y a pas d’écriture, ben on referme le truc et on est un peu dègue. Mais c’est pas si grave non plus, on se dit que ça viendra peut-être un jour.

    Pour celui-ci, ce 3ème texte, j’hésite, je suis un grand fan de Céline Minard, chaque fois que l’occasion m’en est donnée je fais sa pub, je scande son nom (attention, je ne l’ai jamais rencontrée, je n’ai aucun intérêt à faire cela, aucun intérêt du tout, aucun intérêt à tout).

    Bref, j’imagine que ça doit être compliqué de se mesurer à un texte comme le Dernier Monde de Céline Minard. Céline est une grande. Respect immédiat. Respect éternel (enfin, jusqu’au moment de la balle dans l’organisme, le mien). Mais Lolita, cette fois-ci peut-être, surprendra la sphère des gens qui aiment les textes créatifs et plutôt écrits.

    Il ne faut jamais présumer de l’incapacité des gens. Alors j’attends. Y a peut-être moyen. Le succès des uns n’enlève rien aux autres. Ça aussi c’est important.

    Des baisers pas importants.

    • laurence biava on 1 mai 2008 at 9 h 34 min
    • Répondre

    oui, l’euphorie perpétuelle de Bruckner. C’est très très bien. Tu m’as donné une idée, Dahlia. J’en parlerais sur mon blog au moment de la chronique sur Crépuscule.

    Pour le reste, les bribes que tu reprends, "half a person" ("attention, je ne l’ai jamais rencontrée, je n’ai aucun intérêt à faire cela, aucun intérêt du tout, aucun intérêt à tout")étaient une façon de répondre à ceux qui au début du sujet ont laissé entendre que pour dire du bien du dernier roman de Lolita, il fallait avoir un intérêt particulier, autrement dit être quelqu’un d’intéressé.

    Il se trouve que, par nature, je ne suis pas quelqu’un qui agit en fonction de ses intérêts propres.Et que, par nature toujours, j’essaye a maxima de "construire" plutôt que de "déconstruire". C’est aussi une question de bon sens.

    Pour Cécile Mainard, je suis plutôt d’accord. Je n’ai pas lu Le Dernier Monde mais celui qui a précédé. J’ai relevé ceci à son sujet : "Avec Le dernier monde, Céline Minard prend le prétexte de l’anticipation pour nous offrir un roman philosophique sur l’histoire de l’humanité, et son rapport au monde. Certainement la grande surprise littéraire de l’année.Et lorsqu’on lui demande si " Selon vous, une certaine forme de schizophrénie est-elle nécessaire aujourd’hui "?, elle répond :"
    Je serais tentée de dire oui, c’est un signe des temps mais en fait, je ne crois pas. Je suis en train de lire le Shakespeare d’Ackroyd et on voit bien que Shakespeare, un homme né au XVIe siècle, était tout sauf clair avec son unité. Les avatars courent les rues en Inde depuis longtemps. Et que sont les dieux grecs ? Les métamorphoses d’Ovide ?
    On n’invente rien avec le virtuel, peut-être seulement une autre forme du potentiel. De la puissance. De la fiction. Et qui n’a pas son petit théâtre dans lequel, grâce auquel, il vit ? Socrate, il avait son démon."

    Si je vous cite tout cela au sujet de Minard, ce n’est pas uniquement parce que Lolita Pille aime aussi Shakespeare, mais c’est justement parce le court extrait qui précède cela ne me semble pas aussi éloigné dans le fond et dans la forme que ce qui paraît du dernier roman de Lolita pille, qui, pourrait aussi être, comme Minard, la bonne surprise de ce début d’année littéraire.

    Chacun ses goûts, ceci-dit. E tsi on décide de respecter Minard, on décide aussi de respecter Lolita Pille.
    Vos baisers sont importants.
    Tout comme les miens.
    lo,

    • laurence biava on 1 mai 2008 at 9 h 36 min
    • Répondre

    1 mot en trop, 1 mot en moins dans mon dernier paragraphe mais vous aurez rectifié de vous mêmes.

  12. Laurence Biava =>
    Quels sont les grands auteurs de demain (et déjà d’aujourd’hui) ? (cf vos talentueux écrivains/nouvelle génération)
    Merci.

    • laurence biava on 1 mai 2008 at 10 h 51 min
    • Répondre

    Il y a énormément d’auteurs méconnus à découvrir ou à redécouvrir. Des noms ? il y a trop de monde !
    voyez ma page myspace
    http://www.myspace.com/laurencebiava où 255 portraits d’auteurs sont exposés plus textes divers.
    En dehors du fait que je ne suis pas du tout ici pour parler de moi mais défendre les oeuvres des écrivains, en l’occurence Lolita Pille.
    Il serait donc, à mon avis,vraiment bien que vous en profitiez pour faire un détour par la page myspace de Lolita Pille, avant de vous rendre sur la mienne.
    http://www.myspace.com/lolitapille

    • half a person on 1 mai 2008 at 12 h 57 min
    • Répondre

    Gwen,

    c’est seulement un avis perso, mais je trouve qu’on n’éclaire pas assez Richard Morgiève (putain il a écrit des trucs très forts comme "Mon beau Jacky", "Legarçon" (oui, tout attaché)).

    Il y a aussi Marie Ndiaye, son Rosie Carpe était une énorme claque. Je trouve aussi qu’Eric Chevillard n’a pas toute la couverture qu’il mérite, son "Oeuvre posthume de Thomas Pilaster" déboîtait bien. C’était subtil, drôle. C’est (plutôt).

    Sinon y a Jauffret que je soutiens avec mes petits moyens de persuasion depuis un paquet d’années, et je suis content de constater qu’aujourd’hui les gens n’ouvrent plus des yeux de chaispasquoi en entendant son nom. Il a vraiment émergé, enfin. C’est un grand.

    Sinon, j’attends beaucoup du travail de Céline Minard, elle a les moyens d’en calmer un sacré paquet.

    Il y en a forcément beaucoup d’autres, mais c’est compliqué de lire des gens qui ne sont pas immédiatement mis en avant.

  13. Half a person
    => Minard, oui cela m’intéresse.
    Chevillard, je connais. chez Minuit, j’aime bien aussi Laurrent. L’Autofictif est plutôt sympa, et très régulier… dès minuit…
    Jauffret, oui oui.

    Laurence Biava
    => Oui, oui, le myspace de Pille, mais bon les pages myspace, c’est plutôt insipide (à part le réseau des millions d’amis et des commentaires un peu très trop superficiels privés……….. ) je trouve ; d’ailleurs Mlle Pille a un site, ce qui est mieux et plus agréable à lire = http://www.lolitapille.com/

    Pour ce qui des auteurs talentueux, oui parmi tes 250 auteurs, il y en des "morts", je parlais des auteurs vivants, et de la nouvelle génération : avec tous les problèmes que pose cette nouvelle "génération"… trash et verticalité (animale), très nvlles technologies/SF, critique éternelle de la consommation… ? …… ….. Qu’entend-on par ce terme ?
    Enfin sur ton blog, il y a des pistes, peut-être.
    Mais bon, ce qui est amusant c’est le sabrage de Gavalda et l’adoration pour Pille : je trouve tout cela un peu excessif, aussi.
    Cela m’a fait le même effet pour Beigbeder. J’ai aussi beaucoup de livres de F.B. mais mes propos sont pourtant mesurés. C’est bien d’être passionnée, mais cette passion fait que, bon, le jugement peut sembler partial….
    🙂

    • Laurence biava on 2 mai 2008 at 9 h 57 min
    • Répondre

    Half a person et Gwen

    Je comprends bien l’astuce qui consiste à dériver du sujet initial du post, astuce consistant à parler d’autres auteurs génération montante, afin d’ignorer superbement Lolita Pille sur laquelle vous n’avez décidément rien à formuler sauf toutes les inepties globales -provenant de 21 comments sur 28, en gros – que j’ai relevées plus haut, et envers lesquelles il n’y a, comme je m’y attendais aucune réponse à formuler. C’est un peu Normal : là encore il s’agit de faire preuve de bon sens. A quoi bon casser quelqu’un gratuitment alors qu’il me semble si facile de reconnaître les vérités les plus simplement établies : Pille est un auteur talentueux et très prometteur qui doit se battre pour exister afin d’être totalement reconnue, faisant fi de tous les préjugés dont elle se trouve accablée par certains et de plus, elle n’a jamais plagié personne.
    Je réfute totalement la posture de lectrice partiale.
    Avec Galvada, ne déformez pas mes propos, j’ai clairement énoncé que
    le "ratage" stylistique de son dernier roman était JUSTEMENT surprenant de la part d’un auteur à priori talentueux comme elle. J eocntinue de le penser. Je ne l’ai en aucun cas sabré, j’ai dit avec force que je n’aimais pas,et que de cefiat, je préférais m’arrêter à la 150 ème page et paser à quelqu’un d’autre, c’est tout.
    Avec Lolita Pille, – je ne suis pas du tout en adoration de Lolita -, si je n’aime pas, je dirais que je n’aime pas tout simplement en expliquant pourquoi. Avec Anna et avec Lolita, je les appelle par leur prénom, c’est plus sympathique, je n’ai jamais envisagé de commencer la lecture des ouvrages avec des idées préconçues.
    Le problème avec des gens comme vous, c’est que si je n’aime pas le roman de Lolita Pille, vous allez penser que je suis devenue raisonnable et que si, à contrario, je manifeste mon emballement, vous allez trouver que je suis partiale ou trop subjective. Bref, on n’en sort pas.
    Et pourquoi on n’en sort pas, je vais vous le dire !!
    On n’en sort pas parce que personne ici n’est juste. Et les gens manquent de visions. Et aussi de clairvoyance. Et puis, on jjubile à l’idée de voir quelqu’uns e fiare descendre. C’est un peu dommage pour parler sainement de littérature, non ? On pourrait sans doute envisager de respecter les auteurs dans leur différence et manifester notre attrait ou notre déférence avec le même respect, non ?
    En plus, je crois qu’il n’est pas très judicieux d’établir des parallèles ou de faire des comparaisons incroyablement erronées entre la littérature de Lolita qui ressent toutes les influences de la littérature américaine dans son ensemble et qui est manifestement très marquée par les oeuvres d’anticipation, surréalistes, science-fictive.
    Avec Anna Galvada qui me semble plus proche de Prévert, de Jacques Tati ou depuis son dernier roman, d’"un dimanche à la campagne" de Tavernier !!. D’un côté, l’Invention, de l’autre, la conversation courante, pardon mais il y a des ponts à dresser pour rejoindre les deux rives !

    Il y a très peu d’ auteurs morts sur ma page avec 250 auteurs,et encore, ce sont les essentiels, bien sûr, il en manque…….au moins mille !
    Parmi le sauteurs vivants, et fiers de l’être, EN DEHORS DE LOLITA PILLE JE VOUS REMERCIE, auteurs auxquels je tiens, ily a Chloe Delaume, essentielle, univers très intéressant, mais un peu tordu parfois, laure Limongi qu’on voit trop peu, Faiza Guene, Leonora Miano, Zadie Smith, Angie David, pareil, qu’on lit trop eu dans ses chroniques pour Léo Scheer, Terence, Monnehay et Diwan, Jauffret, Minard que je vais rajouter, tous les auteurs de Audiable Vauvert, de Scali , des Editions de Minuit, Géraldine Maillet de Flammarion, tous les auteurs des revues littéraires,de Ena ttendant l’Or à Stupre, ou à Bordel, Bénédicte Martin, sous estimée, Antoine Dole, Paviot, Jean Noel Sciarrini qui n’est pas encore publié mais ça ne saurait tarder, tous les auteurs valeur montante de chez P.O.L surtout Bouillère, Bouyssi, Boyer, et Fargues, N’dyaie, Chevillard et Morgiève, je n’en ai lu qu’un de chacun, Pierre Michon et Patrick Lapeyre, pas assez lus, et puis il ya des gens surestimés aussi mais cela je n’en parlerai pas ici.

    Voilà ce que j’ai à vous dire. en ce début de matinée du 2 mai.
    bises et bonne journée de pont.
    lo

    • laurence biava on 2 mai 2008 at 10 h 01 min
    • Répondre

    Je n’ai pas relu mon dernier post avant de le poster. Pardon pour les redites, les lourdeurs syntaxiques, les carences de ponctuation : j’ai horreur de présenter des paragraphes pas clairs. A plus.

  14. (keep zen Laurence 😉

    Je précise quand même qu’il n’y a aucune obligation à apprécier la prose de Lolita Pille du moment que vous la jugez par rapport à ses écrits et non par rapport à son image/personne.
    Mais j’ai l’impression que tout le monde a plutôt réagi en ce sens (et je vous en remercie !), même si vous êtes bien sévères à son égard…

    AV (commentaire 19) : cela fait plaisir de lire ta 1e phrase. Après
    tu dis « on ne peut pas nier que ce qui a fait le succès de son premier roman, c’est justement ces fameux "rails de coke" et autres "pétasses à sacs griffés ».
    Honnêtement si l’on pouvait expliquer les raisons des succès littéraires, les éditeurs seraient déjà richissimes !
    Je pense, pour ma part, qu’on ne peut pas isoler des "ingrédients" pour reprendre ton expression. C’est vraiment un tout.
    Prends par exemple le livre "Toute ma vie" de Jay Mc Inerney qui présente aussi cette dimension "rails de coke" et "pétasses à sacs griffés", et bien je n’ai pas du tout aimé !

    Half a person : pourquoi persister à lire un écrivain dont tu n’apprécies pas la plume ?
    Le jugement littéraire reste de toute façon quelque chose de très subjectif et de personnel comme nous nous accordions tous à le dire précédemment (cf :http://www.buzz-litteraire.com/i...
    Ca n’a rien à voir avec du Minard mais plutôt du Dantec avec ses qualités comme ses défauts. Ecriture à l’américaine.
    (bon ça y’est, tu as enfin lâché un titre de Chevillard !).

  15. "Half a person : pourquoi persister à lire un écrivain dont tu n’apprécies pas la plume ?"

    Je ne sais pas pour Christophe, mais en ce qui me concerne je le lirai parce qu’elle s’attaque à un domaine qui me botte l’anticipation. Et je suis curieuse de voir ce qu’elle en fait. Après réflexion, j’ajoute que le résumé du livre lu sur son site officiel me rappelle également l’excellentissime manga Gunnm de Yukito Kishiro.

    Réponse : ça me paraît une bonne raison ! C’est vrai qu’elle risque de changer ou d’élargir son lectorat avec ce nouveau roman radicalement différent. Alexandra

    • half a person on 2 mai 2008 at 12 h 28 min
    • Répondre

    Ben oui Laurence, comme le suggère Alexandra, faut rester cool, je ne comprends pas pourquoi tu t’emportes, j’ai rien dit de grave, non ?

    Oui oui Alexandra, je comprends ta question, je disais que je me posais moi-même la question, à savoir si j’allais plus loin ou non. Et comme le sujet m’intéressait, j’avais à moitié envie de me faire piéger. J’hésitais, mais bon.

    Je lis beaucoup de trucs qui ne me conviennent pas, et souvent comme un con je récidive, parce que j’écoute sans doute trop de monde, des gens qui disent du bien de tel ou tel truc.

    Je m’intéresse à beaucoup de gens. C’est tout, la curiosité. Des moins médiatiques aussi. Tout quoi.

    Réponse : oki, oki c’est gentil de ta part, mais bon à un moment faut arrêter de se forcer et se faire plaisir !
    Néanmoins c’est vrai qu’avec ce roman Lolita change vraiment de registre alors… à toi de voir…. Qu’as tu pensé de l’extrait proposé (en terme de style) ? Alexandra

  16. Tu n’as peut-être pas aimé, n’empêche que "Toute ma vie" de Mc Inerney a bien marché dès sa sortie en 97… 🙂

    Enfin bon, je comprends ce que tu veux dire. Mais je reste néanmoins persuadé qu’un auteur sait ce qu’il fait en abordant ce type de sujets. Il s’assure un "succès minimum" auprès d’un certain public, que le livre soit (très) bon ou mauvais…

    Bref.

    (Je n’ai pas aimé non plus "Toute ma vie")

    • half a person on 2 mai 2008 at 14 h 48 min
    • Répondre

    Salut Black Dahlia, oui le sujet m’intéresse vraiment, mais en fait jsuis surtout à fond sur les trucs genre JG Ballard, alors j’ai un peu les nerfs de "peut-être" (je fais gaffe maintenant, avec la police des critiques) redescendre un peu.

    Sinon AV, je n’ai pas lu "toute ma vie" de JMcI.

    Pour répondre à Alexandra, j’ai encore une fois trouvé l’écriture très faible dans l’extrait, mais je suis de ceux qui considèrent qu’un extrait ne signifie rien, ou qu’il mérite l’indulgence, c’est pourquoi je lis toujours un texte jusqu’au bout quand je le commence, j’ai adoré certains livres à partir de leur dernier tiers parfois (il paraît que le dernier Russel Bank est de ceux-là, il commence à défoncer à partir de la page 150).

    Merci de t’intéresser à mon plaisir Alexandra, mais j’y veille pas mal, la liste des auteurs (non exhaustive) proposée plus haut, n’est qu’un aperçu.

    Oh putain, que c’est compliqué de s’en sortir dans cette forêt de textes. Au moins l’avantage de la musique, c’est que ça demande moins de temps pour savoir si on se fait avoir ou pas.

    • Gwenaël on 2 mai 2008 at 17 h 37 min
    • Répondre

    to : Laurence Biava
    🙂 🙂
    """Pille est un auteur talentueux et très prometteur qui doit se battre pour exister afin d’être totalement reconnue, faisant fi de tous les préjugés dont elle se trouve accablée par certains et de plus, elle n’a jamais plagié personne."""" => commentaire partial parce que trop passionné, donc douteux. Je me méfie des exaltés… C’est suspect… et dangereux (rires)

    """Je comprends bien l’astuce qui consiste à dériver du sujet initial du post, astuce consistant à parler d’autres auteurs génération montante, afin d’ignorer superbement Lolita Pille sur laquelle vous n’avez décidément rien à formuler sauf toutes les inepties globales """
    => euh euh j’ai dit du mal de Pille !!!!?????

    "le "ratage" stylistique de son dernier roman était JUSTEMENT surprenant de la part d’un auteur à priori talentueux comme elle." (gavalda)
    => je trouve cet essai intéressant, au contraire.

    """Le problème avec des gens comme vous, c’est que si je n’aime pas le roman de Lolita Pille, vous allez penser que je suis devenue raisonnable et que si, à contrario, je manifeste mon emballement, vous allez trouver que je suis partiale ou trop subjective."""
    => c’est vrai que l’on se connait bien, "des gens comme vous", il y a comme qui dirait des a priori et un manque d’infos sur ce que je suis en tant que lecteur… zen… donc. de la mesure.

    ""On n’en sort pas parce que personne ici n’est juste. Et les gens manquent de visions. Et aussi de clairvoyance. Et puis, on jubile à l’idée de voir quelqu’uns e fiare descendre. C’est un peu dommage pour parler sainement de littérature, non ? On pourrait sans doute envisager de respecter les auteurs dans leur différence et manifester notre attrait ou notre déférence avec le même respect, non ?""
    => ca commence par une radicalisation du rejet des lecteurs qui ne partagent pas ta très grande admiration pour tes auteurs de prédilection. C’est sévère et forcement injuste. Tu n’es pas la seule à avoir de la clairvoyance, et si d’autres en ont, pour des livres différents, cela veut dire que lisant on n’a pas le même intérêt, on n’en tire pas le même profit. Serais-tu LA grande critique du XXIème siècle ?…. C’est en cela que l’on peut respecter les différences entre les auteurs, et personne ne t’a manqué de respect, en étant que lectrice. Pour ce qui est du respect des auteurs, on s’intéresse plus parfois à l’image et aux rumeurs, et critiques ridicules, qu’aux livres : cf une coupe de cheveux, cf un peu de coke, cf une influence de F.B… == je suis d’accord. Mais ne pas tomber d’un excès à l’autre. tes auteurs préférés ne sont pas les meilleurs. Ce n’est pas ce que tu veux dire, peut-être, mais ton manque de mesure, je maintiens, fait que ça rate. Tu peux dire ton admiration de manière sincère et mesurée, et ce n’est pas parce ce que c’est mesuré que l’on ne va pas te croire, et lire à ta suite.

    ""C’est que si je n’aime pas le roman de Lolita Pille, vous allez penser que je suis devenue raisonnable et que si, à contrario, je manifeste mon emballement, vous allez trouver que je suis partiale ou trop subjective.""
    => 1) on n’est pas bête à ce point pour raisonner ainsi. 2) je crois aussi qu’il n’y a pas deux camps aussi séparés : ceux qui aiment, et ceux qui n’aiment pas : l’amour existe sous forme de degrés, c’est à dire de différences dans l’appréciation des choses. Voir "en noir" ou "en blanc" relève d’une réduction de la réalité, je trouve. La bonne passion n’est pas l’aveuglement mais la ferveur. Uniquement. On les distingue mal dans tes propos.

    En ce qui concerne mes comparaisons erronées LOLITA/ANNA : minute, je ne parle pas du contenu, mais de la démarche de l’écrivain, dans le fait de publier quelque chose de différent, et qui dérange les habitudes, les attentes, les a-priori.

    En ce qui concerne tes 250 auteurs, j’y suis allé un peu vite ; mais j’y retournerai volontiers, je t’ai mis en lien.

    Pour tes auteurs vivants, ok, je les connaissais déjà, mais pas le temps de tous les lire, on fait des choix. et le temps aussi nous y oblige.

    BREF tu l’auras compris, je réagis à ton post non sur Lolita/Anna mais sur la manière de lire et de débattre. Bref du bon usage de la critique.

    /////////////////////////////////////////
    Au fait, avez vous lu sur LIRE.FR l’interview de la mère de Michel H. ??

    /////////////////////////////////////////
    Sinon, "half a person", j’ai commencé MOURIR M’ENRHUME de Chevillard, j’ai du mal cette fois.

  17. Je vous conseille fortement la lecture de l’interview qu’elle a donné à Jalouse il y a peu… Je ne sais pas si elle est la reine de l’auto-dérision ou la reine de l’auto-satisfaction, mais une chose est sûre, elle se ruine sur un paquet de réponses.

    • michel taupin on 6 mai 2008 at 2 h 46 min
    • Répondre

    Bonjour,

    Autre extrait (premier chapitre) en suivant le lien ci-dessous :
    http://www.edition-grasset.fr/ch...

    Taupin

  18. merci de l’info pour l’interview dans Jalouse, je vais aller jeter un oeil ! qu’est ce qui t’as donc tant choqué ? Je crois que le pb c’est que les gens prennent un peu trop au 1e degré tout ce que dit cette jeune auteur.
    Ne serait-ce que son autoproclamation de "pétasse" (à l’époque), je n’y ai jamais vu autre chose qu’une forme de provoc’ amusante et d’autodérision cynique. de même que son petit message ci-dessus (identité vérifiée), je l’ai tout de suite pris comme une boutade même si bien sûr les accusations portées n’ont pu que la blesser (qui ne le serait pas ?). Enfin, encore une fois ne faisons pas l’amalgame entre personne de l’écrivain et livres, deux aspects bien distincts.
    Sinon, la couverture officielle du livre vient d’être ajoutée (voir article ci-dessus).

    merci pr le lien vers l’extrait de Grasset qui donne un bon aperçu du style, le début (avant le 1e chapitre) est un peu particulier (c’est une sorte de prologue qui ne met pas en scène le personnage principal).

  19. @Alexandra: je pense que l’itw écrite n’est pas pour elle, son second degré ne passe pas à l’écrit. Pour les interviews hein j’entend!

    J’ai reçu le roman hier, pour le moment, je suis favorablement impressionnée et c’était pas gagné. Par contre, je trouve que la couv définitive de Grasset est affreuse, tout autant que le résumé de quatrième de couv’, à croire qu’ils soutiennent ce livre du bout des lèvres… Enfin du bout de la couv’ en l’occurence! L’autre fonctionnait beaucoup mieux… Ca serait intéressant de savoir si c’est Lolita Pille qui a décidé de ce changement de dernière minute ou pas, mais j’aime pas du tout…

  20. Cher Buzz Littéraire, désolé de répondre si tard.

    Le mot de plagiat est peut-être un peu fort. A mon sens, les chapitres 8 et 9 de Hell sont très "inspirés" du Bleu du ciel de Bataille. Pour cette histoire d’amour destructrice et ce ton cynique et désabusé. Pour Bataille, le summum de la décadence, c’était de jouer les riches oisifs à Barcelone, en pleine guerre civile. Pour Lolita Pille, c’était de jouer les riches oisifs à la Bastille.

    Cela dit, j’avais bien aimé Hell. Je l’ai lu quasiment d’une traite! Le problème, c’est qu’il s’est vite démodé: les euros ont remplacé les francs, le restaurant de Delarue a fermé ses portes et l’Aston-Martin DB7 court en rallye d’anciennes!

    Ah tu reviens à la raison (tu as failli faire avoir une crise à Aurélia avec ton histoire de plagiat) ! Sinon je crois que tu avais fait la même remarque pour Bret Easton Ellis si je ne m’abuse… Heureusement que ces livres sont un peu plus que ces détails de mode là… Alexandra

    • laurence biava on 6 mai 2008 at 22 h 27 min
    • Répondre

    De quelle interview écrite parles tu Dahlia dans Jalouse ?
    Du numéro de novembre 2007 ?
    C’était pas une interview, c’était un reportage à new York pour le magazine.
    C’était vraiment bien et bien écrit ! je vois pas ce qu’on peut reprocher à son papier, à moins de chercher la petite bête.
    Pour la quatrième de couv, je te donnerai mon avis Dahlia, si tu l’acceptes !
    Je vais bientôt avoir le livre aussi !

    Hier soir Lolita Pille était chez Poivre : j’ai été impressionnées par son "envergure", sa consistance intellectuelle, sa rhétorique réfléchie, directe, explicative. Ses mots, tout simplement. Il y a plein de choses en cette jeune femme et je crois son imaginaire particulièrement fertile. On aurait envie de résumer par un familier "manifestement, ça se bouscule au portillon !"..Oui, c’est un peu ça !.On n’a pas fini de la lire et d’en parler, et c’est tant mieux : Voilà quelqu’un qui ébouriffe et qui s’ébroue, alors, laissons faire ! Elle emplit l’espace Lolita ! quel panache ! ("papa" peut être fier !!! hi hi hi hi..)

    Gwenael, je te réponds ultérieurement ici à propos de Lolita et sur l’autre sujet Anna.
    la biz
    lo

  21. Non Laurence, je parle de ça:

    pics.livejournal.com/my_s…

    Et comme j’ai raté Vol de nuit hier, vais aller mater ça sur le site de TF1.

  22. merci bp pr l’interview scannée Dahlia ! je l’ai lu entre temps (j’aime bp la photo qui l’accompagne aussi d’ailleurs). Contrairement à toi, je l’ai trouvée très intéressante et pas particulièrement tendre envers elle-même (le coup du "mauvais doublage en VF" !)
    On sent vraiment une rage et une passion qui l’habitent.
    Cela m’a permis aussi d’éclairer certaines zones d’ombres du roman (comme cette fameuse « guerre narcotique »).
    Comme tu le dis à juste titre Laurence, ses idées "se bousculent au portillon" et en cela elle me rappelle Dantec qui a aussi bp d’idées au départ et qui essaient de toutes les faire tenir dans un seul bouquin alors qu’il en faudrait peut être 3 pour les développer plus précisément…

    je serai bien curieuse d’avoir ton avis définitif Dahlia quand tu auras fini, connaissant ton intransigeance envers l’auteur !

    je suis plutôt d’accord avec toi pour la couverture. Je préférais la non officielle… Simple détail tu me diras.

    Pas vu non plus vol de nuit…

    PS : autre roman d’anticipation à découvrir : « Libre échange » de Bernard Mourad

  23. (pour l’itw scannée, c’est un ami qui l’a mise sur son livejournal, d’ailleurs s’il voit que je l’ai laissée ici, il va m’étriper, parait que c’est interdit de mettre un scan d’article à la disposition de tous… Marc, si tu me regardes, pardon! :p)

    Je trouve les cent premières pages franchement bonnes et comme je l’ai dit plus haut, ça m’a agréablement surprise. J’approche des deux cents pages et là ça retombe un peu à mon sens… J’attend de finir pour rendre le verdict.

    • Gwenaël on 7 mai 2008 at 14 h 38 min
    • Répondre

    Ok ok intéressant, cet article.
    Avec tout cela, si on n’a pas la curiosité d’aller lire quelques pages… c’est que le buzz a un bug…

    • Laurence Biava on 7 mai 2008 at 16 h 03 min
    • Répondre

    Et encore Gwenael, c’est pas fini !!! Ah Ah Ah !
    Je viens de lire l’extrait sur le site de Grasset : franchement, c’est très écrit. En plus, le Bloc, l’Exécutif, le SPS, le Ministère de l’apparence, nous voilà dans l’ambiance, je trouve cela assez captivant, personnellement.
    Nous voilà transportés……pour un épisode de Star Trek… (je plaisante..).
    Syd Parradine me semble bien moraliste, bien décidé à ne pas se laisser aliéner..
    La suite au prochain épisode !!

    J’aime bien la couverture que tu as posée Alexandra, la non-officielle, c’est celle qui porte la couleur grise ?

    Dahlia, le lien ne fonctionne pas bien pour moi: je n’ai que deux paragraphes avec des phrases de paragraphes qui ne sont pas terminées.
    tu peux me renvoyer le lien complet sans les points de suspension ou ici ou sur ma page myspace ? merci.

  24. Merci Dahlia pour l’interview. En le lisant, il m’a donné encore plus l’envie de lire Crépuscule Ville.

    Hâte de le commander ce 13 mai !

    • laurence biava on 9 mai 2008 at 9 h 36 min
    • Répondre

    Il y a aussi une vidéo visible sur le site de France 2
    émission "dans quelle étagère"

    ma-tvideo.france2.fr/vide…

    lien qu’on a directement aussi sur le site http://www.lolitapille.com

    • lysiane on 12 mai 2008 at 13 h 46 min
    • Répondre

    …mais quelle agitation pour pas grand chose. Il y a quelques mois, sans aucun résultat, je disais ici ma fascination et mon admiration pour le roman de Lola Lafon "De ça je me console", roman choral, roman féroce envers sa propre génération, roman, qui plus est écrit d’une plume d’une maturité et d’une sécheresse étonnante;
    mais Lola Lafon dérange, pas comme Lolita Pille qui ne dénonce que ce à quoi elle participe…
    virginie despentes a merveilleusement parlé dans un récent numéro de teknikart de la petite Lola.
    il est grand temps de la lire…

  25. Merci Laurence de cette vidéo très riche et… quelle voix !

    Lysiane, par simple curiosité, pourquoi effectues-tu des recherches dans Google sur Lolita Pille alors que tu sembles ne pas l’apprécier… « Participerais-tu également ce à quoi tu dénonces » pour reprendre ton expression… ?
    Je m’interroge sur ta démarche…

    PS : A lire un long article dans Technikart de ce mois ci sur Lolita Pille, toujours pas de critique de son livre mais plus une conversation sur sa vie et son parcours…

    • roxanne on 13 mai 2008 at 19 h 16 min
    • Répondre

    c’est quoi le raport entre lola lafon et lolita pille ?? ici on parle de Crépuscule Ville de lolita pille donc va parler de ta lola lafon ailleurs !

  26. Alexandra, je sais que tu attendais mon verdict sur le livre:

    http://www.discordance.fr/Crepus...

    • laurence biava on 16 mai 2008 at 17 h 55 min
    • Répondre

    J’ai fini le roman hier soir Dahlia. Cela ne va pas t’étonner beaucoup mais je ne suis pas d’accord avec toi !!! sauf sur un point. A plus tard.
    lo

  27. Merci Dahlia de ce lien.
    Je suis admirative de ta chronique parfaitement menée et argumentée.
    Et intransigeante donc.
    Hormis les réflexions sur les premiers livres de l’auteur, j’avoue que je partage assez ton point de vue, en particulier quand tu dis :
    "Le souci c’est qu’au-delà de ces (100 premières) pages, il apparaît assez vite que Lolita Pille ne sait pas où elle va. Et si elle ne le sait pas, le lecteur lui le sait encore moins. Le fameux suicide collectif d’obèses qui est le point de départ de l’enquête de Syd n’est jamais élucidé, d’ailleurs, à peine évoqué, on n’en parle plus. (…) il y a une surabondance pénible et souvent gratuite de gadgets markétés anticipation qui fleurissent à tous les coins de paragraphe. Il faut vraiment se forcer à aller jusqu’au bout pour enfin connaître le dénouement."

    Le jugement est dur certes, mais hélas il faut savoir accepter la critique qui ici porte vraiment sur le livre en tant que tel. Cela ne remet pas en cause les qualités du roman tant sur son style que la richesse de ses idées, mais il manque sans doute une maîtrise du tout.

    Vu une bonne critique dans Virgin-hebdo.
    Enfin "critique" le mot est un peu exagéré. Disons que le ou la journaliste s’extasiait sur le fait que Lolita Pille avait changé de registre, ce qui selon lui (ou elle) était un critère de qualité (pas d’autre argument à relever dans ce (petit) article…

    A voir l’interview vidéo de Lolita Pille avec Manuel Carcassonne : http://www.buzz-litteraire.com/index.php?2008/05/27/1164-interview-video-lolita-pille-hell-crepuscule-ville
    A noter que Lolita sera samedi soir à l’émission de Laurent Ruquier mais également l’invitée du Grand journal, la semaine prochaine.

  28. J’ai acheté "Crépuscule ville". J’en arrive à "la mort du pirate". Je me force à le lire (pour ne pas critiquer une oeuvre que je n’aurais pas lu) tellement c’est indigent.

  29. Ca y est, je l’ai lu!

    http://www.leblogart.com/2008/08...

    • Jerome on 12 octobre 2008 at 23 h 47 min
    • Répondre

    J’aime bien moi cette Lolita

    • nalexounette on 1 novembre 2008 at 21 h 17 min
    • Répondre

    J’ai lu tout ce qui avait pu être dit par rapport au précédent livre de lolita pille et je pense que celle qui c’était exclusivement attaché a la coke au sac et au VIP du Queen n’on pas complétement tout comprit du livre car moi oui complètement fan de hell et bubble gum je garde des épisodes des livres de hell: lorsqu’elle parle de la vie des ces jeunes du XVI j’ai absolument aimé et l’épisode de la mort d’andréa… et elle exprime son déséspoir… non je ne me sent pas concerné pas la coke et les places VIP je ne vais pas non plus me dire que "pauvres fils de bourges" jme dit juste wahou c’est bien écrit sa me touche elle représente une hell complétement extravagante et je pense qu’on peut se retrouver dans certains traits de son caractère alors voila je ne veut pas défendre la cause de lolita pille il n’y en a pas bsoin soit on aime soit on lit pas loita pille.

    Je suis en train de lire crépuscule ville un tournant complet je ne peut pas dire encore ce que jen pense je n’en suis encore élasse que au début mais promis je vous diré sans langue de bois ce que j’en pense…

    Pour celle attaché au deux premier livre (hell et bubble gum) je vous conseil : BYE BYE BLONDIE de virginie despentes , JUNK de melvin burgess … gossip girl (COMPLETEMENT DIFFERENT DE LA SERIE : au combien jaime les 2 )

    • emilie on 8 novembre 2008 at 17 h 22 min
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    après avoir dévorée hell et bubble gum il me tarde de commerder crépuscule ville pour dire mes impressions. Pour l’instant je suis à la fin du livre Moi, christianne F 13 ans droguée prostituée …

    merci nalexounette pour tes conseil en matière de livre.

    • Christina on 7 décembre 2008 at 20 h 54 min
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    J’ai adoré les 2 premier livres et je n’ai pas encore eu le plaisir de lire le dernier mais je vais l’acheter de suite =)
    Et pour tout ceux qui critique vous avez que ça a foutre??? vous aimez pas bah lisez autre chose =/

  30. Je trouve que la façon d’écrire de lolita pille est sublime,ses personnages sont intéressant,cachent tous un mal-être intérieur et la fin de ses romans sont grandiose (bubble gum était sublime)Après ,libre à certaines personnes de ne pas apprécié mais respecter son travail bordel!Son nouveau roman à l’air magnifique et il faudrait vraiment que je sois en rade de thunes pour ne pas l’acheter.Pardonner moimes fautes d’orthographes je suis encore jeune.J’ai une bibliothèque chez moi et je peut vous dire que les romans de lolita sont plaçés en premier et lorsque mes amies veulent lire ce sont ceux-là que je prête.Non seulement elle a une écriture provocante mais qui marque mais en plus dans chacun de ses livres elle cite d’excellent groupe (ex:dans bubble gum les rolling stones)une livre intéréssant avec des musiques qui collent aux personnages,que demander de plus?

  31. Hell, est pour moi un livre qui m’a vraiment marqué. Peut-être que ce n’est pas un bon souvenir pour Lolita Pille, mais mon dieu, je ne m’en lasse jamais ! Tout est magnifiquement bien écrit, tout à du sens, et je trouve qu’on prend réellement conscience de la société. Non, vraiment, ce livre est bien plus qu’une bible à mes yeux!

  32. moi j’ai aimé ses 2 précédents livres. Je me demande juste une chose… Lolita Pille se fait-elle payer pour citer tous ces noms de stars??? (surtout dans Bubble-gum)
    Ces 2 livres m’ont malgrès tout marqué.

    • Maureen on 20 novembre 2010 at 19 h 53 min
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    je dois avoir lu plus d’une vingtaine de fois "Hell" .(j’en connais des passages par coeur ) ce serait niaiseux de le dire mais je vais le dire , ce livre m’écorche vive à chaque fois que je l’ouvre , il est vrai , il est pur . L’amour c’est cela , la violence , le desespoir et pas le beautiful love d’un Levy ! Moi Lolita , je te dis merci ,ton livre est ma bible et je suis très impatiente de lire Crépuscule ville

    • Nikita on 1 novembre 2012 at 17 h 28 min
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    « J’en connais qui vont être déçues. Toutes ces petites poufs qui considéraient après avoir lu Hell que la classe ultime consistait à se taper un rail de coke dans les chiottes du Queen… « 

    Alors vous n’avez strictement rien compris aux livres. Que ce soit Hell ou B.Gum.
    Manon D. vous en aurez déjà mis une si elle vous entendez. Car si il ya bien une chose à comprendre à travers les livres de Lolita Pille, c’est que la coke dans les chiottes du Queen, la gueule de bois du matin, le fric et les voitures de luxe, ne changent rien, absolument rien à la cruelle réalité de la vie.
    Vous, moi ou la pouff en question, qui est le plus heureux des trois a votre avis ?

    • JojoLulu on 16 mai 2013 at 10 h 26 min
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    Je viens déterrer un peu ce sujet car je viens de terminer « Crépuscule Ville ».
    Premièrement, je voudrais juste dire que je rejoins Nikita sur Hell et Bubble Gum. Si vous avez compris que ces deux romans voulaient dire « La classe ultime c’est de se défoncer à la coke au Queen et de se faire avorter avant la majorité », vous n’avez rien compris. Et c’est dommage car Hell est un livre magnifique.

    Quant à « Crépuscule Ville », je dois avouer que je n’ai pas toujours tout compris car les figures de styles alliées à la complexité de l’intrigue et du concept même m’en ont empêché. Je pense que pour tout bien saisir, une deuxième lecture s’impose.
    Le livre est brillamment bien écrit et la réalité dessinée par Pille n’est pas si loin (peut-être) de notre futur proche à nous. Je pense que c’est aussi ça l’objectif. Le Ministère de l’Apparence ou les traceurs (merci Apple et autres services de géolocalisation) ne sont pas si loin finalement…

    Merci Lolita pour ce 3ème roman que je lis finalement sur le tard. J’attends le 4ème !

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