Flammarion lance un site spécial pour le nouveau roman de Nick Cave

Le deuxième roman du chanteur punk australien des Bad seeds, Nick Cave (après « Et l’âne vit l’ange » en 1990), « Mort de Bunny Munro », fait partie des livres dans le buzz de la rentrée de janvier 2010. Son éditeur lui consacre un site élégant spécialement dédié, où l’on retrouve l’univers gothique du roman mais aussi quelques bonus.

Depuis quelques années, les éditeurs sont bel et bien entrés dans l’ère d’Internet pour promouvoir leurs livres. Ces sites dédiés manquent encore un peu d’originalité et n’exploitent pas toutes les possibilités offertes par le web notamment l’interactivité mais les efforts sont à saluer. La page d’accueil donne le ton : « Je suis foutu, songe Bunny Munro avec la lucidité soudaine de ceux qui vont mourir ».
On trouve ensuite un résumé du livre, une revue de presse, une bio rapide de l’auteur mais aussi quelques vidéos du chanteur-écrivain lisant quelques chapitres choisis (en V.O avec la traduction en fichier PDF… pas très pratique) et un concours photo (avec pour thème « Sur la route de Bunny Munro »). Mais pas d’interview. Une bande son a aussi été créé exclusivement. Ce livre retrace l’odyssée apocalyptyique et éthylique d’un vendeur en cosmétique, sex-addict, en quête de rédemption, avec son jeune fils, suite au suicide de sa femme désespérée par ses frasques. Planté dans le sud de l’Angleterre, un roman fou, noir, lubrique et trash (initialement prévu pour être le scénario d’un film que l’Australien John Hillcoat aurait réalisé) comparé à J.T Leroy, Faulkner, McCarthy ou encore Raymond Carver…
Extrait: « Bunny n’est pas un génie, ni un visionnaire, ni un sage, mais il voit tout de suite pourquoi les dames en pincent pour lui. Ce n’est pas le tombeur standard musclé à la mâchoire carrée, ni l’homme à femmes avec la ceinture de smoking, mais il dégage quelque chose, même avec la trombine fracassée par l’alcool, il exerce un charme magnétique qui passe par les plis d’humanité qui se forment au coin de ses yeux quand il sourit, l’arcade sourcilière qui se fronce avec malice et ses joues qui se creusent de fossettes à vous faire péter l’hymen lorsqu’il rit« .

Le site « Mort de Bunny Munro »

(1 commentaire)

  1. Je trouve également ce site très bien fait. J’en parle d’ailleurs sur mon blog car ce site a attiré mon attention dans la mesure où il ne ressemble pas à tous les autres sites dédiés. On en peut que saluer la mise en place d’un univers et d’un ton propre au livre.Bien sûr, les outils d’interactivité et de participation ne sont pas encore au coeur de ce type de site mais l’évolution des pratiques reste tout de même notable.

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